[Manifeste]– L’antiféminisme est un humanisme

Subissant depuis plusieurs mois le harcèlement d’une représentante honteuse (car non assumée) du conformisme intellectuel de gauche, j’ai décidé de mettre à profit cette mésaventure pour revenir, non seulement sur le verbiage superficiel et les marques d’infâmie distribuées au fusil automatique par ce modèle de robot idéologique mais, d’une manière plus générale, sur cette tactique de la gauche visant à disqualifier en l’extrême-droitisant toute personne qui ne récite pas le bréviaire de la complainte anti-patriarcale universelle.

J’ai eu droit à des qualificatifs aussi invraisemblables que « suprématiste blanche », « identitaire d’extrême-droite », « quasi-apologiste du viol »… et même « représentante de la sociobiologie » et de son « masculinisme gras », ce qui en dit long sur la panique intellectuelle de ce genre d’individu. Bien entendu, je pourrais ignorer ces miasmes qui semblent davantage ressortir de régurgitations éthyliques que de réflexions véritablement construites et argumentées, mais comme je pense avoir compris que, quoi que j’écrive désormais, ces insultes ne cesseraient pas, je me sens tenue d’expliquer à nouveau pourquoi je suis devenue antiféministe, en quoi la névrose et la haine féministes ont agi sur moi, et continuent chaque jour d’agir, comme un puissant repoussoir et en quoi mon antiféminisme n’a rien à voir avec la misogynie, l’identitarisme ou je ne sais quelle posture d’ultra-droite – mais tout avec l’humanisme.

Le « wokisme » est l’enfant monstrueux du féminisme et du gauchisme

On pourrait même presque dire que le « wokisme » est l’enfant monstrueux des amours hermaphrodites du féminisme avec lui-même, tant la totalité de ses délires proviennent en droite ligne de cette idéologie. Si le gauchisme l’a ensemencé, c’est bien le féminisme qui a généré, mis au monde, puis nourri et développé le wokisme. Sans des décennies de matraquage féministe victimaire, nous n’en serions évidemment pas là aujourd’hui. Car d’où viennent l’écriture inclusive, la misandrie délirante, la « déconstruction de l’homme blanc », les crachats sur la culture occidentale, la défense du voile jusqu’au Conseil de l’Europe, le féminisme indigéniste, etc., sinon du féminisme lui-même ? Et il y en aurait encore pour croire sérieusement que tout cela procèderait de la génération spontanée ? Quand cessera-t-on de se cacher derrière son petit doigt, quand reconnaîtra-t-on les véritables sources idéologiques du wokisme, quand nommera-t-on enfin les choses ? Comme d’aucuns l’ont fait remarquer, si le pseudo-pronom « iel » vient tout juste d’entrer dans La.e Gros.se Robert.e en ligne, un dictionnaire dirigé par une féministe assumée, le mot « wokisme » n’y figure pas… comme c’est curieux.

Quand comprendra-t-on également que le féminisme n’a pas fait que « libérer » les femmes (je mets des guillemets parce que mes grands-mères et arrières grands-mères n’avaient absolument rien de femmes opprimées), il les a aussi rendues plus que jamais dépressives et geignardes ? Non seulement sainte Simone n’a pas fait descendre le bonheur féministe sur terre, mais la société toute entière se trouve aujourd’hui emportée malgré elle dans le torrent de boue de la déconstruction néo-féministe.

Le féminisme victimaire est une indignité qui conduit à la défaite morale

Le victimisme – que j’ai rebaptisé « victimitude », un trait de caractère qui me répugne profondément –, est au cœur de la psychologie manipulatrice et régressive néo-féministe. Le victimisme est ce qui autorise des cohortes de féministes, au nom de leur auto-identification comme « victimes des hommes » ou « du patriarcat », à harceler et déverser leurs tombereaux de haine et de ressentiment sur la masculinité tout entière ou sur quiconque ne se met pas à genoux devant leur autoritarisme et ne les célèbre pas ad libitum comme de précieuses et saintes martyres. Un simple revers amoureux ou une banale vexation suffisent naturellement à faire d’elles les victimes expiatoires de la « domination masculine », leur fantasme préféré, et à mettre en branle leur machine à crachats et à revendications farfelues.

