Féminisme et troubles mentaux

Cette fois la coupe (l’entonnoir ou le pisse-debout) est pleine, je me décide à ouvrir cette nouvelle rubrique. Je m’efforçais jusque-là d’être magnanime (à ma manière, bien entendu, je me comprends) afin de ne pas trop prêter le flanc à l’accusation de psychophobie. Mais cette fois, la réalité ne peut plus être ignorée : le féminisme n’est pas seulement une forme de bêtise crasse, il rejoint de plus en plus clairement le domaine du trouble mental. Je pense qu’il est donc grand temps de commencer à dresser un petit bilan de la situation.

Deux choses semblent en effet se dessiner :

Une expression publique toujours plus hystérisée du féminisme

Les manifestations publiques du féminisme s’apparentent de plus en plus souvent à des étalages de folie incontrôlée. L’exemple récent le plus frappant est bien sûr l’inénarrable numéro d’hystérie de Solveig Halloin sur le plateau de TPMP. Bien qu’étant habituée aux délires féministes, j’avoue être restée sans voix :

[sur ce moment télévisuel hallucinant, voir aussi : Gabriel Robin, Solveig Halloin: la France orange psychiatrique (Causeur, 11/05/21)]

Il va de soi que je suis aussi horrifiée qu’elle par la maltraitance animale, tout comme par la torture pratiquée dans l’abattoir breton qui a donné lieu au sujet de l’émission – abattoir heureusement fermé depuis et sous le coup de poursuites judiciaires amplement justifiées. Je pense également qu’il est grand temps de faire un sérieux ménage dans le monde de l’élevage industriel et qu’il ne faut plus RIEN laisser passer en termes de souffrance animale.

Sauf que… le propos de Miss Halloin est d’un tout autre ordre. D’un combat juste, elle a sombré dans un complotisme féministe absolument délirant. Il faut savoir que la nouvelle marotte de cette féministe hardcore, c’est la « husbandry », c’est-à-dire « l’élevage comme impérialisme du mâle ». Je vous laisse apprécier le délire dans ce post Facebook ou dans cette vidéo, « Le mâle, c’est l’élevage »: « Évacuons les fécondeurs de nos corps femelles, convergeons vers les zootres pour délivrer les délivrances de l’impérialisme des mâles », « Je suis truie », « L’humanimâle cannibale s’il veut de la saucisse bouffera son pénis », etc. On relèvera dans cette dernière image le refoulé qui la travaille certainement plus que de raison.

Sa pseudo-lutte contre les souffrances animales (je dis pseudo car son comportement a surtout donné envie à plus d’un de se détourner de ce combat – l’association L214 est furieuse) n’est évidemment qu’un prétexte pour régler leur compte aux hommes et vider dans des mises en scènes cathartiques sa haine et sa frustration du mâle. Car la seule et vraie obsession de Solveig Halloin, ce sont les hommes. Sans doute que ses déboires avec Philippe Caubère (sa fausse accusation de viol qui lui vaudra bientôt un procès en diffamation) sont pour beaucoup dans cette volonté de purger aussi rageusement sa fureur misandre.

Au moins, reconnaissons que si elle n’est pas la première à pousser le féminisme aux confins de la folie furieuse, grâce à elle, plus personne aujourd’hui ne peut ignorer qu’une partie des féministes – et sans doute pas des moindres – est complètement cintrée. Car elle est loin d’être seule dans cette croisade misandre : sur le même thème écoféministe ridicule, « Décoloniser nos corps femelles », on pourra citer Nicole Roelens, autre féministe frustrée qui essaie de faire croire que c’est elle qui ne veut pas qu’un homme l’approche (ha ha, trop crédible) :

Nicole Roelens

Un petit mot en passant sur ce meme rigolo posté sur la page FB de S. Halloin suite à l’émission, en réponse à L214 qui prend ses distances et à ceux qui lui font remarquer que son hystérie est contre-productive :

L’accusation de « collabite » m’a encore fait beaucoup sourire (je ne me lasse vraiment pas de cette expression). Alors comme ça, défendre la bientraitance animale dans l’élevage et l’exposer calmement pour être entendue, ce serait être complice du « patriarcat » et être coupable d’hétérosexualité ou d’homosexualité masculine ? C’est en voyant ce seul vocabulaire que j’ai compris que Halloin ne militait pas POUR les animaux, mais exclusivement CONTRE les hommes. Clairement, son seul problème, c’est la bite et c’est d’ailleurs un peu le cas de la plupart des féministes (voir « L’envie du pénis chez les féministes »).

Ce dernier point, cette « envie » au sens de « jalousie » envers le pénis (le fameux « complexe phallique » du docteur Freud), nous ramène à l’élément constitutif du néo-féminisme, son point focal qui affleure de plus en plus visiblement et que j’évoque régulièrement : la santé mentale des féministes et les manifestations hystériques causées par leur manque de relations affectives, et certainement sexuelles, avec les hommes notamment. Ce qui nous amène au second point :

Le féminisme lui-même comme expression du trouble psychique

La frustration affective, et même le malheur affectif, sont les moteurs de la complainte féministe – et la force du déni féministe à ce sujet n’en rend pas la chose moins criante. Le manque d’amour et d’affection jouent souvent un grand rôle dans la dépression, la maladie psychique ou les comportements auto-destructeurs. C’est aussi ce qui explique que si peu de thérapies soient couronnées de succès durables : l’homme est un animal social et aucune molécule ou discours – encore moins l’idéologie féministe – ne peuvent remplacer véritablement une interaction heureuse avec un autre humain. Je soupçonne même un cercle vicieux : si la fragilité mentale peut mener au féminisme et l’inspirer directement, c’est aussi le féminisme qui produit de la fragilité mentale. L’exemple de Solveig Halloin montre bien à quel point le féminisme semble toxique pour l’équilibre psychique et comportemental. Mais quid de l’œuf ou de la poule ?

On ne peut que constater qu’au fil des décennies, les féministes hurlent et pleurent de plus en plus fort. Plus le féminisme est dominant et même totalitaire, plus elles sont malheureuses et plus leurs larmes et leurs cris deviennent assourdissants. Jamais la féministe n’a autant tapé de crises d’hystérie, jamais elle n’a autant gémi et autant manifesté de désordres psychiques. Pourquoi ne se demande-t-on jamais pourquoi elles sont dans cet état ? Pourquoi un grand nombre de féministes – et probablement la totalité des activistes – sont-elles suivies par un psy (pour bien peu de résultats)? Pourquoi le féminisme ne pourrait-il pas aussi être envisagé comme une expression de la dépression féminine ? Le sujet est complexe et réclamerait des développements et des observations plus approfondies. Néanmoins, et en laissant de côté le fait que le mot « féminisme » lui-même désignait à son origine une pathologie (sous la plume d’Alexandre Dumas fils), quelques éléments peuvent déjà être invoqués :

  • La forte proportion de troubles mentaux attestés chez les féministes historiques : de Mary Richardson, la Suffragette historique (et hystérique) en passant par Valerie Solanas, complètement timbrée, le féminisme a toujours été un refuge pour les cas psy. Andrea Dworkin était également une « névrosée folle à lier » comme le dit ici Camille Paglia, sachant que, comme le rapporte également Phyllis Chesler, psychologue et ancienne féministe, « le taux de maladie mentale était particulièrement élevé chez les féministes de la seconde vague » : « Lorsqu’elle évoque la folie de certaines de ses consœurs féministes, elle sait de quoi elle parle : Je ne veux pas dire névrotique, difficile, anxieuse ou excentrique. Je veux dire cliniquement schizophrène ou maniaco-dépressive, suicidaire, toxicomane ou alcoolique, ou souffrant d’un trouble de la personnalité ».
  • La forte proportion de féministes hardcore chez les lesbiennes, dont beaucoup ont des fragilités mentales (ce n’est pas ici une critique ou une stigmatisation déplacée de ma part, c’est juste un fait, comme en témoignent les sites LGBT qui s’efforcent de prendre le problème à bras le corps: « Selon la littérature portant sur le sujet, il s’avère que la communauté lesbienne présente un plus haut taux d’anxiété que les hétérosexuelles (14,7% contre 3,8%) (Ruble & Forstein, 2007) »). Le problème est que les associations mettent toujours tout sur le compte de la « discrimination » ou de la « lesbophobie », une manière bien pratique de ne pas envisager des causes plus profondes et donc de tenter de les traiter ; c’est toujours de la faute des autres et du « patriarcat », air connu… Il s’avère pourtant que les lesbiennes ont certaines particularités psychiques qui peuvent expliquer leurs échecs sentimentaux et les dépressions qui s’ensuivent comme l’explique avec lucidité ce site de soutien psychologique : « Une fois le couple formé, les relations entre femmes se caractérisent souvent par une grande intensité émotionnelle et une tendance à la fusion. Ce n’est pas problématique en soi, mais peut le devenir lorsque cela conduit les partenaires à se couper complètement du monde extérieur et/ou à adopter des comportements hyper-possessifs. Bien que cette réalité soit souvent occultée, la violence psychologique, verbale, physique et/ou sexuelle peut également être présente dans les relations lesbiennes ».  Ceci pour dire que la propension au féminisme extrême a souvent une base psychique (une forme d’immaturité affective) qu’il faudrait examiner de plus près.
  • Le néo-féminisme est une idéologie psychologiquement régressive, infantile, narcissique et manipulatrice. J’ai déjà abondamment parlé des obsessions sexuelles régressives (à base de clito-vulve-pisse-excréments des néofem ; voir L’univers néo-féministe) et je pense qu’un chapitre de la recherche médicale et psychologique devrait s’ouvrir sur ces fixations pouvant aller jusqu’au trouble du comportement ; troubles qui ont certainement un impact très négatif sur les relations socio-affectives de ces filles.
  • C’est d’ailleurs en référence à leur obsession pénienne et urinaire que j’ai choisi de mettre un pisse-debout rose-mauve en guise d’illustration à cet article (voir aussi : Anthologie du féminisme urinaire). Un petit entonnoir en forme de pénis sur la tête, c’est encore ce qui sied le mieux aux féministes. Il est clair en tout cas que la fixation pénienne finit par leur monter à la tête, comme on le voit avec Solveig Halloin qui voit des bites et des collabites partout, jusque dans l’agriculture.

Si l’on fait défiler la phraséologie délirante de Solveig Halloin, compilée dans cette vidéo, on pourrait rire et penser qu’elle ne représente qu’elle-même. Ce serait faire une grosse erreur, car le fond de sa pensée est évidemment partagé par toutes les néoféministes :

Que ce soit le « patriarcalisme » (elle aurait pu dire « patriarcaca », comme ses copines coprophiles), le « fascisme écocidaire » (voir la secte écoféministe), la « révolution féministe », « les institutions patriarcales » (cf. le « patriarcat »), « on est violées toutes les secondes » (cf. la « culture du viol »), « jamais la condition des femmes n’a été pire qu’aujourd’hui » (cf. [Désespoir et solitude] – Le féminisme en échec), « iels n’ont pas le temps » (idéologie du genre et écriture inclusive), « la phallussieuse déclaration unicervelle des droits du zob » (cf. « l’envie du pénis »), « NousToutes contre les maisons closes », « les femmes sont silenciées » (gros lol), tout le catalogue de la paranoïa néo-féministe est simplement concentré chez elle. Mais il ne faut pas s’y tromper : elle n’est que la quintessence et la représentante de toutes les autres.

