Je chie donc je suis – Exploration du féminisme colorectal

Je ne croyais pas si bien dire quand, après avoir évoqué la pisse, les règles, la vulve, le clito, les poils ou le vagin des féministes, je supposais que l’étape suivante serait de les voir régresser jusqu’au stade anal.

[cliquer pour agrandir]
Alors comme ça, le patriarcat nous empêcherait de chier librement !? De mieux en mieux… Ou quand l’art de s’inventer des oppressions imaginaires se rapproche décidément de la pathologie psychique…

  • On trouve également ce genre de supplications pour la libération scatologique de la femme  :

  • Tu es constipée, ma soeur ? Mais as-tu pensé à blâmer le patriarcat ? Tou.t.e.s ensemble contre le patriarcaca.t oppresseur.e, gneu gneu !

    • Dans un train régional à Lausanne en 2017, l’assimilation gauchisto-régressive du patriarcat (et du capitalisme) au pipi-caca se rencontre aussi sur cette pancarte de militantes féministes :

  • En Argentine, ce sont encore des militantes féministes (dites kirchnéristes car soutenant l’ex-présidente Cristina Kirchner) et liées à l’extrême gauche anticapitaliste qui avaient mené en 2015  une action consistant à pisser et chier publiquement sur le parvis de la cathédrale de Buenos Aires :
Militantes féministes chiant devant la cathédrale de Buenos Aires en 2015

Il existe donc bien un courant merdico-régressif chez les néo-féministes – chose qui n’étonnera pas tant que ça ceux qui comme moi observent quotidiennement l’interminable plongée du féminisme dans les égouts – ou comme ici, directement dans la fosse septique.

A force de pleurer sur l’oppression du « patriarcat » puis du  « patriarcaca », certaines ont cru voir la lumière au fond de leurs toilettes.

Je chie donc je suis… féministe, bien sûr.

[à suivre…]

. Pisse, règles, trash à tous les étages… retour vers l’univers néo-féministe : 

L’univers néo-féministe

La glossolalie féministe ou le syndrome du hamster

Mon article sur « L’envie du pénis chez les féministes » ayant cartonné sur Facebook – jusqu’à 3000 connexions/jour –, l’argumentaire radfem usé jusqu’au trognon m’a fatalement été resservi sur tous les tons. Il valait la peine d’y revenir un instant.

  • Que ce soit en mode agressif ou en mode larmoyant, on me reproche d’abord d’être une ingrate oublieuse de ce qu’en tant que femme, je devrais au féminisme. Ce point méritant une réponse étayée, je la développerai un peu plus bas (voir « le syndrome du hamster« ).
  • On me soupçonne régulièrement d’être un homme, car pour le (ou la) féministe de base, une femme ne peut pas être anti-féministe. Ces féministes ne semblent donc pas disposer de suffisamment de connexions neuronales pour faire la différence entre un sexe et une idéologie gauchiste…  comme si une femme n’avait par nature pas assez d’intelligence pour distinguer les deux ! Je suis une femme qui raisonne avec son cerveau, pas avec ses ovaires : je fais donc très bien la différence entre mon sexe et les discours manipulateurs du féminisme et pour rien au monde, je n’y adhérerais ! Merci donc de me laisser ma liberté de penser sans m’assigner une paire de couilles pour cela 😉

