[Paula Wright] – Quand une féministe n’est-elle pas féministe ? Féminisme contre égalitarisme

Traduction  de l’article  « When is a feminist not a feminist? Feminism vs. Egalitarism », de Paula Wright, publié en décembre 2015 par Psychology Today et repris sur son propre site.

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« Féminisme : Plaidoyer pour les droits des femmes sur la base de l’égalité des sexes. »

« Égalitarisme : Doctrine selon laquelle tous les gens sont égaux et méritent l’égalité des droits et des chances. »

Les deux citations ci-dessus proviennent de l’Oxford Dictionary. À première vue, féminisme et égalitarisme semblent converger. Et en effet, il n’est pas inhabituel d’entendre les féministes faire appel à cette définition du dictionnaire chaque fois qu’elles sont critiquées. J’appellerais cela la défense de la « personne raisonnable », p. ex. : « Quelle personne raisonnable pourrait être en désaccord ? » L’idée étant qu’ils ne le peuvent pas s’ils veulent rester raisonnables aux yeux des autres.

De même, quelle personne raisonnable pourrait être en désaccord avec l’égalitarisme ? Les deux prémisses sont parfaitement raisonnables. Mais, comme l’ont démontré de nombreuses études et enquêtes, une majorité de personnes soutenant les valeurs égalitaires ne s’identifient pas comme féministes. [1] [2] [3] [4] Que se passe-t-il ? Ces gens sont-ils embrouillés, ignorants ou les deux ?

Ni l’un ni l’autre.  Il semble que la majorité non féministe (et non pas antiféministe) en faveur de l’égalitarisme connaisse ou soupçonne intuitivement la différence cruciale entre les objectifs de l’égalitarisme et du féminisme. Malheureusement, regarder les définitions du dictionnaire ne nous aide pas à articuler ces différences.

Un regard dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy nous offre une description plus détaillée des deux concepts. Le préambule d’ouverture de l’entrée sur l’égalitarisme [5] s’accorde bien avec la définition du dictionnaire ci-dessus. L’entrée sur le féminisme, cependant, s’éloignant rapidement de la définition du dictionnaire, se divise en différents domaines où le thème principal est le désaccord interne au sein du féminisme sur ce qu’est le féminisme. Il faut un peu plus de 3 000 mots avant que le terme patriarcat n’apparaisse pour la première fois, et quand cela arrive, il n’est ni problématisé ni critiqué.

« Le féminisme, en tant que lutte de libération, doit exister indépendamment et dans le cadre de la lutte plus large pour éradiquer la domination sous toutes ses formes. Nous devons comprendre que la domination patriarcale partage une base idéologique avec le racisme et d’autres formes d’oppression de groupe, et qu’il n’y a aucun espoir qu’elle puisse être éradiquée tant que ces systèmes resteront intacts. Cette connaissance devrait constamment informer la direction de la théorie et de la pratique féministes. (hooks 1989, 22) »[6]

Voici le premier indice de ce qui différencie le féminisme de l’égalitarisme. Vous remarquerez qu’il n’y a aucune mention de l’égalité chez hooks ; l’objectif est la « libération » de la « domination patriarcale ».

Demandez à une féministe « orthodoxe » (constructiviste sociale) ce que signifie le féminisme et vous obtiendrez probablement l’une des deux réponses. La défense de la « personne raisonnable » est l’une d’elles, tandis que l’autre est ce que j’appellerais « l’esquive atomistique ». Cela signifie que la féministe affirmera que le féminisme n’est pas un mouvement monolithique, ses objectifs étant trop complexes pour être définis [7]. Cette position incarne le féminisme intersectionnel. Notez comment les descriptions se contredisent. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe ambigu.

Donc, plutôt que d’essayer de discerner les différences entre les factions féministes, j’ai recherché ce qu’elles avaient en commun. Les résultats nous aideront à cerner la différence entre égalitarisme et féminisme.

En 1963, la féministe libérale Betty Friedan publiait un livre à propos d’un « problème sans nom ». Sept ans plus tard, les féministes radicales l’appelaient « patriarcat ».

Le patriarcat était conçu comme la structure sous-jacente facilitant l’oppression des femmes par les hommes : « Un système caractérisé par le pouvoir, la domination, la hiérarchie et la concurrence, un système qui [ne pouvait] pas être réformé mais qui devait seulement être extirpé de la racine à la branche ». [8]

Ce moment marqua un changement fondamental dans la stratégie, dès lors que les féministes passèrent d’une politique libérale de l’égalité par la réforme à une stratégie radicale consistant à essayer de démanteler le patriarcat. À cette époque, Friedan fut expulsée sans ménagement de l’organisation qu’elle avait fondée parce qu’elle n’était pas assez radicale [9].

Depuis ce temps, le patriarcat est resté au centre de toutes les vagues de féminisme suivantes. S’il est vrai que les différentes factions des féminismes ont des conceptions légèrement différentes du patriarcat, elles sont toutes d’accord quant aux trois prémisses suivantes:

  • Le patriarcat est un phénomène socialement construit qui applique les notions de sexe et de genre qui correspondent à la suprématie masculine et à l’infériorité féminine [10] [11].
  • Le patriarcat est le mécanisme par lequel tous les hommes oppriment institutionnellement toutes les femmes [12].
  • Tous les féminismes sont unis dans la lutte contre le patriarcat (à défaut d’autre chose) [13].

Ajoutez à cela la théorie du genre post-moderne et vous avez les quatre piliers de tous les féminismes. Même ceux qui se saisissent à la gorge les uns les autres.

Le fait que ces prémisses fondatrices soient fausses n’est jamais envisagé. Ce sont des lois naturelles axiomatiques féministes. L’existence et l’origine du patriarcat sont présupposées par les féministes orthodoxes plutôt qu’explorées. Partant, la logique circulaire défectueuse de ces trois prémisses forme le socle idéologique de tous les féminismes – du radical à l’intersectionnel – et de la « justice sociale » d’aujourd’hui.

Mais qu’est-ce que le patriarcat ? Est-ce qu’il existe même ? Il y a une pénurie de recherche sur les prémisses féministes qui valoriserait la pensée critique par rapport à la théorie, bien que cela commence à changer. [14]

Le concept féministe de patriarcat est inspiré par l’observation anthropologique selon laquelle, dans de nombreuses cultures, les hommes semblent détenir davantage de « pouvoir » social, économique et politique que les femmes. Les féministes supposent que les hommes recherchent le pouvoir et les ressources pour dominer les femmes parce qu’ils les détestent (misogynie). Mes recherches suggèrent que le patriarcat est beaucoup plus complexe que ce que les féministes ont pu imaginer et que les femmes ont autant d’influence que les hommes sur sa structure et son maintien.

Comme Mary Wollstonecraft l’a noté :  « Les femmes ne craignent pas de conduire leurs propres carrosses aux portes des hommes rusés. » [15]

J’affirme que les patriarcats existent sur un vaste continuum allant du malin au bénin. J’ai nommé ces deux aspects « le patriarcat réformé » et « le patriarcat non réformé ». Le patriarcat réformé (démocratique occidental) semble faciliter le choix des femmes ; le non réformé (du type de celui qui apparaît dans les théocraties) semble le supprimer. Plus important encore, le patriarcat réformé semble également protéger contre le patriarcat non réformé. Si les féministes orthodoxes réussissaient jamais à « briser le patriarcat » en Occident, les conséquences imprévues pourraient être catastrophiques pour la civilisation telle que nous la connaissons.

Le patriarcat est un vaste système adaptatif qui peut à la fois opprimer et libérer hommes et femmes. Il est en grande partie déterminé par les pressions écologiques locales, c’est pourquoi nous en voyons autant de versions différentes. Au centre, il y a le fait que l’homme est une espèce à reproduction sexuelle. Les hommes et les femmes se sont formés, physiquement et psychologiquement, au cours de millions d’années via le processus de sélection sexuelle et le choix mutuel d’un partenaire.

