Féminisme et troubles mentaux

Cette fois la coupe (l’entonnoir ou le pisse-debout) est pleine, je me décide à ouvrir cette nouvelle rubrique. Je m’efforçais jusque-là d’être magnanime (à ma manière, bien entendu, je me comprends) afin de ne pas trop prêter le flanc à l’accusation de psychophobie. Mais cette fois, la réalité ne peut plus être ignorée : le néo-féminisme n’est pas seulement une forme de bêtise crasse, il rejoint de plus en plus clairement le domaine du trouble mental. Je pense donc qu’il est grand temps de commencer à dresser un petit bilan de la situation.

Plusieurs choses semblent en effet se dessiner :

Une expression publique toujours plus hystérisée du féminisme

Les manifestations publiques du féminisme s’apparentent de plus en plus souvent à des étalages de folie incontrôlée. L’exemple récent le plus frappant est bien sûr l’inénarrable numéro d’hystérie de Solveig Halloin sur le plateau de TPMP. Bien qu’étant habituée aux délires féministes, j’avoue être restée sans voix :

[sur ce moment télévisuel hallucinant, voir aussi : Gabriel Robin, « Solveig Halloin : la France orange psychiatrique » (Causeur, 11/05/21)]

Il va de soi que je suis aussi horrifiée qu’elle par la maltraitance animale, tout comme par la torture pratiquée dans l’abattoir breton qui a donné lieu au sujet de l’émission – abattoir heureusement fermé depuis et sous le coup de poursuites judiciaires amplement justifiées. Je pense également qu’il est grand temps de faire un sérieux ménage dans le monde de l’élevage industriel et qu’il ne faut plus RIEN laisser passer en termes de souffrance animale.

Sauf que… le propos de Miss Halloin est d’un tout autre ordre. D’un combat juste, elle a sombré dans un complotisme féministe absolument délirant. Il faut savoir que la nouvelle marotte de cette féministe hardcore, c’est la « husbandry », c’est-à-dire « l’élevage comme impérialisme du mâle ». Je vous laisse apprécier le délire dans ce post Facebook ou dans cette vidéo, « Le mâle, c’est l’élevage »: « Évacuons les fécondeurs de nos corps femelles, convergeons vers les zootres pour délivrer les délivrances de l’impérialisme des mâles », « Je suis truie », « L’humanimâle cannibale s’il veut de la saucisse bouffera son pénis », etc. On relèvera dans cette dernière image le refoulé qui la travaille certainement plus que de raison.

Sa pseudo-lutte contre les souffrances animales (je dis pseudo car son comportement a surtout donné envie à plus d’un de se détourner de ce combat – l’association L214 est furieuse) n’est évidemment qu’un prétexte pour régler leur compte aux hommes et vider dans des mises en scènes cathartiques toute sa haine et sa frustration du mâle. Car la seule et vraie obsession de Solveig Halloin, ce sont les hommes. Sans doute que ses déboires avec Philippe Caubère (sa fausse accusation de viol qui lui vaudra bientôt un procès en diffamation) sont pour beaucoup dans cette volonté de purger aussi rageusement sa fureur misandre.

Au moins, reconnaissons que si elle n’est pas la première à pousser le féminisme aux confins de la folie furieuse, grâce à elle, plus personne aujourd’hui ne peut ignorer qu’une partie des féministes – et sans doute pas des moindres – est complètement cintrée. D’autant qu’elle est loin d’être seule dans cette croisade écoféministe aussi misandre que ridicule. Avec le même charabia, on a aussi Nicole Roelens : « Décoloniser nos corps femelles ».

Un petit mot en passant sur ce mème rigolo posté sur la page FB de S. Halloin suite à l’émission, en réponse à L214 qui prend ses distances et à ceux qui lui font remarquer que son hystérie est contre-productive :

L’accusation de « collabite » m’a encore fait beaucoup sourire (je ne me lasse vraiment pas de cette expression). Alors comme ça, défendre la bientraitance animale dans l’élevage et l’exposer calmement pour être entendue, ce serait être complice du « patriarcat », être coupable d’hétérosexualité ou d’homosexualité masculine ? C’est en voyant ce seul vocabulaire que j’ai compris qu’Halloin ne militait pas POUR les animaux, mais exclusivement CONTRE les hommes. Clairement, son seul problème, c’est la bite et c’est d’ailleurs un peu le cas de la plupart des féministes (voir « L’envie du pénis chez les féministes »).