  • On me traite ensuite de « collabote » (« collaboratrice du patriarcat ») ou de « complice de mon oppresseur » envers lequel je développerais un syndrome de Stockholm (ha ha !). L’avantage de « collabote », c’est que par la grâce d’une possible faute de frappe, il se transforme à l’occasion en « collabite » et là, je dois confesser que je fonds complètement ! – à tel point que j’ai décidé d’adopter officiellement ce qualificatif :  il est juste trop mignon <3
  • On m’accuse encore d’être haineuse, ce qui ne manque pas de sel venant d’une idéologie entièrement tournée vers la haine des hommes et qui n’a de cesse d’importer en Europe la guerre des sexes à l’américaine. C’est d’ailleurs précisément en réaction à cet effondrement intellectuel indigne de l’humanisme que j’ai créé ce site. Et comme si des blogs et des actions féministes tels que « Je putréfie le patriarcat » ou « Bois mes règles » n’étaient que paix et amour…  On notera au passage ce parallèle supplémentaire avec la « religion de paix et d’amour » :  plus on prétend aimer son prochain et plus on le hait, un grand classique. Les SJW et autres extrême gauchistes ne me démentiront pas.
  • Je passe sur le niveau au ras des pâquerettes des insultes et l’indigence argumentative commune et je remarque que quand elles sont à court d’arguments et que toute leur phraséologie ou leurs mensonges ont été implacablement démontés, les féministes sombrent immanquablement dans les attaques sur le physique – niveau 0 de l’argumentation et de l’intelligence – et la misogynie la plus crasse – car féminisme et misogynie vont de pair, aspect sur lequel je reviendrai dans un prochain article.
  • Je note enfin que les idéologues féministes les plus fanatiques et les plus exaltés sont souvent des hommes, ceux que les masculinistes appellent des cucks, des chevaliers blancs ou des soumis – et il faut reconnaître qu’en matière de naïveté, d’hypocrisie et de calcul pour baiser des filles, ils se posent effectivement là.

Le syndrome du hamster

Féministe dans sa boucle spatio-temporelle

Les masculinistes utilisent l’image du hamster patinant dans sa roue pour illustrer le discours automatique de certaines femmes lorsqu’elles ont besoin de justifier leurs actes les plus irrationnels ou de réécrire le passé à la sauce qui les arrange.

Je préfère pour ma part l’appliquer à la glossolalie féministe, ce radotage stéréotypé qu’elles récitent à la manière d’un mantra dès qu’elles ont besoin de justifier le combat féministe ou ses apports à la société contemporaine.

La curiosité de cet argumentaire est qu’il fait apparaître des féministes volontairement recluses dans une faille spatio-temporelle allant grosso modo  de 1900 à 1950 et se vivant pour l’éternité comme des pauvrettes soumises à une oppression qui non seulement n’existe plus, mais n’a probablement jamais existé. Quand les femmes souffraient dans les siècles passés, les hommes souffraient généralement davantage (guerres, conditions de travail éreintantes, violences, épidémies, mortalité précoce…). Car le destin des deux sexes a toujours été intimement lié par des interactions subtiles qui ne peuvent qu’échapper totalement à la lecture grossièrement caricaturale, révisionniste et haineuse des idéologues du genre.

L’égalité des droits étant obtenue et les femmes étant désormais les privilégiées de la société occidentale – notamment en matière de santé, longévité, accès aux études supérieures, accès au travail, décisions de justice, etc. –,  cette complainte hurlante et obsessionnelle tourne en réalité à vide.

Je cite ici in extenso le commentaire d’une contributrice de ma page Facebook, tant il résume parfaitement les choses :

« Cette dégénérescence, donc l’obsession un peu puérile avec les fonctions du corps [en référence à l’univers néo-féministe], en deçà de toute pensée, met en évidence le fait que le féminisme est une cause morte. Peut-être parce que ce contre quoi le féminisme lutte (le machisme ou le patriarcat) relève surtout du fantasme. Les changements dans la condition des femmes, par rapport au droit de vote, à la sexualité ou au travail, ne doivent rien à un militantisme féministe qui aurait fait fléchir un machisme ancestral, mais sont avant tout les fruits de la Révolution industrielle et urbaine qui ont créé quelque chose qui n’avait jamais existé auparavant : une économie de moins en moins basée sur la force physique et où les femmes pouvaient trouver des travaux correctement rémunérés. Cette révolution dans les modes de travail, et les changements technologiques qui ont été développés presque simultanément (électroménager, médecine moderne…) ont créé d’autres réalités économiques et sociales inédites qui ont été par la suite incorporées dans des lois, donc tout ce qui concerne le salaire, le patrimoine, le divorce ou la contraception. Or, les féministes sont totalement imperméables à cette réalité ; discuter avec l’une d’entre elles revient à tomber dans une boucle spatio-temporelle qui nous situe quelque part entre 1900 et 1950, parce que c’est seulement dans ce passé fantasmé qu’elles peuvent développer leurs histoires à dormir debout à base de millénaires d’oppression et de domination masculines. En réalité, il n’en est rien : le machisme comme réalité isolée de tout contexte social n’existe pas. Ce qui existe, malheureusement, ce sont des rapports de force où la richesse, le pouvoir ou l’appartenance à tel clan, caste ou groupe social s’avèrent essentiels. »