À notre tour, nous créons la culture appelée « patriarcat » en tant que terrain de notre succès reproducteur (fitness landscape). Les féministes veulent donc détruire la culture. C’est beaucoup plus facile à comprendre. Et c’est là que réside le problème des féminismes orthodoxes épris de patriarcat et de théorie du genre aujourd’hui. Les hommes et les femmes hétérosexuels sont attirés l’un par l’autre précisément à cause de leurs traits sexuels stéréotypés. En fait, ils ne sont pas stéréotypés, ils sont archétypaux. La dynamique est simple : les hommes veulent du pouvoir et des ressources parce que les femmes veulent des hommes qui ont du pouvoir et des ressources.

Ce n’est pas parce que les femmes seraient des chercheuses d’or égoïstes (comme beaucoup de masculinistes l’affirment) ou les hommes des esthètes superficiels (comme beaucoup de féministes le prétendent). Le dimorphisme sexuel et la division sexuelle du travail ne sont pas des tyrannies imposées par le patriarcat. Ils constituent une solution élégante et pragmatique pour une espèce dont les nourrissons sont particulièrement démunis et ont une enfance d’une durée sans précédent. Cette dynamique entre les sexes, de travail d’équipe et de liens de couple forts, est l’un des fondements de notre succès en tant qu’espèce. La survie de la progéniture est au centre de tout cela, que nous choisissions d’avoir des enfants ou non. Les sexes ne peuvent tout simplement pas être compris si ce n’est à la lumière l’un de l’autre et selon la raison pour laquelle nous avons évolué pour coopérer : la progéniture. Ce sera ainsi aussi longtemps que nous resterons humains.

L’héritage des féminismes orthodoxes consiste à transformer la bataille capricieuse, délicieuse et parfois cruelle des sexes en une guerre d’usure. La logique circulaire a conduit le féminisme à se dévorer de l’intérieur.

L’année dernière, l’une des femmes les plus emblématiques du 20ème siècle, la féministe et intellectuelle radicale Germaine Greer s’est vu refuser une tribune pour parler dans une université britannique [16]. Son crime ? Greer est ce que les féministes intersectionnelles appellent une TERF, ce qui signifie qu’elle ne rejette pas la biologie dans son ensemble et que, tout en respectant les droits égalitaires des hommes qui veulent faire la transition et vivre et aimer en tant que femmes, elle insiste sur le fait que cela ne fait pas d’eux des femmes biologiquement ; ils restent trans-femmes. Pour cela, elle a été dépouillée du droit de parler, verbalement maltraitée et traitée de bigote. La féministe socialiste Laurie Penny est allée jusqu’à mettre Greer dans le même sac que ceux qui veulent assassiner les homosexuels.

Pourquoi les femmes – ou les hommes pour le coup – devraient-elles faire attention ? En 2014, une femme transsexuelle aux États-Unis s’est vue décerner le titre de « mère au travail de l’année », alors qu’elle n’a pas donné naissance à ses enfants ou ne s’est pas occupée d’eux en premier lieu [17]. Cette année, en 2016, Caitlyn Jenner, qui vit en tant que femme depuis quelques mois, se verra décerner le titre de « femme de l’année » devant d’innombrables femmes de talent qui ont accompli des choses extraordinaires tout en faisant face à des pressions de sélection propres à leur sexe biologique. Les hommes aussi ont leurs pressions de sélection tout aussi intenses, mais particulières. Les personnes trans ont aussi les leurs propres et particulières.

Les activistes trans sont en train de faire pression pour que les sages-femmes changent de langage pour désigner les personnes qui accouchent en tant que « personnes enceintes » et non pas « femmes » [18].  À une époque où les gens se demandent si une femme qui boit un verre de vin pendant sa grossesse est maltraitante vis-à-vis de l’enfant, une femme trans utilise des hormones puissantes (non construites socialement) pour stimuler la lactation [19]. (…)

Les féministes orthodoxes affirment souvent que nous vivons dans une culture du viol, alors même que le viol et tous les crimes violents en Occident sont en déclin constant et que les statistiques sur les accusations de viol sont au même niveau que les autres crimes à plus de 50% [20]. [21] Aux États-Unis, il existe un mouvement « progressiste » sur les campus universitaires pour abaisser le seuil de preuve dans les procès pour viol. Il est stupéfiant de penser que ces personnes éduquées ont oublié de terribles leçons de la mémoire vivante ; la récolte amère de fruits étranges suspendus aux peupliers.

Rejeter cela n’est pas de la haine ou de la phobie, mais un scepticisme sain. Nous sommes tous égaux devant la loi sous le libéralisme classique et l’égalitarisme. Ce n’est pas le cas avec le féminisme orthodoxe. Il place l’idéologie et les identités de groupe minoritaires avant les individus. Les droits et les choix individuels sont « problématiques » [22]. Les femmes comme moi qui soulignent les incohérences logiques et la dérive missionnaire totalitaire du féminisme sont qualifiées d’anti-féministes et d’anti-femmes, comme si « féministe » et « femme » étaient synonymes. Ils ne le sont pas. Les féministes sont identifiés par leur politique et non par leur sexe ou leur genre. Ils ne parlent pas pour les femmes ou la majorité des égalitaristes dans la société, ils ne parlent que pour eux-mêmes. La définition du féminisme dans le dictionnaire a sérieusement besoin d’être réécrite.

***

  • Paula Wright est une chercheuse indépendante dans le domaine des études sur le sexe et le genre basées sur les données factuelles de la biologie de l’évolution, la psychologie, l’anthropologie et l’écologie. Pour faire court, elle se rattache aux « études de genre darwiniennes ». Elle a récemment co-écrit deux articles publiés dans le Journal of Evolutionary Behavioral Sciences et a travaillé avec Roy Baumeister. Griet Vandermassen, Helena Cronin et Daniel Nettle ont été parmi ses anciens mentors. En outre, comme actrice professionnelle, Paula interprète et développe actuellement son spectacle féminin « Sexy is not sexist » qui allie science et humour dans une célébration sans tabous de la sexualité humaine et de ses caractéristiques sexuelles secondaires, c’est-à-dire les seins !

. Retour vers la supercherie du « patriarcat » :

La supercherie du « patriarcat »

 

[Paula Wright] – Pour la défense d’un « patriarcat » réformé

Traduction de l’article « In Defence of Reformed ‘Patriarchy’ », de Paula Wright, chercheur en anthropologie évolutionniste et antiféministe.

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Pour commencer, je vais décrire aussi brièvement que possible les raisons fondamentales pour lesquelles, en tant que chercheur en évolutionnisme, je combats le féminisme, dans l’espoir que tous les lecteurs comprennent immédiatement le propos. Il s’agit entièrement du patriarcat – ce qu’il est et ce qu’il n’est pas.

Comme je l’ai écrit ailleurs, le féminisme n’est pas un combat pour l’égalité entre les sexes, mais un mouvement pour « détruire le patriarcat ». Cela aurait pu être une noble entreprise si les féministes avaient jamais eu recours à une théorie du patriarcat pouvant commencer à être contredite. Ce qui suit sont les prémices d’un modèle évolutionniste de patriarcat.

La définition féministe du patriarcat fait cruellement défaut [voir un article précédent ici (trad. française)]. L’examen du patriarcat par le biais de la théorie de l’évolution qui inclut, sans pour autant s’y limiter, l’écologie, la biologie, l’anthropologie et la psychologie, révèle un tableau bien plus fascinant et complexe. Dans cette optique, le « patriarcat » est notre fitness landscape (= le terrain de notre succès reproducteur). Celui-ci varie d’un endroit à l’autre en fonction des contraintes écologiques. Ces contraintes sont innombrables mais non infinies et peuvent donc être tracées. Ces différences ne sont pas non plus arbitraires, elles « dansent autour d’un feu » constant évolutionniste.

