Le féminisme castrateur et les poupées sexuelles

Les femmes ne sont pas des poupées sexuelles. Mais les poupées sexuelles sont-elles des femmes ?

Non, évidemment. Les poupées sexuelles ne sont pas des femmes : ce sont des objets inanimés. Pour autant, dans la cervelle embrumée de certaines féministes, il semble s’opérer le même type de confusion que chez ces japonais qui épousent leur sex doll : tout à leur chasse à la sexualité masculine, elles viennent d’attaquer et de vandaliser une maison close de poupées – peut-être pour délivrer les malheureuses de l’enfer de la prostitution ?  « Ni à vendre, ni à prendre, on est pas des poupées (sic) », ont-elles fort intelligemment tagué sur la devanture de « l’espace de divertissement » Les Marquises Dolls près du Mans. Allô, l’hôpital Sainte-Anne ? Je crois que j’ai encore quelques bonnes clientes pour vous…

« Les Marquises Dolls » : la première maison close de poupées au Mans taguée par un commando féministe (mars 2019)
« Les Marquises Dolls » : la première maison close de poupées au Mans taguée par un commando féministe (mars 2019)

Ce mouvement anti-poupées est parti de Suède, comme tout ce que le féminisme gauchiste produit de pire. Là-bas, les Torquemada en jupons ne s’en prennent pas seulement aux maisons closes de poupées, mais au principe même de la poupée, qualifiée de « dangereux robot ». « Une femme-robot ne peut pas dire non à quelque chose que l’homme veut, si elle n’est pas programmée pour le faire », se plaignent-elles dans la presse. S’ensuit l’habituel concert de lamentations à base de sexisme, objectivation, prostitution, viol, gna gna gna… Litanie victimaire encore plus mécanique que les poupées elles-mêmes.

Mais dans le fond, pourquoi les féministes confondent-elles sciemment des objets inanimés avec des êtres vivants? Parce qu’elles sont givrées, certes, mais aussi et surtout parce que leur misandrie acharnée et leur bitophobie incurable leur rend insupportable l’idée que des hommes aient des relations sexuelles pouvant échapper à leur mise en coupe réglée. Qu’un homme ne se mette pas à genoux devant elles pour demander la permission d’utiliser son sexe ou pour manger dans leur main en récitant sa profession de foi féministe, et les voilà folles de rage.

Jusque-là, j’étais plutôt interdite et assez intriguée par le succès des love dolls, en particulier au Japon, où des hommes apparemment sains d’esprit préfèrent s’engager auprès d’une poupée que d’une vraie femme, phénomène certainement appelé à se développer en Occident. Mais quand je vois l’attitude des féministes, j’ai désormais envie de défendre les poupées.

Si les japonais en sont là, c’est entre autres à cause du féminisme, justement ; idéologie qui pousse les femmes à rejeter, mépriser et faire les poches des hommes. Et c’est le même féminisme qui accable encore ces hommes quand, à cause de lui, ils préfèrent les poupées aux véritables femmes.

Le plus amusant est que le féminisme finit par tellement dégoûter les hommes des femmes que ces dernières, délaissées, en arrivent comme ici à s’identifier aux poupées, les plaindre, voire qui sait, les jalouser. Ou encore, comme la féministe hollywoodienne Charlize Theron, à se lamenter que les hommes les fuient. On se demande bien pourquoi…

L’amour avec une sexdoll au XVIIIe siècle

C’est ce que Federico Fellini a imaginé pour son personnage de Giacomo Casanova vieillissant (Il Casanova di Fellini, 1976).

Cette scène d’anthologie dans laquelle Casanova fait l’amour à un pantin de bois (la seule femme qu’il ait vraiment aimée, selon le script) est ici mise en musique sur des paroles qui parlent du même sujet :

 

La femme antiféministe, épine dans le pied des féministes

Je suis assez ravie de voir la panique s’emparer de la forteresse féministe. Habituées à éreinter sans états d’âme les porteurs de pénis ou à dérouler sans complexes leur misandrie et leurs délires de persécution tous azimuts, les féministes se retrouvent beaucoup plus mal à l’aise face aux femmes qui osent rejeter fermement leur embrigadement forcé, entendent penser par elles-mêmes ou qui, comme moi, se torchent allègrement avec la « sororité », cette foutaise directement empruntée aux sectes, en particulier la secte islamiste.

Je vois passer ce matin un article qui cite en titre le nouvel ennemi :  « Christine Bard : Les femmes antiféministes, ce n’est pas nouveau ». Il s’agit d’une interview donnée à l’occasion de la sortie d’un ouvrage universitaire (ou plus exactement idéologique du genre): Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui, Paris, PUF, 2019.

Alors en effet, ce n’est pas si nouveau. On connaît notamment l’ouvrage écrit en 1983 contre ces femmes par la féministe radicale Andrea Dworkin, Les Femmes de droite – un pensum haineux traduit en français en 2012 et préfacé par Christine Delphy, une de nos radfem nationales.  Le féminisme gauchiste qui s’y étale complaisamment va immédiatement nourrir l’armée des néo-féministes francophones qui, sous l’égide de l’officine d’état Osez le féminisme (et de quelques autres) va vite monter en puissance avec l’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012.

Mais les femmes antiféministes ne sont pour autant pas encore un phénomène correctement appréhendé par les féministes. Il faut dire d’emblée qu’étant formatées par leur idéologie très marquée à gauche – à base de lutte des classes appliquée à la lutte des sexes, de marxisme culturel, d’idéologie du genre, de pleurnicheries antipatriarcales, d’écriture inclusive et autres billevesées victimaires, les féministes mainstream ont très peu de chances d’aborder convenablement le phénomène et encore moins de le comprendre. Qu’une femme puisse penser en dehors des clous – out of the box – n’est absolument pas prévu dans la grille de lecture antipatriarcale de l’univers.

Mais venons en aux arguments de Christine Bard.

L’épouvantail masculiniste

  • « Les ennemis du féminisme sont pluriels et puissants. (…) La chercheuse appelle à la vigilance », nous annonce en préambule Grazia, gazette féministe militante, donc absolument pas objective. On retiendra tout de même la frayeur qui semble s’être emparée de la forteresse. Le camp du Bien a peur.  Il était temps et je m’en réjouis.
  • C. Bard affiche juste après son incompréhension du sujet lorsqu’elle affirme que les antiféministes ne s’assument pas comme tels. C’est faux. Pour ma part, je clame haut et fort mon antiféminisme et me revendique de ce qui est pour moi un combat contre la bêtise et la manipulation. Je n’ai donc aucune intention de « ruser » comme elle le prétend. Une des raisons qui peuvent toutefois expliquer que certains hésitent à s’afficher antiféministes est l’attitude totalitaire, haineuse et méprisante des féministes – notamment universitaires – envers tous ceux qui osent critiquer la sainte doctrine.
  • Elle dit ensuite que les antiféministes se disent masculinistes, ce qui démontre encore son ignorance du terrain. Par exemple, moi je ne ne suis pas masculiniste. Je partage totalement leur critique du féminisme, mais je ne les suis plus quand ils sont misogynes.
  • Elle ment effrontément quand elle affirme qu’aucune étude ne montre que les hommes puissent être socialement inférieurs aux femmes. Alors, c’est sûr que ce ne sont pas les travaux issus des laboratoires des Gender Studies qui vont s’emparer de ce sujet – puisqu’il y règne une véritable terreur féministe. L’emprise du féminisme est d’ailleurs devenue un véritable fléau dans la quasi totalité des laboratoires de recherche des pays occidentaux, comme le montre cette interview réalisée récemment par Peggy Sastre : « Quand des féministes harcèlent des scientifiques« .  La réalité concernant les hommes est cependant connue, comme le montrent cet article: « Fin du patriarcat : Les hommes font l’expérience d’une forme de déclin » ou les travaux de la philosophe américaine Christina Hoff Sommers. Il y en a également beaucoup d’autres.
  • Sur son mépris envers « les droits soi-disant bafoués des pères divorcés » et sur  « l’intersectionnalité des haines » (masculine, blanche, hétérosexuelle) – ce vocabulaire montrant au passage qu’elle est acquise au féminisme intersectionnel indigéniste, véritable déroute intellectuelle raciste et sexiste –, je laisse les concernés répondre et préfère pour l’instant me concentrer sur le paragraphe qui suit, consacré aux femmes de mon espèce.

