Quand Claire Bretécher prophétisait la « culture du viol »

La « culture du viol » est la tarte à la crème des néo-féministes, leur mantra favori – le mot « viol » en particulier, qui les fait immédiatement léviter.

De l’envie du pénis à la culture du viol

J’ai eu l’occasion déjà d’aborder la fascination phallique chez les féministes, cette envie du pénis qui les tenaille, à la fois au sens conscient de « jalousie » – les féministes sont maladivement envieuses du pouvoir « phallique » qu’elles attribuent à la masculinité – et au sens plus inconscient de frustration sexuelle ou plus prosaïquement de désir refoulé de se faire sauter.

Claire Bretécher, à la fin des années 70 déjà, avait parfaitement illustré la fascination morbide des féministes pour le viol, leur manière malsaine de se délecter des histoires de viol, de les faire tourner et retourner sans fin sous leur langue pour en jouir par procuration.

« Les deux orphelines »

L’histoire occupe sept planches des Frustrés (1973-1981). Intitulée « Les deux orphelines », elle met en scène Colette et Raymonde, deux femmes violées que se disputent une avocate et une sociologue féministes qui les utilisent pour vendre leurs livres et passer à la télé. Claire Bretécher, en incroyable visionnaire, avait déjà tout saisi, tout croqué.

La féministe qui se repaît sans fin des détails croustillants du viol :

Qui assigne la femme violée au statut de victime à vie :

pour l’obliger à répéter encore et encore son histoire :

Puis qui traite son propre mari de violeur en puissance quand celui-ci lui demande de lâcher la grappe à Colette:

Puis qui laisse exploser sa misogynie quand elle voit son petit business lui échapper… quand la sociologue refuse par exemple de prêter sa violée à l’avocate pour un passage TV:

Il ne manque rien !

La dernière vignette conclut sur la Cause, cette cause féministe néo-marxiste qui n’hésite pas à manipuler la vérité et instrumentaliser les victimes pour faire son beurre sur le « Viôôôl », le mot magique qui fait gicler des torrents de sérotonine dans le cerveau des féministes (plus fort qu’un orgasme).

Aujourd’hui, 40 ans après ces planches, on pourrait mettre des noms, beaucoup de noms, sur l’avocate ou la sociologue…

  • La première planche de l’histoire est à lire ci-dessous :

Claire Bretécher, « Les deux orphelines », in Les Frustrés, 1973-1981 [Cliquer pour agrandir].

Les Frustrés ont été publiés à un rythme hebdomadaire dans le Nouvel Observateur de 1973 à 1981. Je ne suis pas sûre du tout que l’Obs d’aujourd’hui tolérerait encore un tel humour.

[à suivre…]

. Sur le viol et l’assignation au statut de victime à vie : 

Je peux témoigner que du viol, on s’en sort

. Sur l’envie du pénis :

L’envie du pénis chez les féministes

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