J’affirme que le « patriarcat » s’étend sur un continuum allant du malin au bénin. Des patriarcats forts (malins) apparaissent dans les zones de contrainte écologique et semblent limiter le choix des femmes car la concurrence entre hommes est féroce et les femmes sont souvent prises entre deux feux, bien qu’elles soient rarement la cible principale : c’est ce que j’appelle un patriarcat non réformé.

Les patriarcats non réformés sont des lieux de vie dangereux pour les hommes et les femmes, mais surtout pour les hommes. Les patriarcats non réformés pratiquent souvent une polygynie institutionnelle qui contribue à la compétition intrasexuelle masculine lorsque le sex-ratio opérationnel (OSR) est asymétrique (les hommes de statut élevé ont davantage d’épouses, les hommes de statut inférieur n’en ont pas.) Nous reconnaissons ces cultures dans les théocraties strictes du monde.

Dans les cultures occidentales, nous vivons principalement en liberté écologique, à la fois par chance géographique et par innovation technologique humaine. La compétition entre les hommes n’est pas aussi féroce (même si c’est le cas dans certaines enclaves pauvres). Les hommes coopèrent en général et la société est stable et sûre – sûre comme jamais dans l’histoire de l’humanité. La monogamie institutionnelle contribue à cette stabilité et le RSO est en équilibre la plupart du temps (encore une fois, sauf dans les enclaves à forte criminalité et à forte mortalité masculine) bien que des changements de partenaires se produisent encore. Ces sociétés occidentales et bienfaisantes semblent faciliter le choix des femmes dans ce que j’appelle le patriarcat réformé.

Dans ces deux types de sociétés, le « patriarcat » semble se manifester chez des hommes surreprésentés dans des positions de pouvoir, or ce n’est pas le cas. Ils sont surreprésentés dans les positions de concurrence la plus féroce, ce qui a pour effet de les élever vers le pouvoir (comme Jordan B. Peterson l’analyse correctement) ou dans la hiérarchie des compétences. Les hommes veulent du pouvoir et des ressources non pour dominer les femmes mais pour les attirer.

Les femmes participent à la mise en place et au maintien de ces systèmes pour des raisons liées à leur propre condition physique. Elles n’en sont pas les victimes. Elles sont en concurrence avec d’autres femmes aussi férocement que les hommes sont en concurrence avec d’autres hommes pour les ressources dont elles ont besoin pour rester en vie, trouver les meilleurs partenaires et se reproduire avec succès. Elles le font en revanche de manière très différente des hommes et ce sera l’objet d’un autre essai (qui est déjà abordé ici).

Selon ma thèse en faveur du patriarcat réformé, il est crucial que le patriarcat réformé protège contre le patriarcat non réformé. Si le féminisme devait atteindre son objectif déclaré de « briser le patriarcat » en Occident, le patriarcat non réformé se précipiterait inévitablement pour combler le vide laissé et la civilisation occidentale chuterait.

Par conséquent, il est essentiel que nous combattions le féminisme. Pour la défense du patriarcat réformé *.

[*Ndlt : Je partage le même point de vue et considère que le néo-féminisme anti-patriarcal prépare le terrain et sert de marchepied à la conquête islamique de l’Occident : Néo-féminisme et islamisme : les convergences] 

***

. Sur le « patriarcat », voir aussi :

Le Mythe du « patriarcat »

[Imposture féministe ] – Le « patriarcat » est né en 1970

[Féminisme islamique] – Et si l’islam était autant un matriarcat qu’un patriarcat ?

[Paula Wright] – Quand une féministe n’est-elle pas féministe ? Féminisme contre égalitarisme

[Imposture féministe ] – Le « patriarcat » est né en 1970

Il faut le dire et le redire : le paradigme victimaire voulant que l’histoire des relations hommes/femmes s’inscrive dans un rapport vertical de domination masculine est une imposture intellectuelle et une construction idéologique issue du féminisme radical de la fin des années 60.

Avant les années 1960, le concept de patriarcat n’existait pas, tout au moins pas dans l’assertion que lui ont donnée les féministes, à savoir une inégalité et une injustice de situation au désavantage des femmes.

Comme le rappelle Paula Wright dans « When Is a Feminist Not a Feminist? Feminism vs. egalitarianism« , dans Psychology Today, 2018 : « En 1963, la féministe libérale Betty Friedan publiait un livre au sujet d’un ‘problème sans nom’. Sept ans plus tard, les féministes radicales l’appelaient ‘patriarcat’ »Le patriarcat en tant que racine de tout le mal dans le monde et genèse de la prétendue oppression des femmes depuis la  nuit des temps est donc né officiellement autour de 1970.

Mais ce concept n’est absolument pas issu de la démarche scientifique ; c’est même tout le contraire : il n’est né que de la névrose et de la rage de féministes universitaires d’extrême gauche souvent lesbiennes, toujours haineuses, qui ont extrapolé leurs propres turpitudes à l’humanité toute entière – Andrea Dworkin en étant un des meilleurs exemples. Aujourd’hui, la « féministe » américaine Phyllis Gesler, qui a été le compagnon de route de ces femmes, raconte qu’elles étaient quasiment toutes atteintes de troubles psychiques.

Le patriarcat à la sauce féministe est indémontrable scientifiquement et il ne sera jamais démontré – ne serait-ce que parce que ses zélatrices méprisent la démarche scientifique en elle-même (une « invention patriarcale », justement, donc pourrie par nature).

Le féminisme antipatriarcal se situe ouvertement en dehors de la démarche scientifique, notamment de la biologie et de la psychologie évolutionnnistes, et même de l’histoire et de l’anthropologie, quoi qu’il prétende (Françoise Héritier en est une bonne illustration pour l’anthropologie) .

Toutes les assertions du féminisme antipatriarcal ne reposent en effet que sur des postulats jamais démontrés issus de raisonnements circulaires et de tactiques contre-objectives (Wikipedia) . La domination masculine et son corollaire l’asservissement de la femme ne sont que de purs fantasmes issus du déconstructivisme et de l’idéologie très marquée à gauche de la French Theory.

Alors que dans la réalité, tout montre le contraire, comme le rappelle Paula Wright : « Mes recherches suggèrent que le patriarcat est beaucoup plus complexe que ce que les féministes ont pu imaginer et que les femmes ont autant d’influence que les hommes sur sa structure et son maintien. (…) Le patriarcat est un système qui peut à la fois opprimer et libérer hommes et femmes. (…) La dynamique est simple : les hommes veulent du pouvoir et des ressources parce que les femmes veulent des hommes qui ont du pouvoir et des ressources.  » C’est aussi ce que je mettais en avant dans mon article sur les sociétés archaïques : Féminisme islamique : Et si l’islam était autant un matriarcat qu’un patriarcat ?

In fine, le « patriarcat », pour autant qu’une domination de l’homme sur la femme autre que physique et musculaire ait jamais existé, n’a jamais été perçu négativement par les femmes. Bien au contraire, de tous temps, ce sont elles qui ont voulu, mis en place et préservé cette seule manière de survivre dans des environnements le plus souvent hostiles. Même la féministe universitaire d’ultra-gauche, quand elle a une fille, sera la première à refuser que celle-ci fasse des enfants à un clochard ou un junkie et sera la première à se réjouir d’avoir un « gendre idéal » le cas échéant, capable d’assurer la subsistance et le développement optimal de ses petits-enfants. Car c’est connu : plus les féministes vocifèrent contre le « patriarcat » et plus les mêmes pleurent à chaudes larmes pour en palper les bénéfices matériels (financiers, principalement). Hypocrisie quand tu nous tiens…

[à suivre…]

. Sur le même thème :

Le Mythe du « patriarcat »

La terreur féministe à l’université

[Paula Wright] – Pour la défense d’un « patriarcat » réformé

 

[Féminisme lacrymal] – Quand Françoise Héritier débloque (encore)

On se souvient des divagations de Françoise Héritier sur le « patriarcat du steak » heureusement (et brillamment) démontées par Peggy Sastre.