Les femmes antiféministes, révélateurs de la confusion intellectuelle féministe

  • La démonstration commence par une énorme mystification. C. Bard « s’étonne que des femmes puissent être hostiles aux droits des femmes » – comme s’il était question de cela ! Aucune antiféministe ne s’oppose évidemment aux droits des femmes, c’est même tout le contraire : nous sommes toutes pour l’équité et l’égalité en droits, c’est la base ! C’est même le nom donné à l’Equity feminism défendu par Christina Hoff Sommers, en opposition aux délires du Gender Feminism ! Elisabeth Badinter (que les nouvelles féministes traitent de masculiniste) s’inscrit elle aussi dans cette optique. Je considère pour ma part que l’égalité en droits étant obtenue, le néo-féminisme n’est plus qu’un fatras idéologique prospérant sur un cadavre en décomposition (le féminisme).
  • Ce préambule fallacieux donne alors l’occasion à C. Bard de divaguer sur la nature de la femme. C’est tellement amusant que je vais citer le passage en entier afin d’en pointer les incohérences : « Mon interprétation, c’est qu’une femme n’est jamais uniquement une femme ; elle est fabriquée, comme un homme, par des déterminations sociales de classe, d’origine, ainsi que par des choix philosophiques, politiques… L’antiféminisme des femmes est souvent dicté par des engagements idéologiques et religieux déconnectés de leur identité de femme.« 
  • « Déconnectés de leur identité de femme », donc. Laquelle identité serait, si l’on en croit la doctrine idéologique du genre énoncée juste avant, une simple construction sociale, philosophique, etc.  Mais alors, en quoi une femme antiféministe serait-elle déconnectée de sa détermination sociale et philosophique ? Il y aurait une « bonne et juste » détermination sociale, celle qui vous ferait avaler tout cru les couleuvres féministes, et une « mauvaise et coupable » détermination sociale, celle qui vous ferait passer ces mêmes salamalecs au filtre de la raison critique ? Cela n’a aucun sens !
  • A moins que… cette « identité de femme » ne soit en réalité son sexe biologique ? Ceci contredirait directement l’idéologie du genre affirmée juste avant et cela supposerait aussi dans l’esprit de l’auteur une confusion absurde entre « femme » et « féministe ». Une femme en accord avec son identité biologique de femme ne pourrait être que féministe –  comme si le premier impliquait le second ! J’ai maintes fois moqué cette confusion intellectuelle visant à confondre « femme » (un sexe biologique et  social) et « féministe » (une idéologie devenue crasse). Est-il possible que cette confusion se rencontre sérieusement sous la plume d’une universitaire ?

La question de l’anonymat

J’en arrive au dernier point abordé dans l’interview, celui de l’antiféminisme digital et de l’anonymat. Si l’auteur déplore, comme on pouvait s’y attendre, l’anonymat, je tiens pour ma part à le défendre vigoureusement – en particulier sur cette question de l’antiféminisme.

C. Bard déplore le cyber-harcèlement imputé aux masculinistes…  en oubliant sciemment le cyber-harcèlement violent, permanent et toujours impuni des féministes et autres SJW continuellement déchaînés sur les réseaux sociaux.

Comme on l’aura noté, je ne cherche moi-même qu’à apporter modestement ma pierre à la circulation des idées et je ne vois pas du tout ce que j’aurais à gagner à me faire attaquer gratuitement sur ma personne, mon physique, mon histoire, ma vie, etc.

Je sais très bien que mes opposants ne jugent pas les idées mais les personnes – en fonction de leur sexe, leur race, leur couleur de peau, leurs convictions politiques, leurs occupations, leur orientation sexuelle, leur situation maritale, leur adresse, leur nom, etc.  Les néo-féministes en particulier ont ce besoin viscéral d’assigner leurs interlocuteurs et de les essentialiser – en totale contradiction avec les principes humanistes et universalistes auxquels j’ai été formée. Dans la mesure où mes propos ne contreviennent aucunement à la loi ou à l’ordre public, j’estime donc que je n’ai pas à en dire plus sur mon identité.

[à suivre…]

Réchauffement climatique : la faute des mâles ?

La terre se réchauffe ? Le coupable universel, autrement dit le « mâle blanc », est forcément aux manettes ! Trop simpliste, comme explication ? Ce n’est pas ce que nos féministes éclairées nous apprennent… Voyons cela de plus près.

. Nicole Kiil-Nielsen (2012)

Pour EELV, « les cyclones sont machos ». Ainsi Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne écologiste française (EELV) présente-t-elle en 2012 un rapport sur le genre et le changement climatique, alléguant que « les femmes auraient jusqu’à 14 fois plus de risque de mourir durant une catastrophe naturelle ou dans les suites de la catastrophe ». Elle utilise cet argument afin d’exiger un financement de plus de 75 milliards d’€/an pour imposer des quotas de 40% de femmes dans toutes les instances liées au climat.

Comme le lui rétorque Marina Yannakoudakis, autre députée européenne : « Le réchauffement climatique n’est pas un complot des hommes contre les femmes. Autant que je sache, le climat est le même pour les hommes et les femmes. Quand il pleut, nous sommes tous mouillés” !

De fait, ce meme a circulé sur le web anglophone 🙂

Nicole Kiil-Nielsen : « Le réchauffement climatique est un complot des hommes contre les femmes ».

. Ségolène Royal, 8 mars 2019

L’argumentaire de Nicole Kiil-Nielsen a cependant été resservi dans ses grandes lignes par Ségolène Royal le 8 mars dernier dans une même optique féministo-victimaire et dans le but également de réclamer des quotas de femmes – donc des dépenses publiques spécifiques pour les femmes :

Ségolène Royal : « Les femmes sont les premières victimes du réchauffement climatique »

Il s’agit d’une ficelle féministe bien rodée et très efficace : entonner la complainte victimaire pour actionner la pompe à fric.

. La pantomime pour le climat des 15 et 16 mars 2019

Une semaine plus tard, la « marche pour le climat » des collégiens et lycéens parisiens du 15 mars 2019 a vu fleurir ces intéressantes pancartes :

Marche (hypocrite) pour le climat (Paris, 15 mars 2019)
Marche (hypocrite) pour le climat (Paris, 15 mars 2019)
15 mars 2019 – L’envie du pénis s’affiche publiquement chez les adolescentes biberonnées au féminisme.

Où ces adolescentes sont-elles allées chercher ces slogans tous construits sur le même principe ? Car outre la vulgarité, la fixation sexuelle, la régression anale ou l’obsession pour le clitoris-totem et la chatte typiquement néo-féministes, on remarque le lien arbitraire opéré entre le climat et la personne à laquelle s’adressent ces pancartes : l’homme blanc ! Car ces petites sottes ne demandent évidemment pas à d’autres femmes de les enculer ou de leur bouffer la chatte : ce sont bien aux mâles qu’elles s’adressent directement et qu’elles accusent donc de dérégler le climat ! On est pleinement ici dans la nouvelle rhétorique féministe misandre rapportée au changement climatique. Est-ce l’officine #Tasjoui de Dora Moutot, la survoltée du clito qui est derrière ? Ou bien les écoféministes (voir plus bas)?

Cette rhétorique est d’autant plus absurde que ces donzelles parisiennes privilégiées prennent certainement l’avion et la voiture bien plus souvent que la plupart des hommes qu’elles accusent, pour peu que ceux-ci soient d’une classe sociale inférieure à la leur…  Il est en effet bien connu que plus on monte dans les classes sociales, plus on prend l’avion et plus son empreinte carbone est importante. Donc si ces nouilles féministes ont un peu de logique, il ne faut plus qu’aucune d’entre elles profite du confort ni du mode de vie occidental ! Assez d’hypocrisie, de fausse bonne conscience et d’accusations gratuites !

La misandrie, la haine et la bêtise féministes explosent enfin sur cette dernière pancarte : le coupable est nommé et c’est bien à son sexe qu’on s’en prend. Pauvres filles…

. Le serpent de mer écoféministe

Derrière ces pancartes, c’est très certainement l’écoféminisme (un combo écolo-féministe anticapitaliste, antipatriarcal, postcolonial et antirationnel) qui tente de faire une percée dans le paysage français. Les néo-féministes ont bien compris que leurs combats pour l’égalité salariale ou l’orientation sexuelle, tous remportés depuis longtemps, n’allaient bientôt plus suffire pour justifier leur théâtre victimaire. Il était donc urgent pour elles de se renouveler, quitte à tailler des croupières au féminisme de la seconde vague.  L’écoféminisme – qui plus est ici dans une version porno très hétéronormée – assimile « la Fââme » à Gaïa, à la mère-nature, voire même à des formes de spiritualités archaïques, toutes choses fermement combattues par le féminisme à la française. On espère donc que le combat fera rage entre elles…

[à suivre…]

. Retour vers les paranoïas féministes :

Paranoïas féministes

 

Manon Garcia ou la philosophie soumise à l’idéologie victimaire

La vieille lune de la domination masculine (qui n’existe pas au regard de l’évolution, comme le rappellent Peggy Sastre ou François de Smet), outre qu’elle garantit des contrats éditoriaux juteux et des postes gratifiants dans les universités (sans parler d’une promotion à l’avenant sur France Culture), semble également réveiller bien des fantasmes refoulés de soumission chez les néo-féministes.

