[Féminisme ou féisme ?] – Le féminisme trash et la haine de la beauté

« Nous ne devrions pas avoir à nous excuser de nous repaître de beauté. La beauté est une valeur humaine éternelle ».
Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres, Laval (Qc), 2019, p. 115.

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Livrer les César du cinéma aux féministes revenait à les condamner à mort – et c’est ce qui s’est passé en deux ans à peine (2020 et 2021). Déjà, subir ces deux imbitables et revêches donneuses de leçons que sont Florence Foresti et Marina Foïs était une purge en soi. Mais le pire a été le concours d’hystérie féministe et de fausse victimisation auquel se sont livrées successivement Adèle Haenel et Corinne Masiero (deux authentiques people qui ne représentent pas plus « les femmes » que « le peuple »), à travers leur surenchère de postures médiatiques de fausses rebelles. Corinne Masiero est revenue sur son happening parfaitement calculé pour faire le buzz en clamant que « ma force, c’est d’être moche, populaire et vulgaire » – elle a juste oublié « bête et inculte ». Sa force, c’est surtout d’être une véritable imposture, mais passons. Cet article propose quelques éléments pour comprendre pourquoi le néo-féminisme n’est quasiment plus que l’expression de la laideur féminine, quitte à la fabriquer de toutes pièces.

  • La guerre féministe contre la beauté féminine

« De tous temps, la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte. »
Claude Debussy.

Les néo-féministes occidentales s’en prennent continuellement à l’esthétique du nu féminin, à la beauté, à l’érotisme, à la « sexualisation » du corps féminin et même, de plus en plus ouvertement, à la féminité elle-même. Elles ne supportent pas que des femmes jeunes et jolies affichent publiquement leur jeunesse et leur beauté et plus que tout, que cela séduise les hommes. Elles veulent détruire l’attirance entre les sexes et sont clairement hétéro-phobes (j’utilise le terme « hétéro-phobe » avec un trait d’union à la manière de Pierre-André Taguieff afin de désigner la haine de l’hétérosexualité et le combat mené à son encontre). La jalousie maladive et l’envie de détruire tout ce qui échappe à leur pouvoir sont évidemment le moteur principal de ces manifestations, de plus en plus fréquentes, au cours desquelles elles imposent par la force – sous la forme de l’agression visuelle ou de l’exhibition sexuelle – le spectacle désespéré de leurs corps anti-érotiques.

Rappel : la pub Aubade a été dénoncée par les féministes de la mairie de Paris

En vérité, ces féministes sont à 100% dans la compétition intra-sexuelle et non pas dans la « sororité » comme elles le prétendent : la seule chose qu’elles ne supportent pas, c’est que des femmes plus jeunes, plus jolies, plus sexy et plus séduisantes qu’elles attirent les regards (des hommes comme des femmes, d’ailleurs) et les rejettent dans l’ombre, les renvoyant à leur solitude, leur aigreur, leur colère ou leur laideur.

Le réflexe des féministes anti-voile qui tapaient sur les Grid Girls de la Formule 1 en février 2018 est le même que celui des féministes pro-voile qui tapaient en 2019 sur les hôtesses du Tour de France. Je fais référence ici à la croisade menée par Fatima Benomar, toute à ses contradictions : « Les hôtesses du Tour de France non, le voile oui : mais que se passe-t-il du côté des féministes intersectionnelles ?« .

Les jolies hôtesses des podiums cyclistes qui rendent venimeuse Fatima Benomar

L’intérêt du voile, pour la féministe pro-voile, c’est qu’il dissimule la laideur comme la beauté et affaiblit ainsi la compétition intra-sexuelle. Les femmes en couple sont moins en concurrence avec les femmes plus jeunes et plus jolies ; les femmes jeunes moins attirantes physiquement que leurs consoeurs peuvent faire valoir à la place leur vertu et leur pudeur et envoyer le message aux non-voilées qu’elles sont des traînées. De ce point de vue, il faut reconnaître au voile un certain égalitarisme. Mais toujours se souvenir que dans les faits, ce sont les femmes qui le réclament à corps et à cri – puisqu’elles ont tout à gagner à ce que chacune reste à sa place et pérennise l’ordre social communautaire.