Comme l’écrivait Peggy Sastre, commentant une étude scientifique sur les profils victimaires : « Tout en exigeant de tout le monde une compassion absolue pour ses moindres bobos, on ne daigne se mettre dans la peau de personne. Un « tout m’est dû » qui se transforme en « j’ai tous les droits », y compris et surtout de me comporter comme le dernier des psychopathes » – et j’ai pu en observer cette année quelques exemples édifiants.

Confrontée moi-même au cours de mon existence à des revers avec la gent masculine – ce qui est le lot de tout un chacun, la vie amoureuse étant rarement un champ de roses –, j’ai pu croiser la tentation, tout au moins je l’ai observée chez d’autres, de sombrer dans le féminisme misandre et revanchard afin de purger mes envies de vengeance. Mais cette facilité m’a toujours rebutée : j’ai immédiatement confronté cette tentation, cette paresse morale, à ma formation humaniste, au cours de laquelle on m’avait appris que condamner quelqu’un sur la base de son sexe s’appelait du sexisme et contrevenait au principe universel d’égalité tel que nos sociétés l’ont validé ; je n’ai donc jamais pu m’abaisser à cette indignité. Pour les mêmes raisons, on ne me verra jamais juger une personne sur sa couleur de peau. C’est encore la raison pour laquelle, sur ce site, je prends toujours soin de parler de féministes et non pas de femmes ; je distingue parfaitement les deux – l’idéologie gauchiste et victimaire d’un côté et le sexe biologique de l’autre : je suis antiféministe mais pas misogyne.

Le néoféminisme dans toute sa laideur raciste et sexiste.

Je ne suis pas masculiniste, je suis humaniste

J’en arrive à la question du masculinisme, que j’ai déjà évoquée sur ce site, mais comme ma harceleuse n’a de cesse de me traiter de masculiniste, je me dois de refaire un point sur cette question.

Je ne suis pas masculiniste, puisque le masculinisme concerne essentiellement des mouvements d’hommes, voire de pères, des plus modérés aux plus radicaux. C’est ainsi que les MGTOW par exemple, n’acceptent pas les femmes dans leurs cercles militants (ce qui est parfaitement leur droit au demeurant ; les féministes font bien la même chose dans leurs propres cercles non-mixtes).

Je ne suis ni féministe ni masculiniste, je suis antiféministe parce qu’humaniste. Je récuse toutes les haines, la misandrie comme la misogynie, même si j’aime bien rire ponctuellement d’une blague misogyne ou misandre (ben oui ! On n’est heureusement pas encore en dictature !). Je suis simplement l’amie des hommes, « Moi les hommes, je les aime », comme dit T. Hargot et je continuerai à dénoncer l’idéologie misandre, car au stade où en est arrivé ce féminisme délirant, il ne s’agit évidemment plus du tout d’humour.

Le procédé qui consiste à traiter de « masculiniste » toute personne, homme ou femme, qui dénonce la folie idéologique du féminisme du genre ou les campagnes de harcèlement contre les hommes (telles que les accusations de « masculinité toxique » ou l’entreprise totalitaire de « déconstruction de l’homme blanc ») n’a aucun sens et relève exclusivement de l’insondable bêtise féministe victimaire. À ce titre, j’ai d’ailleurs l’honneur de figurer sur ce tableau de chasse aux côtés d’Élisabeth Badinter, qui elle-même se fait traiter de masculiniste depuis près de 20 ans – depuis son excellent livre Fausse Route, que je recommande chaudement et qui a été ma première lecture en français sur le sujet. Le gauchisme finit toujours par traiter de fascistes ceux à qui il doit tout, c’est un grand classique.

Le mot « masculinisme » a été créé par les féministes à la seule fin de disqualifier toute parole osant s’opposer à leur propre tentation suprématiste sur la base de leur paranoïa identitaire (moi aussi, je peux resservir ce concept; j’envisage d’ailleurs d’inscrire dans ma taxonomie une espèce de néofem nouvellement identifiée par mes soins : la « néo-féministe identitariste », un spécimen qui ne se déplace jamais sans sa machine à étiqueter et qui voit de l’extrême droite partout) : le féminisme est une idéologie victimaire qui ne sait que tirer des traites à vie sur sa prétendue oppression plurimillénaire (et même au delà, car en cherchant bien, la protozoaire femelle doit bien souffrir elle aussi d’une quelconque charge mentale ou pis encore, de viol domestique). Moins cette domination masculine existe réellement, plus la névrose augmente et plus les féministes hystériques grimpent dans les tours, un phénomène observé depuis longtemps maintenant.