Voici donc une idéologue du genre qui a une bien curieuse manière de faire de la philosophie. Elle part d’un postulat complètement délirant (« Les femmes sont toutes soumises aux hommes ») – postulat qui lui est directement dicté par son idéologie néo-marxiste qui pense à sa place –, puis elle bâtit par dessus l’habituel château de cartes féministo-geignard.

Selon cet auteur, qui s’exprime ici : « l’expérience d’être une femme, c’est l’expérience de se soumettre aux hommes« . On se pince !  Encore une qui prend ses fantasmes refoulés pour des réalités !

Et d’affirmer que « les femmes n’ont pas de pouvoir », « qu’il n’existe aucune complicité entre hommes et femmes », que « la société prescrit la soumission aux femmes », et gna gna gna… Ou comment, une fois de plus, embrigader de force toutes les femmes dans un discours tout aussi misérabiliste que mensonger, quand il n’est pas carrément insultant.

Le désir contrarié de soumission au pouvoir fantasmé du phallus semble récurrent dans l’expression féministe – je l’ai soulevé récemment dans L’envie du pénis chez les féministes et j’aurai l’occasion de l’interroger à nouveau.

Il est ici intellectualisé par l’assignation de toute femme au statut de soumise, de pauvre chose sans cervelle, sans pouvoir, sans force et sans personnalité, complètement aplatie depuis toujours et partout dans le monde sous la férule d’une domination masculine au pouvoir exorbitant. Qu’elle se sent petite, Manon Garcia, pauvrette agenouillée pieds et poings liés devant un phallus tout puissant qui la domine et l’hypnotise…

Ci-dessous : Manon Garcia se rêvant étranglée par la domination masculine et perpétuellement écrasée par le Phallus Tout Puissant.

Félicien Rops, Le Calvaire (Les Sataniques), 1882

Cette vision féministe du statut de la femme est tellement névrotique et désolante qu’il vaut mieux en rire. Comme si toute femme occidentale passait sa vie à essayer de rentrer dans du 36 ou à ramper devant les hommes, comme Manon Garcia le prétend dans l’interview… Comme si toute expérience avec un homme se réduisait à de la soumission ou à de telles caricatures… Mais de quel couvent des Oiseaux cette sainte nitouche sort-elle ? A-t-elle seulement déjà interagi avec un homme dans sa vie ?

Cette assignation de toute femme au statut de soumise n’a rien ici d’anecdotique : c’est la grille de lecture habituelle du féminisme anti-patriarcal, totalement incapable de s’apercevoir que les femmes ont toujours eu beaucoup de pouvoir. Cet aveuglement s’applique notamment aux musulmanes voilées, envisagées exclusivement comme de misérables victimes soumises alors que ce sont des conquérantes implacables qui nous font guerre commune avec leurs frères en religion.

Puisqu’elle s’adresse aux femmes antiféministes en les traitant de soumises… 

Dans l’interview qu’elle donne à France Culture, Manon Garcia s’en prend également aux signataires de la Tribune des 100, les cent courageuses qui ont osé braver les diktats de l’Église de la Pleurnicherie Perpétuelle et porter la voix de ces femmes bien dans leur peau qui elles, ne se vivent pas en victimes congénitales. Elle s’attaque aussi bassement à Catherine Millet, s’imaginant qu’elle, Manon Garcia, représente l’avenir – alors que qu’elle n’incarne que le déclin de la philosophie occidentale quand celle-ci est rabougrie et flétrie par le néo-féminisme.

Sa vision des relations H/F est tellement pauvre, tellement étique, tellement nulle et non avenue, qu’elle ne peut concevoir ces femmes libres que comme des soumises – alors qu’elles sont, à l’inverse d’elle, fortes, dignes, qu’elles ont de l’esprit et de l’humour…

Elle nous récite ensuite l’évangile conformiste de l’idéologie du genre, les habituels mensonges sociologiques sur la construction du genre (réfutés scientifiquement ici) pour tomber ensuite en extase devant Beyoncé, comme toutes les néofems des réseaux sociaux – d’où provient aussi sa pensée philosophique, visiblement.

Quand elle généralise que « les hommes sont extrêmement cruels avec les femmes d’un certain âge qui minaudent », elle ment. Les plus cruelles sur ces sujets sont toujours les femmes entre elles. – car la « sororité » n’existe pas. Mais la compétition intra-sexuelle, oui –. A part Yann Moix, un féministe crasse, justement, la plupart des hommes sont en réalité bien plus bienveillants. Mais pour que Manon Garcia le sache, encore faudrait-il qu’elle soit en capacité d’interagir avec eux, ce qui ne semble pas le cas.

L’interview se termine comme il se doit par l’habituel fantasme néo-féministe de rééducation des hommes, cette tentation totalitaire typiquement marxiste visant à reformater « l’homme nouveau » au gré des desiderata des nouvelles dames patronnesses.

Sa philosophie n’est au final qu’un énième étalage de la maigre pensée féministe, toujours plus pleurnicharde, misérabiliste et revancharde, sans oublier ses relents autoritaires.

Il est toujours amusant de voir gloser sur la soumission et la domination les coincées du cul féministes ; de les voir répandre leurs oraisons victimaires et leur vinaigre de néo-bigotes sur des sujets qui visiblement leur travaillent le fondement plus que de raison.

Il est vrai que les relations avec les hommes, ça peut faire mal et même très mal, les jeux sexuels aussi, la domination/soumission aussi, l’amour aussi, la vie aussi…  Pour autant, rien de tout cela n’est réductible à la triste lecture manichéenne « gentille femme soumise » versus « méchant homme dominateur » du paradigme néo-féministe. Les relations H/F relèvent d’un équilibre asymétrique et sont faites de jeux de pouvoir et d’incessants échanges de ce pouvoir qui va et vient d’un sexe à l’autre.  C’est aussi ce qu’explore le philosophe François de Smet dans Eros Capital, Les lois du marché amoureux, Paris, Flammarion, 2019 :

François de Smet, Eros Capital, Paris, Flammarion, 2019

Mais pour les rentières de la victimisation perpétuelle,  rien de tout cela n’est compréhensible – leur horizon ne s’étendant habituellement pas beaucoup plus loin que leurs flaques de larmes de crocodile.

Filippo Rossato – Eromachia 5 – 2007

[à suivre…]

 

. Sur la Tribune des 100 et ma défense de Catherine Millet :

Je peux témoigner que du viol, on s’en sort

 

Je chie donc je suis – Exploration du féminisme colorectal

Je ne croyais pas si bien dire quand, après avoir évoqué la pisse, les règles, la vulve, le clito, les poils ou le vagin des féministes, je supposais que l’étape suivante serait de les voir régresser jusqu’au stade anal.

[cliquer pour agrandir]
Alors comme ça, le patriarcat nous empêcherait de chier librement !? De mieux en mieux… Ou quand l’art de s’inventer des oppressions imaginaires se rapproche décidément de la pathologie psychique…

  • On trouve également ce genre de supplications pour la libération scatologique de la femme  :

  • Tu es constipée, ma soeur ? Mais as-tu pensé à blâmer le patriarcat ? Tou.t.e.s ensemble contre le patriarcaca.t oppresseur.e, gneu gneu !

    • Dans un train régional à Lausanne en 2017, l’assimilation gauchisto-régressive du patriarcat (et du capitalisme) au pipi-caca se rencontre aussi sur cette pancarte de militantes féministes :

  • En Argentine, ce sont encore des militantes féministes (dites kirchnéristes car soutenant l’ex-présidente Cristina Kirchner) et liées à l’extrême gauche anticapitaliste qui avaient mené en 2015  une action consistant à pisser et chier publiquement sur le parvis de la cathédrale de Buenos Aires :
Militantes féministes chiant devant la cathédrale de Buenos Aires en 2015

Il existe donc bien un courant merdico-régressif chez les néo-féministes – chose qui n’étonnera pas tant que ça ceux qui comme moi observent quotidiennement l’interminable plongée du féminisme dans les égouts – ou comme ici, directement dans la fosse septique.

A force de pleurer sur l’oppression du « patriarcat » puis du  « patriarcaca », certaines ont cru voir la lumière au fond de leurs toilettes.

Je chie donc je suis… féministe, bien sûr.

[à suivre…]

. Pisse, règles, trash à tous les étages… retour vers l’univers néo-féministe : 

L’univers néo-féministe

La glossolalie féministe ou le syndrome du hamster

Mon article sur « L’envie du pénis chez les féministes » ayant cartonné sur Facebook – jusqu’à 3000 connexions/jour –, l’argumentaire radfem usé jusqu’au trognon m’a fatalement été resservi sur tous les tons. Il valait la peine d’y revenir un instant.