Le livre noir du féminisme

D’où peuvent bien venir un désespoir, une dépression, une misandrie aussi partagés ? Pourquoi les femmes sont-elles toujours plus nombreuses à pleurnicher dans les rues après un siècle de féminisme et après que l’égalité des droits ait été actée dans tous les pays développés ? On peut même facilement prédire que plus le féminisme fera sa loi partout, plus les cohortes de filles hystérisées et en pleurs s’élargiront et plus les consultations psy exploseront. Pourquoi alors les féministes ne se posent-elles jamais les bonnes questions ? Pourquoi ne tirent-elles pas un bilan objectif de la situation dans lequel le féminisme les a plongées ? Cette situation est pourtant là, sous leurs yeux :

  • Une explosion des familles monoparentales (habituellement la mère) et donc de filles sans père et sans repère masculin positif et structurant. Comment se construire quand on n’a pas eu de père ? Pourquoi la plupart des lesbiennes et des féministes hardcore ont-elles en commun de n’avoir pas eu un père ayant assumé son rôle ? QUI n’a eu de cesse de démolir les pères et les a poussés à la démission ? (démission du père qui n’est pas nécessairement la faute de la mère, rappelons-le, puisque c’est aussi la culture féministe qui incite les pères à abandonner leur progéniture).
  • Une explosion de la misère et de la précarité des mères célibataires livrées à la violence de leurs enfants, de leurs rencontres passagères, aux petits boulots ingrats, à l’épuisement physique et psychologique. QUI a consciencieusement sapé les bases de ce qui les protégeait jusque-là et leur assurait une vie plus paisible, tels que le couple, la famille, le mariage ? Qui peut prétendre qu’une femme de ménage de banlieue élevant seule ses enfants qui dealent au pied des tours est plus heureuse que la même qui travaille à mi-temps avec un mari et père qui joue son rôle ? Les féministes essaient de le faire croire, mais la réalité les contredit chaque jour.
  • Des femmes qui souffrent amèrement d’un célibat subi et qui souvent s’éternise. J’ai commencé à en parler dans cet article : [Totem et tabou] – Féminisme et célibat. De nouveau : QUI fait l’apologie continuelle du célibat féminin et pousse les jeunes femmes à fuir les couples stables ? Les féministes, encore et toujours. Hier encore, je voyais passer le dernier roman de Marcela Iacub, tout un (triste) programme : En Couple avec Moi-Même, Paris, Léo Scheer, 2020 : « Après son divorce, une quadragénaire s’apprête à chercher un nouveau conjoint. Elle ignore qu’elle ne vaut plus rien ou presque sur le « marché matrimonial », ainsi que les difficultés relationnelles en tout genre qui l’attendent. Or, loin de se résigner, l’héroïne de ce récit trouve une solution révolutionnaire : se mettre en couple avec elle-même. Elle ne se contente pas de trouver le bonheur de cette curieuse manière ; désormais, elle est persuadée qu’à l’avenir, chacun comprendra que cette recette est la seule viable pour l’humanité tout entière. » Super, trop bien ! Voilà où le féminisme nous conduit tous : une dystopie cauchemardesque. Marcela Iacub fait ici la banale expérience de ce que la féministe écervelée ne voit jamais venir : le fameux « mur » de la quarantaine, le moment où elle cesse subitement d’être la reine du bal et où elle réalise qu’il ne lui reste plus que ses yeux pour pleurer.

Comment aller bien psychiquement quand on est victime du féminisme avant même d’être née ? Au lieu de remettre en question les balivernes qu’on leur a vendues, ces filles vont s’enfoncer toujours plus profondément dans leur malheur, rejetant violemment toute perspective d’interagir positivement avec le sexe opposé, hurlant à la « colonisation de leur corps », mais volant de PN en PN pour finir seule et amère – car oui, la féministe de compétition, ignorant ou méprisant les « hommes du milieu », n’est attirée QUE par le PN, le bad boy, l’homme à femmes, le séducteur beau, riche et charismatique ; mauvais plan qui la laisse immanquablement en mille morceaux. Il ne lui reste alors, une fois passée la quarantaine, encore plus si elle est seule et sans enfants, qu’à brandir un panneau féministe dans la rue ou à faire couple avec elle-même. L’avenir des psy semble donc assuré. C’est bien le seul.

La réalité des chiffres : plus le féminisme s’impose et plus les femmes sont dépressives et malheureuses

Comme je l’évoquais dans mon article sur Féminisme et célibat, le bilan du féminisme sur l’état psychologique et l’indice de bonheur des femmes n’est jamais établi par les départements d’études de genre – normal, puisque ceux-ci sont tous aux mains des féministes. Ce bilan affleure cependant dans les publications des chiffres sur les taux de dépression dans la population féminine des pays développés, sur plusieurs générations, avant et après le féminisme, et il est sans appel : plus un pays est égalitaire et féministe et plus les femmes y sont malheureuses. Contre-intuitif, isn’t it ?

Ces chiffres sont commentés dans cet article de Scott Yenor, « The data is in: women aren’t happy », The American Mind, (09/10/20), traduit en français par Aristide R., ici : « Les chiffres sont là : les femmes ne sont pas heureuses » (14/11/20).

Il en ressort très clairement que si une minorité de femmes trouve vaguement son compte dans le féminisme (certaines femmes de carrière, une poignée de favorisées ou de hauts revenus), la majorité des femmes subit et souffre de cette idéologie contre-nature qui les pousse à multiplier les coups d’un soir, à s’éreinter dans des jobs mal payés, à ne pas avoir d’enfants ou pas de temps pour s’en occuper et à ne pas pouvoir fonder de vie de couple équilibrante.

  • La réalité est que plus les femmes ont le choix et plus elles demandent des temps partiels (ce qui tombe sous le sens, c’est d’ailleurs mon cas, mais les féministes continuent de prétendre que le temps partiel est une contrainte).
  • Plusieurs études montrent que plus une femme a de partenaires sexuels, plus son indice de dépression est grand et plus elle prend d’antidépresseurs (cette étude et celle-ci). Il faudrait voir en détail ce qu’il en est exactement de la causalité et de la corrélation entre les deux, mais les faits sont là. Selon les statistiques, les femmes, contrairement aux hommes, ne rêvent pas d’avoir des dizaines de partenaires sexuels dans leur vie : la plupart en souhaitent seulement deux.
  • Dans une étude menée en 2009 par deux chercheurs américains, ceux-ci ont observé « le paradoxe du déclin du bonheur féminin » : plus un pays est moderne et industrialisé, plus les femmes y sont malheureuses, et c’est même de pire en pire. Malgré la pression de la pensée dominante et le culte du féminisme, ils sont bien obligés de conclure du bout des lèvres que « les changements apportés par le mouvement des femmes peuvent avoir diminué le bonheur des femmes » (p. 28). Ils relèvent aussi, sans oser creuser plus avant et avec une périphrase – car ce n’est pas politiquement correct –, que les femmes au foyer se disent plus heureuses que celles qui travaillent : « la corrélation entre le bonheur et le bonheur conjugal est plus faible pour les femmes qui travaillent que pour celles qui sont des épouses au foyer » (p. 28). Quelle claque pour les féministes !
  • Une  autre méta-analyse de 2017 « révèle qu’environ 10% des femmes souffrent de dépression, contre seulement 5% des hommes. L’écart est (« de manière contre-intuitive », selon les auteurs) plus important dans les pays qui mettent davantage l’accent sur l’égalité des sexes. » Mais lol !
  • « Dans les méta-analyses portant sur la dépression sévère, les différences entre les sexes concernant le diagnostic de dépression étaient plus importantes dans les pays où les femmes avaient davantage de contrôle sur leur fécondité, occupaient plus de postes à responsabilité et étaient plus proches des hommes en termes de niveau d’études ». Et encore : « Des différences plus importantes entre les sexes en termes de dépression sévère ont été constatées dans les pays où l’égalité des sexes est plus grande et dans les études les plus récentes ».
  • Les pourcentages de femmes dépressives se sont envolés : 22% en 2012 contre 6 à 8% auparavant. Ceci est confirmé par de nombreuses autres études (voir article) : plus les pays sont avancés et plus les femmes sont dépressives, contrairement aux hommes. [C’est là où on pourrait se demander si le féminisme ne serait pas au final un complot des hommes contre les femmes, ha ha. En tout cas, elles sont clairement les dindons de la farce.]
  • Les chiffres de la consommation d’antidépresseurs explosent chez les femmes (voir article), principalement les femmes blanches, les plus exposées à la dictature idéologique du féminisme.
  • Les chiffres du suicide vont dans le même sens : les femmes se suicident de plus en plus et commencent à rattraper les hommes. Il en va de même des tentatives de suicide féminines et des transferts aux urgences qui ont plus que doublé.

Il apparaît donc clairement que les filles, petites filles et arrière petites-filles des féministes des première et deuxième vagues sont beaucoup, beaucoup plus malheureuses que ces dernières : quelle arnaque, mais quelle tromperie que ce féminisme !

Comme l’écrit l’auteur de l’article : « Tous les phénomènes sociaux sont infiniment complexes. Le féminisme est loin d’être la seule raison pour laquelle les femmes sont plus malheureuses, plus déprimées ou plus suicidaires que par le passé. Cependant, si les données pointaient dans la direction inverse, les féministes utiliseraient celles-ci pour vanter leurs succès. Comme les données vont à l’encontre de ce qu’elles attendaient, elles y voient un paradoxe. » Un « paradoxe »… euphémisme pour ne jamais nommer la réalité et l’échec patent de leur matraquage.

Je termine avec sa conclusion : « Le caractère inadéquat du féminisme est largement ressenti, bien que rarement exprimé. Dans tout le monde occidental, le discours officiel présente la femme carriériste, libérée – la Femme Indépendante – comme le modèle de l’épanouissement et du bonheur féminin. Ce discours officiel est en contradiction avec ce que souhaitent de nombreuses femmes. »

Femmes que les féministes n’ont de cesse de harceler et de contraindre à les suivre de force dans leurs aspirations égocentriques et leurs névroses de bourgeoises favorisées. N’oublions pas que Simone de Beauvoir était l’incarnation même de ce nouveau communisme :

B. Friedan, S. De Beauvoir, « Sex, Society and the Female Dilemma », Saturday Review, June 14, 1975, p. 18.

[à suivre…]

  • Voir aussi :

. Sur les féministes qui ne voient jamais venir le retour de bâton :

[Marâtres, sorcières et rivales] – Blanche-Neige et les féministes

Ce printemps 2021 voit fleurir une nouvelle offensive de la « cancel culture » américaine. Les féministes bigotes, misandres et anti-hétérosexualité s’en prennent cette fois-ci au baiser du prince charmant au prétexte que, étant plongée dans un sommeil éternel, Blanche-Neige n’aurait pas été invitée au préalable à signer une attestation en bonne et due forme comme quoi elle consentait à ce que son amoureux effleure ses lèvres :

Au nom de leur prétendue « culture du viol », les féministes viennent encore se poser en défenseurs de la pauvre victime soumise aux assauts du mâle blanc, hurlant comme devant au harcèlement sexuel et au forçage de consentement – en totale incompréhension, naturellement, des ressorts narratifs et symboliques du conte.

Il ne s’agit, une fois de plus, que des habituelles frustrées hystériques qui font fuir tous les mâles, puis s’étranglent de rage à l’idée que de jeunes et jolies femmes puissent encore bénéficier de l’intérêt d’un homme – ou du « male gaze », le fameux regard masculin désirant. Une frustration qui les rend folles de jalousie, en vérité, mais elles préféreraient mourir que de le reconnaître. Alors c’est bien connu, la meilleure défense, c’est l’attaque.

