Le féminisme trash ou la haine de la beauté

Les néo-féministes occidentales s’en prennent continuellement à l’esthétique du nu féminin, à la beauté,  à l’érotisme et à la « sexualisation » du corps féminin.

Elles ne supportent pas que des femmes jeunes et jolies affichent publiquement leur jeunesse et leur beauté et surtout que cela séduise les hommes. Elles veulent détruire l’attirance entre les sexes et sont ouvertement hétéro-phobes (j’utilise le terme « hétéro-phobe » avec un trait d’union à la manière de Pierre-André Taguieff afin de  désigner la haine de l’hétérosexualité et le combat mené à son encontre).

En vérité, elles sont purement dans la compétition intra-sexuelle et non pas dans la « sororité » comme elles le prétendent. La seule chose qu’elles ne supportent pas, c’est que des femmes plus jeunes, plus jolies, plus sexy et plus séduisantes qu’elles attirent les regards (des hommes comme des femmes, d’ailleurs) et les repoussent dans l’ombre, les renvoyant à leur aigreur et leur colère.

Le réflexe des féministes anti-voile qui tapaient sur les Grid Girls de la Formule 1 en février 2018 est le même que celui des féministes pro-voile qui tapent aujourd’hui sur les hôtesses du Tour de France. Je fais référence ici à la croisade menée par Fatima Benomar, toute à ses contradictions : « Les hôtesses du Tour de France non, le voile oui : mais que se passe-t-il du côté des féministes intersectionnelles ?« .

Les jolies hôtesses des podiums cyclistes qui rendent venimeuse Fatima Benomar

L’intérêt du voile, pour la féministe pro-voile, c’est qu’il dissimule la laideur comme la beauté et affaiblit ainsi  la compétition intra-sexuelle. Les femmes en couple sont moins en concurrence avec les femmes plus jeunes et plus jolies ; les femmes jeunes moins attirantes physiquement que leurs consoeurs peuvent faire valoir à la place leur vertu et leur pudeur et envoyer le message aux non-voilées qu’elles sont des traînées. De ce point de vue, il faut reconnaître au voile un certain égalitarisme. Mais toujours se souvenir que dans les faits, ce sont les femmes qui le réclament à corps et à cri – puisqu’elles ont tout à gagner à ce que chacune reste à sa place et pérennise l’ordre social communautaire.

Alors, si l’on récapitule brièvement le positionnement du néo-féminisme, on trouve ceci :

  • d’un côté, des féministes qui pleurnichent et tempêtent parce que de jolies femmes font saliver les hommes – dans des métiers d’hôtesses où elles sont mieux payées que les hommes, au passage
  • de l’autre côté, les mêmes féministes qui trouvent normal d’infliger ceci à la vue de jeunes garçons :
Pärnu (Estonie). Mare Tralla, artiste féministe LGBT lors de l’exposition « Naine ja Naine » (juillet 2019).

ou qui, toujours sous couvert d’art contemporain (le fameux « art féministe », ha ha), nous infligent encore et encore – car l’inventivité et la créativité féministes sont désespérément nulles – la même « esthétique » trash :

Au final, le féminisme, c’est très simple :

  • Grosse, moche, bourrée de cellulite, hargneuse, jalouse, méchante et pratiquant l’agression visuelle : BIEN !
  • Jolie, jeune, agréable à regarder, gagnant sa vie grâce à sa jeunesse et son physique, sans la moindre agressivité (sauf pour les aigries et les bigotes qui maudissent la concurrence) : PAS BIEN !

Les voies de la « sororité » sont décidément impénétrables (enfin… pas tant que ça 😉 )

  • Du féminisme au féisme ?

Le mot espagnol feminismo a inspiré à une amie hispanisante le néologisme feismo [de l’espagnol feo ; fea : moche]. En français, le « mochisme » ou « féisme » (pour conserver l’assonance avec féminisme) pourrait tout aussi parfaitement décrire « l’esthétique » féministe.

Même si cela fait longtemps que les Beaux-Arts ne sont plus beaux et qu’il est de bon ton dans les milieux autorisés de déféquer sur la beauté et l’esthétique, jugés ringards et/ou de droite, le féminisme semble avoir fait du féisme l’unique credo de l’ensemble de ses productions.

Des clitos géants toujours plus moches, des vulves géantes toujours plus ridicules, des montagnes de cellulite toujours plus repoussantes, des règles tartinées jusqu’à plus soif,  du pipi, du caca… et toujours en filigrane ce même message :  tout ce qui peut rappeler la beauté intemporelle du corps féminin, son érotisme immémorial, son pouvoir de séduction et de fascination inégalés – avec en face, l’épouvantail du « male gaze » (le regard masculin désirant) –, tout cela doit être détruit, déconstruit, piétiné, conchié. Au nom d’une héréro-phobie qui n’est probablement que l’expression d’un nihilisme et d’un désespoir de plus en plus profonds et irrémédiables.

[à suivre]

. Voir aussi :

Néo-féminisme et islamisme : les convergences

Les françaises voilées sont des militantes, pas des victimes

. Retour vers l’univers néo-féministe :

L’univers néo-féministe

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