  • Que ce soit en mode agressif ou en mode larmoyant, on me reproche d’abord d’être une ingrate oublieuse de ce qu’en tant que femme, je devrais au féminisme. Ce point méritant une réponse étayée, je la développerai un peu plus bas (voir « le syndrome du hamster« ).
  • On me soupçonne régulièrement d’être un homme, car pour le (ou la) féministe de base, une femme ne peut pas être anti-féministe. Ces féministes ne semblent donc pas disposer de suffisamment de connexions neuronales pour faire la différence entre un sexe et une idéologie gauchiste…  comme si une femme n’avait par nature pas assez d’intelligence pour distinguer les deux ! Je suis une femme qui raisonne avec son cerveau, pas avec ses ovaires : je fais donc très bien la différence entre mon sexe et les discours manipulateurs du féminisme et pour rien au monde, je n’y adhérerais ! Merci donc de me laisser ma liberté de penser sans m’assigner une paire de couilles pour cela 😉

  • On me traite ensuite de « collabote » (« collaboratrice du patriarcat ») ou de « complice de mon oppresseur » envers lequel je développerais un syndrome de Stockholm (ha ha !). L’avantage de « collabote », c’est que par la grâce d’une possible faute de frappe, il se transforme à l’occasion en « collabite » et là, je dois confesser que je fonds complètement ! – à tel point que j’ai décidé d’adopter officiellement ce qualificatif :  il est juste trop mignon <3
  • On m’accuse encore d’être haineuse, ce qui ne manque pas de sel venant d’une idéologie entièrement tournée vers la haine des hommes et qui n’a de cesse d’importer en Europe la guerre des sexes à l’américaine. C’est d’ailleurs précisément en réaction à cet effondrement intellectuel indigne de l’humanisme que j’ai créé ce site. Et comme si des blogs et des actions féministes tels que « Je putréfie le patriarcat » ou « Bois mes règles » n’étaient que paix et amour…  On notera au passage ce parallèle supplémentaire avec la « religion de paix et d’amour » :  plus on prétend aimer son prochain et plus on le hait, un grand classique. Les SJW et autres extrême gauchistes ne me démentiront pas.
  • Je passe sur le niveau au ras des pâquerettes des insultes et l’indigence argumentative commune et je remarque que quand elles sont à court d’arguments et que toute leur phraséologie ou leurs mensonges ont été implacablement démontés, les féministes sombrent immanquablement dans les attaques sur le physique – niveau 0 de l’argumentation et de l’intelligence – et la misogynie la plus crasse – car féminisme et misogynie vont de pair, aspect sur lequel je reviendrai dans un prochain article.
  • Je note enfin que les idéologues féministes les plus fanatiques et les plus exaltés sont souvent des hommes, ceux que les masculinistes appellent des cucks, des chevaliers blancs ou des soumis – et il faut reconnaître qu’en matière de naïveté, d’hypocrisie et de calcul pour baiser des filles, ils se posent effectivement là.

Le syndrome du hamster

Féministe dans sa boucle spatio-temporelle

Les masculinistes utilisent l’image du hamster patinant dans sa roue pour illustrer le discours automatique de certaines femmes lorsqu’elles ont besoin de justifier leurs actes les plus irrationnels ou de réécrire le passé à la sauce qui les arrange.

Je préfère pour ma part l’appliquer à la glossolalie féministe, ce radotage stéréotypé qu’elles récitent à la manière d’un mantra dès qu’elles ont besoin de justifier le combat féministe ou ses apports à la société contemporaine.

La curiosité de cet argumentaire est qu’il fait apparaître des féministes volontairement recluses dans une faille spatio-temporelle allant grosso modo  de 1900 à 1950 et se vivant pour l’éternité comme des pauvrettes soumises à une oppression qui non seulement n’existe plus, mais n’a probablement jamais existé. Quand les femmes souffraient dans les siècles passés, les hommes souffraient généralement davantage (guerres, conditions de travail éreintantes, violences, épidémies, mortalité précoce…). Car le destin des deux sexes a toujours été intimement lié par des interactions subtiles qui ne peuvent qu’échapper totalement à la lecture grossièrement caricaturale, révisionniste et haineuse des idéologues du genre.

L’égalité des droits étant obtenue et les femmes étant désormais les privilégiées de la société occidentale – notamment en matière de santé, longévité, accès aux études supérieures, accès au travail, décisions de justice, etc. –,  cette complainte hurlante et obsessionnelle tourne en réalité à vide.

Je cite ici in extenso le commentaire d’une contributrice de ma page Facebook, tant il résume parfaitement les choses :

« Cette dégénérescence, donc l’obsession un peu puérile avec les fonctions du corps [en référence à l’univers néo-féministe], en deçà de toute pensée, met en évidence le fait que le féminisme est une cause morte. Peut-être parce que ce contre quoi le féminisme lutte (le machisme ou le patriarcat) relève surtout du fantasme. Les changements dans la condition des femmes, par rapport au droit de vote, à la sexualité ou au travail, ne doivent rien à un militantisme féministe qui aurait fait fléchir un machisme ancestral, mais sont avant tout les fruits de la Révolution industrielle et urbaine qui ont créé quelque chose qui n’avait jamais existé auparavant : une économie de moins en moins basée sur la force physique et où les femmes pouvaient trouver des travaux correctement rémunérés. Cette révolution dans les modes de travail, et les changements technologiques qui ont été développés presque simultanément (électroménager, médecine moderne…) ont créé d’autres réalités économiques et sociales inédites qui ont été par la suite incorporées dans des lois, donc tout ce qui concerne le salaire, le patrimoine, le divorce ou la contraception. Or, les féministes sont totalement imperméables à cette réalité ; discuter avec l’une d’entre elles revient à tomber dans une boucle spatio-temporelle qui nous situe quelque part entre 1900 et 1950, parce que c’est seulement dans ce passé fantasmé qu’elles peuvent développer leurs histoires à dormir debout à base de millénaires d’oppression et de domination masculines. En réalité, il n’en est rien : le machisme comme réalité isolée de tout contexte social n’existe pas. Ce qui existe, malheureusement, ce sont des rapports de force où la richesse, le pouvoir ou l’appartenance à tel clan, caste ou groupe social s’avèrent essentiels. »

Dans un article tout récent, « Quand le féminisme part en couille« , Marylin Maeso fait le même constat. Les certitudes féministes sont maintenues dans un « bain de catégories fossilisées comme un cadavre dans le formol (…) demeurant résolument hermétique à tout ce qui pourrait les contrarier. » Elle relève aussi leur grille de lecture stéréotypée ainsi que les allusions au phallus continuelles de l’auteur d’un billet féministe qu’elle dénonce. L’auteur du billet rebaptise Paris Première « Mascu TV, la chaîne des intellectuels aux grosses burnes »,  chaîne qui se serait lancée dans un « marathon du zguègue » en alignant les programmes « riches en gamètes mâles ». On retrouve donc parfaitement cette fascination phallique qui est le coeur du réacteur féministe et dont j’ai abondamment parlé dans mon fameux article.  M. Maeso relève à son tour sa « fixette sur leur appareil génital (…) puisqu’il s’est donné pour mission de peser les « burnes » des intervenants plutôt que leurs paroles. » Elle souligne enfin « la banalisation du processus d’assignation consistant à rabattre intégralement un propos sur un sexe, une couleur ou une classe, processus qui dynamite le débat ».

Nous sommes donc bien sur la même longueur d’ondes et je me réjouis que des femmes, encore peu nombreuses mais moins rarissimes qu’autrefois, se lèvent enfin pour dénoncer l’incurie intellectuelle du néo-féminisme.

[à suivre…]

 

 

 

Quand Claire Bretécher prophétisait la « culture du viol »

La « culture du viol » est la tarte à la crème des néo-féministes, leur mantra favori – le mot « viol » en particulier, qui les fait immédiatement léviter.

De l’envie du pénis à la culture du viol

J’ai eu l’occasion déjà d’aborder la fascination phallique chez les féministes, cette envie du pénis qui les tenaille, à la fois au sens conscient de « jalousie » – les féministes sont maladivement envieuses du pouvoir « phallique » qu’elles attribuent à la masculinité – et au sens plus inconscient de frustration sexuelle ou plus prosaïquement de désir refoulé de se faire sauter.

Claire Bretécher, à la fin des années 70 déjà, avait parfaitement illustré la fascination morbide des féministes pour le viol, leur manière malsaine de se délecter des histoires de viol, de les faire tourner et retourner sous leur langue pour en jouir par procuration.