Ce dernier point, cette « envie » au sens de « jalousie » envers le pénis (le fameux « complexe phallique » du docteur Freud), nous ramène à l’élément constitutif du néo-féminisme, son point focal qui affleure de plus en plus visiblement et que j’évoque régulièrement : la santé mentale des féministes et les manifestations hystériques causées par leur manque de relations affectives, et certainement sexuelles, avec les hommes notamment. Ce qui nous amène au second point :

Le féminisme lui-même comme expression du trouble psychique

La frustration affective, et même le malheur affectif, sont les moteurs de la complainte féministe – et la force du déni féministe à ce sujet n’en rend pas la chose moins criante. Le manque d’amour et d’affection jouent souvent un grand rôle dans la dépression, la maladie psychique ou les comportements auto-destructeurs. C’est aussi ce qui explique que si peu de thérapies soient couronnées de succès durables : l’homme est un animal social et aucune molécule ou discours – encore moins l’idéologie féministe – ne peuvent remplacer véritablement une interaction heureuse avec un autre humain. Je soupçonne même un cercle vicieux : si la fragilité mentale peut mener au féminisme et l’inspirer directement, c’est aussi le féminisme qui produit de la fragilité mentale. L’exemple de Solveig Halloin montre bien à quel point le féminisme semble toxique pour l’équilibre psychique et comportemental. Mais quid de l’œuf ou de la poule ?

On ne peut que constater qu’au fil des décennies, les féministes hurlent et pleurent de plus en plus fort. Plus le féminisme est dominant et même totalitaire, plus elles sont malheureuses et plus leurs larmes et leurs cris deviennent assourdissants. Jamais la féministe n’a autant tapé de crises d’hystérie, jamais elle n’a autant gémi et autant manifesté de désordres psychiques. Pourquoi ne se demande-t-on jamais pourquoi elles sont dans cet état ? Pourquoi un grand nombre de féministes – et probablement la totalité des activistes – sont-elles suivies par un psy (pour bien peu de résultats)? Pourquoi le féminisme ne pourrait-il pas tout simplement être envisagé comme une expression de la dépression féminine ? Le sujet est complexe et réclamerait des développements et des observations bien plus approfondies. Néanmoins, et en laissant de côté le fait que le mot « féminisme » lui-même désignait à son origine une pathologie (sous la plume d’Alexandre Dumas fils), quelques éléments peuvent déjà être invoqués :

  • La forte proportion de troubles mentaux attestés chez les féministes des première et seconde vagues : de Mary Richardson, la Suffragette historique (et hystérique) en passant par Valerie Solanas, complètement timbrée, le féminisme a toujours été un refuge pour les cas psy. Andrea Dworkin était également une « névrosée folle à lier » comme le dit ici Camille Paglia, sachant que, comme le rapporte également Phyllis Chesler, psychologue et ancienne féministe, « le taux de maladie mentale était particulièrement élevé chez les féministes de la seconde vague » : « Lorsqu’elle évoque la folie de certaines de ses consœurs féministes, elle sait de quoi elle parle : Je ne veux pas dire névrotique, difficile, anxieuse ou excentrique. Je veux dire cliniquement schizophrène ou maniaco-dépressive, suicidaire, toxicomane ou alcoolique, ou souffrant d’un trouble de la personnalité ».
  • La forte proportion de féministes hardcore chez les lesbiennes, dont beaucoup ont des fragilités mentales (ce n’est pas ici une critique ou une stigmatisation déplacée de ma part, c’est juste un fait, comme en témoignent les sites LGBT qui s’efforcent de prendre le problème à bras le corps: « Selon la littérature portant sur le sujet, il s’avère que la communauté lesbienne présente un plus haut taux d’anxiété que les hétérosexuelles (14,7% contre 3,8%) (Ruble & Forstein, 2007) »). Le problème est que les associations mettent toujours tout sur le compte de la « discrimination » ou de la « lesbophobie », une manière bien pratique de ne jamais envisager des causes plus profondes et donc de tenter de les traiter ; c’est toujours de la faute des autres et du « patriarcat », air connu… Il s’avère pourtant que les lesbiennes ont certaines particularités psychiques qui peuvent expliquer leurs échecs sentimentaux et les dépressions qui s’ensuivent comme l’explique avec lucidité ce site de soutien psychologique : « Une fois le couple formé, les relations entre femmes se caractérisent souvent par une grande intensité émotionnelle et une tendance à la fusion. Ce n’est pas problématique en soi, mais peut le devenir lorsque cela conduit les partenaires à se couper complètement du monde extérieur et/ou à adopter des comportements hyper-possessifs. Bien que cette réalité soit souvent occultée, la violence psychologique, verbale, physique et/ou sexuelle peut également être présente dans les relations lesbiennes ».  Ceci pour dire que la propension au féminisme extrême a souvent une base psychique (une forme d’immaturité affective) qu’il faudrait examiner de plus près.
  • Le néo-féminisme est une idéologie psychologiquement régressive, infantile, narcissique et manipulatrice. J’ai déjà abondamment parlé des obsessions sexuelles régressives (à base de clito-vulve-pisse-excréments des néofem ; voir L’univers néo-féministe) et je pense qu’un chapitre de la recherche médicale et psychologique devrait s’ouvrir sur ces fixations pouvant aller jusqu’au trouble du comportement ; troubles qui ont certainement un impact très négatif sur les relations socio-affectives de ces filles.
  • C’est d’ailleurs en référence à leur obsession pénienne et urinaire que j’ai choisi de mettre un pisse-debout rose-mauve en guise d’illustration à cet article (voir aussi : Anthologie du féminisme urinaire). Un petit entonnoir en forme de pénis sur la tête, c’est encore ce qui sied le mieux aux féministes. Il est clair en tout cas que la fixation pénienne finit par leur monter à la tête, comme on le voit avec Solveig Halloin qui voit des bites et des collabites partout, jusque dans l’agriculture.