France Culture nous ressert régulièrement un autre de ses marronniers racoleurs par le biais de cette accroche accusatoire  : Françoise Héritier : « Nous sommes les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles« .

Partant de là, on glose doctement sur l’antenne, ou plus exactement on pleurniche en choeur sur son statut de victime, accablant à qui mieux mieux la gent masculine, ravalée plus bas que la plus indigne créature animale. Rendez-vous compte, ma bonne dame, même un cloporte, même un ver de terre, il ne tue pas sa femelle, lui !  Et d’illustrer le tout avec la photo d’une pauvrette éplorée :

OUUIIINNN !!!! OUUIIINNN !!!! Bouhouhou, les hommes sont si méchaaants !!!

Sachant que les féministes mentent comme elles respirent (le Gender Pay Gap ou mythe de l’écart salarial étant un des meilleurs exemples des mystifications dont elles sont capables), j’ai tout de suite eu des doutes quant à la véracité de l’affirmation de Madame Héritier.

N’étant pas éthologue (spécialiste du comportement animal) de formation, je me suis contentée (pour l’instant) de faire une petite recherche sur Google. Et que trouve-t-on relativement facilement sur Google ?

Bref. La fieffée idéologue nous a encore monté un bateau. Mais pourquoi donc ? Vous l’aurez compris. Il faut marteler un message, un unique message, tellement simple à comprendre : le mâle humain est le pire criminel de toute la création. Le pire. Et c’est nous, pauvres fâââmes, qui en sommes les victimes depuis la nuit des temps et pour l’éternité. Amen.

***

Pour mémoire, Françoise Héritier, c’est aussi ce genre de déclaration :

Oui oui, la différence sexuée est un scandale, bien sûr et la différence des sexes dans la reproduction aussi, on avait compris. A qui doit-on envoyer sa réclamation pour se plaindre et obtenir réparation ?

***

. Quelques rappels statistiques pour finir :

. Près de 80% des homicides commis par des hommes dans le monde concernent d’autres hommes.

. 80% des homicides commis par des femmes (en France dans cet exemple) concernent aussi des hommes.

. Les meurtres d’enfants sont à 70% commis par des femmes.

Il est donc malhonnête de vouloir prétendre que la violence masculine soit une violence misogyne par essence. De même, celle-ci n’est pas liée à « l’éducation genrée, gna gna gna », puisqu’elle est la même dans tous les pays du monde (le sex ratio des victimes est même plus élevé en défaveur des femmes dans les pays où l’égalité des sexes est actée) et qu’elle se rencontre de la même manière  dans le règne animal. Les idéologues du genre sont donc comme toujours à côté de la plaque.

(1) On pourrait arguer que plusieurs des mâles de la liste tuent des femelles dans des conditions exceptionnelles de stress ou de captivité, ou parce qu’ils sont influencés par l’homme (dans le cas du chien, voire de l’ours – et encore). Peut-être… Mais il en va de même pour l’homme, qui peut lui aussi tuer en condition de stress, de maltraitances anciennes non surmontées, ou coupé de son état « naturel », etc. L’homme tue probablement pour les mêmes raisons que ces animaux : parce que dans des situations de stress, il n’arrive pas à contrôler ses bouffées de violence et/ou sa force musculaire (« hypothèse de la testostérone »)..

Cette objection ne s’applique cependant pas aux insectes (araignées, scarabées…) qui ne vivent pas en captivité et n’ont pas été domestiqués. Les féministes ont-elles songé à introduire une éducation non genrée auprès des scarabées misogynes qui butent leurs femelles non consentantes ? Ont-elles un programme pour leur faire prendre conscience qu’ils ont mis en place une culture du viol ? Parce que tout est dans les stéréotypes de genre, comme chacun sait.

[à suivre…]

. Sur le même sujet :

[Violence masculine ] – Repenser le genre, la sexualité et la violence

L’exploitation féministe des violences conjugales

[Féminisme islamique] – Et si l’islam était autant un matriarcat qu’un patriarcat ?

Quand on observe les sociétés islamiques (1), on remarque assez vite que derrière la vitrine du « patriarcat à abattre » dénoncée avec vigueur par les féministes occidentales, transparaît une toute autre réalité.

L’islam apparaît plutôt, en effet, comme un système archaïque mais puissant de pouvoirs partagés et de domination tout autant matriarcale que patriarcale (2). Ce que ne peuvent pas voir les féministes occidentales aveuglées par leur grille de lecture misandre (mais que les féministes islamistes voient, elles, parfaitement bien), c’est que l’islam est aussi un système « matriarcal » où les femmes trouvent bien plus leur compte qu’on ne le croit. C’est certainement une des raisons pour lesquelles le féminisme indigéniste, bras armé de l’expansion islamique en Occident, a autant le vent en poupe et que sa force de frappe est totalement sous-estimée.

Car que voit-on dans le modèle islamique ?

  • Des hommes soumis jusqu’aux tréfonds de leur être à la toute puissance maternelle, fusse-t-elle une forme violente de maltraitance infantile. Henda Ayari, quand elle témoigne avec sincérité des souffrances que lui a infligées sa mère tout au long de son enfance, se voit furieusement prendre à partie par des musulmans : dénoncer sa mère ferait d’elle un larbin de l’Occident et une traîtresse à sa culture. La violence maternelle se voit légitimée et la violence féminine en particulier devient un impensé et un tabou absolus.
  • Des mères qui aujourd’hui en France, choisissent de voiler leurs fillettes ou créent des sites et des magasins de vente de voiles islamiques pour tous les âges.
  • Des mères qui demandent l’excision pour leurs filles, voire l’imposent contre l’avis du père et la pratiquent à l’occasion quand elles sont elles-mêmes exciseuses (une activité essentiellement féminine dont les hommes sont traditionnellement exclus).
  • Des mères qui élèvent leurs fils comme des enfants-rois et piétinent leurs filles.
  • Des mères qu’on n’entend jamais quand les grands frères harcèlent leurs soeurs pour qu’elles sortent voilées dans la rue. La raison est facile à deviner : leurs fils sont leurs marionnettes depuis leur naissance et ils sont exactement comme elles les ont élevés.
  • Un système de sororité de voilées (voir l’argumentaire des féministes islamiques de Lallab) qui participe activement au contrôle social et à la mise en oeuvre de l’ordre moral dans la sphère publique. Et ces « soeurs » sont autrement plus actives et efficaces que les « grands frères » pour imposer le voilement.
  • Des mères qui comme la mère de Mohammed Merah élèvent leurs fils dans la haine et l’antisémitisme les plus virulents.
  • Des mères qui décident elles-mêmes des mariages arrangés pour leurs filles. C’était le cas pour Henda Ayari et c’est un comportement ancestral relatif à ce qu’on appelle l’hypergamie : la volonté (ou la nécessité) pour les femmes de s’unir avec un homme plus élevé qu’elles dans l’échelle sociale, ou plus riche et protecteur.
  • Des femmes et des mères fanatisées parties rejoindre les rangs de Daesh en toute connaissance de cause et légitimant leur violence.
  • Etc.

En islam, les femmes sont les gardiennes du temple et les garantes de la tradition dite patriarcale : ce sont elles qui de tous temps ont exigé et formé des hommes tout à la fois dominateurs, violents et totalement soumis à la figure maternelle.