Dans un article tout récent, « Quand le féminisme part en couille« , Marylin Maeso fait le même constat. Les certitudes féministes sont maintenues dans un « bain de catégories fossilisées comme un cadavre dans le formol (…) demeurant résolument hermétique à tout ce qui pourrait les contrarier. » Elle relève aussi leur grille de lecture stéréotypée ainsi que les allusions au phallus continuelles de l’auteur d’un billet féministe qu’elle dénonce. L’auteur du billet rebaptise Paris Première « Mascu TV, la chaîne des intellectuels aux grosses burnes »,  chaîne qui se serait lancée dans un « marathon du zguègue » en alignant les programmes « riches en gamètes mâles ». On retrouve donc parfaitement cette fascination phallique qui est le coeur du réacteur féministe et dont j’ai abondamment parlé dans mon fameux article.  M. Maeso relève à son tour sa « fixette sur leur appareil génital (…) puisqu’il s’est donné pour mission de peser les « burnes » des intervenants plutôt que leurs paroles. » Elle souligne enfin « la banalisation du processus d’assignation consistant à rabattre intégralement un propos sur un sexe, une couleur ou une classe, processus qui dynamite le débat ».

Nous sommes donc bien sur la même longueur d’ondes et je me réjouis que des femmes, encore peu nombreuses mais moins rarissimes qu’autrefois, se lèvent enfin pour dénoncer l’incurie intellectuelle du néo-féminisme.

[à suivre…]

 

 

 

Quand Claire Bretécher prophétisait la « culture du viol »

La « culture du viol » est la tarte à la crème des néo-féministes, leur mantra favori – le mot « viol » en particulier, qui les fait immédiatement léviter.

De l’envie du pénis à la culture du viol

J’ai eu l’occasion déjà d’aborder la fascination phallique chez les féministes, cette envie du pénis qui les tenaille, à la fois au sens conscient de « jalousie » – les féministes sont maladivement envieuses du pouvoir « phallique » qu’elles attribuent à la masculinité – et au sens plus inconscient de frustration sexuelle ou plus prosaïquement de désir refoulé de se faire sauter.

Claire Bretécher, à la fin des années 70 déjà, avait parfaitement illustré la fascination morbide des féministes pour le viol, leur manière malsaine de se délecter des histoires de viol, de les faire tourner et retourner sous leur langue pour en jouir par procuration.

L’histoire occupe sept planches des Frustrés (1973-1981). Intitulée « Les deux orphelines », elle met en scène Colette et Raymonde, deux femmes violées que se disputent une avocate et une sociologue féministes qui les utilisent pour vendre leurs livres et passer à la télé.  Claire Bretécher, en incroyable visionnaire, avait tout  saisi, tout croqué.

La féministe qui se repaît sans fin des détails croustillants du viol :

Qui assigne la femme violée au statut de victime à vie :

pour l’obliger à répéter encore et encore son histoire :

Puis qui traite son propre mari de violeur en puissance quand celui-ci lui demande de lâcher la grappe à Colette:

Puis qui laisse exploser sa misogynie quand elle voit son petit business lui échapper… quand la sociologue refuse par exemple de prêter sa violée à l’avocate pour un passage TV:

Il ne manque rien !

La dernière vignette conclut sur la Cause, cette cause féministe néo-marxiste qui n’hésite pas à manipuler la vérité et instrumentaliser les victimes pour faire son beurre sur le « Viôôôl », le mot magique qui fait gicler des torrents de sérotonine dans le cerveau des féministes (plus fort qu’un orgasme).