  • Néo-féministe et reine-sorcière, même combat

Car il ne faut pas en douter, la « sororité » n’existe pas ; seule la compétition sexuelle existe. Et plus particulièrement, la « compétition intra-sexuelle », à savoir les femmes qui se jalousent et se concurrencent férocement entre elles : le thème même du conte populaire Blanche-Neige ; la haine assassine de la belle-mère n’étant motivée QUE par la jalousie et l’envie de détruire sa jeune rivale qui la surpasse en beauté. Et s’il y a bien une chose que les féministes ne supportent pas, ce sont justement les jeunes et jolies femmes qui pratiquent l’hétérosexualité, crime par excellence de lèse-lesbienne. Si en plus elles sont blanches, et que c’est même inscrit dans leur nom… on n’en parle même pas ! Il faut bien comprendre que cette fureur contre la jeunesse et la beauté féminines, incarnée ici par la sinistre sorcière de la version Disney, est un caractère tout aussi récurrent chez la néo-féministe :

  • « Nous sommes les petites-filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler », clament-elles…

Les féministes se revendiquent sorcières et on ne les contredira pas totalement sur ce point. Je réalise qu’en écrivant mon article sur les sorcières, j’en avais oublié la plus typiquement féministe d’entre elles. Où donc avais-je la tête… Elle était pourtant là, sous mes yeux, leur mère ou leur grand-mère à toutes :

La féministe, euh, la sorcière de Blanche Neige

Si dans le conte des frères Grimm (1812), lui-même inspiré de légendes germaniques anciennes, la sorcière n’apparaissait pas (il s’agissait seulement d’une figure de paysanne), celle-ci en est devenue un des personnages les plus marquants depuis le célèbre long-métrage d’animation de Walt Disney, Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), considéré à juste titre comme un chef d’oeuvre et un monument de la culture occidentale – d’où la rage destructrice de nos cancelleuses.

Dans le conte, la reine incarne la marâtre, la belle-mère de la princesse Blanche-Neige, maladivement jalouse de sa jeunesse, de sa beauté et de l’avenir radieux qui l’attend avec son prince. Dans la version de Disney, « la sorcière est la seconde identité de la reine, qui décide de se transformer afin que Blanche-Neige ne la reconnaisse pas. La vieille femme est une sorcière cruelle et manipulatrice, prête à tout pour arriver à ses fins mais qui sera finalement battue par les nains ».

Méchante, jalouse, aigrie, manipulatrice, ne supportant pas qu’une jeune et jolie femme reçoive un baiser de son prince… on voit déjà se profiler les principaux traits de caractère de la néo-féministe. Si la « culture du viol » avait été à la mode dans les années 30, nul doute que l’infâme reine-sorcière aurait hurlé au harcèlement sexuel ou au viol pour délégitimiser et bannir le malheureux prince, laissant en prime pour morte la pauvre Blanche-Neige.

« Qu’il me baise des baisers de sa bouche » (Cantique des cantiques 1, 1)

Le thème du baiser du prince, qui sort la princesse de son sommeil éternel, ne figurait pas dans les versions anciennes ; il n’est introduit que dans une première version cinématographique de 1913, que Disney reprendra en 1937. Dans les contes anciens, c’était soit un porteur du cercueil de Blanche-Neige trébuchant sur une racine, soit le prince en soulevant son buste, qui délogeaient involontairement le morceau de pomme empoisonnée coincé dans sa gorge, lui permettant alors de se réveiller.

C’est donc un script de 1934 qui apporte ces particularités :
. La reine ne se déguise plus en vendeuse mais se transforme en sorcière.
. Une seule tentative de meurtre par le chasseur et une d’empoisonnement avec la pomme, alors que dans le conte d’origine, la reine s’y reprend par trois fois.
. La léthargie stoppée par le baiser du prince et non par le rejet du morceau de pomme.

Il faut savoir également que la fameuse scène du baiser délivrant la princesse est un emprunt à l’histoire de La Belle au bois dormant. Il s’agit d’un thème romantique qui plonge ses racines dans les tréfonds de l’âme et du sentiment humains, comme en témoigne également cette oeuvre préraphaélite anglaise :

Henry Meynell Rheam, The Sleeping Beauty, 1899 (Collection privée)

Le physique de Blanche-Neige, dans le film de Disney, a été inspiré, entre autres, par Hedy Lamarr, actrice oubliée d’une grande beauté, qui partageait avec l’héroïne des lèvres vermeilles, une peau diaphane et des cheveux de jais (le rouge, le blanc et le noir, les trois couleurs principales de la symbolique ancienne, que l’on retrouve encore dans la pomme rouge, la sorcière noire et le nom de Blanche-Neige). Elle est aussi connue pour avoir été l’une des toutes premières actrices à tourner nue (dans le film Extase, 1933), provoquant le scandale. Parce que les néo-féministes haïssent la beauté et la nudité féminines, je lui rends hommage ici :

Hedy Lamarr, une des inspiratrices de Blanche-Neige
  • Reine-sorcière, féministes et poisons

Dans le film, la reine devient laide et menaçante après avoir mélangé ses poisons et ce sont ses potions magiques qui la transforment en vieille et maléfique sorcière. J’avais déjà relevé que si, dans l’histoire, les femmes utilisent habituellement le poison pour commettre leurs homicides (les empoisonneuses célèbres éliminent ainsi leurs amants, maris, fils, etc.), la néo-féministe d’aujourd’hui recourt tout autant au poison : celui des fausses accusations, des lynchages médiatiques, des chasses à l’homme sur les réseaux sociaux… Manière plus contemporaine mais toujours aussi efficace d’actualiser l’arme féminine bien connue du commérage et de la diffamation, dont les conséquences peuvent être aussi dramatiques qu’un assassinat en bonne et due forme – sinon que le poison de l’accusation sans preuves étant une arme lente, la mort par suicide, déclassement social, dépression ou autodestruction arrive de manière différée. Le crime parfait, en quelque sorte :

  • Le deux poids-deux mesures des néo-sorcières

Les féministes s’offusquent du baiser d’un amoureux – dans l’histoire, Blanche-Neige et le prince sont déjà amoureux l’un de l’autre car ils ont fait connaissance avant les manigances de la reine-sorcière –, mais ne pipent pas mot des tentatives de meurtre répétées de cette dernière. Elles restent résolument aveugles à la jalousie, la cruauté, la mesquinerie, la manipulation, la haine ou la volonté de tuer qui peuvent animer une femme vis-à-vis d’une autre femme. Les exemples de « féminicides » commis par des femmes sur d’autres femmes ou sur des petites filles ne manquent pourtant pas, mais elles n’ont jamais rien à en dire, curieusement.

Ce conte propose d’ailleurs une forme si archétypale, si profondément ancrée dans les mœurs et les esprits de la manipulation et de la compétition féminines que les féministes ne le remarquent même plus – ou alors elles font semblant. D’ici à ce qu’elles se reconnaissent elles-mêmes dans la sorcière jalouse aux envies destructrices face à la concurrence, il n’y a qu’un pas, que je serais assez tentée de franchir…

[à suivre…]

  • Pour aller plus loin…

. Sacha O., une de mes amies Facebook, revient à sa manière sur l’affaire Blanche-Neige et sur les parallélismes (pas si inattendus que cela) entre wokisme et islamisme :

« Pour une fois, il faut remettre ce qu’on appelle aujourd’hui « contes » dans leur contexte historique. A l’origine ils n’ont pas été écrits pour des enfants ; si vous reprenez vos Lumières dans les textes, les enfants n’ont aucun intérêt pour personne avant le milieu du XVIIIe. Les seigneurs ont besoin d’un mâle pour transmettre les biens et les titres, si c’est une femelle, elle aura l’utilité de nouer des alliances politiques à travers des mariages, les autres sont envoyés dans les armées et les couvents afin d’éviter partages des héritages et dots à payer. Les enfants des gueux quant à eux sont des bouches inutiles à nourrir et sont placés en apprentissage dès que c’est possible.
La majorité de la population n’a pas de livre, excepté parfois un livre de prières ; le livre est un bien précieux, rare, réservé à une élite lettrée qui se nourrit de symbolique et ça n’est pas un objet qu’on va donner à un enfant. Personne ne s’attarde le soir à lire de conte à un enfant chez les puissants qui ont des nourrices qui se chargent des besoins essentiels des mioches, quant aux gueux ils n’ont pas les moyens de dépenser une chandelle pour lire. De manière générale, on ne s’attache pas aux enfants parce qu’il en meurt presqu’autant qu’il en nait.
Les fameux contes, de Perrault notamment, sont rédigés pour des adultes précis, et écrits pour remercier des protecteurs. En effet, ceux que nous appelons « artistes » aujourd’hui, ne vivaient de leurs arts que grâce aux bienfaits de leurs mécènes qu’il fallait remercier. Pour ce qui est des textes en eux-mêmes, je vous renvoie à Ovide et Esope, je suis suffisamment flemmarde pour vous ne pas faire l’étude de textes ^^
Avec le temps, ces textes pour adultes ont été édulcorés, moralisés, symbolisés, et c’est ainsi que l’imaginaire des sociétés occidentales s’est construit avec des références simples au bien et au mal (je résume, hein…).
Pourquoi les wokes et leurs nouveaux alliés (dont je parlerai plus tard) s’acharnent-ils à détruire tout ça ? Parce que dans le monde des wokes, il est interdit d’avoir des rêves, seules les névroses de femmes à pénis et de reines d’Angleterre nigérianes sont autorisées. Ils redistribuent leurs cartes du bien et du mal et imposent leur réalité d’aliénés. Et comme nous en avons souvent parlé avec mon amie Éloïse, ils trouvent de parfaits alliés dans l’univers de la religion dont on ne doit pas dire le nom.
En effet, il n’existe pas de contes et légendes qui construisent les enfants dans le monde musulman, tout l’imaginaire est relatif à la religion et n’est pas censé être imaginaire, mais réel. Les enfants se construisent sur un monde de terreur, dans lequel on ne joue pas, duquel on ne s’évade pas, et les références sont très particulières. Comme dans Sa Majesté des Mouches, les garçons sont très vite livrés au groupe et à la rue ; quant aux filles, collées aux culs de leurs mères, elles apprennent le métier d’épouses, de gardiennes du foyer et de la foi (revoir les vidéos d’apprentissage de Asif Arif ou de Bajrafil). L’imaginaire est fait d’imitations, de peurs et de frustrations. Comme pour les woke, le réel devient une névrose dont on ne s’échappe pas et où tout est possible, même le pire. »

[Totem et tabou] – Féminisme et célibat

Le totem féministe du célibat choisi

Depuis ses origines, le féminisme radical, dans sa version la plus misandre, prône le célibat, à l’instar de la française Madeleine Pelletier (1874-1939) : « Contre le mariage et l’amour libre, elle soutient le célibat ainsi que l’égalité intégrale de la femme et l’avortement » (Wikipedia). Le néo-féminisme qui déferle actuellement sur les réseaux sociaux et sur la toile en général n’est, comme toujours, qu’une resucée de ces préceptes, reformulés entre-temps par les universitaires américaines. Les blogs et articles féministes sont innombrables, qui présentent le célibat comme un choix de vie heureux ou une situation enviable pour des jeunes femmes en âge de procréer ou de se mettre en couple (par exemple, « Témoignages : mon célibat, mon choix », Causette, 24/02/20).

Mon choix ? Mon oeil ! Je soutiendrai dans ce qui suit que la propagande féministe trompe ces jeunes femmes en les enfermant dans une vie de chagrin et de dépression dont elles n’ont au fond d’elles aucune véritable envie. J’essaierai aussi de mettre en évidence (dans une série d’articles à venir) que l’influence du féminisme dans la société produit du célibat (autant masculin que féminin) et rend au final tout le monde malheureux.

Féminisme et célibat : corrélation ou causalité ?

