Jean-Patrick Capdevielle – L’Équation du Poisson Blessé (2016)

Une interview de l’artiste devant son tableau :

L’éromachie est bien présente ici, puisque les paroles de la chanson apportent un éclairage intéressant : et si les blessures du poisson christique (« ichtys ») n’étaient au final dues qu’à quelque mésaventure avec la gent féminine ?

L’équation de Schrödinger (détail de L’Équation du poisson blessé). Photo Magali Martin, 2016.

L’immiscion du Quantum Jesus ouvre une perspective sur la lumière, sur sa présence et son absence simultanées. Le christianisme étant une théologie de la lumière, il n’est donc pas si surprenant que la physique quantique lui ait été appliquée au XXIe siècle (ici par des sectes américaines).

Les thèmes de la crucifixion et/ou de la résurrection se retrouvent également dans Blood Circus (le Cirque de Sang – voir vidéo) et dans Un jour, je serai vivant (voir vidéo).

Blood Circus

Un jour, je serai vivant

. Quelques vues supplémentaires du tableau :

Les crânes de kalaos

Vol de chauve-souris

. Pour découvrir tout l’oeuvre peint de J.-P. C. :

[Peinture] – Jean-Patrick Capdevielle. L’œuvre peint

 

Jean-Patrick Capdevielle – Blood Circus (Le Cirque de Sang)

Le Cirque de Sang raconte la forme sanglante que prennent les religions (sacrifice du Christ), les fanatismes (ceintures d’explosifs) ou encore les perversions sexuelles et criminelles (serial killers). La mort est partout.

L’éromachie a laissé place ici à des allusions à la violence pure, sexuelle, fanatique, criminelle.

La figure du vampire, pour son appétence pour le sang et parce qu’elle est un double récurrent de l’auteur, fait son retour dans cette oeuvre, sous forme de cadavres de chauve-souris.

(Cliquer pour agrandir)

La Crucifixion a pris une forme androgyne – en lieu et place du corps du Christ, un sexe féminin stylisé enveloppe une sorte de caducée composé de quatre serpents entrelacés évoquant un sexe masculin à quatre têtes.  Des flammèches de sang s’écoulent, reliant les sexes.

À la jonction des quatre verges (à l’origine, cinq têtes de serpents, voir photo) est fixée une petite bouche de fontaine en forme de tête de lion. Elle peut évoquer ce qui sort d’un sexe masculin – mais pourquoi pas aussi, l’eau que le coup de lance du centurion romain a fait couler du corps du Christ sur la croix. On aurait alors le sang et l’eau qui jaillissent de la plaie du Christ.

Le sexe féminin peut également être assimilé à la blessure, au sang et aux armes de la Passion, comme le montre l’illustration dans la vidéo (miniature de la dévotion à la blessure et au sang du Christ, Psautier de Bonne du Luxembourg, 1348-1349, folio 331).

Il s’agirait peut-être au final d’une valse sexuelle sanglante impliquant les deux principes sexuels, masculin et féminin.

Mais n’y a-t-il pas d’autre issue que le sacrifice, le sang, la violence et la mort, rien d’autre que l’éternel bal des vampires où chacun n’aurait d’autre possibilité pour exorciser sa peur de la mort que de se nourrir de la vie et du sang de l’autre ?

Peut-être que si…  et ce pourrait être le message du croissant lumineux, qui depuis a reçu un tube de lumière clignotante…

 

Lux ex tenebris
(traité d’alchimie de la Renaissance)

 

Pour découvrir tout l’oeuvre peint de J.-P. C. :

Jean-Patrick Capdevielle. L’œuvre peint