Aujourd’hui, 40 ans après ces planches, on pourrait mettre des noms, beaucoup de noms, sur l’avocate ou la sociologue…

  • La première planche de l’histoire est à lire ci-dessous :

Claire Bretécher, « Les deux orphelines », in Les Frustrés, 1973-1981 [Cliquer pour agrandir].

Les Frustrés ont été publiés à un rythme hebdomadaire dans le Nouvel Observateur de 1973 à 1981. Je ne suis pas sûre du tout que l’Obs d’aujourd’hui tolérerait encore un tel humour.

[à suivre…]

. Sur le viol et l’assignation au statut de victime à vie : 

Je peux témoigner que du viol, on s’en sort

. Sur l’envie du pénis :

L’envie du pénis chez les féministes

Les règles du dégoût de soi

Le néo-féminisme, avatar dégénéré du féminisme depuis que ce dernier, ayant remporté tous ses combats, aurait dû mourir de sa belle mort, s’est positionné, entre autres, comme une entreprise de démolition symbolique de la féminité.

Les néo-féministes sont malades d’être des femmes – malades de la tête – au point d’exiger désormais de la collectivité un dédommagement financier pour faire face à ce handicap de naissance.

Car rendez-vous compte, la biologie, cette complice de l’oppression patriarcale, les a dotées de règles ! Nos pleureuses professionnelles, qui se ont fait un métier de sangloter à gros bouillons pour obtenir de l’argent public (c’est moins fatigant que de travailler tout court), se sont trouvé un nouveau cheval de bataille : saouler et dégoûter la terre entière avec leurs flux menstruels, soi-disant pour obtenir la gratuité des protections périodiques et pallier à une grosse injustice de nature.

C’est en effet comme cela qu’Irénévrose, soutenue par les médias gauchistes Madmoizelle ou le Huff Post Québec, justifie l’étalage de sa névrose féministe dans l’espace public.

C’est vraiment nous prendre pour des cons quand on sait qu’une coupe menstruelle en silicone coûte autour de 10 € et peut être réutilisée sans souci pendant de nombreuses années (je sais de quoi je parle, j’en ai une qui n’a pas bougé en 10 ans !).

Tout ce cirque pour seulement 13 € tous les 5 à 10 ans en moyenne ? La ficelle qui dépasse est bien plus grosse que celle d’un tampon XXL !

Irenevrose n’est en réalité rien d’autre qu’une activiste féministe en fac d’arts qui a puisé dans le fonds de poncifs neofem déjà usés jusqu’à la corde pour servir son petit numéro et choquer le bourgeois à peu de frais. Elle aurait aussi bien pu montrer ses seins, sa chatte, sa vulve, son clito, ses poils, sa pisse ou sa merde… La recette, éprouvée, est toujours la même : mettre en scène son narcissisme maladif sur le mode victimaire puis le justifier a posteriori par un discours directement sorti de l’asile psychiatrique.

L’affaire est intéressante car elle illustre bien la dérive puritaine du néo-féminisme, celle qui consiste à se rouler dans la fange victimaire et le trash afin d’attaquer sournoisement le male gaze (« regard masculin ») – car les neofem veulent à tout prix dégoûter les hommes du sexe féminin et leur interdire tout regard érotisé porté sur leur corps, tout particulièrement sur leur sexe.

Elles avaient déjà fait un galop d’essai avec le clitoris, essayant par tous les moyens d’en faire un organe sexuel sinistre, anti-érotique et repoussant au possible. Mais damned, cela ne marche pas, les hommes bandent toujours pour les vrais clitos ! – les pauvres féministes en étaient alors réduites à leur reprocher de ne pas savoir les faire jouir façon Dora Moutot et sa jérémiade #T’asJoui (mais puisque tu  nous saoules H24 avec ton clito, Bécassine, qu’est-ce que tu attends pour t’en servir comme une grande ? Il faut encore que les hommes t’en apprennent le mode d’emploi ?).

Les féministes vont donc sortir leur joker des règles en se disant que cette fois, ça devrait marcher, les règles n’étant associées à aucune forme d’érotisme –  et il est vrai que je n’ai jamais entendu un  homme dire que les règles en elles-mêmes le faisaient bander. On peut cependant prédire facilement que les féministes se prendront une fois de plus le réel dans les dents puisque les hommes, ayant pris l’habitude d’ignorer les règles, d’attendre qu’elles se terminent ou de faire comme s’ils ne les voyaient pas, continueront tranquillement comme devant !