S’il est incontestable qu’aux XXe et XXIe siècles, l’expansion du féminisme suit une courbe parallèle à celle du célibat dans tous les pays occidentalisés ou en cours de développement – le même phénomène s’observe aussi bien dans les pays occidentaux qu’en Asie ou en Afrique –, il est à l’heure actuelle impossible de trouver la moindre étude universitaire qui prenne pour objet d’en étudier les points de rencontre ou de convergence. Il est assez facile de comprendre pourquoi : l’idéologie et la propagande féministes étant les deux mamelles des Gender Studies dans toutes les universités de ce monde, ils ne vont pas se risquer à analyser objectivement les conséquences de leurs propres politiques.

Au détour des blogs ou des articles de presse publiés sur internet, il ne faut pourtant pas bien longtemps pour en voir affleurer l’hypothèse, si ce n’est la certitude. Ainsi dans cet article suisse de 2016 : « Partout où il émerge, il [le statut de célibataire] est la conséquence des combats féministes et des acquis sociaux du XXe siècle : le droit de vote, l’avortement, les moyens de contraception, le recours au divorce, l’accès au marché de l’emploi et les revendications salariales » (« Les femmes à la conquête du célibat », Le Temps, 15/04/2016). L’évidence semble donc sous les yeux de tout le monde – sauf chez les sociologues du genre, qui ne veulent toujours pas en constater les tristes conséquences.

L’article du Temps dresse un constat chiffré assez édifiant, sans préciser toutefois s’il s’agit de célibat subi ou choisi (la différence a son importance, comme on va le voir) : « Fin 2014, il y avait en Suisse, d’après l’Office fédéral de la statistique, 43,6% de célibataires contre 43,1% de personnes mariées, tous genres confondus. En France, elles étaient 58,1% à porter une alliance en 1983, mais seulement 43,4% en 2013. Aux Etats-Unis, depuis 2009, pour la première fois de leur histoire, les femmes mariées sont moins nombreuses que les femmes séparées, divorcées, veuves ou jamais mariées ». On retiendra simplement de ces chiffres que le célibat est en constante progression dans les pays développés où il représente quasiment une personne sur deux.

Célibat choisi ou subi ?

Il y a plusieurs manières de vivre le célibat, selon qu’il soit un choix ou une contrainte, pour ne pas dire une malédiction. Ce qui m’intéressera ici, dans le cadre de ma critique générale du féminisme, c’est le célibat subi, celui qui fait souffrir (que l’on soit homme ou femme), ainsi que le lien possible entre son explosion et la diffusion du féminisme dans toutes les strates de la société.

Comme on peut le lire sur Wikipedia même, à l’article « Célibat » : « Le phénomène d’un célibat tardif non voulu, de plus en plus répandu dans la société, est un phénomène très récent en Occident. Il y a un décalage entre la réalité vécue et le regard que la société porte sur le célibat : les célibataires sont souvent considérés comme égoïstes, refusant de s’engager, ayant des problèmes psychologiques, etc. Il existe peu de publications en sciences humaines (sociologie, psychologie) abordant le célibat non voulu, si ce n’est sous l’angle de l’utilisation des sites de rencontres. »

Je repose donc la question : pourquoi n’y a-t-il pas d’études sur le célibat tardif non voulu en expansion depuis quelques décennies en Occident ? Qu’est-ce qu’on n’a pas envie de devoir écrire noir sur blanc ? Pourquoi n’interroge-t-on pas ceux qui subissent cette solitude et pourquoi n’essaie-t-on pas de la mettre en perspective avec l’évolution globale des mentalités et de réfléchir à des solutions ? Il y aurait pourtant un champ riche d’enseignements à explorer.

Le déni féministe

Malgré le peu de doutes quant au rapport de causalité entre les deux phénomènes, l’intégralité du discours féministe s’emploie à minimiser le problème et à repeindre en rose le célibat subi des femmes. Ainsi le psychologue féministe Paul Dolan produit-il en 2019 un très mauvais livre (Happy Ever After) qui reprend tous les poncifs anti-union, anti amour et anti-mariage du vieux féminisme universitaire pour essayer de faire croire que les femmes les plus heureuses seraient les célibataires sans enfant. Il n’hésite pas pour cela à mésinterpréter les chiffres qu’il a sous les yeux, à tel point que d’autres scientifiques doivent prendre la plume pour le réfuter : « Non, la science n’a pas prouvé que les femmes célibataires sans enfant sont plus heureuses ». Les thèses de Dolan ont été « mises en cause par Gray Kimbrough, économiste à l’American University School of Public Affairs, qui utilise les mêmes données et considère que Paul Dolan les analyse de manière superficielle (cf. A new book says married women are miserable. Don’t believe it) » (Wikipedia).

Mais comme il se doit, la presse féminine et grand public s’est empressée de répercuter la mauvaise étude de Dolan, en oubliant de signaler sa réfutation. En attendant, les faits sont têtus : on ne vit pas plus heureuse quand on est célibataire et sans enfant; c’est même tout le contraire et ce n’est pas qu’une affaire de « pression sociale » ou de « patriarcat ».

C’est ainsi que les féministes militantes continuent de nier, contre toute évidence, l’influence du féminisme sur leur malheur, comme dans ce billet, « Le féminisme, cause du célibat ? » (14/02/20) : « Étant donné que j’accorde une immense importance à mes valeurs féministes inclusives et intersectionnelles, il est impossible pour moi de concevoir que je pourrais développer une relation amoureuse envers un homme qui n’a pas ces mêmes valeurs ou, du moins, qui n’est pas prêt à s’éduquer sur le sujet ». « S’éduquer… » On est encore face à une de ces féministes control freaks qui veulent rééduquer les hommes ; un travers que l’on ne connaît que trop et qui n’a pas fini de les maintenir dans le célibat et la défaite (cf. « Valérie Rey-Robert, la control freak qui veut rééduquer les hommes »), l’obligeant à conclure son billet par l’habituelle glorification forcée et bien peu crédible de la vie en solo « juste pour soi ». Elle est quand même l’une des rares dans sa secte qui ose associer les mots « féminisme » et « célibat » et questionner leur rapport. Pour toutes les autres, c’est le tabou ou le déni.

Bien sûr, la presse féminine et les sites et blogs féministes produisent tartine sur tartine pour essayer de faire croire que le célibat, c’est le bonheur – comme ce truc illisible de Slate avec des points partout : « Le célibat peut être un choix de vie, quel que soit l’âge que l’on a » (mais oui, mais oui, on connaît la chanson…). Je passe sur l’océan de féministeries célibattantes qui inondent la toile de leurs prêchi-prêcha à base de méthode Coué (« mais je suis trooop heureuse d’être célib, ouin ouin »).

Célibat « choix de vie » véritable ou vie d’ascèse imposée ? Les chiffres

Faute d’étude sociologique récente d’envergure pour aborder les faits dans la France du XXIe siècle, on se penchera, faute de mieux, sur ce sondage OpinionWay réalisé en octobre 2020, dont on peut tout de même tirer quelques enseignements préliminaires.

  • Sur l’échantillon de 1028 français interrogés, 27% sont célibataires, dont une forte proportion contre leur gré, et dont 21% qui n’ont aucune vie amoureuse ou sexuelle :

Quand on demande ensuite aux mêmes français quel est leur idéal de vie amoureuse, ils ne sont plus que 11% à rêver d’être célibataire. Aucun ne rêve d’ascèse (ce qui démontre que ceux qui sont dans cette situation ne le sont pas par choix comme ils le prétendent) :

Quand on regarde ensuite le sex-ratio des célibataires,

Il ressort que ceux qui sont célibataires avec aventures sont trois fois plus souvent des hommes et que les femmes sont majoritaires à subir le célibat, en le reconnaissant (13%) ou en prétextant qu’elles ont choisi la vie d’ascèse (15%).

Mais quand on regarde ensuite quel est l’idéal de vie amoureuse selon le sex-ratio, voici ce que l’on trouve :

Des femmes qui rêvent un peu plus que les hommes d’être célibataires avec des aventures, mais seulement 5% qui rêvent de se passer de toute vie amoureuse (à peu près l’équivalent des hommes). Dans la vraie vie, 95% des femmes ne rêvent donc aucunement de se passer de vie amoureuse. Comment se fait-il alors que le féminisme les harasse continuellement avec sa célébration du célibat ?

Il ressort de cette étude que le célibat est important (27% de la population interrogée), mais qu’il concerne majoritairement les femmes (31% d’entre elles contre 22% des hommes). Il ne représenterait cependant le rêve de vie que de 14% d’entre elles – sauf que l’étude ne précise pas quelle est la tranche d’âge féminine qui en rêverait le plus. C’est pourtant ce que l’on aurait le plus besoin de savoir quand on voit la propagande que le féminisme adresse aux jeunes femmes.

D’après ce tableau, on peut voir que c’est au-delà de 50 ans que l’on trouve le plus de français qui rêvent de célibat. On peut donc en déduire qu’avant 50 ans, il ne fait pas rêver grand monde (et certainement pas les jeunes femmes) et que quand il est vécu, il est bel et bien subi.

Connaissant ces chiffres, il va donc être très difficile de croire le battage féministe essayant de nous faire avaler que les nombreuses (de plus en plus nombreuses) femmes célibataires de tous âges le seraient par choix et en seraient les plus heureuses du monde. Il est évident que c’est faux et que si une vie de tranquillité et d’ascèse peut être véritablement choisie par une femme de plus de 50 ans, c’est assez peu crédible pour une femme plus jeune.

  • Féminisme et célibat sur la toile

Comme j’en suis encore aux prémisses de ma réflexion sur le sujet, je n’ai pas eu l’occasion de compiler beaucoup de témoignages en ligne – je le ferai au fil du temps. Pour l’instant, je mentionnerai simplement deux articles de blog qui se répondent, l’un d’un camerounais de 35 ans, l’autre d’une jeune femme également de la communauté noire et qui s’en réclame quand elle écrit. Leur couleur de peau n’a cependant aucune importance ici, car ce qu’ils écrivent dépasse largement cette condition.

Dans son billet, « Au secours, j’ai 35 ans et je ne trouve pas de femme à épouser! » (14/04/20), ce camerounais relate la difficulté qui est la sienne (et celle de ses compatriotes) à devoir jongler entre une transformation rapide de la société africaine (qui subit entre autres l’importation du féminisme occidental) et le poids encore pesant des traditions (qui sur la plan marital, n’avaient cependant pas que des désavantages, loin de là). Le piège est total et la solution quasi introuvable.

Comme il fait allusion au féminisme et aux difficultés supplémentaires que cela lui occasionne, C. Befoune, en tant que sympathisante féministe mais appartenant à la même communauté raciale que lui, se propose de lui répondre : Réseaux sociaux et féminisme au cœur du célibat masculin (28/04/20). Son billet est plutôt une bonne surprise car, allez savoir pourquoi, je me serais attendue au pire. Si elle ne développe pas la question de l’impact du féminisme sur le célibat (il faut reconnaître qu’il n’y pas beaucoup de données car, comme on l’a vu plus haut, c’est clairement un tabou dans les études de genre), son billet donne quelques indications sur la perception que de plus en plus de jeunes femmes équilibrées peuvent avoir du néo-féminisme et de ses dérives, et je trouve cela assez réconfortant.