La féminité n’est pas le féminisme, la masculinité n’est pas le masculinisme, la virilité n’est pas le virilisme

Dans la bouillie intellectuelle à laquelle j’ai dû me confronter, j’ai vu passer ces mots-valises jetés à la figure comme autant de boules puantes par la petite intelligentsia gauchiste qui sévit notamment sur France Culture : « virilisme », « néo-virilisme », « masculinisme », « néo-masculinisme », « gnn, gnnn, on a vu la diaaaable ! ».

Systématiquement, ces mots sont utilisés comme des épouvantails, sans même que les féministes en question sachent exactement de quoi elles parlent. Chacune en a sa propre définition plus ou moins délirante – mais toutes semblent communier à une identique névrose sexuelle de type freudien qu’il serait intéressant de creuser plus avant (cf. « L’envie du pénis »). Quand on en arrive à voir des pénis jusque dans le nez des hommes et à taper sa crise de jalousie pour cela, c’est qu’il est grand temps de consulter. Pourquoi les mots de virilité et de masculinité font-ils automatiquement partir en vrille l’armée des mal-baisées dans son ensemble et pourquoi leur font-ils rajouter un « isme » à chacun ? La réponse est dans la question, mais j’y reviendrai une autre fois. En attendant, je citerai simplement Natacha Polony, du temps où elle faisait courageusement « l’éloge de la virilité » (ce qui lui a valu à elle aussi une solide réputation de « masculiniste ») :

« J’ai moi-même choisi, je le confesse, de vivre avec un spécimen en voie de disparition, un de ces authentiques machos que la modernité féministe voue aux gémonies et condamne aux oubliettes de l’histoire. Un être qui ne repasse pas ses chemises, qui paie l’addition au restaurant et propose de m’accompagner dès que je fais un pas dehors, de peur qu’il ne m’arrive quelque chose. Un être qui pique des colères noires et veut toujours avoir raison, et qui fait tout à ma place parce qu’il estime que, par principe, il le fait mieux que moi. Un homme, dans toute son horreur. Un homme, sensuel et râleur, si différent de ce que je peux être et si proche de ce en quoi je crois. Un homme dans le regard duquel je lis que je suis une femme.
« Je l’avoue, j’aime l’altérité. J’aime cette différence essentielle qui fait que lui et moi sommes humains sans être semblables. J’aime ces jeux de domination qui nous font nous provoquer et nous affronter, chacun cédant tour à tour devant l’autre, chacun confrontant ce qu’il est à l’inconnu de l’autre. J’aime enfin découvrir à travers notre altérité ce qui nous unit et nous rend l’un à l’autre indispensables. Rien n’est plus destructeur du désir que l’abolition des frontières, le lissage minutieux des aspérités au nom de notre incapacité millénaire à penser la dualité.
« Messieurs, ne soyez pas dupes des injonctions contradictoires des femmes. Elles vous parlent d’égalité, de partage des tâches, elles se veulent libres et indépendantes. Et c’est en effet ce dont elles ont besoin. Comme elles ont besoin de cette figure rassurante de l’homme protecteur, autoritaire, assumant ses devoirs et symbolisant la loi ; l’homme qu’on vous a sommés de ne plus être. Ne soyez pas dupes des discours ambiants qui vous intiment l’ordre de vous renier au nom du métissage du féminin et du masculin dont on veut vous faire croire qu’il constitue le stade ultime de l’humanité, comme la seule chance d’abolition des souffrances de tant de femmes. Il n’est sans doute pas de pire ennui pour une femme que de se trouver face à cet homme insipide et morne qui a si bien appris sa leçon de féminisme et demande respectueusement l’autorisation pour tenter quelque trace de séduction, cet homme un peu ridicule qui use de crèmes antirides et d’autobronzant, cet homme pathétique qui n’éprouve pas le besoin de se lever pour une femme enceinte ou d’offrir sa veste à une belle en robe légère. Car quel geste plus beau que cet enveloppement tendre et puissant de celui qui dépose sur des épaules un peu de chaleur et de protection ?
« La virilité est une forme de confiance, de force tranquille ; ce qui signifie que l’époque actuelle, dans sa volonté de criminaliser toute résurgence du patriarcat honni, a rompu le charme et fait des hommes des êtres en doute perpétuel. »
(Extrait de L’homme est l’avenir de la femme, Paris, 2008, p. 244-247).