L’histoire occupe sept planches des Frustrés (1973-1981). Intitulée « Les deux orphelines », elle met en scène Colette et Raymonde, deux femmes violées que se disputent une avocate et une sociologue féministes qui les utilisent pour vendre leurs livres et passer à la télé.  Claire Bretécher, en incroyable visionnaire, avait tout  saisi, tout croqué.

La féministe qui se repaît sans fin des détails croustillants du viol :

Qui assigne la femme violée au statut de victime à vie :

pour l’obliger à répéter encore et encore son histoire :

Puis qui traite son propre mari de violeur en puissance quand celui-ci lui demande de lâcher la grappe à Colette:

Puis qui laisse exploser sa misogynie quand elle voit son petit business lui échapper… quand la sociologue refuse par exemple de prêter sa violée à l’avocate pour un passage TV:

Il ne manque rien !

La dernière vignette conclut sur la Cause, cette cause féministe néo-marxiste qui n’hésite pas à manipuler la vérité et instrumentaliser les victimes pour faire son beurre sur le « Viôôôl », le mot magique qui fait gicler des torrents de sérotonine dans le cerveau des féministes (plus fort qu’un orgasme).

Aujourd’hui, 40 ans après ces planches, on pourrait mettre des noms, beaucoup de noms, sur l’avocate ou la sociologue…

  • La première planche de l’histoire est à lire ci-dessous :

Claire Bretécher, « Les deux orphelines », in Les Frustrés, 1973-1981 [Cliquer pour agrandir].

Les Frustrés ont été publiés à un rythme hebdomadaire dans le Nouvel Observateur de 1973 à 1981. Je ne suis pas sûre du tout que l’Obs d’aujourd’hui tolérerait encore un tel humour.

[à suivre…]

. Sur le viol et l’assignation au statut de victime à vie : 

Je peux témoigner que du viol, on s’en sort

. Sur l’envie du pénis :

L’envie du pénis chez les féministes

Les règles du dégoût de soi

Le néo-féminisme, avatar dégénéré du féminisme depuis que ce dernier, ayant remporté tous ses combats, aurait dû mourir de sa belle mort, s’est positionné, entre autres, comme une entreprise de démolition symbolique de la féminité.

Les néo-féministes sont malades d’être des femmes – malades de la tête – au point d’exiger désormais de la collectivité un dédommagement financier pour faire face à ce handicap de naissance.

Car rendez-vous compte, la biologie, cette complice de l’oppression patriarcale, les a dotées de règles ! Nos pleureuses professionnelles, qui se ont fait un métier de sangloter à gros bouillons pour obtenir de l’argent public (c’est moins fatigant que de travailler tout court), se sont trouvé un nouveau cheval de bataille : saouler et dégoûter la terre entière avec leurs flux menstruels, soi-disant pour obtenir la gratuité des protections périodiques et pallier à une grosse injustice de nature.

C’est en effet comme cela qu’Irénévrose, soutenue par les médias gauchistes Madmoizelle ou le Huff Post Québec, justifie l’étalage de sa névrose féministe dans l’espace public.

C’est vraiment nous prendre pour des cons quand on sait qu’une coupe menstruelle en silicone coûte autour de 10 € et peut être réutilisée sans souci pendant de nombreuses années (je sais de quoi je parle, j’en ai une qui n’a pas bougé en 10 ans !).

Tout ce cirque pour seulement 13 € tous les 5 à 10 ans en moyenne ? La ficelle qui dépasse est bien plus grosse que celle d’un tampon XXL !

Irenevrose n’est en réalité rien d’autre qu’une activiste féministe en fac d’arts qui a puisé dans le fonds de poncifs neofem déjà usés jusqu’à la corde pour servir son petit numéro et choquer le bourgeois à peu de frais. Elle aurait aussi bien pu montrer ses seins, sa chatte, sa vulve, son clito, ses poils, sa pisse ou sa merde… La recette, éprouvée, est toujours la même : mettre en scène son narcissisme maladif sur le mode victimaire puis le justifier a posteriori par un discours directement sorti de l’asile psychiatrique.

L’affaire est intéressante car elle illustre bien la dérive puritaine du néo-féminisme, celle qui consiste à se rouler dans la fange victimaire et le trash afin d’attaquer sournoisement le male gaze (« regard masculin ») – car les neofem veulent à tout prix dégoûter les hommes du sexe féminin et leur interdire tout regard érotisé porté sur leur corps, tout particulièrement sur leur sexe.

Elles avaient déjà fait un galop d’essai avec le clitoris, essayant par tous les moyens d’en faire un organe sexuel sinistre, anti-érotique et repoussant au possible. Mais damned, cela ne marche pas, les hommes bandent toujours pour les vrais clitos ! – les pauvres féministes en étaient alors réduites à leur reprocher de ne pas savoir les faire jouir façon Dora Moutot et sa jérémiade #T’asJoui (mais puisque tu  nous saoules H24 avec ton clito, Bécassine, qu’est-ce que tu attends pour t’en servir comme une grande ? Il faut encore que les hommes t’en apprennent le mode d’emploi ?).

Les féministes vont donc sortir leur joker des règles en se disant que cette fois, ça devrait marcher, les règles n’étant associées à aucune forme d’érotisme –  et il est vrai que je n’ai jamais entendu un  homme dire que les règles en elles-mêmes le faisaient bander. On peut cependant prédire facilement que les féministes se prendront une fois de plus le réel dans les dents puisque les hommes, ayant pris l’habitude d’ignorer les règles, d’attendre qu’elles se terminent ou de faire comme s’ils ne les voyaient pas, continueront tranquillement comme devant !

Mais pourquoi une telle focalisation sur les règles ?

Irenevrose n’est évidemment pas la première à exploiter le filon. Il y a aussi Demetra Nyx qui en 2018 se tartinait le visage et le corps de ses règles (toujours le combo gagnant victimisme/narcissime/trash/ouin ouin) :

C’est également un lieu commun de l’art féministe, comme en témoigne cet article rédigé comme il se doit à grands renforts de complainte victimaire, d’écriture inclusive et de l’habituel gna-gna-gna auto-complaisant :

Dans les règles de l’art : cinq artistes qui utilisent ou représentent les menstrues

C’est que les règles rappellent chaque mois aux féministes qu’elles sont soumises aux lois de la biologie de la reproduction humaine, et pour des marxistes culturelles qui croient en la théorie du genre, c’est chaque mois une claque dans la figure. Comment le faire payer au patriarcat ? En se faisant subventionner à vie, pardi ! En oubliant au passage que cet argent public sera récupéré autant auprès des hommes que des femmes… mais il ne faut pas trop leur en demander. Que des femmes paient en double les protections périodiques, c’est cela, la logique féministe.

On citera en ce sens l’initiative aussi risible que démagogue de l’Université de Lille qui ne trouve pas mieux que de faire de la comm en distribuant gratuitement 30000 kits de protection hygiéniques sur les campus de la ville – idée que l’on doit à Sandrine Rousseau,  l’écolo candidate à ce moment-là à la direction de Sciences-Po Lille – en vain, d’ailleurs, ses faits d’armes féministo-victimaires n’ayant pas fonctionné . On notera aussi qu’il est plus facile de gaspiller l’argent public en tampons que de rémunérer correctement les milliers d’enseignants précaires qui font tourner l’université.

On se souvient aussi de cette stupide affiche de l’Unef qui résume à elle seule toute la décrépitude intellectuelle associée à la promotion des protections périodiques – comme si se focaliser sur ces questions avait le pouvoir universel de faire perdre la moitié de ses points de QI. Ici, le torchon en inclusive du syndicat étudiant n’oublie pas de récolter des tampons pour les immigrés de sexe masculin, gender fluid, non binaires et trans, qui comme chacun sait, courent les rues aux abords des facs gauchistes.

Plus bête tu meurs

Que dire en guise de conclusion provisoire ?

Que le militantisme menstruel est avant tout le cache-sexe de l’insondable médiocrité intellectuelle du néo-féminisme ? Certainement.

Qu’à un niveau plus profond, il est un témoignage de la névrose féministe qui pousse ces femmes à haïr viscéralement leur condition et à jalouser maladivement les hommes, ces chanceux qui n’ont pas de règles et qui vont devoir leur payer cette « inégalité » en espèces sonnantes et trébuchantes ? Sans doute aussi.

Cette névrose qui les pousse à manipuler les foules pour se faire plaindre, se faire rembourser d’être née femme, mais aussi à dégrader l’image de la  femme en essayant de faire croire que toutes sont comme elles des souillons revanchardes ou de pauvres victimes de leur condition vécue comme une injustice.

Victimes de leurs règles, les femmes, vraiment ? Celles-là mêmes qui se font prescrire des traitements hormonaux de substitution à vie pour conserver leurs règles à prix d’or des décennies après leur arrêt physiologique ? A d’autres ! Cessez de mentir et de manipuler la terre entière, les féministes !  Ce n’est pas parce que vous ne supportez pas d’êtres des femmes et que vous faites facilement retourner le cerveau par les idéologues néo-marxistes que c’est le cas de tout le monde et que vous allez nous expliquer la vie !