Je la cite : « Je ne voulais pas avoir d’enfant, (…) je l’avais déclaré publiquement. Le summum du féminisme à leurs yeux. Une de ces personnes m’a dit que j’ai trahi le mouvement parce qu’à présent je vis en couple et j’ai un enfant. (…) Pour beaucoup de femmes sous nos cieux, la féministe c’est la femme au caractère dur, limite froide et frigide qui n’a pas besoin d’homme dans sa vie et a plus ou moins réussi financièrement. Ça c’est chez les hardcore. Chez ceux qui sont un peu plus soft, la féministe c’est la femme qui se marie quand même mais qui ne fait pas le ménage, ne fait pas la cuisine, ne fait pas la lessive, sort tard le soir et se moque de toutes ses copines qui ne font pas pareil. Si elle a pitié de son compagnon (je me demande comment ça se passe lorsqu’il s’agit de 2 femmes en couple!), elle fait le ménage s’il fait la lessive et fait la cuisine s’il donne le bain aux enfants. En gros les tâches sont comptabilisées et celui qui en a une de plus que l’autre perd toute dignité. (…) Le plus beau ce sont celles qui pratiquent le féminisme de l’asservissement. Elles vivent dans le fantasme d’un passé glorieux où les femmes dirigeaient d’une main de fer les grands groupes africains, allaient au combat et gagnaient des guerres. Dans leur réalité le seul moyen de remettre de l’ordre dans la société c’est d’asservir les hommes et donc les époux et les compagnons qui doivent obéir au doigt et à l’œil ». En voilà une qui a tout compris 😉

  • Incels et incelles : tout le monde est perdant

En attendant de plus amples développements sur cette question, on pourra se reporter à cet article :

  • Les femmes intellectuelles sont-elles toujours désavantagées sur le marché matrimonial ?

Développements à venir

[à suivre…]

[Sabir islamo-gauchiste] – « Féminicide » : Oui, mais seulement si ce n’est PAS un islamiste ou un antisémite !

Les féministes nous rebattent les oreilles avec les « féminicides » qui soi-disant seraient en augmentation, notamment en ces temps de confinement (alors qu’en réalité, il n’en est rien : Mais où sont donc passées les violences conjugales liées au confinement?).

La définition féministe du « féminicide » n’a pour autant aucun sens, que ce soit d’un point de vue juridique, philosophique ou même philologique, comme on va le voir ci-après.

Il apparaît aussi de plus en plus clairement que l’emploi de ce terme répond à quelques critères bien particuliers. Selon la définition (comme toujours spécieuse et anti-scientifique) des féministes, le « féminicide » concernerait les femmes tuées par les hommes « en raison de leur genre ». Définition qui oublie délibérément le cas des femmes tuées par d’autres femmes, que ce soit dans un coupe lesbien ou dans la vie courante. Dans ce cas, jamais la femme tuée par une femme n’obtient le titre de « féminicide ». Que ce soit dans ce cas : « Triangle amoureux fatal : une femme policière tue sa rivale aux Etats-Unis » (2021), dans celui-ci : « Vingt ans requis contre celle qui avait tué sa rivale amoureuse » (2015) ou celui-ci : « Elle tue sa rivale par jalousie » (2004), jamais, au grand jamais, le terme de « féminicide » n’est employé. Pourtant, si ces victimes avaient été des hommes, il est loin d’être certain que la femme trompée soit passée à l’acte… Il en va de même pour les couples lesbiens : « Montauban : une femme tue sa compagne d’un coup de couteau » (2020). Seul Valeurs Actuelles ose rappeler leur vocabulaire aux féministes, avec les guillemets requis : “Féminicide” à Montauban : le bourreau était une femme ».

  • Mais une femme tuée par un homme ne fait pas forcément un « féminicide » non plus…

Même si la femme est tuée par un homme (le cas de figure sur lequel les féministes font pourtant leur beurre), être une femme ne suffit cependant pas à qualifier le « féminicide ». C’est que, pour les guérilleras du genre, il faut que le meurtre réponde avant tout à un critère islamo-gauchiste bien précis : le meurtrier doit être un homme, certes, mais de préférence un homme blanc et occidental – en aucun cas un homme « racisé », musulman et surtout pas un islamiste !

La sinistre Crêpe Georgette semble me donner raison à travers ce tweet, suite à l’assassinat abominable de Chahinez, brûlée vive en pleine rue à Mérignac par son ex-mari : seul l’homme blanc est un féminicideur, surtout pas le racisé qui doit être protégé à tout prix de cette marque d’infâmie ! Comment peut-on se coucher plus lamentablement devant la barbarie d’importation ?

6 main 2021
  • Sarah Halimi n’était-elle pas une femme ? N’a-t-elle pas été tuée par un homme qui a lâchement profité de son infériorité physique ?

Pourtant, pas une seule fois, le terme de « féminicide » n’a été utilisé par les néo-féministes pour qualifier l’assassinat monstrueux de Sarah Halimi. Aucune féministe ne s’est fatiguée à tartiner de ses collages sauvages (avec leur sabir ridicule et leurs points au milieu) les murs de nos villes. L’assassin de Sarah n’était-il pas un « mec cis-genre » ? Se serait-il outé sans qu’on le sache comme un LGBT ou un transgenre bon teint ? Que non point : on a parfaitement compris que le critère pour commettre un « féminicide » était prioritairement de ne pas être une racaille antisémite ou islamiste.

Il n’y a de toutes façons pas eu beaucoup de commentaires sur l’affaire Halimi de la part des gauchistes féministes (les habituelles Autain, de Haas et consorts), sans doute trop occupées qu’elles sont à flatter leur électorat islamique et antisémite pour trouver un peu de temps pour réfléchir au vocabulaire qu’elles emploient ordinairement à longueur de tweets.

  • 23 avril 2021 : la policière égorgée à Rambouillet par un islamiste n’était-elle pas elle aussi une femme sans défense ?

On pourrait égrener sans fin les exemples. On cherche aujourd’hui encore le qualificatif de « féminicide » pour parler de l’assassinat sauvage de la malheureuse Stéphanie, dans le sas du commissariat de Rambouillet, alors qu’elle n’était même pas armée.

Les mêmes islamo-gauchistes pèsent leurs mots et tournent autour du pot avec des pudeurs de gazelle, comme dirait leur Lider Maximo Mélenchon. On aura beau chercher le mot « féminicide » ou la moindre condamnation du terrorisme islamique dans le tweet hypocrite de Clémentine Autain, aucun risque évidemment de les trouver :

Clémentine Autain, 23 avril 2021

Pas besoin d’un dessin pour comprendre pourquoi son « émotion » est à géométrie variable. Il en va de même pour les islamo-gauchistes de Médiapart qui ont soupesé leurs mots de la même manière, allant jusqu’à lancer des insinuations indignes :

Le chapeau de Médiapart ne passe pas auprès des policiers et d’une majorité de français.

Il faut bien les comprendre : les collabos de la révolution salafiste et du féminisme islamique ne vont quand même pas se mettre à accabler leur co-religionnaires ou les assaisonner avec leur charabia féministe : seul l’homme blanc, c’est bien connu, seul le non islamiste, seul l’occidental, commettent des « féminicides » – certainement pas leurs petits protégés !

Et encore une fois, peu importe que ce soit une femme tuée par un homme. Le féminisme qui prétend défendre « toutes les femmes » a tout de même ses limites : si c’est une juive, une policière, une femme de droite ou qui sais-je qui ne fait pas partie de leur camp idéologique, il ne faut pas s’attendre à ce que leur fausse contrition aille jusqu’à les inclure dans leurs pourtant si virulentes condamnations des hommes dans leur ensemble.

  • En réalité, le « féminicide » n’existe pas – pas plus dans le cadre d’un attentat islamiste que d’un crime conjugal

Depuis le début de cet article, je mets à dessein des guillemets au mot « féminicide ». Je l’ai uniquement employé pour relever que celles qui n’ont que ce vocabulaire à la bouche toute l’année en perdent subitement leur goulée quand elles se retrouvent face à leur déni, c’est-à-dire leur totale soumission à la racaille islamique et/ou antisémite.

Il va de soi que le terme de « féminicide » (« le meurtre d’une femme en raison de son genre ») est tout aussi impropre dans le cas du terrorisme islamique que dans les autres cas auxquels les féministes entendent l’appliquer. En droit, le meurtre d’une femme s’appelle un homicide, puisque la racine latine homo renvoie au genre humain, lequel comprend évidemment les deux sexes. De plus, ce n’est pas du tout « en raison de leur genre » que ces femmes sont tuées.

J’ai été heureuse d’entendre la psychologue Hélène Romano dénoncer elle aussi ce terme l’autre jour sur BFMTV, au sujet de l’assassinat d’Aurélie Vaquier par son compagnon. Elle a relevé les limites du terme « féminicide » et sa volonté de rabattre toute explication du crime conjugal par le biais erroné du « genre » : c’est beaucoup trop réducteur et cela ne permet absolument pas de comprendre les véritables tenants et aboutissants de ce crime particulier. Je mets ci-dessous le passage précis où elle conteste à raison le terme de « féminicide » :

Interview d’Hélène Romano sur BFMTV le 7 avril 2021
  • Retour à l’école primaire. En français, le mot « femme » signifie deux choses différentes : « personne de sexe féminin » et « épouse ou compagne »

Mais les féministes continuent de confondre hypocritement les deux. Elles emploient le terme de « féminicide » pour qualifier le meurtre d’une femme par son mari ou compagnon en faisant croire qu’il la tuerait uniquement parce qu’elle serait une personne de sexe féminin et qu’il s’agirait d’un crime sexiste et misogyne. Dans le même temps, quand une femme est lâchement assassinée entre autres parce qu’elle est une femme, c’est-à-dire parce qu’elle est en infériorité musculaire ou incapable de se défendre à armes égales – comme dans le cas de la vieille dame Sarah Halimi ou de la policière de Rambouillet –, les féministes oublient subitement d’utiliser leur vocabulaire idéologique. Un crime antisémite ou salafiste ne génère jamais leur compassion « sororale », même si l’assassin a choisi une femme sans défense. Elles démontrent par là-même que leur « féminicide » ne concerne aucunement toute femme, comme elles le prétendent– surtout si celle-ci est tuée par un de leurs compagnons de route –, mais uniquement les épouses.

  • Le meurtre d’une femme par son mari ou son compagnon devrait s’appeler un uxoricide et non pas un féminicide

Du latin uxor : épouse. Les féministes le savent bien d’ailleurs, puisqu’elles n’appliquent ce terme qu’aux crimes conjugaux… mais ce serait beaucoup moins pratique pour accabler l’homme blanc ou le genre masculin en général, n’est-il pas ?

On a bien compris de ce qui précède que l’homme visé par les féministes ne tue pas n’importe quelle femme sous prétexte qu’elle serait une femme, mais parce qu’elle est SA femme – son épouse ou compagne, et qu’elle projette ou vient de le quitter. C’est donc très clairement un crime de la relation, et certainement pas un crime sexiste ou misogyne, puisque les femmes se tuent entre elles, et les hommes aussi, pour les mêmes raisons.

Le meurtre conjugal N’EST PAS UN CRIME GENRÉ, mais les féministes continuent de confondre à dessein les deux acceptions du mot « femme » afin de mieux propager leur idéologie haineuse et misandre – car il n’y a pas plus sexiste que la néo-féministe. Mais au moins, avec ces affaires d’assassinats abjects, leurs contradictions – et leurs véritables soumissions – apparaissent au grand jour.

« Un dernier exemple concerne le féminicide. Le fait de l’avoir élevé au rang de symbole de la domination masculine et de le percevoir comme la forme paradigmatique des violences conjugales détourne l’attention de facteurs pourtant très spécifiques qui le caractérisent, comme le fait que son premier mode opératoire soit l’arme à feu (ce qui pose des questions relatives au suivi des ports d’arme) ou la présence récurrente de troubles de la personnalité chez le criminel (ce qui soulève des enjeux de santé mentale)[9]. Notons également que dans plus d’un tiers des cas de féminicide, le meurtre n’est pas précédé par des violences conjugales antérieures[10], ce qui montre le caractère parfois impulsif et difficilement prévisible du passage à l’acte. »

Le gloubi-boulga féministe habituel empêche donc de l’appréhender correctement.