Si l’on fait défiler la phraséologie délirante de Solveig Ouin-Ouin, telle qu’elle est compilée dans cette vidéo, on pourrait rire et penser qu’elle ne représente qu’elle-même. Ce serait faire une grosse erreur, car le fond de sa pensée est évidemment partagé par toutes les néoféministes :

Que ce soit le « patriarcalisme » (elle aurait pu dire « patriarcaca », comme ses copines coprophiles), le « fascisme écocidaire » (voir la secte écoféministe), la « révolution féministe », « les institutions patriarcales » (cf. le « patriarcat »), « on est violées toutes les secondes » (cf. la « culture du viol »), « jamais la condition des femmes n’a été pire qu’aujourd’hui » (cf. [Désespoir et solitude] – Le féminisme en échec), « iels n’ont pas le temps » (idéologie du genre et écriture inclusive), « la phallussieuse déclaration unicervelle des droits du zob » (cf. « l’envie du pénis »), « NousToutes contre les maisons closes », « les femmes sont silenciées » (gros lol), tout le catalogue de la paranoïa néo-féministe se trouve concentré chez elle. Mais il ne faut pas s’y tromper : elle n’est que la quintessence et la représentante de toutes les autres.

Le livre noir du féminisme

D’où peuvent bien venir un désespoir, une dépression, une misandrie aussi partagés ? Pourquoi les femmes sont-elles toujours plus nombreuses à pleurnicher dans les rues après un siècle de féminisme et après que l’égalité des droits ait été actée dans tous les pays développés ? On peut même facilement prédire que plus le féminisme fera sa loi partout, plus les cohortes de filles hystérisées et en pleurs s’élargiront et plus les consultations psy exploseront. Pourquoi alors les féministes ne se posent-elles jamais les bonnes questions ? Pourquoi ne tirent-elles pas un bilan objectif de la situation dans lequel le féminisme les a plongées ? Cette situation est pourtant là, sous leurs yeux :