[à suivre…]

. Voir aussi :

  • La fascination phallique : 

L’envie du pénis chez les féministes

  • Le clitoris comme phallus de substitution :

Des clitos, des clitos, et encore des clitos

  • Le féminisme est-il un ondinisme ?

Anthologie du féminisme urinaire

  • Retour vers l’univers néo-féministe :

L’univers néo-féministe

L’envie du pénis chez les féministes

 

Les féministes sont obnubilées par le sexe masculin. Dès que l’on se penche sur leurs discours, leurs revendications, leurs productions artistiques… l’obsession phallique s’érige comme une évidence.

« L’Origine de la guerre » de l’artiste féministe Orlan, 2011

Le féminisme du point de vue psychanalytique

Il n’y a donc pas que « la langue française qui reste attachée au phallus », comme le disait si bien Chloé Delaume ; il y a aussi la féministe refoulée, qui pense tellement à la bite que celle-ci occupe l’entièreté de son paysage mental.

Le féminisme a toujours beaucoup frayé avec la psychanalyse, en particulier avec ses discours les plus filandreux ou les moins étayés scientifiquement. Mais on ne pense pas assez à aborder le féminisme lui-même (ou plus exactement le néo-féminisme) comme une névrose liée au phallus ; phallus qui renvoie non seulement au pénis, mais plus encore à l’image fantasmatique du pouvoir absolu qu’elles lui attribuent jusqu’à en perdre la raison. La  frustration, la jalousie et la rage que suscitent chez elles ce fantasme révèlent en creux la haine pathologique qu’elles portent à leur propre condition.

La névrose de toute femme – qui au sens psychanalytique est un état normal et non pathologique – serait selon le docteur Freud la fameuse envie du pénis (il s’agirait du pendant féminin du complexe de castration masculin). Si, en tant que femme bien dans ma peau, cette hypothèse m’apparaît plutôt farfelue – je n’ai jamais rêvé posséder de pénis – , je me demande quand même si le concept ne s’appliquerait pas assez bien aux féministes, pour le coup. D’aucuns ont déjà relevé le transfert que celles-ci ont fait de « l’envie du pénis » vers « l’envie du pénal » (l’expression est de Philippe Muray)– lorsqu’elles cherchent par exemple à criminaliser toute forme de sexualité masculine hétérosexuelle.

Par ailleurs, la théorie psychanalytique de l’hystérie fait justement appel au concept de l’envie du pénis… De là à faire le lien avec certaines « féminhystériques », il n’y a qu’un pas que je serais presque tentée de franchir quand, en écrivant ces lignes, je vois passer sur Instagram cette photo de la bien nommée « Irenevrose » :

Irénévrose, incarnation du néo-féminisme névrotique du XXIe siècle (1 février 2019).

– la relation névrotique des féministes à leurs règles devant précisément faire l’objet de mon prochain article.

On relèvera au passage la posture jambes écartées d’Irenevrose. L’envie refoulée de se faire mettre une bite bien profond saute aux yeux !  D’ailleurs comme elle le précise elle-même sur son accueil Instagram, Irenevrose ne s’intéresse qu’au cul. Son psychisme régressif se reconnaît aussi dans ce qui suit : « mother of cacarevolution« . Peut-être que les féministes, après avoir épuisé la pisse et les règles, se rouleront dans leur merde à la prochaine étape ? (c’est probable !).

Le phallus dans l’art féministe

1/ Le phallus avant la haine

Si l’exposition « In the Cut – The Male Body in Feminist Art«  qui vient de s’achever à Sarrebruck (mai 2018-janvier 2019) illustre précisément la fascination féministe pour le phallus, elle étonne cependant par son absence de haine affichée envers le membre masculin. L’exposition s’attache même au désir hétérosexuel chez les artistes féministes, ce qui ne manque pas de surprendre en ces temps où la troisième vague féministe n’a de cesse de démolir celui-ci. Que s’est-il passé ? D’aucuns auraient-ils réalisé que la misandrie était allée trop loin ? On n’ose y croire.

Parmi les choses tout à fait intéressantes, on y trouve par exemple « Le Divorce » (1992), de Sophie Calle, une photo étonnante accompagnée d’un texte très émouvant sur son chagrin au moment de divorcer de son mari. Le texte est à lire ici et je dois reconnaître que cette oeuvre singulière m’a touchée :

Sophie Calle, Le Divorce, 1992.

De la même manière, je ne trouve pas grand chose à redire à la série Landscape (1972) d’Eunice Golden, où le corps masculin s’offre comme un paysage et un horizon  indépassables – si ce n’est qu’à travers le motif du filet qui entoure le pénis, elle dénoncerait « l’injonction de la virilité » faite aux hommes. Je répondrais à cela que les femmes non féministes, qui comme moi ou Natacha Polony feraient plutôt l’éloge de la virilité, ne voient aucune raison de la vilipender. D’ailleurs, une étude montre que les féministes elles-mêmes la plébiscitent en secret (voir plus bas).

Eunice Golden, Landscape #160, 1972

J’ai un peu de mal à voir en quoi ces images sont subversives ou même spécifiquement féministes.  Par le simple fait de renverser le rôle de l’artiste et du modèle ?  A-t-il vraiment fallu attendre la fin du XXe siècle pour que des femmes dépeignent des sexes masculins ? Le female gaze a tout de même quelques antécédents dans l’histoire de l’art, par exemple chez Camille Claudel quand elle sculpte l’étreinte amoureuse et le corps masculin sensuel.

Camille Claudel, La Valse, 1905
Camille Claudel, La Valse, 1905 (détail)

Je ne pensais pas que s’intéresser au corps masculin ou afficher son désir pour lui pouvait faire d’une femme artiste une féministe. Il va de soi que cette liberté du female gaze doit faire partie des droits fondamentaux pour toute femme et que si le féminisme n’était que cela, je serais féministe. Mais ces droits sont acquis depuis longtemps et le féminisme a beaucoup évolué depuis…

Il s’agit en tout cas ici d’artistes qui pour moi ressortissent d’un féminisme de bon aloi, que j’appellerais « d’avant la haine », car éloigné des postures plus récentes de nos pénibles activistes radicalisées et ivres de ressentiment (pour ne pas dire de paranoïa) envers les hommes. Quoi qu’il en soit de l’intention exacte des commissaires de cette exposition (je n’ai pas consulté le catalogue, pas encore paru), je ne peux que saluer l’angle retenu.

2/ Le phallus du grand méchant loup

Le phallus joyeux et la liberté d’afficher son intérêt positif pour lui semblent définitivement proscrits de l’art féministe dans les décennies qui suivent. Le féminisme radical lesbien a imposé sa vision péjorative dans tous les domaines et le phallus, symbole du grand méchant loup pour nos pauvres féministes en état de sidération devant son pouvoir démoniaque – qu’elles surestiment grandement au passage, mais puisqu’elles ont tant besoin de se percevoir comme des pauvrettes dominées, laissons-les à leur fantasme de soumission –, le phallus, donc, ne sert généralement plus que de défouloir régressif, sexiste et misandre.

Le thème est exploité sur plusieurs décennies par Judith Bernstein, notamment à travers cette oeuvre tirée de sa série « Bites de Mort » (Dicks of Death , 2015) où le contraste des couleurs primaires accentue la violence attribuée à la bite, chargée de tout le malheur du monde. La répétition des éléments de langage victimaires chez cette artiste (« Haaaan, le patriarcat, la misogynie, la phallocratie, la domination masculine, mais ouin-ouin-ouin »), font que je ne peux absolument pas entrer dans le discours simpliste et caricatural qui accompagne ces oeuvres.

Judith Bernstein, Dicks of Death, 2015

Pour l’artiste féministe Orlan, « L’Origine de la guerre » (2011) est, comme c’est original, le phallus. Mais bien sûr, le phallus, c’est le mâââl, c’est la guerre. Et la guerre, cépabien, toussa, toussa… On lui rappellera tout de même que si les armées de Daesh déferlaient un jour sur sa ville, Orlan serait la première à supplier que des hommes prennent les armes pour la sortir de là ! Qu’elle médite plutôt sur l’adage romain : « Si vis pacem, para bellum » (« Si tu veux la paix, prépare la guerre »), et qu’elle n’oublie pas que si elle vit dans une société pacifiée qui permet aux féministes de tirer des traites à vie sur leur narcissisme victimaire, elle le doit avant tout à ces milliers de soldats qui ont sacrifié leur vie sur les champs de bataille. Il serait bientôt temps de changer de paradigme et de retirer ses lunettes déformantes.