  • Ajoutons pour finir que les seuls cas véritables de féminicides seraient les infanticides de filles régulièrement pratiqués en Inde ou en Chine par exemple (bébés qui sont tués uniquement parce qu’ils sont de sexe féminin). Comme on le voit sur cette gravure chinoise du XIXe siècle, ce sont les femmes qui pratiquent la noyade des bébés filles. On sait également que d’une manière générale, partout sur terre et depuis toujours, les principales auteurs des infanticides sont des femmes. Raison pour laquelle il ne faut pas s’attendre à ce que les féministes utilisent ce terme et reconnaissent que les responsables des authentiques féminicides sont habituellement des femmes.
Femmes commettant un féminicide.
Tract chinois contre l’infanticide des filles, vers 1800.

[à suivre…]

  • Voir aussi :

Sur le combat commun féminisme/islamisme :

Sur l’emploi erroné du mot « féminicide »:

. Sur le terme « féminicide » :

Anne-Marie Le Pourhiet : « Le terme de ‘’féminicide’’ contrevient à l’universalisme du droit français ».

Comment le mot « féminicide » nous est imposé

[Impostures intellectuelles] – Judith Butler

Ci-dessous, deux articles sur le livre de Sabine Prokhoris, qui déconstruit proprement la déconstructrice en chef :

Un livre cloue au pilori l’oeuvre de la philosophe américaine Judith Butler, pourtant célébrée pour ses travaux sur les minorités.

Avec son ouvrage phare, Trouble dans le genre, publié en 1990 aux États-Unis et traduit pour la première fois en France en 2005, la philosophe américaine Judith Butler est devenue la représentante la plus connue et la plus subversive des gender studies , ce courant des sciences humaines qui vise à distinguer le sexe physiologique de l’identité sociale et psychique. Elle-même lesbienne militante, la chercheuse récuse la norme biologique et invite à s’interroger sur les comportements sexuels marginaux – transgenre, transsexualisme, bisexualité, travestisme – pour mieux bousculer l’ordre hétérosexuel supposé culturellement établi. Épouvantail de la Manif pour tous, mais largement célébrée par une certaine gauche non seulement pour son travail sur le genre mais aussi pour sa défense résolument anti-universaliste de toutes les minorités, Butler est, en France, une figure incontournable dont on débat des options de fond mais rarement de la légitimité intellectuelle. Or la psychanalyste et philosophe Sabine Prokhoris, qui a lu attentivement la prolifique oeuvre butlérienne, ose aujourd’hui dénoncer une imposture. Dans un ouvrage extrêmement critique, Au bon plaisir des « docteurs graves » (Puf), elle relève les approximations, raisonnements tautologiques, contresens et fausses citations qui jalonnent, selon elle, les ouvrages de Judith Butler et s’interroge sur leur réception fascinée en France. Les défenseurs enamourés de la philosophe américaine l’ont-ils vraiment lue ? Interview.

Ayant travaillé sur les mêmes questions et connaissant ses positions sur les droits LGBT, j’avais un a priori plutôt favorable. J’avais déjà lu, plus ou moins attentivement, la plupart de ses ouvrages, mais je dois dire qu’ils ne m’avaient guère convaincue. Et puis j’ai découvert sa tribune publiée dans Libération au lendemain des attentats du 13 novembre (1), et j’ai senti monter alors une forte colère, mêlée de consternation intellectuelle. Traiter du deuil collectif que nous étions en train de vivre comme elle le faisait – en le soupçonnant d’exprimer un partage entre les vies « dignes d’être pleurées » (les nôtres, ici, en Occident) et celles qui ne le seraient pas, en assénant des absurdités sur les bénéfices que les Parisiens auraient tirés ce soir-là de leur soumission supposée à l’état d’urgence -, j’ai trouvé cela obscène et stupide. Or j’ai eu le sentiment que ce qu’elle disait là n’était pas un accident, mais résonnait au contraire avec l’ensemble de ses travaux. Il m’a donc semblé nécessaire d’aller y voir de plus près. D’où ce travail, qui fut très ingrat à mener. Il y a des règles au débat intellectuel, et elle ne les respecte pas.

Parce qu’elle est le plus souvent illisible, qu’elle jargonne en permanence, et je pense que beaucoup de gens, lisant Judith Butler, en concluent qu’ils sont trop bêtes pour comprendre, alors que sa prose est réellement absconse. Cela fait partie du tour de passe-passe : vous ne saisissez pas, c’est donc que tout cela est très intelligent.

Et surtout parce que ses raisonnements théoriques sont spécieux, donc compliqués à suivre. Mais elle est le chevalier blanc des « minorités », la cible de la droite conservatrice, La Manif pour tous en tête, et cela semble lui conférer une légitimité intellectuelle et politique automatique.

Oui, mais les falsifications qu’elle inflige aux textes qu’elle utilise pour ses démonstrations – la plus flagrante étant celle qu’elle fait subir au philosophe Emmanuel Levinas, à qui elle attribue d’ignobles propos – sont un signe. Il y a des règles au débat intellectuel, et elle ne les respecte pas.

Que la vulgate psychanalytique, qui véhicule une version figée et simpliste de ce fameux complexe d’OEdipe, soit au service d’un discours normalisateur, c’est un fait indéniable, et je n’ai cessé de le critiquer moi-même. Mais, malgré le conservatisme bien réel de la corporation, je crois, au contraire de ce qu’affirme Butler, que la psychanalyse freudienne a beaucoup contribué à dissoudre les supposées « évidences » sur la question sexuelle.

Pour répondre de façon très sommaire, parce qu’une Afghane qui prétendrait, dans le contexte de l’après-11 Septembre, jeter aux orties sa burqa (une tenue traditionnelle issue d’une culture patriarcale rigoriste et qui fut imposée par le régime taliban), sera considérée, dans le « féminisme » butlérien qui est anti-universaliste, comme une complice de l’impérialisme « occidental »…

L’adhésion à un discours, fût-elle parée du plus chatoyant plumage académique, ne constitue pas à mes yeux une preuve de validité. Et ce succès planétaire demeure pour moi une énigme. Mais il est vrai qu’en philosophie une ère « post-vérité » prospère depuis plusieurs décennies, notamment outre-Atlantique. On y postule, à la suite de Roland Barthes et de quelques autres, que le réel est tout entier réductible à des discours et à des constructions rhétoriques. La critique « radicale » que met en oeuvre la pensée de Butler, qui consiste juste à « déconstruire » ce qui n’est qu’un « récit », au moyen d’une rhétorique concurrente plus puissante, plus autoritaire, plus habile, plus intimidante en somme, se suffirait en quelque sorte à elle-même. Dès lors, peu importe la vérité, la force du discours butlérien tient à sa réception fascinée. Moins vulgaire que Trump, certes. Mais pas moins inquiétant dans la production de maîtres à ne pas penser.

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La psychanalyste et philosophe française dénonce une large imposture.

Il se trouve quelques femmes d’influence dans le panthéon intellectuel de la philosophe juive américaine Judith Butler (Cleveland, 1956; en photo), formée à Yale mais professeure de rhétorique à Berkeley. Hannah Arendt et Simone de Beauvoir, comme de juste, y figurent en bonne place, mais Maria Torok, Monique Wittig, Luce Irigaray et Julia Kristeva en font également partie. Une littérature qui ne pouvait être anodine pour une écrivaine militante de cet ordre, féministe et homosexuelle de surcroît, très marquée aussi par Hegel, Freud, Adorno, Michel Foucault ou Jacques Derrida. Voire Lacan.

S’inscrivant en effet dans l’héritage de la « French Theory » exportée aux Etats-Unis par ces trois derniers notamment, et installée plus précisément dans le post-structuralisme et la déconstruction, Judith Butler a depuis longtemps axé ses travaux sur les « gender studies » (études de genre) et la « théorie queer », portant l’idée que le genre et l’orientation sexuelle ne sont pas exclusivement déterminés par le sexe biologique, mais même principalement par son inscription socio-culturelle et son histoire de vie. Ce qui ne manque pas de rappeler Beauvoir paraphrasant Erasme dans « Le Deuxième Sexe » : « On ne naît pas femme, on le devient. »

Bref, est ainsi née une œuvre marquée dès 1990 par son « Trouble dans le genre » – traduit en français dans les années 2000 – et en 2004 par « Défaire le genre ». En clair, résumé à gros traits, il n’est pas écrit dans la nature que le petit garçon jouera aux petites voitures et la petite fille aux poupées Barbie. Cependant, après la philosophe française Bérénice Levet, qui avait méticuleusement démonté la théorie « butlérienne » dans « La Théorie du genre ou Le Monde rêvé des anges : l’identité sexuée comme malédiction » (Grasset, 2014), c’est la psychanalyste et philosophe Sabine Prokhoris qui attaque violemment la théoricienne du genre.

Ce n’est rien de moins qu’une vaste « imposture intellectuelle » que dénonce à présent Mme Prokhoris, qui ne laisse pas, par moments, de situer Judith Butler entre la stupidité et l’escroquerie. Et de déplorer les « amalgames grossiers » auxquels se livrerait l’égérie de « la supposée mélancolie du genre ». A l’heure où la psychanalyse (et les sciences de la famille, comme on dit aussi) s’interroge sur la parenté homosexuée, et « cela dans la perspective d’une remise en question de l’ordre de la ‘famille hétéronormée’ », elle attribue déjà à Mme Butler une lecture faussée de la figure d’Antigone qui rendrait compte, en finale, d’un Etat dont la domination serait solidaire du modèle précisément hétéronormé de la famille. Et, dans le même ordre d’idées, son interprétation de Freud serait tout aussi biaisée.

Forte d’une lecture approfondie des travaux butlériens, Sabine Prokhoris perçoit d’abord et surtout, à travers la subversion de son « héroïne », un discours marqué au coin d’une « enflure mystifiante » et d’une inintelligibilité maximale. « Plus le style est amphigourique […], plus il sera ‘radical’[…] et censé subvertir les ‘normes’. » Elle nomme cela « les logiques du galimatias », au cœur d’un chapitre intitulé : « Une bulle spéculative ». Elle n’en veut pour preuve, notamment, que la manière outrancière qu’a Judith Butler de traiter la grammaire des langues comme le support d’une aliénation au Pouvoir, forcément aliénante. Autrement dit, « l’impérialisme grammatical et syntaxique de la langue ».

A vrai dire, après l’avoir lue avec quelque intérêt, ou du moins avec une bienveillante distraction, Sabine Prokhoris s’est soudain inquiétée de la prose de Judith Butler à la suite d’une étrange tribune parue dans « Libération » au surlendemain des attentats parisiens du vendredi 13 novembre 2015. Y évoquant un concept de « chagrin transversal », elle faisait écho en somme aux théories d’un certain Tariq Ramadan, le Calimero de l’islam, « pour qui pleurer les morts d’ici signifierait d’évidence qu’ils comptent davantage que les morts de là-bas ». Elle en fut passablement écœurée.

Raillant décidément la cohérence du discours de J. Butler, Sabine Prokhoris nous fait observer qu’il est systématiquement articulé autour de l’opposition aliénation/subversion. Soit, assène-t-elle encore, un slogan répété en boucle qui n’aurait « d’égale que l’inconsistance de sa teneur intellectuelle ». Ce qui nous offre une ardente controverse entre deux femmes pourtant pareillement sensibles à l’œuvre de Michel Foucault, lequel en d’autres temps « pouvait dire sa répulsion pour la polémique, au motif qu’elle annule l’autre comme ‘interlocuteur possible’, et ne le rencontre pas alors comme ‘partenaire dans la recherche de la vérité’ ». Mais, certes, on n’en est plus là. Et le débat fait rage aujourd’hui entre les progressistes et les conservateurs, quand ceux-ci ne sont pas carrément qualifiés de réactionnaires.