  • Une explosion des familles monoparentales (habituellement la mère) et donc de filles sans père et sans repère masculin positif et structurant. Comment se construire quand on n’a pas eu de père ? Pourquoi la plupart des lesbiennes et des féministes hardcore ont-elles en commun de n’avoir pas eu un père ayant assumé son rôle ? QUI n’a eu de cesse de démolir les pères et les a poussés à la démission ? (démission du père qui n’est pas nécessairement la seule faute de la mère, rappelons-le, puisque c’est aussi la culture féministe qui incite les pères à abandonner leur progéniture).
  • Une explosion de la misère et de la précarité des mères célibataires livrées à la violence de leurs enfants, de leurs rencontres passagères, aux petits boulots ingrats, à l’épuisement physique et psychologique. QUI a consciencieusement sapé les bases de ce qui les protégeait jusque-là et leur assurait une vie plus paisible, tels que le couple, la famille, le mariage ? Qui peut prétendre qu’une femme de ménage de banlieue élevant seule ses enfants qui dealent au pied des tours est plus heureuse que la même qui travaille à mi-temps avec un mari et père qui joue son rôle ? Les féministes essaient de le faire croire, mais la réalité les contredit chaque jour.
  • Des femmes qui souffrent amèrement d’un célibat subi et qui souvent s’éternise. J’ai commencé à en parler dans cet article : [Totem et tabou] – Féminisme et célibat. De nouveau : QUI fait l’apologie continuelle du célibat féminin et pousse les jeunes femmes à fuir les couples stables ? Les féministes, encore et toujours. Hier encore, je voyais passer le dernier roman de Marcela Iacub, tout un (triste) programme : En couple avec moi-même, Paris, Léo Scheer, 2020 : « Après son divorce, une quadragénaire s’apprête à chercher un nouveau conjoint. Elle ignore qu’elle ne vaut plus rien ou presque sur le « marché matrimonial », ainsi que les difficultés relationnelles en tout genre qui l’attendent. Or, loin de se résigner, l’héroïne de ce récit trouve une solution révolutionnaire : se mettre en couple avec elle-même. Elle ne se contente pas de trouver le bonheur de cette curieuse manière ; désormais, elle est persuadée qu’à l’avenir, chacun comprendra que cette recette est la seule viable pour l’humanité tout entière. » Super, trop bien ! Voilà où le féminisme nous conduit tous : une dystopie cauchemardesque. Marcela Iacub fait ici la banale expérience de ce que la féministe écervelée ne voit jamais venir : le fameux « mur » de la quarantaine, le moment où elle cesse subitement d’être la reine du bal et où elle réalise qu’il ne lui reste plus que ses yeux pour pleurer.

Comment aller bien psychiquement quand on est victime du féminisme avant même d’être née ? Mais au lieu de remettre en question les balivernes qu’on leur a vendues, ces filles vont s’enfoncer toujours plus profondément dans leur malheur, rejetant violemment toute perspective d’interagir positivement avec le sexe opposé, hurlant à la « colonisation de leur corps », mais volant de PN en PN pour finir seule et amère – car oui, la féministe de compétition, ignorant ou méprisant les « hommes du milieu », n’est attirée QUE par le PN, le bad boy, l’homme à femmes, le séducteur beau, riche et charismatique ; mauvais plan qui la laisse immanquablement en mille morceaux. Il ne lui reste alors, une fois passée la quarantaine, encore plus si elle est seule et sans enfants, qu’à brandir un panneau féministe dans la rue ou à faire couple avec elle-même. L’avenir des psy semble donc assuré. C’est bien le seul.

La réalité des chiffres : plus le féminisme s’impose et plus les femmes sont dépressives et malheureuses

Comme je l’évoquais dans mon article sur Féminisme et célibat, le bilan du féminisme sur l’état psychologique et l’indice de bonheur des femmes n’est jamais établi par les départements d’études de genre – normal, puisque ceux-ci sont tous aux mains des féministes. Ce bilan affleure cependant dans les publications des chiffres sur les taux de dépression dans la population féminine des pays développés, sur plusieurs générations, avant et après le féminisme, et il est sans appel : plus un pays est égalitaire et féministe et plus les femmes y sont malheureuses. Contre-intuitif, isn’t it ?

Ces chiffres sont commentés dans cet article de Scott Yenor, « The data is in: women aren’t happy », The American Mind, (09/10/20), traduit en français par Aristide R., ici : « Les chiffres sont là : les femmes ne sont pas heureuses » (14/11/20).

Il en ressort très clairement que si une minorité de femmes trouve vaguement son compte dans le féminisme (certaines femmes de carrière, une poignée de favorisées ou de hauts revenus), la majorité des femmes subit et souffre de cette idéologie contre-nature qui les pousse à multiplier les coups d’un soir, à s’éreinter dans des jobs mal payés, à ne pas avoir d’enfants ou pas de temps pour s’en occuper et à ne pas pouvoir fonder de vie de couple équilibrante.