Cette soumission/dévotion à la mère s’illustre parfaitement par l’insulte ultime en islam, le fameux « Nique* ta mère ». On se souvient aussi de Zinedine Zidane prêt à tout sacrifier, sa carrière et la victoire de l’équipe de France en finale de Coupe du monde en 2006, avec les enjeux que cela représentait, pour une supposée allusion à sa « putain de mère » ou sa « putain de soeur »… Ce qui en dit long sur le pouvoir symbolique des mères et des soeurs en islam.

Zizedine Zidane et le coup de boule à Marco Materazzi le 9 juillet 2006 à Berlin. Tout ruiner plutôt que d’entendre plaisanter sur une femme. Il est où, le patriarcat ?

Bref. Tant qu’on ne comprendra pas que la grille de lecture anti-patriarcale et misandre du néo-féminisme n’est pas la bonne pour aborder la question de l’expansion islamique fulgurante en Europe et dans le monde, on lui déroulera le tapis rouge, tout simplement. Il est urgent de questionner les ressorts du féminisme islamique au lieu de faire servilement la promotion de Lallab et du voile, comme cette semaine encore sur France Inculture ou comme chez Madmoizelle avec la reprise de « Balance ton Quoi » par les Molem Sisters, encensée jusque chez LCI le 25 avril 2019 dans la matinale de Pascale de La Tour du Pin.

* Petit aparté linguistique au sujet de « Nique ta mère » : on ne le sait pas forcément, mais le verbe français « niquer » vient de l’arabe (nik dans le sabir de l’Afrique du Nord), lequel pourrait le tenir de l’égyptien ancien. En égyptien hiéroglyphique en effet, le verbe nk (prononcer nek ou nik) signifiait déjà niquer, forniquer…. Qui sait, peut-être que l’insulte ntm remonte elle aussi à la nuit des temps ?

(1) J’évoque ici l’islam dans son aspect social/sociétal et non en tant que corpus doctrinal. Il est intéressant de noter, cependant, qu’une religion dite « patriarcale » n’implique pas nécessairement une organisation sociale ou anthropologique similaire (comme le prétendent pourtant les raccourcis féministes un peu faciles). Il en allait de même pour les sociétés très anciennes, lorsque le culte des déesses n’impliquait nullement une organisation matriarcale de la société. Mais bien que cette hypothèse romantique de J. J. Bachofen ait été rejetée, elle continue de faire fantasmer les féministes.

(2) J’emploie par défaut les images simplificatrices de « patriarcat » et de « matriarcat » , mais dans les faits, je ne crois pas plus à la réalité d’un système qu’à l’autre.  Ces deux constructions idéologiques reposent en effet sur le même postulat de départ, à savoir qu’un sexe devrait nécessairement dominer et opprimer l’autre de manière « systémique » . Alors oui, les sexes se font bien de petites (ou de grosses) guerres internes, ce qui fait au passage le sel de la vie, mais en aucun cas la vision pseudo-marxiste d’une « lutte des sexes » implacable, sur le modèle de la lutte des classes, n’a de sens. Que le « patriarcat à abattre » soit devenu le seul horizon de lecture des néo-féministes ne fait pas une réalité de ce qui n’est qu’une condamnation fantasmatique du seul mode de vie possible et de tous temps plébiscité par les deux sexes.

[à suivre…]

. Sur l’alliance du néo-féminisme et de l’islam pour abattre l’homme blanc : 

Néo-féminisme et islamisme : les convergences

. Sur le féminisme islamique :

Les françaises voilées sont des militantes, pas des victimes

. Sur le « patriarcat » dans les sociétés archaïques et modernes :

[Paula Wright] – Pour la défense d’un « patriarcat » réformé

 

 

 

 

Le féminisme castrateur et les poupées sexuelles

Les femmes ne sont pas des poupées sexuelles. Mais les poupées sexuelles sont-elles des femmes ?

Non, évidemment. Les poupées sexuelles ne sont pas des femmes : ce sont des objets inanimés. Pour autant, dans la cervelle embrumée de certaines féministes, il semble s’opérer le même type de confusion que chez ces japonais qui épousent leur sex doll : tout à leur chasse à la sexualité masculine, elles viennent d’attaquer et de vandaliser une maison close de poupées – peut-être pour délivrer les malheureuses de l’enfer de la prostitution ?  « Ni à vendre, ni à prendre, on est pas des poupées (sic) », ont-elles fort intelligemment tagué sur la devanture de « l’espace de divertissement » Les Marquises Dolls près du Mans. Allô, l’hôpital Sainte-Anne ? Je crois que j’ai encore quelques bonnes clientes pour vous…

« Les Marquises Dolls » : la première maison close de poupées au Mans taguée par un commando féministe (mars 2019)
« Les Marquises Dolls » : la première maison close de poupées au Mans taguée par un commando féministe (mars 2019)

Ce mouvement anti-poupées est parti de Suède, comme tout ce que le féminisme gauchiste produit de pire. Là-bas, les Torquemada en jupons ne s’en prennent pas seulement aux maisons closes de poupées, mais au principe même de la poupée, qualifiée de « dangereux robot ». « Une femme-robot ne peut pas dire non à quelque chose que l’homme veut, si elle n’est pas programmée pour le faire », se plaignent-elles dans la presse. S’ensuit l’habituel concert de lamentations à base de sexisme, objectivation, prostitution, viol, gna gna gna… Litanie victimaire encore plus mécanique que les poupées elles-mêmes.

Mais dans le fond, pourquoi les féministes confondent-elles sciemment des objets inanimés avec des êtres vivants? Parce qu’elles sont givrées, certes, mais aussi et surtout parce que leur misandrie acharnée et leur bitophobie incurable leur rend insupportable l’idée que des hommes aient des relations sexuelles pouvant échapper à leur mise en coupe réglée. Qu’un homme ne se mette pas à genoux devant elles pour demander la permission d’utiliser son sexe ou pour manger dans leur main en récitant sa profession de foi féministe, et les voilà folles de rage.

Jusque-là, j’étais plutôt interdite et assez intriguée par le succès des love dolls, en particulier au Japon, où des hommes apparemment sains d’esprit préfèrent s’engager auprès d’une poupée que d’une vraie femme, phénomène certainement appelé à se développer en Occident. Mais quand je vois l’attitude des féministes, j’ai désormais envie de défendre les poupées.

Si les japonais en sont là, c’est entre autres à cause du féminisme, justement ; idéologie qui pousse les femmes à rejeter, mépriser et faire les poches des hommes. Et c’est le même féminisme qui accable encore ces hommes quand, à cause de lui, ils préfèrent les poupées aux véritables femmes.

Le plus amusant est que le féminisme finit par tellement dégoûter les hommes des femmes que ces dernières, délaissées, en arrivent comme ici à s’identifier aux poupées, les plaindre, voire qui sait, les jalouser. Ou encore, comme la féministe hollywoodienne Charlize Theron, à se lamenter que les hommes les fuient. On se demande bien pourquoi…

L’amour avec une sexdoll au XVIIIe siècle

C’est ce que Federico Fellini a imaginé pour son personnage de Giacomo Casanova vieillissant (Il Casanova di Fellini, 1976).

Cette scène d’anthologie dans laquelle Casanova fait l’amour à un pantin de bois (la seule femme qu’il ait vraiment aimée, selon le script) est ici mise en musique sur des paroles qui parlent du même sujet :

 

La femme antiféministe, épine dans le pied des féministes

Je suis assez ravie de voir la panique s’emparer de la forteresse féministe. Habituées à éreinter sans états d’âme les porteurs de pénis ou à dérouler sans complexes leur misandrie et leurs délires de persécution tous azimuts, les féministes se retrouvent beaucoup plus mal à l’aise devant les femmes qui osent rejeter fermement leur embrigadement forcé, qui entendent penser par elles-mêmes ou qui, comme moi, se torchent allègrement avec la « sororité », cette foutaise directement empruntée aux sectes, en particulier la secte islamiste.