Plus sommairement, en des mots un peu désuets, le débat opposerait en quelque sorte les gauchistes aux impérialistes. Il serait injuste, sous ce prisme, de ne point citer à cette occasion l’ouvrage à six mains qui vient de réunir trois grandes figures de la pensée critique contemporaine. Judith Butler, Ernesto Laclau et Slavoj Zizek ont contribué, par leurs essais, à renouveler la compréhension que la gauche post-marxiste pouvait avoir d’elle-même. « Cette confrontation originale, nous dit-on, tente ainsi de dessiner les voies de possibles ‘contre-hégémonies’au règne du capitalisme financier et de préciser les contours d’une ‘démocratie radicale’. » Vaste programme, aurait dit un grand Général; le plus grand assurément de sa génération.

« Au bon plaisir des « docteurs graves ». A propos de Judith Butler », Sabine Prokhoris, PUF, 254 pp., env. 17 €

  • Voir aussi :

La réaction honteuse de Judith Butler au massacre du Bataclan :

Judith Butler à Paris, ou l’impasse du Bataclan

[Besoin de lunettes ?] – Pour France « Cancel » Culture, ce scribe aux yeux bleus est un noir africain

Les jours se suivent et se ressemblent sur France « Cancel » Culture, notre nouvelle station racialiste d’état. Après cette pastille vidéo d’une bêtise confondante sur la sculpture grecque ravalée à du suprémacisme blanc, en voici une nouvelle aujourd’hui qui vient relancer les délires africanistes de Cheikh Anta Diop sur les « anciens égyptiens noirs » :

https://www.facebook.com/franceculture/posts/10159120505948349

Je venais tout juste de dénoncer une autre imposture issue de la cervelle en surchauffe du même Anta Diop, celle sur le « Christ noir ». Il semble donc que la propagande panafricaniste soit le nouveau conformisme « intellectuel » (je mets des guillemets à ce mot, vu l’absence totale de culture et de réflexion) à la mode chez les gauchistes de France Inculture, désormais réduits à racoler grossièrement les BLM pour espérer retrouver un auditorat.

  • Que nous dit donc cette pastille vidéo ?

Il s’agit d’une apologie, sans aucun esprit critique et s’inscrivant entièrement dans la scandaleuse mouvance décoloniale, du falsificateur Cheikh Anta Diop, pseudo-historien mais authentique militant africaniste.

5-10″ : La vidéo commence par nous montrer des représentations culturelles (au cinéma) d’égyptiens anciens avec un type physique européen, tout en laissant croire qu’il s’agissait en réalité de négro-africains à la peau noire. On se garde, bien évidemment, de nous montrer des représentations égyptiennes authentiques pour illustrer ces dires. Comme par exemple le célèbre « Scribe accroupi » du Musée du Louvre (vers 2600 avant Jésus-Christ, IVe ou Ve dynastie – c’est-à-dire l’Ancien Empire, à l’aube de la civilisation égyptienne) qui, comme chacun peut le constater sur cette photo, était un noir avec des traits négroïdes (peau noire, nez épaté, lèvres charnues, cheveux crépus, etc.) :

Paris, Musée du Louvre, détail du visage du « scribe accroupi », 2600 avant Jésus-Christ. Calcaire peint et cristal de roche.

Je plaisante. Son type physique est bien évidemment celui d’un blanc – qui plus est, aux yeux BLEUS (« la face postérieure du cristal est recouverte d’une couche de matière organique qui donne à l’iris sa couleur gris-bleu »). Son visage est peint en ocre rouge, couleur conventionnelle pour les hommes dans l’art égyptien ; la peau des femmes, plus claire, étant toujours rendue en ocre jaune.

Détail: Le regard BLEU du « Scribe accroupi ». La pupille est taillée dans un cristal de roche très pur puis dépoli pour faire rayonner l’éclat de l’iris. La forme tronconique du cristal révèle une connaissance très précise de l’anatomie de l’oeil humain (photo : jfbradu)

On suppose même aujourd’hui qu’il s’agissait, non pas d’un authentique scribe, mais du portrait idéalisé, en intellectuel de haut rang, d’un fils du pharaon. C’est dire si ces premiers pharaons étaient des noirs africains fiers de l’être… De la même époque, voici la statue d’Hémiounou, l’architecte de la pyramide de Khéops (IVe dynastie)…

Statue du vizir Hémiounou découverte à Gizeh – Musée Roemer et Pelizaeus, Hildesheim

Il en va de même pour le tout aussi célèbre buste de Néfertiti (vers 1435 avant Jésus-Christ, XVIIIe Dynastie) du musée de Berlin, une africaine typique elle aussi :

Berlin, Neues Museum, Buste de Néfertiti, vers 1435 avant J.-C. Calcaire peint.

Je plaisante encore. Même en acceptant l’hypothèse que ce buste soit un faux fabriqué à l’occasion de sa découverte pour créer l’événement – ce que je crois volontiers –, il suffit de faire défiler l’intégralité des représentations des égyptiens anciens pour se faire une idée : à part la XXVe dynastie, effectivement des noirs africains d’origine nubienne (VIIIe-VIIe s. avant J.-C., donc une époque tardive), il n’y a jamais eu que des blancs de type occidental (plus exactement du type levantin) dans la civilisation et la production artistique égyptiennes. Comment peut-on un seul instant prétendre le contraire ?

  • Continuons le débunkage de la vidéo de France Inculture :

À 1 mn de la vidéo, Cheikh Anta Diop mélange tout, confondant la sortie d’Afrique de l’homme moderne (60000 ans avant notre ère) et la civilisation égyptienne (environ 2500 ans avant notre ère). On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas du tout de la même échelle de temps ! Pas un mot de France Inculture pour recadrer, bien sûr. Aujourd’hui, c’est gloubi-boulga à tous les repas.

1’30 : On victimise Anta Diop comme un grand intellectuel incompris car « subversif » – alors que ses théories sont tout simplement nulles et non avenues.

2′ : Ce qu’il dit sur l’Égypte ancienne en tant que phare de la civilisation pour l’Occident et le Proche-Orient (Perses, Grecs, Romains – il oublie au passage les Hébreux) est plutôt exact, sauf que les égyptiens en question n’étaient pas un peuple africain au sens racial où il l’entend !

2’30 : Diop se base sur Hérodote, dont le récit est pourtant truffé d’erreurs et qui n’avait pas du tout une approche « historique » au sens où en entend aujourd’hui cette discipline, pour prétendre que les égyptiens anciens étaient « noirs avec des cheveux crépus » ! Hérodote a simplement pris pour argent comptant ce que lui a raconté un prêtre du Ve siècle avant Jésus-Christ, sans que cela prouve quoi que ce soit les 2500 ans qui ont précédé.

2’35 : On nous laisse croire que Diop aurait trouvé des « passerelles » entre l’égyptien hiéroglyphique et la « famille des langues africaines ». FOUTAISES ! J’ai étudié l’égyptien hiéroglyphique pendant 5 ans : il s’agit d’une langue paléo-sémitique ! Jamais on ne m’a parlé de dialectes d’Afrique noire !

3′ : Diop raconte n’importe quoi sur les « leucodermes » et le « taux de mélanine ». Ses obsessions raciales relèvent clairement de la psy ; il n’y a rien de scientifique dans son discours. On nous montre à l’image un relevé (un dessin) sans aucune datation ni contexte archéologique ou iconographique.

Suit une hagiographie sans intérêt de Diop et sans la moindre mise en perspective de ses thèses racialistes. Aucun spécialiste sérieux n’est convoqué pour démentir – et pourtant, il n’en manque pas ! Il faut attendre les dernières secondes de la vidéo (à plus de 4′) pour apprendre que ses théories racialistes sont radicalement contestées, notamment par l’éminent égyptologue Jean Yoyotte.

La vidéo est signée Yann Lagarde, journaliste maison, visiblement une nullité en histoire et en égyptologie. France Inculture est décidément tombée bien bas au niveau de ses contenus « culturels ».

  • Dans l’iconographie comme sur leurs stèles, les égyptiens anciens se différenciaient pourtant clairement des ethnies africaines

Cette image parle d’elle-même : Sur ce bas-relief du Nouvel Empire (Tombeau de Hohemreb, XVIIIe dynastie, XIVe s. av. J.-C.), des prisonniers de guerre nubiens (= sud de l’Égypte et Soudan actuels) réduits en esclavage sont dénombrés, probablement pour être vendus sur un marché aux esclaves. Un égyptien brandit un fouet pendant qu’un scribe enregistre les données. Leurs types ethniques sont clairement différenciés.

Bologne, Musée archéologique : Dénombrement de captifs noirs. Tombeau de Horemheb, XVIIIème dynastie, XIVème siècle av. J.-C.

Sur une stèle du règne de Sésotris III, on peut également lire cette injonction discriminatoire à l’égard des noirs :
« Frontière sud, stèle élevée en l’an VIII, sous le règne de Sésostris III, roi de Haute et de Basse-Égypte, qui vit depuis toujours et pour l’éternité. La traversée de cette frontière par terre ou par eau, en barque ou avec des troupeaux est interdite à tout noir, à la seule exception de ceux qui désirent la franchir pour vendre ou acheter dans quelque comptoir. Ces derniers seront traités de façon hospitalière, mais il est à jamais interdit à tout noir, dans tous les cas, de descendre le fleuve en barque au-delà de Heh ».
Stèle érigée par le pharaon Sésostris III ; 19e siècle avant notre ère.

  • La polémique sur la couleur des égyptiens, une propagande africaniste sciemment entretenue par France « Cancel » Culture

Depuis les fadaises de Cheikh Anta Diop, donc depuis quelques décennies maintenant, la prétendue négritude des égyptiens anciens revient régulièrement dans l’actualité. Il faut donc à chaque fois rappeler que NON, les égyptiens anciens n’étaient pas noirs !

… D’autant que l’ADN des momies a parlé ! En 2017, une étude portant sur l’ADN de 90 momies datées en 1380 avant Jésus-Christ et 425 après (donc couvrant presque tout le Nouvel Empire jusqu’aux époques romaine et copte) a permis de démontrer scientifiquement que « leurs parents les plus proches étaient des personnes vivant aux âges du Néolithique et du Bronze dans une région connue sous le nom de Levant. Étonnamment, les momies étaient plus étroitement liées aux anciens Européens et aux Anatoliens qu’aux Égyptiens modernes » (Revue Nature, juin 2017).

Les chercheurs expliquent que ce n’est qu’à partir du XIVe siècle après Jésus-Christ que de l’ADN subsaharien s’est mélangé de manière substantielle à l’ADN de ce peuple d’origine levantine : « Les chercheurs disent qu’il y a probablement eu une montée subite d’ADN d’Afrique subsaharienne en Égypte il y a environ 700 ans« .

Le résumé de l’étude de Nature, intitulée « Les génomes des momies de l’Égypte antique suggèrent une augmentation de l’ascendance africaine subsaharienne dans les périodes post-romaines » précise bien que : « Nos analyses révèlent que les Égyptiens de l’Antiquité partageaient plus d’ascendance avec les Proche-Orientaux que les Égyptiens d’aujourd’hui, qui ont reçu un mélange subsaharien supplémentaire ces derniers temps. » Pour un bref compte-rendu en français : « Le patrimoine génétique des momies égyptiennes enfin décrypté » : « L’étude montre ainsi que l’ADN des momies analysées, datant de 1 400 avant J.C. à l’an 400, est plus proche de celui des habitants de l’Europe actuelle que de l’Egypte d’aujourd’hui ».

À quoi sert donc de continuer à colporter les salades d’Anta Diop, sinon à entretenir le racisme anti-blanc et à tenter, par tous les moyens, de mettre à bas l’histoire, la civilisation et la science occidentales ? Ce n’est pas à ce genre d’entreprise idéologique que devrait aller l’argent public !

