[Féminisme punitif] – Valérie Rey-Robert, la control freak qui veut rééduquer les hommes

Crêpe Georgette, alias Valérie Rey-Robert, nous revient déjà avec un nouveau pensum entièrement construit sur les vieux poncifs du féminisme misandre et punitif, celui-là même qui pleure depuis des décennies sur les « méchants zhoms qui sont rien que des vilains qui veulent toujours toutes nous violer » – et ça, c’est parce qu’ils ont tout le pouvouaar, à eux tous seuls, mais ouiiinnn, c’est trop inzuste !!

Crêpe Georgette pleurant sur la domination masculine (non sans faire tourner sa petite boutique au passage)

Et la pauvre Crêpe a beau retourner le problème dans tous les sens, c’est bien mal engagé pour elle : « Moi, je n’y arrive pas. C’est toujours l’hétérosexualité triomphante, dans la mesure où je n’arrive pas à m’en dépêtrer. C’est le combat d’une vie, et je n’y arrive pas. Mais je n’aime pas parler d’échec personnel, car ce n’est pas le but du féminisme. » (Marie Claire, 13/08/20)

Ha ha ! Encore une de ces malheureuses féministes blanches hétérosexuelles qui se préparent à passer le reste de leur vie à expier de n’être pas de jeunes lesbiennes racisées obèses et déficientes mentales, histoire de bien coller au nouveau conformisme de leur secte. Elle n’est évidemment pas la seule dans ce cas, puisque c’est le nouveau motto de la féministe blanche 2.0:

Pleure, Georgette !

Que nous raconte alors Valérie-Crêpe dans son dernier ouvrage ? Je vais commenter l’article que Marie-Claire, l’un de ces innombrables torchons néo-féministes mainstream vient de lui consacrer : Valérie Rey-Robert : « Les hommes violent parce qu’ils ont le pouvoir de le faire » (Marie Claire, 13/08/20).

Déjà, ça commence mal, puisque le viol est moins une affaire de pouvoir que de sexe, comme je l’avais déjà esquissé dans cet article :

Eh oui, le problème, c’est que le viol est d’abord un acte répondant à un besoin SEXUEL et c’est là que ça bloque fatalement pour les nouvelles bigotes du féminisme victorien. D’autant que pour elles, l’acte sexuel doit toujours être VERTUEUX ; le sexe doit être MORAL. C’est comme cela que VRR conclut sur l’affaire Darmanin : « Et même s’il n’y a pas eu viol, il convient de mesurer que c’est pour le moins immoral ».

Eh bien non, il ne « convient » rien du tout ; le sexe, c’est le sexe et que je sache, Darmanin et sa partenaire étaient libres de baiser où ils voulaient, comme ils l’entendaient, y compris pour des raisons bassement calculatrices si ça leur chantait – dans la mesure où il n’y a pas eu viol et où ils ne contrevenaient pas à la loi. Il n’est écrit nulle part (sauf dans les traités de morale féministe) que tout rapport sexuel doive obligatoirement être mu par une grandeur d’âme et des objectifs nobles : le sexe est souvent immoral par nature et c’est même ce qui fait son plus grand charme ! Les néo-féministes restent désespérément des petites poulettes un peu niaises qui s’imaginent que le sexe ne peut exister qu’aseptisé, contractualisé, nettoyé de toutes ses zones d’ombre et de ses mauvaises pensées : chiant, autrement dit. Eh bien non, il ne le sera jamais et c’est heureux (même si ça peut faire mal, mais la vie aussi fait mal) !

Rey-Robert déroule ensuite la rengaine habituelle du néoféminisme misandre et punitif, cette diatribe devenue ordinaire qui réclame l’éradication pure et simple de la virilité et de la masculinité. Il s’agit là d’un véritable terrorisme idéologique, sexiste et haineux, qui vient pour la centième fois nous parler de « virilité toxique », de « masculinité triomphante », nous dire que « la virilité n’a rien de positif » et qu’elle, Crêpe Georgette, « continue à éduquer les hommes sur ces sujets ». Éduquer les hommes ! Mais quels hommes lui ont demandé de les (ré)éduquer ? Les carpettes néoféministes, également appelées des cucks ? Quel homme accepte de se faire traiter de toxique simplement parce qu’il est né homme ? Comment peut-on tomber aussi bas dans le sexisme et la flagellation ?