Je vois passer ce matin un article qui cite en titre le nouvel ennemi :  « Christine Bard : Les femmes antiféministes, ce n’est pas nouveau ». Il s’agit d’une interview donnée à l’occasion de la sortie d’un ouvrage universitaire (ou plus exactement idéologique du genre): Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui, Paris, PUF, 2019.

Alors en effet, ce n’est pas si nouveau. On connaissait l’ouvrage écrit en 1983 contre ces femmes par la féministe radicale Andrea Dworkin, Les Femmes de droite – un pensum haineux traduit en français en 2012 et préfacé par Christine Delphy, une de nos radfem nationales.  Le féminisme gauchiste qui s’y étale complaisamment va immédiatement nourrir l’armée des néo-féministes francophones qui, sous l’égide de l’officine d’état Osez le féminisme (et de quelques autres) va vite monter en puissance avec l’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012.

Mais les femmes antiféministes ne sont pour autant pas encore un phénomène correctement appréhendé par les féministes. Il faut dire d’emblée qu’étant formatées par leur idéologie très marquée à gauche – à base de lutte des classes appliquée à la lutte des sexes, de marxisme culturel, d’idéologie du genre, de pleurnicheries antipatriarcales, d’écriture inclusive et autres billevesées victimaires, les féministes mainstream ont très peu de chances d’aborder convenablement le phénomène et encore moins de le comprendre. Qu’une femme puisse penser en dehors des clous – out of the box – n’est absolument pas prévu dans leur grille de lecture antipatriarcale de l’univers.

Mais venons en aux arguments de Christine Bard.

L’épouvantail masculiniste

  • « Les ennemis du féminisme sont pluriels et puissants. (…) La chercheuse appelle à la vigilance », nous annonce en préambule Grazia, gazette féministe militante, donc absolument pas objective. On retiendra tout de même la frayeur qui semble s’être emparée de la forteresse. Le camp du Bien a peur.  Il était temps et je m’en réjouis.
  • C. Bard affiche juste après son incompréhension du sujet lorsqu’elle affirme que les antiféministes ne s’assument pas comme tels. C’est faux. Pour ma part, je clame haut et fort mon antiféminisme et me revendique de ce qui est pour moi un combat prioritairement contre la bêtise et la manipulation. Je n’ai donc aucune intention de « ruser » comme elle le prétend. Une des raisons qui peuvent toutefois expliquer que certains hésitent à s’afficher antiféministes est l’attitude totalitaire, haineuse et méprisante des féministes – notamment universitaires – envers tous ceux qui osent critiquer la sainte doctrine.
  • Elle dit ensuite que les antiféministes se disent masculinistes, ce qui démontre encore son ignorance du terrain. Par exemple, moi je ne ne suis pas masculiniste. Je partage totalement leur critique du féminisme, mais je ne les suis plus quand ils sont misogynes.
  • Elle ment effrontément quand elle affirme qu’aucune étude ne montre que les hommes puissent être socialement inférieurs aux femmes. Alors, c’est sûr que ce ne sont pas les travaux issus des laboratoires des Gender Studies qui vont s’emparer de ce sujet – puisqu’il y règne une véritable terreur féministe. L’emprise du féminisme est d’ailleurs devenue un véritable fléau dans la quasi totalité des laboratoires de recherche des pays occidentaux, comme le montre cette interview réalisée récemment par Peggy Sastre : « Quand des féministes harcèlent des scientifiques« .  La réalité concernant les hommes est cependant connue, comme le montrent cet article: « Fin du patriarcat : Les hommes font l’expérience d’une forme de déclin » ou les travaux de la philosophe américaine Christina Hoff Sommers. Il y en a également beaucoup d’autres.
  • Sur son mépris envers « les droits soi-disant bafoués des pères divorcés » et sur  « l’intersectionnalité des haines » (masculine, blanche, hétérosexuelle) – ce vocabulaire montrant au passage qu’elle est acquise au féminisme intersectionnel indigéniste, véritable déroute intellectuelle raciste et sexiste –, je laisse les concernés répondre et préfère pour l’instant me concentrer sur le paragraphe qui suit, consacré aux femmes de mon espèce.

Les femmes antiféministes, révélateurs de la confusion intellectuelle féministe

  • La démonstration commence par une énorme mystification. C. Bard « s’étonne que des femmes puissent être hostiles aux droits des femmes » – comme s’il était question de cela ! Aucune antiféministe ne s’oppose évidemment aux droits des femmes, c’est même tout le contraire : nous sommes toutes pour l’équité et l’égalité en droits, c’est la base ! C’est même le nom donné à l’Equity feminism défendu par Christina Hoff Sommers, en opposition aux délires du Gender Feminism ! Elisabeth Badinter (que les nouvelles féministes traitent de masculiniste) s’inscrit elle aussi dans cette optique. Je considère pour ma part que l’égalité en droits étant obtenue, le néo-féminisme n’est plus qu’un fatras idéologique prospérant sur un cadavre en décomposition (le féminisme).
  • Ce préambule fallacieux donne alors l’occasion à C. Bard de divaguer sur la nature de la femme. C’est tellement amusant que je vais citer le passage en entier afin d’en pointer les incohérences : « Mon interprétation, c’est qu’une femme n’est jamais uniquement une femme ; elle est fabriquée, comme un homme, par des déterminations sociales de classe, d’origine, ainsi que par des choix philosophiques, politiques… L’antiféminisme des femmes est souvent dicté par des engagements idéologiques et religieux déconnectés de leur identité de femme ».
  • « Déconnectés de leur identité de femme », donc. Laquelle identité serait, si l’on en croit la doctrine idéologique du genre énoncée juste avant, une simple construction sociale, philosophique, etc.  Mais alors, en quoi une femme antiféministe serait-elle déconnectée de sa détermination sociale et philosophique ? Il y aurait une « bonne et juste » détermination sociale, celle qui vous ferait avaler tout cru les couleuvres féministes, et une « mauvaise et coupable » détermination sociale, celle qui vous ferait passer ces mêmes salamalecs au filtre de la raison critique ? Cela n’a aucun sens !
  • A moins que… cette « identité de femme » ne soit en réalité son sexe biologique ? Ceci contredirait directement l’idéologie du genre affirmée juste avant et cela supposerait aussi dans l’esprit de l’auteur une confusion absurde entre « femme » et « féministe ». Une femme en accord avec son identité biologique de femme ne pourrait être que féministe –  comme si le premier impliquait le second ! J’ai maintes fois moqué cette confusion intellectuelle visant à confondre « femme » (un sexe biologique et  social) et « féministe » (une idéologie devenue crasse). Est-il possible que cette confusion se rencontre sérieusement sous la plume d’une universitaire ?

La question de l’anonymat

J’en arrive au dernier point abordé dans l’interview, celui de l’antiféminisme digital et de l’anonymat. Si l’auteur déplore, comme on pouvait s’y attendre, l’anonymat, je tiens pour ma part à le défendre vigoureusement – en particulier sur cette question de l’antiféminisme.

C. Bard déplore le cyber-harcèlement imputé aux masculinistes…  en oubliant sciemment le cyber-harcèlement violent, permanent et toujours impuni des féministes et autres SJW continuellement déchaînés sur les réseaux sociaux.

Comme on l’aura noté, je ne cherche moi-même qu’à apporter modestement ma pierre à la circulation des idées et je ne vois pas du tout ce que j’aurais à gagner à me faire attaquer gratuitement sur ma personne, mon physique, mon histoire, ma vie, etc.