Mais pourquoi une telle focalisation sur les règles ?

Irenevrose n’est évidemment pas la première à exploiter le filon. Il y a aussi Demetra Nyx qui en 2018 se tartinait le visage et le corps de ses règles (toujours le combo gagnant victimisme/narcissime/trash/ouin ouin) :

C’est également un lieu commun de l’art féministe, comme en témoigne cet article rédigé comme il se doit à grands renforts de complainte victimaire, d’écriture inclusive et de l’habituel gna-gna-gna auto-complaisant :

Dans les règles de l’art : cinq artistes qui utilisent ou représentent les menstrues

C’est que les règles rappellent chaque mois aux féministes qu’elles sont soumises aux lois de la biologie de la reproduction humaine, et pour des marxistes culturelles qui croient en la théorie du genre, c’est chaque mois une claque dans la figure. Comment le faire payer au patriarcat ? En se faisant subventionner à vie, pardi ! En oubliant au passage que cet argent public sera récupéré autant auprès des hommes que des femmes… mais il ne faut pas trop leur en demander. Que des femmes paient en double les protections périodiques, c’est cela, la logique féministe.

On citera en ce sens l’initiative aussi risible que démagogue de l’Université de Lille qui ne trouve pas mieux que de faire de la comm en distribuant gratuitement 30000 kits de protection hygiéniques sur les campus de la ville – idée que l’on doit à Sandrine Rousseau,  l’écolo candidate à ce moment-là à la direction de Sciences-Po Lille – en vain, d’ailleurs, ses faits d’armes féministo-victimaires n’ayant pas fonctionné . On notera aussi qu’il est plus facile de gaspiller l’argent public en tampons que de rémunérer correctement les milliers d’enseignants précaires qui font tourner l’université.

On se souvient aussi de cette stupide affiche de l’Unef qui résume à elle seule toute la décrépitude intellectuelle associée à la promotion des protections périodiques – comme si se focaliser sur ces questions avait le pouvoir universel de faire perdre la moitié de ses points de QI. Ici, le torchon en inclusive du syndicat étudiant n’oublie pas de récolter des tampons pour les immigrés de sexe masculin, gender fluid, non binaires et trans, qui comme chacun sait, courent les rues aux abords des facs gauchistes.

Plus bête tu meurs

Que dire en guise de conclusion provisoire ?

Que le militantisme menstruel est avant tout le cache-sexe de l’insondable médiocrité intellectuelle du néo-féminisme ? Certainement.

Qu’à un niveau plus profond, il est un témoignage de la névrose féministe qui pousse ces femmes à haïr viscéralement leur condition et à jalouser maladivement les hommes, ces chanceux qui n’ont pas de règles et qui vont devoir leur payer cette « inégalité » en espèces sonnantes et trébuchantes ? Sans doute aussi.

Cette névrose qui les pousse à manipuler les foules pour se faire plaindre, se faire rembourser d’être née femme, mais aussi à dégrader l’image de la  femme en essayant de faire croire que toutes sont comme elles des souillons revanchardes ou de pauvres victimes de leur condition vécue comme une injustice.

Victimes de leurs règles, les femmes, vraiment ? Celles-là mêmes qui se font prescrire des traitements hormonaux de substitution à vie pour conserver leurs règles à prix d’or des décennies après leur arrêt physiologique ? A d’autres ! Cessez de mentir et de manipuler la terre entière, les féministes !  Ce n’est pas parce que vous ne supportez pas d’êtres des femmes et que vous faites facilement retourner le cerveau par les idéologues néo-marxistes que c’est le cas de tout le monde et que vous allez nous expliquer la vie !

[à suivre…]

. Voir aussi :

  • La fascination phallique : 

L’envie du pénis chez les féministes

  • Le clitoris comme phallus de substitution :

Des clitos, des clitos, et encore des clitos

  • Le féminisme est-il un ondinisme ?