Elle continue : « En revanche, je voudrais bien qu’ils s’éduquent entre eux, tout comme les hétéros entre eux, ou les blancs entre eux. » Ben voyons !  Repens-toi d’être blanche et hétéro et rééduque-toi toi-même pour commencer, vieille rombière, avant d’étaler ton sexisme et ton hétéro-phobie ! Comment de tels discours peuvent-ils passer crème ? Le déferlement du néoféminisme a décidément fait reculer l’humanisme et l’universalisme, que je croyais pourtant être les socles de notre civilisation contemporaine. 

« Pour l’auteur, ce n’est pas aux femmes de faire attention à ne pas sortir tard le soir, à ne pas s’habiller trop court, à ne pas envoyer de mauvais signaux. » Eh bien si, justement, les femmes doivent savoir que la liberté ne va pas sans le danger et que c’est à cause de ces féministes candides toujours en porte-à-faux avec la réalité que des jeunes femmes prennent des risques insensés qui les conduisent parfois jusqu’à la mort. Non, une fille de 18 ans ne doit pas exiger de pouvoir aller se torcher habillée en pute avec un groupe de lascars testostéronés jusqu’aux trous de nez sans prévoir ce qui va lui arriver ! Et oui, c’est aussi à cause de ces discours ahurissants que le féminisme a du sang sur les mains. Le réel se fout bien de l’idéologie féministe et les hormones seront toujours plus puissantes que Valérie Rey-Robert et les discours lénifiants de ses copines. C’est aux femmes de grandir, de se prendre en main, de mesurer les risques qu’elles sont prêtes à encourir (ou pas) et à ne pas tout attendre d’une société féministe qui les chaperonnerait du berceau jusqu’à la tombe. Camille Paglia a développé ce sujet dans cet article :

Camille Paglia : « L’université moderne ne comprend rien au mal »

Toute l’interview ne fait ensuite que reprendre la misandrie féministe ordinaire, ce discours pourtant déjà éculé, ressassé indéfiniment par toutes les néoféministes 2.0 ; discours qui ignore systématiquement le rôle des pères et surtout celui de la biologie et des hormones dans la construction du genre. Il s’agit donc de l’authentique idéologie du genre à visée totalitaire, qui ne dissimule même pas ses objectifs : transformer les hommes en femmes et refuser totalement et définitivement à l’autre sexe d’exister dans ses spécificités. Pour VRR, c’est très simple, le mâle, c’est le mal, c’est la violence et l’absence d’émotions ; un festival de lieux communs féministes – avec toujours cette fureur et cette jalousie à l’égard des espaces proprement masculins. 

Car ces féministes aigries ne supportent pas les cercles d’hommes, les échanges des hommes entre eux, toutes ces formes d’interactions, d’apprentissages ou « d’amitiés viriles » qu’ils osent développer hors de leur vue ou hors de leur contrôle. C’est une rengaine habituelle chez les féministes punitives, comme ici Martine Delvaux : Les « Boys’ club » ou le machisme en bande organisée. La vérité, c’est que ça leur est insupportable de ne pas pouvoir tout diriger, tout vérifier, tout réglementer à la manière de vieilles chaisières d’église allant répandre leur vinaigre (j’aime bien cette image) dans les moindres interstices de l’existence masculine. C’est vraiment plus fort qu’elles, ce syndrome de la mère toute-puissante ou de la Super Nanny qui entend tout régenter d’une main de fer. D’ailleurs historiquement, le féminisme a beaucoup eu à voir avec le puritanisme et la prohibition.