Je sais très bien que mes opposants ne jugent pas les idées mais les personnes – en fonction de leur sexe, leur race, leur couleur de peau, leurs convictions politiques, leurs occupations, leur orientation sexuelle, leur situation maritale, leur adresse, leur nom, etc.  Les néo-féministes en particulier ont ce besoin viscéral d’assigner leurs interlocuteurs et de les essentialiser – en totale contradiction avec les principes humanistes et universalistes auxquels j’ai été formée. Dans la mesure où mes propos ne contreviennent aucunement à la loi ou à l’ordre public, j’estime donc que je n’ai pas à en dire plus sur mon identité.

Je ferai enfin remarquer aux féministes que, malgré le fait qu’elles incarnent la pensée la plus mainstream et la plus conformiste qui soit, elles aussi recourent parfois à l’anonymat. C’est le cas par exemple de ce collectif d’anonymes (Lilith’s Revolution) qui édite des visuels radfems ou de ces manifestantes à Zurich le 14 juin 2019 :

Journée suisse de la Pleurnicherie (Zurich, 14 juin 2019)

Je suis évidemment pour que ces féministes aient le droit de dire tout ce qu’elles veulent dans l’anonymat – et naturellement, pour avoir moi aussi le droit de leur répondre de la même manière. Tout cela fait partie de la liberté de pensée et d’expression !

 

[à suivre…]

Réchauffement climatique : la faute des mâles ?

La terre se réchauffe ? Le coupable universel, autrement dit le « mâle blanc », est forcément aux manettes ! Trop simpliste, comme explication ? Ce n’est pas ce que nos féministes éclairées nous apprennent… Voyons cela de plus près.

. Nicole Kiil-Nielsen (2012)

Pour EELV, « les cyclones sont machos ». Ainsi Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne écologiste française (EELV) présente-t-elle en 2012 un rapport sur le genre et le changement climatique, alléguant que « les femmes auraient jusqu’à 14 fois plus de risque de mourir durant une catastrophe naturelle ou dans les suites de la catastrophe ». Elle utilise cet argument afin d’exiger un financement de plus de 75 milliards d’€/an pour imposer des quotas de 40% de femmes dans toutes les instances liées au climat.

Comme le lui rétorque Marina Yannakoudakis, autre députée européenne : « Le réchauffement climatique n’est pas un complot des hommes contre les femmes. Autant que je sache, le climat est le même pour les hommes et les femmes. Quand il pleut, nous sommes tous mouillés” !

De fait, ce meme a circulé sur le web anglophone 🙂

Nicole Kiil-Nielsen : « Le réchauffement climatique est un complot des hommes contre les femmes ».

. Ségolène Royal, 8 mars 2019

L’argumentaire de Nicole Kiil-Nielsen a cependant été resservi dans ses grandes lignes par Ségolène Royal le 8 mars dernier dans une même optique féministo-victimaire et dans le but également de réclamer des quotas de femmes – donc des dépenses publiques spécifiques pour les femmes :

Ségolène Royal : « Les femmes sont les premières victimes du réchauffement climatique »

Il s’agit d’une ficelle féministe bien rodée et très efficace : entonner la complainte victimaire pour actionner la pompe à fric.

. La pantomime pour le climat des 15 et 16 mars 2019

Une semaine plus tard, la « marche pour le climat » des collégiens et lycéens parisiens du 15 mars 2019 a vu fleurir ces intéressantes pancartes :

Marche (hypocrite) pour le climat (Paris, 15 mars 2019)
Marche (hypocrite) pour le climat (Paris, 15 mars 2019)
15 mars 2019 – L’envie du pénis s’affiche publiquement chez les adolescentes biberonnées au féminisme.

Où ces adolescentes sont-elles allées chercher ces slogans tous construits sur le même principe ? Car outre la vulgarité, la fixation sexuelle, la régression anale ou l’obsession pour le clitoris-totem et la chatte typiquement néo-féministes, on remarque le lien arbitraire opéré entre le climat et la personne à laquelle s’adressent ces pancartes : l’homme blanc ! Car ces petites sottes ne demandent évidemment pas à d’autres femmes de les enculer ou de leur bouffer la chatte : ce sont bien aux mâles qu’elles s’adressent directement et qu’elles accusent donc de dérégler le climat ! On est pleinement ici dans la nouvelle rhétorique féministe misandre rapportée au changement climatique: l’écoféminisme (voir plus bas), la (pas si) nouvelle débilité des simplettes victimaires.

Rhétorique d’autant plus absurde que ces donzelles parisiennes privilégiées prennent certainement l’avion et la voiture bien plus souvent que la plupart des hommes qu’elles accusent, pour peu que ceux-ci soient d’une classe sociale inférieure à la leur…  Il est en effet bien connu que plus on monte dans les classes sociales, plus on prend l’avion et plus son empreinte carbone est importante. Donc si ces nouilles féministes ont un peu de logique, il ne faut plus qu’aucune d’entre elles profite du confort ni du mode de vie occidental ! Assez d’hypocrisie, de fausse bonne conscience et d’accusations gratuites !

La misandrie, la haine et la bêtise féministes explosent enfin sur cette dernière pancarte : le coupable est nommé et c’est bien à son sexe qu’on s’en prend. Pauvres filles…

. Le serpent de mer écoféministe

Derrière ces pancartes, c’est donc l’écoféminisme (un combo écolo-féministe anticapitaliste, antipatriarcal, postcolonial et antirationnel) qui tente de faire une percée dans le paysage français. Les néo-féministes ont bien compris que leurs combats pour l’égalité salariale ou l’orientation sexuelle, tous remportés depuis longtemps, n’allaient bientôt plus suffire pour justifier leur théâtre victimaire. Il était donc urgent pour elles de se renouveler, quitte à tailler des croupières au féminisme de la seconde vague.  L’écoféminisme – qui plus est ici dans une version porno très hétéronormée – assimile « la Fââme » à Gaïa, à la mère-nature, voire même à des formes de spiritualités archaïques, toutes choses fermement combattues par le féminisme à la française. On espère donc que le combat fera rage entre elles…

[à suivre…]

. Retour vers les paranoïas féministes :

Paranoïas féministes

 

Manon Garcia ou la philosophie soumise à l’idéologie victimaire

La vieille lune de la domination masculine (qui n’existe pas au regard de l’évolution, comme le rappellent Peggy Sastre ou François de Smet), outre qu’elle garantit des contrats éditoriaux juteux et des postes gratifiants dans les universités (sans parler d’une promotion à l’avenant sur France Culture), semble également réveiller bien des fantasmes refoulés de soumission chez les néo-féministes.

Voici donc une idéologue du genre qui a une bien curieuse manière de faire de la philosophie. Elle part d’un postulat complètement délirant (« Les femmes sont toutes soumises aux hommes ») – postulat qui lui est directement dicté par son idéologie néo-marxiste qui pense à sa place –, puis elle bâtit par dessus l’habituel château de cartes féministo-geignard.

Selon cet auteur, qui s’exprime ici, « l’expérience d’être une femme, c’est l’expérience de se soumettre aux hommes« . On se pince !  Encore une qui prend ses fantasmes refoulés pour des réalités !

Et d’affirmer que « les femmes n’ont pas de pouvoir », « qu’il n’existe aucune complicité entre hommes et femmes », que « la société prescrit la soumission aux femmes », et gna gna gna… Ou comment, une fois de plus, embrigader de force toutes les femmes dans un discours tout aussi misérabiliste que mensonger, quand il n’est pas carrément insultant.

Le désir contrarié de soumission au pouvoir fantasmé du phallus semble récurrent dans l’expression féministe – je l’ai soulevé récemment dans L’envie du pénis chez les féministes et j’aurai l’occasion de l’interroger à nouveau.

Il est ici intellectualisé par l’assignation de toute femme au statut de soumise, de pauvre chose sans cervelle, sans pouvoir, sans force et sans personnalité, complètement aplatie depuis toujours et partout dans le monde sous la férule d’une domination masculine au pouvoir exorbitant. Qu’elle se sent petite, Manon Garcia, pauvrette agenouillée pieds et poings liés devant un phallus tout puissant qui la domine et l’hypnotise…

Ci-dessous : Manon Garcia se rêvant étranglée par la domination masculine et perpétuellement écrasée par le Phallus Tout Puissant.