Orlan, L’origine de la Guerre, cibachrome collé sur aluminium, 88 x 105 cm, 2011

Mais en attendant, tu ne te rincerais pas un peu l’oeil, petite cochonne ? Je plaisante. Orlan a bien raison de figurer – à son corps défendant, j’imagine – un sexe masculin dans une posture plutôt érotique et elle a la bonne idée d’en faire un pendant à lOrigine du Monde de Gustave Courbet (1866), ce qui rend son tableau plutôt amusant et sympathique. Pour autant, son intention sexiste et misandre ne doit pas être minimisée puisque ce phallus est aussi, selon l’artiste, « le procréateur d’une violence plus universelle » (ben voyons).

Le manspreading ou la quête du phallus dans les transports

J’aurai sans doute l’occasion de revenir sur la nouvelle lubie féministe en provenance du métro de New York, la « lutte contre le manspreading » (le fait que les hommes écartent spontanément les cuisses quand ils sont assis).  Ces cruches ont du mal à comprendre qu’un homme, ayant quelque chose entre les jambes, contrairement à elles, ne puisse pas physiologiquement croiser les jambes en les serrant pendant des heures entières dans les transports en commun. Ces refoulées de la bite tuent donc le temps dans le métro en matant l’entrejambe des hommes à la recherche de l’excroissance qui les fera défaillir (« Aaaaahhh, j’en ai vu !! J’ai repéré des couilles ! Aaaahh, c’est abominable ! »). On se croirait revenus chez les victoriennes du XIXe siècle (« Doux Jésus ! J’ai vu le loup ! Vite, des sels ! »).

Par contre, que le fessier de la féministe en question, quand il est oversize, prenne plus de place qu’un homme au max de l’écartement de ses cuisses et si ce dernier ne lui laisse pas son siège, là, c’est du sexisme. Normal. Au fait, la névrosée des règles, un peu plus haut, elle ne ferait pas du womanspreading, par hasard ? Quand est-ce qu’on légifère contre les femmes qui s’étalent dans l’espace public ?

Les féministes et les hommes sexistes

Le plus drôle, c’est qu’en totale contradiction avec leurs discours publics blâmant sans fin les machos, on découvre qu’en privé, les féministes elles-mêmes les plébiscitent ! C’est le résultat d’une étude sérieuse parue en juin 2018 dans le Personality and Social Psychology Bulletin (voir aussi « Les féministes trouvent les hommes sexistes plus sexy que les hommes « féministes« , en anglais). Ainsi donc, le jour elles les fustigent sur le site Zeromacho par exemple, mais le soir, elles en rêvent comme les autres et avec un vibromasseur, si ça se trouve…  Il n’y a rien de mal à faire cela, naturellement, mais pourquoi alors une telle dichotomie et un tel double discours ? Un petit problème de refoulement, peut-être ? Même si le sexisme en question est plutôt ici ce qu’elles appellent le « sexisme bienveillant » (et que les femmes normales, non féministes, appellent tout simplement le charme masculin), elles font donc mine officiellement de combattre sans répit ce dont elles rêvent en secret. Allo, docteur Freud ? Vous pourriez me dépêcher quelques flottes d’Airbus ? J’ai un paquet de patientes pour vous, là…

. 15 mars 2019 : L’envie du pénis se hurle sur les pancartes des adolescentes biberonnées au féminisme de la « marche pour le le climat » :

15 mars 2019 : L’envie du pénis s’affiche publiquement.

[à suivre…]

. Voir aussi :

  • Le clitoris comme phallus de substitution :

Des clitos, des clitos et encore des clitos

  • Le féminisme est-il un ondinisme ?

Anthologie du féminisme urinaire

  • Les règles du dégoût :

Les règles du dégoût de soi

  • Féminisme et stade anal :

Je chie donc je suis – A la découverte du féminisme intestinal

  • Retour vers l’univers néo-féministe :

L’univers néo-féministe

Yann Moix-Moi-Moi et le féminisme

M’étant fait traiter de néo-féministe (et ce n’était pas un compliment) parce que je me suis insurgée avec vigueur contre la goujaterie de Yann Moix (sa célèbre sortie sur les femmes de 50 ans), je tenais à faire un petit retour sur les rapports de cette affaire avec le féminisme. Dénoncer Yann Moix ne fait pas de moi une féministe et voici pourquoi.

  • Réfléchir sur le vieillissement des femmes n’a jamais fait  partie des luttes féministes

En effet, la question du vieillissement de la femme n’a jusqu’à présent jamais été une question féministe, ce que confirme la lecture de cet intéressant article de 2010, « L’impensé de la vieillesse : la sexualité« , où l’auteur se demande : « Pourquoi la vieillesse n’est-elle pas devenue un thème de luttes féministes ? ». Afin de répondre à cette question, elle annonce une étude d’envergure qu’elle va conduire auprès des féministes :  « Cette recherche entend combler les silences du féminisme concernant la vieillesse pro-sexe ou sans sexe, en cherchant les raisons d’une omerta collective ou au contraire en mettant au jour des initiatives peu connues et des alternatives aux discriminations sexuelles dues à l’avancée en âge. »

Il sera d’ailleurs très intéressant de voir comment la victimisation va pouvoir être proclamée, sachant que plus on avance en âge, plus les hommes partent les premiers.  Les féministes vont-elles oser se plaindre d’être toujours en vie longtemps après que tous les hommes de leur génération dégustent les pissenlits par la racine ?  Las, on peut leur faire confiance pour trouver de quoi accabler les hommes puisque, dans les études de genre, la règle est invariable : les hommes sont toujours coupables de tout (y compris de mourir trop tôt – j’ai vu passer des tweets en ce sens).

Etudes de genre : « C’est trop bien ! Si tu utilises ton imagination, tu peux accuser les hommes de TOUT ! »

Pour ma part, je n’essentialise pas. Je ne dénonce pas « les » femmes en général, mais certaines d’entre elles, les féministes idéologues et misandres et toutes celles qui apportent leur pierre à la mauvaise guerre des sexes. Je ne critique pas ces femmes pour leur genre, dont elles ne sont pas responsables (et que je partage de toutes façons), mais pour leurs idées, qu’elles ont tout le loisir de reconsidérer si elles le souhaitent. Je ne me sens pas non plus solidaire de la « classe » des femmes (une approche 100% gauchisto-sexiste – le féminisme étant par définition un sexisme), je suis solidaire de tout être souffrant, qu’il soit homme, femme, enfant ou animal.

Toute femme n’ayant pas à être féministe –  l’un n’impliquant pas l’autre, puisque « femme » signifie un genre biologique et social et « féministe » une idéologie généralement très marquée à gauche et de plus en plus inepte sur le plan intellectuel – ; je ne vois donc pas pourquoi réfléchir sur la question du vieillissement d’un sexe biologique ferait automatiquement de vous une idéologue féministe.

De même, je ne défends pas « les » hommes en tant que groupe indistinct, je me contente de pointer à l’occasion, comme les masculinistes modérés (par ex. sur le site neo-masculin.com), les injustices et les mensonges que leur fait subir de plus en plus souvent le féminisme dominant.  Et donc, au sein des hommes, il y en a qui ont des comportements et des prises de position tout aussi critiquables que les pires féministes va-t-en-guerre – et c’est le cas de Yann Moix.

Dénoncer ce dernier n’est pas du féminisme, car  :

Comme j’en avais l’intuition dès le départ, Moix s’affirme lui-même féministe ! En tant que héraut médiatique de la bien-pensance de gauche, il ne pouvait évidemment pas en être autrement… Et il en incarne justement les pires travers – immaturité affective,  complaisance dans sa névrose, narcissisme infantile et  mépris de l’autre sexe porté en étendard.

Extrait vidéo –  Yann Moix justifie sa goujaterie en déclarant : « Je suis quelqu’un d’extrêmement féministe » (ONPC, 12/01/2019) :

Quand il se dit féministe sur le plateau d’ONPC, Moix débite quelques lieux communs sur la libération de la femme des années 70 ; quelques vieilles lunes qui montrent qu’il ne connaît pas grand chose aux dernières évolutions du féminisme mais qui lui sont très utiles pour justifier dans la foulée son ego pathologique : « Moi, moi, moi, moi, moi… ». Si je lui reproche de trop bien l’incarner, je dois lui reconnaître d’avoir plutôt bien résumé le féminisme, justification ultime de toute forme de narcissisme décomplexé. Même Christine Angot n’a pas trouvé quoi lui répondre.

Les féministes feront probablement la fine bouche et objecteront que son féminisme est en carton ; tant il est vrai que Moix peut tenir les discours les plus contradictoires (pour autant que le buzz le serve) –puisqu’il n’a aucune conviction profonde. Excellant surtout à humer l’air du temps, il calcule ensuite savamment sa posture la plus provocatrice et/ou la plus bankable.