Il n’y a finalement pas plus autoritaire et hypercontrôlant que cette caricature de control freak revêche : «Quand ils se retrouvent entre hommes, ce n’est jamais vraiment de l’amitié, ils doivent en permanence performer la masculinité, prouver qu’ils sont de vrais hommes par des comportements sexistes envers les femmes, et entre hommes ». Gna gna gni, ouin ouin… «J’en ai eu un exemple à la salle de sport, où je croisais des hommes se disant amis, (…) l’un s’était penché en avant et lui avait dit « dans cette position j’aurais pu te violer ». J’avais essayé de leur expliquer la violence de leurs propos, tant pour les gens autour qu’entre eux, et ils ne comprenaient pas du tout. » Ha ha, tu m’étonnes ! Ils ont dû bien rigoler devant cette Mère supérieure et son index réprobateur, croyant savoir mieux qu’eux s’ils sont amis ou pas et leur expliquant comment ils ne doivent pas plaisanter entre copains.

L’humour, justement. L’interview se termine par l’usuelle attaque néoféministe contre l’humour (rien de neuf, décidément) : « Vous défendez une intolérance totale au sexisme, même sur l’humour. – Ils n’arrivent pas à comprendre que l’humour a forcément des aspects négatifs, par mauvaise foi. Selon moi, il y a deux choses très difficiles à changer : le sexe et l’humour. Et c’est pénible de changer, car on y prend du plaisir ». Eh oui… c’est la conclusion et tout est dit : il s’agit bien de ce féminisme bigot, punitif et victorien qui assimile l’homme à l’humour et au plaisir, et qu’il faut donc détruire à tout prix – les sectes religieuses rigoristes n’en demandaient même pas tant. Alors, merci, mais NON, NON et NON, ce sera sans moi !  

Il s’agit de toutes façons d’un combat désespéré et VRR le sait bien : elle n’éradiquera ni l’humour, ni le sexe, ni la masculinité, et encore moins la virilité – ou alors, je vais vraiment m’énerver ! Ce néoféminisme qui combat des moulins à vent est intrinsèquement une cause morte ; il n’est qu’un avatar du puritanisme aigri du XIXe siècle avec une touche violemment misandre en plus. Les control freaks de Marie-Claire vont pouvoir continuer à rêver éveillées que le féminisme autoritaire mette enfin les hommes en coupe réglée – avant que la réalité ne se rappelle, comme toujours, douloureusement à elles. 

[à suivre]

 

  • Voir aussi, en réponse à Crêpe Georgette :

Le Verrou de Fragonard ou l’équilibre asymétrique des désirs

3 réponses sur “[Féminisme punitif] – Valérie Rey-Robert, la control freak qui veut rééduquer les hommes”

    1. Elle incarne à 500% ces féministes immatures et déconnectées du réel, incapables de comprendre qu’une jeune femme alcoolisée en mini-jupe ras la motte ne fera jamais le poids face à un lascar lui aussi sous substances en déshérence au milieu de la nuit. Elle s’est faite agresser, elle est réellement victime sur ce coup, je ne lui retire pas cela et elle aurait sans doute dû porter plainte. J’ai accompagné une fois une amie au commissariat dans des circonstances proches (viol sous la menace d’un couteau), c’était il y a plus de 20 ans aussi; mon amie a été très bien reçue, ainsi qu’à l’hôpital pour l’examen et le relevé des preuves. Elle n’a pas eu de suites judiciaires (tout au moins je n’en ai pas entendu parler) et elle tourné la page sans problèmes, elle n’est pas devenue misandre et a construit sa vie tout à fait normalement (mari, enfants, travail, elle a toujours été heureuse). Peut-être que porter plainte aurait évité à Crêpe Georgette de ressasser sans fin, et elle pouvait le faire sans que sa famille soit jamais au courant (mon amie refusait également que sa famille apprenne quoi que ce soit et n’a jamais voulu en reparler). Ceci dit, je pense que Georgette aurait de toutes façons ressassé son histoire, puisque c’est devenu son fond de commerce féministe. Là où j’en veux beaucoup à ce genre de féministes, c’est qu’elles continuent à envoyer au casse-pipe des gamines inconscientes (avec leurs injonctions à porter des croptops à 15 ans ou à se saouler dans les bars en réclamant naïvement un « contrat » avant de baiser) en sachant parfaitement ce qu’elles risquent. Combien de jeunes femmes enverront-elles encore à la mort avec leurs prêches naïfs sur le « consentement » et les « féminicides » ? Je renvoie à nouveau à cet article de Camille Paglia qui aborde ces questions : http://eromakia.fr/index.php/2020/07/27/7734/

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