Félicien Rops, Le Calvaire (Les Sataniques), 1882

Cette vision féministe du statut de la femme est tellement névrotique et désolante qu’il vaut mieux en rire. Comme si toute femme occidentale passait sa vie à essayer de rentrer dans du 36 ou à ramper devant les hommes, comme Manon Garcia le prétend dans l’interview… Comme si toute expérience avec un homme se réduisait à de la soumission ou à de telles caricatures… Mais de quel couvent des Oiseaux cette sainte nitouche sort-elle ? A-t-elle seulement déjà interagi avec un homme dans sa vie ?

Cette assignation de toute femme au statut de soumise n’a rien ici d’anecdotique : c’est la grille de lecture habituelle du féminisme anti-patriarcal, totalement incapable de s’apercevoir que les femmes ont toujours eu beaucoup de pouvoir. Cet aveuglement s’applique notamment aux musulmanes voilées, envisagées exclusivement comme de misérables victimes soumises alors que ce sont des conquérantes implacables qui nous font guerre commune avec leurs frères en religion.

Puisqu’elle s’adresse aux femmes antiféministes en les traitant de soumises… 

Dans l’interview qu’elle donne à France Culture, Manon Garcia s’en prend également aux signataires de la Tribune des 100, les cent courageuses qui ont osé braver les diktats de l’Église de la Pleurnicherie Perpétuelle et porter la voix de ces femmes bien dans leur peau qui elles, ne se vivent pas en victimes congénitales. Elle s’attaque aussi bassement à Catherine Millet, s’imaginant qu’elle, Manon Garcia, représente l’avenir – alors que qu’elle n’incarne que le déclin de la philosophie occidentale quand celle-ci est rabougrie et flétrie par le néo-féminisme.

Sa vision des relations H/F est tellement pauvre, tellement étique, tellement nulle et non avenue, qu’elle ne peut concevoir ces femmes libres que comme des soumises – alors qu’elles sont, à l’inverse d’elle, fortes, dignes, qu’elles ont de l’esprit et de l’humour…

Elle nous récite ensuite l’évangile conformiste de l’idéologie du genre, les habituels mensonges sociologiques sur la construction du genre (réfutés scientifiquement ici) pour tomber ensuite en extase devant Beyoncé, comme toutes les néofems des réseaux sociaux – d’où provient aussi sa pensée philosophique, visiblement.

Quand elle généralise que « les hommes sont extrêmement cruels avec les femmes d’un certain âge qui minaudent », elle ment. Les plus cruelles sur ces sujets sont toujours les femmes entre elles. – car la « sororité » n’existe pas. Mais la compétition intra-sexuelle, oui –. A part Yann Moix, un féministe crasse, justement, la plupart des hommes sont en réalité bien plus bienveillants. Mais pour que Manon Garcia le sache, encore faudrait-il qu’elle soit en capacité d’interagir avec eux, ce qui ne semble pas le cas.

L’interview se termine comme il se doit par l’habituel fantasme néo-féministe de rééducation des hommes, cette tentation totalitaire typiquement marxiste visant à reformater « l’homme nouveau » au gré des desiderata des nouvelles dames patronnesses.

Sa philosophie n’est au final qu’un énième étalage de la maigre pensée féministe, toujours plus pleurnicharde, misérabiliste et revancharde, sans oublier ses relents autoritaires.

Il est toujours amusant de voir gloser sur la soumission et la domination les coincées du cul féministes ; de les voir répandre leurs oraisons victimaires et leur vinaigre de néo-bigotes sur des sujets qui visiblement leur travaillent le fondement plus que de raison.

Il est vrai que les relations avec les hommes, ça peut faire mal et même très mal, les jeux sexuels aussi, la domination/soumission aussi, l’amour aussi, la vie aussi…  Pour autant, rien de tout cela n’est réductible à la triste lecture manichéenne « gentille femme soumise » versus « méchant homme dominateur » du paradigme néo-féministe. Les relations H/F relèvent d’un équilibre asymétrique et sont faites de jeux de pouvoir et d’incessants échanges de ce pouvoir qui va et vient d’un sexe à l’autre.  C’est aussi ce qu’explore le philosophe François de Smet dans Eros Capital, Les lois du marché amoureux, Paris, Flammarion, 2019 :

François de Smet, Eros Capital, Paris, Flammarion, 2019

Mais pour les rentières de la victimisation perpétuelle,  rien de tout cela n’est compréhensible – leur horizon ne s’étendant habituellement pas beaucoup plus loin que leurs flaques de larmes de crocodile.

Filippo Rossato – Eromachia 5 – 2007

[à suivre…]

 

. Sur la Tribune des 100 et ma défense de Catherine Millet :

Je peux témoigner que du viol, on s’en sort

  • Pour retrouver les divagations de Manon Garcia :

[Patriarcat imaginaire] – L’Obs veut nous vendre à tout prix la « domination masculine »

Je chie donc je suis – Exploration du féminisme colorectal

Je ne croyais pas si bien dire quand, après avoir évoqué la pisse, les règles, la vulve, le clito, les poils ou le vagin des féministes, je supposais que l’étape suivante serait de les voir régresser jusqu’au stade anal.

[cliquer pour agrandir]
Alors comme ça, le patriarcat nous empêcherait de chier librement !? De mieux en mieux… Ou quand l’art de s’inventer des oppressions imaginaires se rapproche décidément de la pathologie psychique…

  • On trouve également ce genre de supplications pour la libération scatologique de la femme  :

  • Tu es constipée, ma soeur ? Mais as-tu pensé à blâmer le patriarcat ? Tou.t.e.s ensemble contre le patriarcaca.t oppresseur.e, gneu gneu !

    • Dans un train régional à Lausanne en 2017, l’assimilation gauchisto-régressive du patriarcat (et du capitalisme) au pipi-caca se rencontre aussi sur cette pancarte de militantes féministes :

  • En Argentine, ce sont encore des militantes féministes (dites kirchnéristes car soutenant l’ex-présidente Cristina Kirchner) et liées à l’extrême gauche anticapitaliste qui avaient mené en 2015  une action consistant à pisser et chier publiquement sur le parvis de la cathédrale de Buenos Aires :
Militantes féministes chiant devant la cathédrale de Buenos Aires en 2015

Il existe donc bien un courant merdico-régressif chez les néo-féministes – chose qui n’étonnera pas tant que ça ceux qui comme moi observent quotidiennement l’interminable plongée du féminisme dans les égouts – ou comme ici, directement dans la fosse septique.

A force de pleurer sur l’oppression du « patriarcat » puis du  « patriarcaca », certaines ont cru voir la lumière au fond de leurs toilettes.

Je chie donc je suis… féministe, bien sûr.

  • Il faut savoir quand même que le féminisme anal existe bel et bien officiellement et qu’il a ses théoriciennes/prophètes, principalement en la personne de Beatriz Preciado.

Paul Beatriz Preciado préconise ainsi de « sortir de l’hétérocentrisme par le culte de l’anus« , pour reprendre l’un des sous-titres de l’excellent essai de Pierre-André Taguieff, Des putes et des hommes, Paris, 2016, p. 175sv. Rachele Borghi, Maître de Conférences en « géographie sociale et culturelle » à Paris IV-Sorbonne, lui emboîte le pas en célébrant l’anus comme « laboratoire de pratiques démocratiques » (Ibid., p. 178). Sottise sans fond, comme le dit P.-A. Taguieff.

[à suivre…]

. Pisse, règles, trash à tous les étages… retour vers l’univers néo-féministe : 

L’univers néo-féministe