Dans cet article du Figaro, « Eloge de la virilité », N. Polony revenait sur « l’homme normal », celui qui est devenu aujourd’hui la cible en état de sidération d’une armée déchaînée de harpies vengeresses ne sachant plus très bien elles-mêmes ce qu’elles lui reprochent au juste (« trop homme, pas assez homme, trop viril, pas assez viril, trop dominateur mais lâche et sans couilles », etc.). Il lui est impossible de s’y retrouver devant tant d’injonctions contradictoires :

« Mais en cette période d’éruption générale, on ne peut retenir une pensée émue pour un être dont le sort n’a que peu de chances d’émouvoir les modernes porte-paroles de la souffrance féminine : l’homme normal. (…) L’homme normal, c’est celui qui sait se comporter correctement avec les femmes. Et peut-être serait-il opportun de rappeler à certaines héritières exaltées de Fouquier-Tinville qu’il représente la majorité de l’espèce.
« Pourtant, cette façon d’être homme qu’a voulu inventer l’Occident à travers la figure du chevalier des romans courtois ne mérite pas l’opprobre à laquelle on la voue. Les valeurs chevaleresques sont l’inverse de la brutalité. Elles invitent à maîtriser ses pulsions pour ne jamais abuser de sa force, mais la mettre au service des faibles. Non pas, comme on l’entend trop souvent, une obligation d’être fort, mais une façon de dépasser le désir par le langage et la conquête. L’homme qui offre sa veste à une belle en robe légère ou qui lui tient la porte n’affirme pas une domination ancestrale. Il joue un rôle face à un être qui est son égal, et qui lui répond. Et chacun peut choisir de transgresser, d’inverser les rôles ou de les subvertir. Le contraire des immondices d’un Harvey Weinstein, pitoyable impuissant cherchant à posséder pour ne jamais se mettre en danger. Car le désir réciproque est une mise en danger. Et la virilité, la vraie, relève de cette prise de risque.
« Mais les pudibonds qui pensent régler le problème en séparant hommes et femmes, parce que les uns seraient des porcs incapables de se maîtriser et les autres des proies potentielles, nous préparent un monde à la fois sordide et dangereux. Sans désir, mais aussi sans noblesse ».

Black Strobe, « I’m a Man »

Les hommes savent pourtant très bien rire eux-mêmes et se jouer de tous les clichés « virilistes » (il serait temps que les féministes cessent un peu de les prendre pour des cons) et, en attendant de revenir plus longuement sur le sujet, je dédie à toutes les mijaurées qui tombent en pamoison dès qu’elles voient une allusion à la testostérone, cette fabuleuse reprise de « Im a man » par Black Strobe – du « virilisme d’extrême droite », comme dirait ma harpie étiqueteuse ? 

Pfffiou, ce que ça fait du bien, un bon shoot de basses bien grasses et bien testostéronées !

Le plan fixe avec la canne comme symbole phallique – « la verge et le bâton » de Psaume 22, 4 – et la poupée est à mourir de rire et, je l’espère, fera capoter direct toutes les féministes.

Le féminisme rend bête

Les exemples de naufrages intellectuels sont légion à partir du moment où une femme se met à débiter, comme un automate au disque rayé, tous les clichés néoféministes, renonçant volontairement à toute autonomie intellectuelle et à toute capacité personnelle à observer objectivement le monde qui l’entoure. C’est ainsi que l’on vient tout récemment d’assister à cette déroute chez la féministe-gauchiste Laure Adler, assénant à Franz-Olivier Giesbert les pires lieux communs sexistes et racistes sur « l’homme blanc »… Voici comment on devient définitivement perdue pour l’intelligence, quand on laisse le féminisme vous grignoter le cerveau – et ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres.