Les féministes s’en prennent régulièrement à lui, ce qui d’ordinaire ne manque sans doute pas de le flatter. Elles le font d’ailleurs de manière assez stupide, comme dans cet article où l’une d’elles reproche à Mélanie Thierry de ne pas se revendiquer féministe face aux questions orientées de Moix. Sur ce coup-là, je donne raison sur toute la ligne à Mélanie Thierry qui s’est parfaitement défendue toute seule, et je ne trouve pas non plus que les questions de Moix étaient inintéressantes. Ses interrogations sur le désir amoureux ou sur la tentation de l’infidélité sont des questions légitimes et défendables ; je ne vois pas pourquoi elles seraient taboues ou marquées du sceau de l’infamie sexiste.  Mélanie a eu la liberté de ne pas y répondre, c’est très bien aussi. Rien à redire, donc.

  • Moix est le valet du féminisme, puisqu’il en est le meilleur rabatteur

Féministe ou anti-féministe selon ses postures ou ses besoins, voire les deux en même temps, Moix vient en tout cas de remettre une énorme pièce dans la machine féministe. Il vient même de tirer une grosse cartouche dans le fondement des mascus qui le soutiennent.  Car qu’est-ce qui va se passer maintenant ?

Le féminisme est revigoré au-delà de toute espérance. Quelle femme de plus 40 ans, directement insultée dans sa chair et rappelée au mépris général envers la femme vieillissante – y compris de la part des autres femmes, d’ailleurs, car compétition sexuelle exige, les femmes plus jeunes ou plus sexy frétillent d’avoir le bon âge et de pouvoir renvoyer la concurrence dans les cordes (la « sororité féministe universelle » démontrant une fois de plus qu’elle n’est qu’un concept vide) –, quelle femme de plus de 35 ans, donc, ne va pas se tourner vers les féministes pour y trouver réponses et soutien ?

Moix aurait-il oublié qu’il incarnait l’homme blanc de 50 ans, riche et occidental, c’est-à-dire l’ennemi juré des féministes ? Celles-ci ne manqueront pas de redoubler de coups sur ce profil masculin et comme on peut s’y attendre, cette surenchère haineuse n’aura comme effet que d’alimenter un peu plus la guerre des sexes et la fureur des deux camps l’un envers l’autre.

Pour autant, j’insiste, la question du vieillissement (des hommes comme des femmes) ne doit pas être laissée aux seules féministes. On est ici au croisement de la biologie et de la culture, et pas nécessairement dans l’idéologie victimaire de gauche. La question est bien plus vaste que cette approche par le petit bout de la lorgnette.

Je suis bien la seule à ne pas être surprise de voir M. Schiappa mouiller sa chemise pour défendre son laquais : entre féministes crasses, on se comprend forcément… Marlène Schiappa incarne ici la misogynie féministe à courte vue (je reviendrai dans un prochain article sur la misogynie féministe).

  • Moix est misogyne et ce n’est pas féministe que de le dire

En ce qui me concerne, je suis anti-féministe mais pas misogyne ; ce sont des choses séparées, comme je l’expliquais dans cet article : « Combattre le féminisme, oui. Sombrer dans la misogynie crasse, non« . Et je considère que la dernière posture de Moix est bien de la misogynie.

On m’a rétorqué que la misogynie était la haine des femmes et que Moix n’avait fait qu’exprimer ses goûts.  Une analyse plus fine de sa personnalité fait pourtant bien ressortir non seulement sa peur, mais aussi sa haine des femmes. Quand on déclare ne pouvoir « aimer » des femmes que si elles sont réduites à leurs corps, leur âge ou leur race (qu’il confond d’ailleurs avec leur nationalité : « les chinoises », « les japonaises », etc.), on n’aime pas ces femmes : on a seulement besoin d’une fixation érotique, d’une objétisation et d’une mise à distance pour pouvoir surmonter son dégoût absolu affiché pour toute femme ne rentrant pas dans ses critères. Ce genre d’homme qui crache sur le corps féminin est rarement un grand amoureux de ce corps, même jeune (car il ne sert qu’à lui faire oublier sa peur et son dégoût), et encore moins de la femme qui se trouve derrière.

Les mauvaises justifications de l’evopsy

Moix m’a vite fait penser à certains discours masculinistes radicaux qui, trop contents de découvrir l’évopsy, y trouvent matière à justifier leurs comportements les plus primaires, à savoir : « L’évopsy dit que le singe en nous bande seulement sur la femelle jeune et fertile ; ça veut dire qu’on peut se comporter comme de gros babouins en société – comme Moix, quoi ». Et de justifier l’injustifiable : non pas la préférence (en réalité très régressive) de Moix pour les corps jeunes, mais l’affichage vulgaire et haineux de cette préférence. Et donc d’encourager la guerre (sale) des sexes.

Comme l’écrit Claude Habib, il existe en France « une tradition d’entente joueuse entre les sexes, qui se renouvelle de génération en génération, et qui est une particularité nationale, même si elle ne se connaît pas comme telle. Cette variante est rare – en tout cas elle est moins commune que la guerre des sexes, telle que la prône le féminisme mondialisé ». Moix et ses alliées féministes achèvent de la mettre à bas.

Certes, notre comportement social est aussi piloté par nos gènes – tout n’est pas culturel –, mais le tout génétique est une autre forme d’excès. Des études montrent que les choses changent parfois vite sous l’influence culturelle et que dans les civilisations avancées et pacifiques, les appariements hommes-femmes sont moins soumis aux vieux réflexes génétiques qu’autrefois. On constate que dans les sociétés modernes, les préférences sexuelles des hommes sont moins régressives et davantage ouvertes en direction des femmes de leur âge.

Même s’il est vrai que les hommes bandent plus facilement pour certaines femmes (dont les jeunes), contrairement à Moix, ils ne les choisissent pas pour les aimer, vivre avec ou les épouser : « Ces chiffres montrent que les préférences (affichées plus ou moins publiquement) et les attitudes sur un site de rencontre se différencient de la sexualité et de la conjugalité effectives. Les femmes avec qui les hommes se mettent en couple ou ont des relations affectives et/ou sexuelles ne sont pas forcément celles qu’ils trouvent les plus attirantes. »

L’argument selon lequel Moix préfère se mettre en couple avec des corps de 25 ans « parce que plus fertiles » tombe de lui-même : il ne correspond pas au comportement moyen des hommes.

Car il faut bien garder en tête que Moix n’est pas l’homme de la rue. Moix est un riche bobo médiatique qui peut se payer les corps qu’il veut et donc se complaire ad vitam dans son immaturité affective : il pourra toujours s’acheter des jeunes chinoises, non pas parce que c’est son « goût », mais d’abord parce que c’est dans ses moyens financiers. Sinon, il désirerait et baiserait des femmes de son âge, comme tout le monde.

Femmes de son âge qu’il n’est pas le dernier à désirer d’ailleurs, puisqu’on l’a vu frétiller au point d’en perdre ses moyens devant Carla Bruni ou Estelle Lefébure, qui ont toutes deux plus de 50 ans. Sa déclaration sur les femmes de 50 ans n’est évidemment qu’un grossier mensonge. La vérité, c’est qu’il est prêt à sauter sur qui veut bien de lui, mais comme il est en promo pour son dernier livre, il lui fallait un petit scandale bien senti. Comme il le rappelle lui-même dans ONPC pour se défendre, il s’agit d’un discours déjà servi ailleurs et donc parfaitement assumé.  Il a de plus relu et validé avant publication son interview dans Marie-Claire. Il savait très bien ce qu’il disait et l’impact que cela aurait : il a cherché à blesser uniquement pour faire le buzz.

« Sa » vérité, qui n’est que mensonge et manipulation, lui sert en réalité à cracher à la fois sur les femmes de son âge (pour se venger de toutes celles qui l’ont quitté), mais aussi sur les hommes de son âge (tous ceux qui ne peuvent pas se payer des jeunes chinoises toute l’année et à qui il envoie le message qu’il ne doit pas être confondu avec eux).

En conclusion, les prétendus goûts de Moix ne sont rien d’autre que l’étalage de ses mensonges, de sa veulerie et de sa capacité à faire le buzz pour assurer son existence médiatique. Son inclination pour les asiatiques de 25 ans lui est moins dictée par ses goûts ou ses gènes (qui ont bon dos) que par son porte-monnaie et sa consommation immodérée d’imagerie pornographique. Prétendre que cet homme dit des « vérités » ou qu’il représente les autres hommes, c’est se montrer bien naïf. Tout comme prendre au premier degré son dernier numéro de Caliméro narcissico-médiatique pour encore se faire plaindre après avoir agressé tout le monde. Qu’il assume au moins de récolter ce qu’il a semé !