  • La réalité est que plus les femmes ont le choix et plus elles demandent des temps partiels (ce qui tombe sous le sens, c’est d’ailleurs mon cas), mais les féministes continuent de prétendre que le temps partiel est une contrainte.
  • Plusieurs études montrent que plus une femme a de partenaires sexuels, plus son indice de dépression est grand et plus elle prend d’antidépresseurs (cette étude et celle-ci). Il faudrait voir en détail ce qu’il en est exactement de la causalité ou de la corrélation entre les deux (quid de l’œuf ou de la poule), mais le fait est que la femmes dépressives ont davantage de partenaires sexuels que les autres. Selon les statistiques, on apprend aussi que les femmes, contrairement aux hommes, ne rêvent pas d’avoir des dizaines de partenaires sexuels dans leur vie : la plupart en souhaitent seulement deux !
  • Dans une étude menée en 2009 par deux chercheurs américains, ceux-ci ont observé « le paradoxe du déclin du bonheur féminin » : plus un pays est moderne et industrialisé, plus les femmes y sont malheureuses, et c’est même de pire en pire. Malgré la pression de la pensée dominante et le culte du féminisme, ils sont bien obligés de conclure du bout des lèvres que « les changements apportés par le mouvement des femmes peuvent avoir diminué le bonheur des femmes » (p. 28). Ils relèvent aussi, sans oser creuser plus avant et avec une périphrase – car ce n’est pas politiquement correct –, que les femmes au foyer se disent plus heureuses que celles qui travaillent : « la corrélation entre le bonheur et le bonheur conjugal est plus faible pour les femmes qui travaillent que pour celles qui sont des épouses au foyer » (p. 28). Quelle claque pour les féministes !
  • Une  autre méta-analyse de 2017 « révèle qu’environ 10% des femmes souffrent de dépression, contre seulement 5% des hommes. L’écart est (« de manière contre-intuitive », selon les auteurs) plus important dans les pays qui mettent davantage l’accent sur l’égalité des sexes. » Mais lol !
  • « Dans les méta-analyses portant sur la dépression sévère, les différences entre les sexes concernant le diagnostic de dépression étaient plus importantes dans les pays où les femmes avaient davantage de contrôle sur leur fécondité, occupaient plus de postes à responsabilité et étaient plus proches des hommes en termes de niveau d’études ». Et encore : « Des différences plus importantes entre les sexes en termes de dépression sévère ont été constatées dans les pays où l’égalité des sexes est plus grande et dans les études les plus récentes ».
  • Les pourcentages de femmes dépressives se sont envolés : 22% en 2012 contre 6 à 8% auparavant. Ceci est confirmé par de nombreuses autres études (voir article) : plus les pays sont avancés et plus les femmes sont dépressives, contrairement aux hommes. [C’est là où on pourrait se demander si le féminisme ne serait pas au final un complot des hommes contre les femmes, ha ha. En tout cas, elles sont clairement les dindons de la farce.]
  • Les chiffres de la consommation d’antidépresseurs explosent chez les femmes (voir article), principalement les femmes blanches, les plus exposées à la dictature idéologique du féminisme.
  • Les chiffres du suicide vont dans le même sens : les femmes se suicident de plus en plus et commencent à rattraper les hommes. Il en va de même des tentatives de suicide féminines et des transferts aux urgences qui ont plus que doublé.

Il apparaît donc clairement que les filles, petites filles et arrière petites-filles des féministes des première et deuxième vagues sont beaucoup, beaucoup plus malheureuses que ces dernières : quelle arnaque, mais quelle tromperie que ce féminisme !

Comme l’écrit l’auteur de l’article : « Tous les phénomènes sociaux sont infiniment complexes. Le féminisme est loin d’être la seule raison pour laquelle les femmes sont plus malheureuses, plus déprimées ou plus suicidaires que par le passé. Cependant, si les données pointaient dans la direction inverse, les féministes utiliseraient celles-ci pour vanter leurs succès. Comme les données vont à l’encontre de ce qu’elles attendaient, elles y voient un paradoxe. » Un « paradoxe »… euphémisme pour ne jamais nommer la réalité et l’échec patent de leur matraquage.