Se ranger dans le camp des victimes de naissance « parce qu’on est une femme, ouin-ouin-ouin » est l’assurance de se coller soi-même l’étiquette de gourde sur le front pour longtemps. Les sempiternelles complaintes ne reposent en général sur rien : « Les femmes sont invisibilisées, gnéé », « on culpabilise toujours les femmes, haaan », alors que les études montrent que dans les faits, les femmes bénéficient au contraire d’un biais de perception favorable dans nombre de situations (on se montre instinctivement plus indulgent envers elles) et que la parole victimaire est omniprésente partout, y compris jusqu’à la nausée (car beaucoup trop de mensonges se mêlent à la réalité des faits). À titre d’exemple de ces deux points, la petite Lisa qui avait disparu près de 48 heures dans la Mayenne et qui a menti comme une arracheuse de dents aux gendarmes se voit encore victimisée par les féministes… comme si le sexe féminin se situait par nature au-delà de toutes les lois qui régissent la société des hommes.

L’accusation « d’identitarisme d’extrême droite » et de « suprématisme blanc »

Ce sont des accusations très graves, aussi infondées que diffamatoires. La personne qui me traite d’identitaire prépare un livre à paraître l’année prochaine sur les « identitarismes ». Elle a donc intérêt, non seulement pour booster sa carrière universitaire (car c’est un créneau porteur), mais surtout pour coller à son idéologie de la « tenaille identitaire » (empruntée notamment à Caroline Fourest), à débusquer des identitarismes partout. Elle espère ainsi s’offrir à bon compte une légitimité de théoricienne politique – sauf qu’elle ne se la paiera certainement pas sur mon dos car je n’ai pas l’intention de laisser passer ça.

La « théorie de la tenaille identitaire » est cette posture qui permet à une certaine bien-pensance de jeter l’anathème, du haut de son magistère moral autoproclamé, sur quiconque n’est pas, ou plus, de centre gauche ou à la limite, de centre droit. Le principe consiste à renvoyer dos à dos, comme s’il s’agissait en tous points de la même chose, l’islamo-gauchisme et les wokes délirants d’un côté et les gens de droite de l’autre, de la ligne Fillon-Zemmour à l’extrême droite, mais en élargissant ce groupe à toute personne qui, comme moi, défend simplement la culture occidentale, la langue française et l’égalité des sexes et des races selon les valeurs humanistes et universalistes qu’on lui a enseignées – c’est-à-dire en rejetant dans mon cas le purin idéologique féministe consistant à opposer la « classe des hommes » à celle des femmes, à victimiser toutes les femmes, accabler tous les hommes et invoquer le « patriarcat » dès qu’on se casse un ongle.

On se retrouve donc, comme cela m’arrive en ce moment même, face à l’intolérance paranoïaque d’un « extrême centre » qui voit des identitaires partout et étiquette à tour de bras pour se donner bonne conscience. Le procédé est d’autant plus efficace qu’il ne réclame pas de démonstration ; il lui suffit d’énoncer : « Vous êtes d’extrême droite » pour que la messe soit dite et la marque d’infâmie apposée – comme l’explique brillamment Mathieu Bock-Côté dans cette vidéo. Quand des mots tels que « homme (le mâle) », « blanc », « histoire », « culture », « christianisme », « langue française », « désir hétérosexuel » ou « Occident » provoquent à ce point la terreur et la crise d’épilepsie, c’est qu’il se fait tard, très tard, et qu’il est grand temps de remettre les choses à plat.

Parler de la situation de l’homme blanc attaqué par l’idéologie déconstructiviste n’est en rien être « suprématiste blanc ». Agiter des épouvantails et des mots vides de cette manière est une tactique de disqualification particulièrement infâme, caractéristique des plus purs activistes de l’extrême gauche et indigne d’un véritable penseur. Le suprématisme défend la domination d’une race sur une autre et justifie l’asservissement des autres peuples, races ou classes sociales. M’attribuer de telles inepties est aussi bête que diffamatoire et, m’étant toujours positionnée clairement contre le racisme (et le néo-racisme), je ne me laisserai certainement pas insulter de la sorte.