Alors, si l’on récapitule brièvement le positionnement du néo-féminisme, on trouve ceci :

  • d’un côté, des féministes qui pleurnichent et tempêtent parce que de jolies femmes font saliver les hommes – dans des métiers d’hôtesses où elles sont mieux payées que les hommes, au passage
  • de l’autre côté, les mêmes féministes qui trouvent normal d’infliger ceci à la vue de jeunes garçons
Pärnu (Estonie). Mare Tralla, artiste féministe LGBT lors de l’exposition « Naine ja Naine » (juillet 2019).

ou qui, toujours sous couvert d’art contemporain (le fameux « art féministe », ha ha), nous infligent encore et encore – car l’inventivité et la créativité féministes sont désespérément nulles – la même « esthétique » trash :

Au final, le féminisme, c’est très simple :

  • Grosse, moche, bourrée de cellulite, hargneuse, jalouse, méchante et pratiquant l’agression visuelle : BIEN !
  • Jolie, jeune, agréable à regarder, gagnant sa vie grâce à sa jeunesse et son physique, sans la moindre agressivité (sauf pour les aigries et les bigotes qui maudissent la concurrence) : PAS BIEN !

Les voies de la « sororité » sont décidément impénétrables (enfin… pas tant que ça 😉 )

En résumé.
  • Du féminisme au féisme ?

Le mot espagnol feminismo a inspiré à une amie hispanisante le néologisme feismo [de l’espagnol feo ; fea : moche]. En français, le « mochisme » ou « féisme » (pour conserver l’assonance avec féminisme) pourrait tout aussi parfaitement décrire « l’esthétique » féministe.

Même si cela fait longtemps que les Beaux-Arts ne sont plus beaux et qu’il est de bon ton dans les milieux autorisés de déféquer sur la beauté et l’esthétique, jugés ringards et/ou de droite, le féminisme semble avoir fait du féisme l’unique credo de l’ensemble de ses productions. Des clitos géants toujours plus moches, des vulves géantes toujours plus ridicules, des montagnes de cellulite toujours plus repoussantes, des règles tartinées jusqu’à plus soif, du pipi, du caca… et toujours en filigrane ce même message : tout ce qui peut rappeler la beauté intemporelle du corps féminin, son érotisme immémorial, son pouvoir de séduction et de fascination inégalés – avec en face, l’épouvantail du « male gaze » (le regard masculin désirant) –, tout cela doit être détruit, déconstruit, piétiné, conchié. Au nom d’une héréro-phobie qui n’est probablement que l’expression d’un nihilisme et d’un désespoir de plus en plus profonds et irrémédiables.

  • 12 mars 2021 : Lors de la 46e Cérémonie des Césars, Corinne Masiero, authentique néo-féministe d’extrême gauche s’est, d’une manière en réalité très conformiste, car toutes les radicales font ça, pleinement inscrite dans cette forme de militantisme :

Ce qu’elle va confirmer quelques jours plus tard, en essayant en plus de faire croire que le peuple préfère la laideur car il serait vulgaire par nature. On notera au passage le mépris du peuple de cette caste de privilégiés qui s’imaginent que leurs turpitudes sont partagées par tous :

Sur cette calamiteuse cérémonie, voir :

« Je réclame un concours de Miss pour les moins belles aussi« 

Il devient donc de plus en plus clair que les féministes qui prétendent « libérer la femme » détestent en réalité tout ce qui fait la femme – et de ce fait, les femmes elles-mêmes:

  • Elles conspuent systématiquement ce qui renvoie au féminin, à la féminité, à la beauté, à la grâce, et surtout aux efforts des femmes pour jouer le jeu de l’hétérosexualité (jeu qui, je le rappelle, convient parfaitement à l’immense majorité d’entre elles) ;
  • En singeant servilement les stupides happenings de l’art contemporain, elles s’inscrivent dans la posture élitiste et méprisante d’une poignée de très hauts revenus (les adeptes du « Financial Art »), qui peuvent se payer le luxe de déféquer sur l’aspiration à la beauté de l’immense majorité des peuples. Peuple qui en réalité préférera toujours ce qui élève l’esprit à ces pitoyables simagrées – il n’est qu’à voir les réactions de dégoût devant les honteux César 2021.
  • Mars 2021 : Nouvel exemple de féisme, sous forme cette fois de pédophilie déguisée en progressisme : ce sont les mêmes qui font mine de lutter contre la pédophilie mais qui jouissent de montrer leur sexe à des enfants de 10 ans. Comme si les enfants, sur les plages, l’été, n’étaient pas capables de se rendre compte tous seuls qu’il y a toutes sortes de morphologies chez les adultes. Il s’agit encore de féminisme trash : tuer l’érotisme, tuer la beauté, tuer le mystère. Toujours tout tout salir, toujours tout flétrir, toujours couper les ailes à toute velléité d’aspiration à la beauté ou à l’élévation : « Une émission mettant des adultes nus face à des enfants fait polémique aux Pays-Bas ».

« Ultra Strips Down » au Danemark : Le logo féministe est bien évidemment présent.

[à suivre]

  • Voir aussi :

. Retour vers l’univers néo-féministe :

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