Je termine avec sa conclusion : « Le caractère inadéquat du féminisme est largement ressenti, bien que rarement exprimé. Dans tout le monde occidental, le discours officiel présente la femme carriériste, libérée – la Femme Indépendante – comme le modèle de l’épanouissement et du bonheur féminin. Ce discours officiel est en contradiction avec ce que souhaitent de nombreuses femmes. »

Femmes que les féministes n’ont de cesse de harceler et de contraindre à les suivre de force dans leurs aspirations égocentriques et leurs névroses de bourgeoises favorisées. N’oublions pas que Simone de Beauvoir était l’incarnation même de ce nouveau communisme :

B. Friedan, S. De Beauvoir, « Sex, Society and the Female Dilemma », Saturday Review, June 14, 1975, p. 18.

[à suivre…]

  • Voir aussi :

. Sur les féministes qui ne voient jamais venir le retour de bâton :

[Marâtres, sorcières et rivales] – Blanche-Neige et les féministes

Ce printemps 2021 voit fleurir une nouvelle offensive de la « cancel culture » américaine. Les féministes bigotes, misandres et anti-hétérosexualité s’en prennent cette fois-ci au baiser du prince charmant au prétexte que, étant plongée dans un sommeil éternel, Blanche-Neige n’aurait pas été invitée au préalable à signer une attestation en bonne et due forme comme quoi elle consentait à ce que son amoureux effleure ses lèvres :

Au nom de leur prétendue « culture du viol », les féministes viennent encore se poser en défenseurs de la pauvre victime soumise aux assauts du mâle blanc, hurlant comme devant au harcèlement sexuel et au forçage de consentement – en totale incompréhension, naturellement, des ressorts narratifs et symboliques du conte.

Il ne s’agit, une fois de plus, que des habituelles récriminations des frustrées hystériques qui font fuir tous les mâles, puis s’étranglent de rage à l’idée que de jeunes et jolies femmes puissent encore bénéficier de l’intérêt d’un homme – ou du « male gaze », le fameux regard masculin désirant. Une frustration qui les rend folles de jalousie, en vérité, mais elles préféreraient mourir que de le reconnaître. Alors c’est bien connu, la meilleure défense, c’est l’attaque.

  • Néo-féministe et reine-sorcière, même combat

Car il ne faut pas en douter, la « sororité » n’existe pas ; seule la compétition sexuelle existe. Et plus particulièrement, la « compétition intra-sexuelle », à savoir les femmes qui se jalousent et se concurrencent férocement entre elles : le thème même du conte populaire Blanche-Neige ; la haine assassine de la belle-mère n’étant motivée QUE par la jalousie et l’envie de détruire sa jeune rivale qui la surpasse en beauté. Et s’il y a bien une chose que les féministes ne supportent pas, ce sont justement les jeunes et jolies femmes qui pratiquent l’hétérosexualité, crime par excellence de lèse-lesbienne. Si en plus elles sont blanches, et que c’est même inscrit dans leur nom… on n’en parle même pas ! Il faut bien comprendre que cette fureur contre la jeunesse et la beauté féminines, incarnée ici par la sinistre sorcière de la version Disney, est un caractère tout aussi récurrent chez la néo-féministe :

  • « Nous sommes les petites-filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler », clament-elles…

Les féministes se revendiquent sorcières et on ne les contredira pas totalement sur ce point. Je réalise qu’en écrivant mon article sur les sorcières, j’en avais oublié la plus typiquement féministe d’entre elles. Où donc avais-je la tête… Elle était pourtant là, sous mes yeux, leur mère ou leur grand-mère à toutes :

La féministe, euh, la sorcière de Blanche Neige

Si dans le conte des frères Grimm (1812), lui-même inspiré de légendes germaniques anciennes, la sorcière n’apparaissait pas (il s’agissait seulement d’une figure de paysanne), celle-ci en est devenue un des personnages les plus marquants depuis le célèbre long-métrage d’animation de Walt Disney, Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), considéré à juste titre comme un chef d’oeuvre et un monument de la culture occidentale – d’où la rage destructrice de nos cancelleuses.

Dans le conte, la reine incarne la marâtre, la belle-mère de la princesse Blanche-Neige, maladivement jalouse de sa jeunesse, de sa beauté et de l’avenir radieux qui l’attend avec son prince. Dans la version de Disney, « la sorcière est la seconde identité de la reine, qui décide de se transformer afin que Blanche-Neige ne la reconnaisse pas. La vieille femme est une sorcière cruelle et manipulatrice, prête à tout pour arriver à ses fins mais qui sera finalement battue par les nains ».