Je ne défends pas le viol, je récuse le féminisme victimaire

La malhonnêteté intellectuelle de la personne qui m’accuse de faire l’apologie du viol explose quand elle évoque à ce titre la psychologie évolutionnaire et le fait que j’aurais relayé (dans cet article notamment) l’observation, parfaitement étayée scientifiquement, que certaines femmes, d’un point de vue évolutionnaire, ont conservé les réflexes de certaines guenons (car oui, l’homme descend du singe et la femme de la guenon, il va bien falloir que ça rentre) et qu’elles vont statistiquement préférer s’accoupler avec des profils de mâles dominants – parce que ceux-ci vont transmettre à leur descendance leurs gènes de mâles dominants et qu’ils leur sembleront instinctivement les meilleurs gages de protection pour elles-mêmes et leur progéniture en cas d’attaque –, ces femmes, donc, vont prendre également le risque que cette violence se retourne contre elles. La psychologie évolutionnaire montre que ces comportements sont également attestés chez les femelles humaines, n’en déplaise aux fixations des idéologues du genre qui dénient obstinément le rôle de la biologie, des hormones ou de l’évolution sur nos comportements inconscients. Je renvoie à nouveau à cette vidéo où, contre toute logique apparente, la femme va dire sa préférence pour un homme qui se bat – au risque de la battre elle-même un jour – plutôt que pour un gentleman non violent ; une réalité qui se vérifie malheureusement encore souvent au moment de se mettre en couple :

Ces observations sont irréfutables ; tout le monde peut même les constater dans sa propre vie. Le ouin ouin de la féministe de gauche qui ne connaît des relations H/F que les théories fumeuses issues de son prêt-à-penser féministe en sera toujours pour ses frais. Je rappelle que personne ici ne défend ou ne justifie le viol, je l’ai dit et répété, Peggy Sastre et les sociobiologistes aussi ; ce mauvais procès n’est qu’une stratégie gauchisto-féministe de plus, caractéristique de celles qui se gargarisent du concept de viol pour l’appliquer à tout et n’importe quoi, se poser en victimes sacrées – ou en hosties consacrées – et surtout, surtout, réclamer des milliers d’euros à la collectivité pour arroser leurs associations et vivre à plein temps de leur militantisme féministe. Je renvoie également, sur le sujet de la mise en danger des jeunes femmes, à cet article de Camile Paglia : il rappelle combien l’idéologie féministe est toxique et même responsable du viol de bien trop de ces filles, que mettent en danger les discours totalement hors-sol dont ces idéologues les abreuvent du matin au soir.

Je ne suis pas tenue de consacrer à l’Église du féminisme tout-puissant

Je suis un libre penseur vis-à-vis de la doxa féministe et personne ne m’obligera à rendre un culte à Simone de Beauvoir, pas plus qu’à ses mânes. Je sais et me réjouis que dans la société dans laquelle je vis, l’égalité des sexes soit une donnée constitutionnelle inscrite dans la loi ; à partir de là, je n’accepte pas de me faire embrigader, par des idéologues qui parlent en mon nom sans ma permission, dans leur combat névrotique et insensé contre la gent masculine dans son ensemble. Je n’accepte pas non plus que le concept de viol soit brandi à tout bout de champ, via la « culture du viol », pour qualifier aussi bien une tentative de baiser volé par un malotru dans un taxi qu’un véritable crime sexuel dans ce que cela a de plus odieux. Ces amalgames et cette récupération militante sont une insulte pour celles qui ont réellement vécu l’indicible – le vrai, celui qui ne se raconte pas dans des émissions de télé-réalité pour faire de l’audience et lancer des lynchages publics.

Je dirais enfin que me faire qualifier d’extrémiste est d’autant plus absurde que ma seule motivation, lorsque j’ai créé ce site, était justement de défendre une position humaniste de réconciliation des sexes, s’efforçant de revenir aux fondamentaux de l’égalité, continuellement bafoués par un néo-féminisme victimaire devenu ouvertement raciste et sexiste tout en se prétendant le contraire. C’est le féminisme anti-patriarcal* qui est radical, ce n’est certainement pas moi.

* Petite précision langagière : le « féminisme anti-patriarcal », celui-là même qui qui nous envahit aujourd’hui, s’appelait à l’origine, dans les années 1970-80, le « féminisme radical »…

[à suivre…]

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