Anthologie du féminisme urinaire

  • Retour vers l’univers néo-féministe :

L’univers néo-féministe

L’envie du pénis chez les féministes

 

Les féministes sont obnubilées par le sexe masculin. Dès que l’on se penche sur leurs discours, leurs revendications, leurs productions artistiques… l’obsession phallique s’érige comme une évidence.

« L’Origine de la guerre » de l’artiste féministe Orlan, 2011

Le féminisme du point de vue psychanalytique

Il n’y a donc pas que « la langue française qui reste attachée au phallus », comme le disait si bien Chloé Delaume ; il y a aussi la féministe refoulée, qui pense tellement à la bite que celle-ci occupe l’entièreté de son paysage mental.

Le féminisme a toujours beaucoup frayé avec la psychanalyse, en particulier avec ses discours les plus filandreux ou les moins étayés scientifiquement. Mais on ne pense pas assez à aborder le féminisme lui-même (ou plus exactement le néo-féminisme) comme une névrose liée au phallus ; phallus qui renvoie non seulement au pénis, mais plus encore à l’image fantasmatique du pouvoir absolu qu’elles lui attribuent jusqu’à en perdre la raison. La  frustration, la jalousie et la rage que suscitent chez elles ce fantasme révèlent en creux la haine pathologique qu’elles portent à leur propre condition.

La névrose de toute femme – qui au sens psychanalytique est un état normal et non pathologique – serait selon le docteur Freud la fameuse envie du pénis (il s’agirait du pendant féminin du complexe de castration masculin). Si, en tant que femme bien dans ma peau, cette hypothèse m’apparaît plutôt farfelue – je n’ai jamais rêvé posséder de pénis – , je me demande quand même si le concept ne s’appliquerait pas assez bien aux féministes, pour le coup. D’aucuns ont déjà relevé le transfert que celles-ci ont fait de « l’envie du pénis » vers « l’envie du pénal » (l’expression est de Philippe Muray)– lorsqu’elles cherchent par exemple à criminaliser toute forme de sexualité masculine hétérosexuelle.

Par ailleurs, la théorie psychanalytique de l’hystérie fait justement appel au concept de l’envie du pénis… De là à faire le lien avec certaines « féminhystériques », il n’y a qu’un pas que je serais presque tentée de franchir quand, en écrivant ces lignes, je vois passer sur Instagram cette photo de la bien nommée « Irenevrose » :

Irénévrose, incarnation du néo-féminisme névrotique du XXIe siècle (1 février 2019).

– la relation névrotique des féministes à leurs règles devant précisément faire l’objet de mon prochain article.

On relèvera au passage la posture jambes écartées d’Irenevrose. L’envie refoulée de se faire mettre une bite bien profond saute aux yeux !  D’ailleurs comme elle le précise elle-même sur son accueil Instagram, Irenevrose ne s’intéresse qu’au cul. Son psychisme régressif se reconnaît aussi dans ce qui suit : « mother of cacarevolution« . Peut-être que les féministes, après avoir épuisé la pisse et les règles, se rouleront dans leur merde à la prochaine étape ? (c’est probable !).

Le phallus dans l’art féministe

1/ Le phallus avant la haine

Si l’exposition « In the Cut – The Male Body in Feminist Art«  qui vient de s’achever à Sarrebruck (mai 2018-janvier 2019) illustre précisément la fascination féministe pour le phallus, elle étonne cependant par son absence de haine affichée envers le membre masculin. L’exposition s’attache même au désir hétérosexuel chez les artistes féministes, ce qui ne manque pas de surprendre en ces temps où la troisième vague féministe n’a de cesse de démolir celui-ci. Que s’est-il passé ? D’aucuns auraient-ils réalisé que la misandrie était allée trop loin ? On n’ose y croire.

Parmi les choses tout à fait intéressantes, on y trouve par exemple « Le Divorce » (1992), de Sophie Calle, une photo étonnante accompagnée d’un texte très émouvant sur son chagrin au moment de divorcer de son mari. Le texte est à lire ici et je dois reconnaître que cette oeuvre singulière m’a touchée :

Sophie Calle, Le Divorce, 1992.