Méchante, jalouse, aigrie, manipulatrice, ne supportant pas qu’une jeune et jolie femme reçoive un baiser de son prince… on voit déjà se profiler les principaux traits de caractère de la néo-féministe. Si la « culture du viol » avait été à la mode dans les années 30, nul doute que l’infâme reine-sorcière aurait hurlé au harcèlement sexuel ou au viol pour délégitimiser et bannir le malheureux prince, laissant en prime pour morte la pauvre Blanche-Neige.

« Qu’il me baise des baisers de sa bouche » (Cantique des cantiques 1, 1)

Le thème du baiser du prince, qui sort la princesse de son sommeil éternel, ne figurait pas dans les versions anciennes ; il n’est introduit que dans une première version cinématographique de 1913, que Disney reprendra en 1937. Dans les contes anciens, c’était soit un porteur du cercueil de Blanche-Neige trébuchant sur une racine, soit le prince en soulevant son buste, qui délogeaient involontairement le morceau de pomme empoisonnée coincé dans sa gorge, lui permettant alors de se réveiller.

C’est donc un script de 1934 qui apporte ces particularités :
. La reine ne se déguise plus en vendeuse mais se transforme en sorcière.
. Une seule tentative de meurtre par le chasseur et une d’empoisonnement avec la pomme, alors que dans le conte d’origine, la reine s’y reprend par trois fois pour supprimer Blanche-Neige.
. La léthargie stoppée par le baiser du prince et non par le rejet du morceau de pomme.

Il faut savoir également que la fameuse scène du baiser délivrant la princesse est un emprunt à l’histoire de La Belle au bois dormant. Il s’agit d’un thème romantique qui plonge ses racines dans les tréfonds de l’âme et du sentiment humains, comme en témoigne également cette oeuvre préraphaélite anglaise :

Henry Meynell Rheam, The Sleeping Beauty, 1899 (Collection privée)

Le physique de Blanche-Neige, dans le film de Disney, a été inspiré, entre autres, par Hedy Lamarr, actrice oubliée d’une immense beauté, qui partageait avec l’héroïne des lèvres vermeilles, une peau diaphane et des cheveux de jais (le rouge, le blanc et le noir, les trois couleurs principales de la symbolique ancienne, que l’on retrouve aussi dans la pomme rouge, la sorcière noire et le nom de Blanche-Neige). Elle est également connue pour avoir été l’une des toutes premières actrices à tourner nue (dans le film Extase, 1933), provoquant le scandale. Parce que les néo-féministes haïssent la beauté et la nudité féminines, je lui rends donc hommage ici :

Hedy Lamarr, une des inspiratrices de Blanche-Neige
  • Reine-sorcière, féministes et poisons

Dans le film, la reine devient laide et menaçante après avoir mélangé ses poisons et ce sont ses potions magiques qui la transforment en vieille et maléfique sorcière. J’avais déjà relevé que si, dans l’histoire, les femmes utilisent habituellement le poison pour commettre leurs homicides (les empoisonneuses célèbres éliminent ainsi leurs amants, maris, fils, etc.), la néo-féministe d’aujourd’hui recourt tout autant au poison : celui des fausses accusations, des lynchages médiatiques, des chasses à l’homme sur les réseaux sociaux… Manière plus contemporaine mais toujours aussi efficace d’actualiser l’arme féminine bien connue du commérage et de la diffamation, dont les conséquences peuvent être aussi dramatiques qu’un assassinat en bonne et due forme – sinon que le poison de l’accusation sans preuves étant une arme lente, la mort par suicide, déclassement social, dépression ou autodestruction arrive de manière différée. Le crime parfait, en quelque sorte :

  • Le deux poids-deux mesures des néo-sorcières

Les féministes s’offusquent du baiser d’un amoureux – dans l’histoire, Blanche-Neige et le prince sont déjà amoureux l’un de l’autre car ils ont fait connaissance avant les manigances de la reine-sorcière –, mais ne pipent pas mot des tentatives de meurtre répétées de cette dernière. Elles restent résolument aveugles à la jalousie, la cruauté, la mesquinerie, la manipulation, la haine ou la volonté de tuer qui peuvent animer une femme vis-à-vis d’une autre femme. Les exemples de « féminicides » commis par des femmes sur d’autres femmes ou sur des petites filles ne manquent pourtant pas, mais elles n’ont jamais rien à en dire, curieusement.