De la même manière, je ne trouve pas grand chose à redire à la série Landscape (1972) d’Eunice Golden, où le corps masculin s’offre comme un paysage et un horizon  indépassables – si ce n’est qu’à travers le motif du filet qui entoure le pénis, elle dénoncerait « l’injonction de la virilité » faite aux hommes. Je répondrais à cela que les femmes non féministes, qui comme moi ou Natacha Polony feraient plutôt l’éloge de la virilité, ne voient aucune raison de la vilipender. D’ailleurs, une étude montre que les féministes elles-mêmes la plébiscitent en secret (voir plus bas).

Eunice Golden, Landscape #160, 1972

J’ai un peu de mal à voir en quoi ces images sont subversives ou même spécifiquement féministes.  Par le simple fait de renverser le rôle de l’artiste et du modèle ?  A-t-il vraiment fallu attendre la fin du XXe siècle pour que des femmes dépeignent des sexes masculins ? Le female gaze a tout de même quelques antécédents dans l’histoire de l’art, par exemple chez Camille Claudel quand elle sculpte l’étreinte amoureuse et le corps masculin sensuel.

Camille Claudel, La Valse, 1905
Camille Claudel, La Valse, 1905 (détail)

Je ne pensais pas que s’intéresser au corps masculin ou afficher son désir pour lui pouvait faire d’une femme artiste une féministe. Il va de soi que cette liberté du female gaze doit faire partie des droits fondamentaux pour toute femme et que si le féminisme n’était que cela, je serais féministe. Mais ces droits sont acquis depuis longtemps et le féminisme a beaucoup évolué depuis…

Il s’agit en tout cas ici d’artistes qui pour moi ressortissent d’un féminisme de bon aloi, que j’appellerais « d’avant la haine », car éloigné des postures plus récentes de nos pénibles activistes radicalisées et ivres de ressentiment (pour ne pas dire de paranoïa) envers les hommes. Quoi qu’il en soit de l’intention exacte des commissaires de cette exposition (je n’ai pas consulté le catalogue, pas encore paru), je ne peux que saluer l’angle retenu.

2/ Le phallus du grand méchant loup

Le phallus joyeux et la liberté d’afficher son intérêt positif pour lui semblent définitivement proscrits de l’art féministe dans les décennies qui suivent. Le féminisme radical lesbien a imposé sa vision péjorative dans tous les domaines et le phallus, symbole du grand méchant loup pour nos pauvres féministes en état de sidération devant son pouvoir démoniaque – qu’elles surestiment grandement au passage, mais puisqu’elles ont tant besoin de se percevoir comme des pauvrettes dominées, laissons-les à leur fantasme de soumission –, le phallus, donc, ne sert généralement plus que de défouloir régressif, sexiste et misandre.

Le thème est exploité sur plusieurs décennies par Judith Bernstein, notamment à travers cette oeuvre tirée de sa série « Bites de Mort » (Dicks of Death , 2015) où le contraste des couleurs primaires accentue la violence attribuée à la bite, chargée de tout le malheur du monde. La répétition des éléments de langage victimaires chez cette artiste (« Haaaan, le patriarcat, la misogynie, la phallocratie, la domination masculine, mais ouin-ouin-ouin »), font que je ne peux absolument pas entrer dans le discours simpliste et caricatural qui accompagne ces oeuvres.

Judith Bernstein, Dicks of Death, 2015

Pour l’artiste féministe Orlan, « L’Origine de la guerre » (2011) est, comme c’est original, le phallus. Mais bien sûr, le phallus, c’est le mâââl, c’est la guerre. Et la guerre, cépabien, toussa, toussa… On lui rappellera tout de même que si les armées de Daesh déferlaient un jour sur sa ville, Orlan serait la première à supplier que des hommes prennent les armes pour la sortir de là ! Qu’elle médite plutôt sur l’adage romain : « Si vis pacem, para bellum » (« Si tu veux la paix, prépare la guerre »), et qu’elle n’oublie pas que si elle vit dans une société pacifiée qui permet aux féministes de tirer des traites à vie sur leur narcissisme victimaire, elle le doit avant tout à ces milliers de soldats qui ont sacrifié leur vie sur les champs de bataille. Il serait bientôt temps de changer de paradigme et de retirer ses lunettes déformantes.

Orlan, L’origine de la Guerre, cibachrome collé sur aluminium, 88 x 105 cm, 2011

Mais en attendant, tu ne te rincerais pas un peu l’oeil, petite cochonne ? Je plaisante. Orlan a bien raison de figurer – à son corps défendant, j’imagine – un sexe masculin dans une posture plutôt érotique et elle a la bonne idée d’en faire un pendant à lOrigine du Monde de Gustave Courbet (1866), ce qui rend son tableau plutôt amusant et sympathique. Pour autant, son intention sexiste et misandre ne doit pas être minimisée puisque ce phallus est aussi, selon l’artiste, « le procréateur d’une violence plus universelle » (ben voyons).

Le manspreading ou la quête du phallus dans les transports

J’aurai sans doute l’occasion de revenir sur la nouvelle lubie féministe en provenance du métro de New York, la « lutte contre le manspreading » (le fait que les hommes écartent spontanément les cuisses quand ils sont assis).  Ces cruches ont du mal à comprendre qu’un homme, ayant quelque chose entre les jambes, contrairement à elles, ne puisse pas physiologiquement croiser les jambes en les serrant pendant des heures entières dans les transports en commun. Ces refoulées de la bite tuent donc le temps dans le métro en matant l’entrejambe des hommes à la recherche de l’excroissance qui les fera défaillir (« Aaaaahhh, j’en ai vu !! J’ai repéré des couilles ! Aaaahh, c’est abominable ! »). On se croirait revenus chez les victoriennes du XIXe siècle (« Doux Jésus ! J’ai vu le loup ! Vite, des sels ! »).

Par contre, que le fessier de la féministe en question, quand il est oversize, prenne plus de place qu’un homme au max de l’écartement de ses cuisses et si ce dernier ne lui laisse pas son siège, là, c’est du sexisme. Normal. Au fait, la névrosée des règles, un peu plus haut, elle ne ferait pas du womanspreading, par hasard ? Quand est-ce qu’on légifère contre les femmes qui s’étalent dans l’espace public ?

Les féministes et les hommes sexistes

Le plus drôle, c’est qu’en totale contradiction avec leurs discours publics blâmant sans fin les machos, on découvre qu’en privé, les féministes elles-mêmes les plébiscitent ! C’est le résultat d’une étude sérieuse parue en juin 2018 dans le Personality and Social Psychology Bulletin (voir aussi « Les féministes trouvent les hommes sexistes plus sexy que les hommes « féministes« , en anglais). Ainsi donc, le jour elles les fustigent sur le site Zeromacho par exemple, mais le soir, elles en rêvent comme les autres et avec un vibromasseur, si ça se trouve…  Il n’y a rien de mal à faire cela, naturellement, mais pourquoi alors une telle dichotomie et un tel double discours ? Un petit problème de refoulement, peut-être ? Même si le sexisme en question est plutôt ici ce qu’elles appellent le « sexisme bienveillant » (et que les femmes normales, non féministes, appellent tout simplement le charme masculin), elles font donc mine officiellement de combattre sans répit ce dont elles rêvent en secret. Allo, docteur Freud ? Vous pourriez me dépêcher quelques flottes d’Airbus ? J’ai un paquet de patientes pour vous, là…

. 15 mars 2019 : L’envie du pénis se hurle sur les pancartes des adolescentes biberonnées au féminisme de la « marche pour le le climat » :

15 mars 2019 : L’envie du pénis s’affiche publiquement.

[à suivre…]

. Voir aussi :

  • Le clitoris comme phallus de substitution :

Des clitos, des clitos et encore des clitos

  • Le féminisme est-il un ondinisme ?

Anthologie du féminisme urinaire

  • Les règles du dégoût :

Les règles du dégoût de soi

  • Féminisme et stade anal :

Je chie donc je suis – A la découverte du féminisme intestinal

  • Retour vers l’univers néo-féministe :

L’univers néo-féministe