Ce conte propose d’ailleurs une forme si archétypale, si profondément ancrée dans les mœurs et les esprits de la manipulation et de la compétition féminines que les féministes ne le remarquent même plus – ou alors elles font semblant. D’ici à ce qu’elles se reconnaissent elles-mêmes dans la sorcière jalouse aux envies destructrices face à la concurrence, il n’y a qu’un pas, que je serais assez tentée de franchir…

[à suivre…]

  • Pour aller plus loin…

. Sacha O., une de mes amies Facebook, revient à sa manière sur l’affaire Blanche-Neige et sur les parallélismes (pas si inattendus que cela) entre wokisme et islamisme :

« Pour une fois, il faut remettre ce qu’on appelle aujourd’hui « contes » dans leur contexte historique. A l’origine ils n’ont pas été écrits pour des enfants ; si vous reprenez vos Lumières dans les textes, les enfants n’ont aucun intérêt pour personne avant le milieu du XVIIIe. Les seigneurs ont besoin d’un mâle pour transmettre les biens et les titres, si c’est une femelle, elle aura l’utilité de nouer des alliances politiques à travers des mariages, les autres sont envoyés dans les armées et les couvents afin d’éviter partages des héritages et dots à payer. Les enfants des gueux quant à eux sont des bouches inutiles à nourrir et sont placés en apprentissage dès que c’est possible.
La majorité de la population n’a pas de livre, excepté parfois un livre de prières ; le livre est un bien précieux, rare, réservé à une élite lettrée qui se nourrit de symbolique et ça n’est pas un objet qu’on va donner à un enfant. Personne ne s’attarde le soir à lire de conte à un enfant chez les puissants qui ont des nourrices qui se chargent des besoins essentiels des mioches, quant aux gueux ils n’ont pas les moyens de dépenser une chandelle pour lire. De manière générale, on ne s’attache pas aux enfants parce qu’il en meurt presqu’autant qu’il en nait.
Les fameux contes, de Perrault notamment, sont rédigés pour des adultes précis, et écrits pour remercier des protecteurs. En effet, ceux que nous appelons « artistes » aujourd’hui, ne vivaient de leurs arts que grâce aux bienfaits de leurs mécènes qu’il fallait remercier. Pour ce qui est des textes en eux-mêmes, je vous renvoie à Ovide et Esope, je suis suffisamment flemmarde pour vous ne pas faire l’étude de textes ^^
Avec le temps, ces textes pour adultes ont été édulcorés, moralisés, symbolisés, et c’est ainsi que l’imaginaire des sociétés occidentales s’est construit avec des références simples au bien et au mal (je résume, hein…).
Pourquoi les wokes et leurs nouveaux alliés (dont je parlerai plus tard) s’acharnent-ils à détruire tout ça ? Parce que dans le monde des wokes, il est interdit d’avoir des rêves, seules les névroses de femmes à pénis et de reines d’Angleterre nigérianes sont autorisées. Ils redistribuent leurs cartes du bien et du mal et imposent leur réalité d’aliénés. Et comme nous en avons souvent parlé avec mon amie Éloïse, ils trouvent de parfaits alliés dans l’univers de la religion dont on ne doit pas dire le nom.
En effet, il n’existe pas de contes et légendes qui construisent les enfants dans le monde musulman, tout l’imaginaire est relatif à la religion et n’est pas censé être imaginaire, mais réel. Les enfants se construisent sur un monde de terreur, dans lequel on ne joue pas, duquel on ne s’évade pas, et les références sont très particulières. Comme dans Sa Majesté des Mouches, les garçons sont très vite livrés au groupe et à la rue ; quant aux filles, collées aux culs de leurs mères, elles apprennent le métier d’épouses, de gardiennes du foyer et de la foi (revoir les vidéos d’apprentissage de Asif Arif ou de Bajrafil). L’imaginaire est fait d’imitations, de peurs et de frustrations. Comme pour les woke, le réel devient une névrose dont on ne s’échappe pas et où tout est possible, même le pire. »