[à suivre…]

  • Voir aussi :

Égypte : Toutânkhamon, nouvelle victime du complotisme (Le Point, 12/04/19) : « Cela nous ferait rire si les implications n’étaient pas aussi graves. On sent qu’il existe un courant qui veut nous interdire la réflexion et la pensée, c’est très dangereux, car c’est ce qui nourrit les extrémismes. L’université commence à abdiquer, on est en train de tout aseptiser, quitte à modifier les choses au nom d’un pseudo-respect de la personne. »

. Sur les délires de l’africanisme militant :

. Sur la récriture de l’histoire de l’art à des fins de propagande racialiste :

[Fake Christ] – La « première image connue du Christ » (noir) est une icône post-byzantine du XVIIIe siècle !

Le nouveau racialisme BLM va vraiment se nicher où on l’attend le moins… Depuis quelques années, une peinture byzantine conservée au Musée Copte du Caire circule sur internet avec des légendes toutes plus invraisemblables les unes que les autres – par exemple ici dans la Dépêche d’Abidjan : « Fresque datant de -310 AV JC (Musée copte du Caire) on y voit le KER SESHETA (Christ) Issa qui est un négro africain » (13/03/2018). Lol !

Depuis 2016 en effet, les partages pullulent sur Twitter, Facebook ou Pinterest (sans parler de tous les sites de propagande raciale), toujours sans la moindre vérification, ni même la moindre trace de doute – et dans une inculture artistique totale – afin de faire croire qu’il s’agirait de la plus ancienne représentation attestée du Christ : un africain à la peau noire, donc.

À l’origine de ce militantisme africaniste, on retrouve sans surprise l’historien sénégalais très controversé Cheikh Anta Diop, connu également pour avoir tenté de faire croire que les pharaons égyptiens anciens étaient des noirs africains : « Jésus-Christ est noir ». Ayant vu passer ce matin ce fake iconographique sur Facebook et ne trouvant rien en français pour le débunker d’un simple clic, j’ai pensé qu’il ne serait pas inutile de jeter les bases d’un petit point historiographique sur la question.

Que chaque peuple veuille s’approprier la physionomie, l’ascendance ou la généalogie du Christ, après tout, pourquoi pas… C’est ainsi que l’histoire des religions a toujours procédé : un peuple doit pouvoir, d’une manière ou d’une autre, s’identifier avec sa figure divine tutélaire. Que le Christ soit perçu comme un homme blanc, noir ou métis, avec des cheveux lisses, crépus, bruns ou blonds ne pose en soi aucun problème – et ce, d’autant moins que le christianisme a toujours porté un message universaliste. Par contre, j’ai un très gros problème avec la manipulation et la réécriture de l’histoire de l’art à des fins de propagande racialiste.

Voici donc le genre de légende que l’on trouve associée à cette représentation, toujours accompagnée de commentaires poussant à croire que l’on se trouverait devant un portrait copte original (Ve-VIIe siècles) du « Christ noir » :

La vraie légende est : Incrédulité de saint Thomas, icône du début du XVIIIe siècle, Musée copte du Caire (Égypte).

De quoi s’agit-il exactement ?

Comme on peut le lire dans cet article universitaire de Sherik SADEK EL GENDI, « Different Attitudes of Jesus Christ in Coptic Art », The Conference Book of the General Union of Arab Archeologists, 2013,  16, p. 209-246 (sp. p. 228), il s’agit en réalité d’une icône byzantine du début du XVIIIe siècle. Je traduis le paragraphe consacré à cette oeuvre :

« Dans l’épisode de l’Incrédulité de Thomas ornant une autre icône rare du Musée Copte du Caire, le Christ est debout sur une volée de marches, entouré de ses disciples (n°4871). Ses cheveux bruns mi-longs sont ornés d’un nimbe doré crucifère. Pieds nus, il lève la main droite pour montrer ses plaies. Sur son autre main, son flanc droit et ses pieds, d’autres blessures sont visibles. Portant barbe et moustache, Jésus est vêtu d’une tunique blanche sous un pallium orange. Six disciples, dont Thomas, se tiennent à gauche de Jésus. À sa droite, cinq autres disciples sont présents, qui le désignent de leurs mains. Portant des tuniques et des pallia de différentes couleurs, ils ont les cheveux bruns ou gris, des barbes et des moustaches. Comme le premier disciple de droite, Thomas a un ruban rouge autour de son bras droit. Tous ont de petites têtes, des sourcils légèrement incurvés, de petits yeux et une petite bouche et un nez droit. La scène se déroule sous une arcade rouge-brun. À gauche et à droite de l’arrière-plan, les bâtiments sont représentés sous un ciel doré. Au-dessus des bâtiments, il est écrit: « Incrédulité de Thomas ». Sur le nimbe crucifère du Christ, on peut lire : « Celui qui est ». Datant du début du XVIIIe siècle après J.-C., l’icône est peinte sur une toile de lin fixée à un panneau ».

Dimensions : 43,9 x 59,1 x 1,8 cm.
Provenance : achetée à NICOLA KYRODOS le 26 juin 1939.
Bibliographie : V. GIRGIS, Icons from the Coptic Museum, Le Caire, 1965, p. 59, nº66, fig. 66 ; The Icons. Catalogue général du Musée Copte, par P. VAN MOORSEL, MAT. IMMERZEEL et L. LANGEN, avec la collaboration de A. SERAFEEM, Le Caire, 1991, pp. 108-109, nº 119, pl. 31/b.

Saint Thomas, vêtu d’un pallium jaune, touche de sa main droite la blessure au côté du Christ, seul moyen pour lui de croire en sa résurrection. Tout comme celle du Christ, la peau de son visage paraît très sombre.

Les premières représentations du Christ figurent-elles un homme noir ?

Bien sûr que non, et il n’est pas besoin de chercher très loin pour s’en apercevoir.

Rome, catacombe de Commodille, fin du IVe siècle : le Christ entre l’Alpha et l’Oméga.

Sur la fresque du cubiculum « des boulangers » de la catacombe de Domitille (fin du IVe siècle), le Christ qui trône entre ses disciples a les traits d’un jeune homme à la peau tout aussi claire que sur le portrait contemporain de la catacombe de Commodille, de même que sur l’ensemble de ses représentations dans les catacombes romaines.

Rome, catacombe de Domitille, cubiculum des Pistores, fin du IVe siècle: Le Christ trônant.

Sur les icônes coptes anciennes (les vraies), comme sur celle du Christ et de l’abbé Ména, provenant de Baouît au VIIIe siècle, Jésus a une peau relativement claire et un type méditerranéen (éventuellement basané ou moyen-oriental), à l’image des ethnies qui produisaient ces oeuvres :

Paris, Musée du Louvre : icône copte du Christ et de l’abbé Ména, VIIIe siècle. Encaustique et tempera sur bois de figuier.

Il est inutile de multiplier les exemples. Il est tout simplement, au vu, de l’histoire de l’art, IMPOSSIBLE de prétendre un seul instant que les premières représentations du Christ dans l’art puissent avoir fait état d’un noir africain. On se contentera de rappeler que l’iconographie du Christ, à l’origine de ses représentations, se rangeait grosso modo selon deux types physiques :

  • Le type dit « hellénistique » : le Christ est un jeune homme imberbe aux cheveux bouclés, de type Apollon, comme sur le sarcophage de Junius Bassus (359) :
Sarcophage de Junius Bassus, 359 : Le Christ de type hellénistique
  • Le Christ de type dit « syrien », du fait de ses occurrences au VIe siècle dans des manuscrits provenant de Syrie, tels le Codex rossanensis (Évangiles pourpres de Rossano), où il apparaît plus âgé, barbu, avec le visage émacié et des cheveux bruns mi-longs :
Rossano (Italie), Evangiles pourpres de Rossano, réalisés en Syrie ou Asie Mineure vers le milieu du VIe siècle. Le Christ (de type syrien) entrant à Jérusalem.

Mais comme on peut le voir avec l’exemple de la catacombe de Commodille ci-dessus, le type barbu était déjà présent dans la Rome de la fin du IVe siècle. Inversement, dans la Syrie du IIIe siècle, sur les fresques de Doura-Europos, on trouve la plus ancienne figuration datable du Christ (vers 232), où celui-ci apparaît jeune et imberbe (et blanc) :

Doura-Europs (Syrie), vers 232 : La Guérison du paralytique.

Quoi qu’il en soit, c’est le type physique barbu dit « syrien » qui l’emportera et sera majoritaire dans l’art byzantin puis médiéval. C’est également celui que l’on retrouve dans notre icône tardive du musée du Caire.

  • Et de toutes façons, pour mettre tout le monde d’accord, on rappellera que la plus ancienne représentation connue du Christ est le graffiti d’Alexamenos, que l’on situe entre le Ier et le IIIe siècles, et qui figure un homme crucifié avec une tête d’âne :
Rome, Musée du Palatin, graffiti (Ier-IIIe siècles) : « Alexamenos adore son dieu »

Il s’agit d’une caricature anti-chrétienne probablement réalisée par un jeune page d’origine grecque qui se moquait de la religion d’un de ses camarades de classe (tous deux étaient en formation dans l’école de pages du palais).

Conclusion sur l’icône du Caire :

  • Le type physique du Christ y est le type dit « syrien » byzantin et médiéval ; c’est-à-dire un type physique indo-européen et/ou sémitique.
  • L’édicule architecturé qui le surplombe, avec ses colonnes de porphyre surmontées de chapiteaux corinthiens dorés et sa perspective maladroite ressortissent de l’art byzantin tardif influencé par l’art de la Renaissance – le premier art chrétien copte (Ve-VIIe siècles) ayant pour sa part renoncé à la perspective.
  • Le lieu de production de l’icône est inconnu, mais il pourrait d’agir d’une icône gréco-russe.
  • Le brunissement des visages du Christ et des apôtres de gauche (mais pas de ceux de droite) est un phénomène fréquent habituellement dû à la fumée des cierges, l’oxydation des pigments métalliques ou le vieillissement des huiles. Il n’atteste en rien d’un Christ de type négroïde.
  • Il est habituel que la physionomie du Christ s’adapte aux régions et aux peuples qui produisent ses représentations. On ne peut évidemment en tirer aucune espèce de conclusion quant à la physionomie réelle du Christ, surtout quand on essaie de faire passer une oeuvre du XVIIIe siècle pour un portrait du IVe siècle avant Jésus-Christ ! Que des gens puissent prendre au sérieux de telles divagations (un portrait de Jésus-Christ réalisé 300 ans avant Jésus-Christ lui-même !) est aussi décourageant qu’alarmant quant au niveau de réflexion de ceux qui propagent de telles énormités.

Conclusion plus générale :

  • Il est d’autant plus aberrant de se lancer dans des récupérations identitaires et de vouloir assigner une couleur de peau au Christ qu’il n’a jamais été démontré qu’il ait eu la moindre existence historique – même le « Maître de Justice » des Esséniens, qui pouvait fournir un proto-Jésus historique (mis à mort avant 60 ans J.-C.) est aujourd’hui remis en question.
  • Le christianisme est un syncrétisme religieux tardo-antique qui mêle des influences égyptiennes, gnostiques, hébraïques, grecques et hellénistiques et dont le corpus de textes (le Nouveau Testament) n’a été fixé et diffusé largement que sous l’empereur Théodose au début du Ve siècle. Auparavant, c’était une secte comme une autre et des dizaines d’évangiles, tout plus légendaires les uns que les autres (devenus par la suite les Apocryphes), pullulaient autour de la Méditerranée. Rechercher la véritable couleur de peau de Jésus au milieu de tout cela n’a donc aucun sens – sinon faire flamber les confits raciaux, ce qui est, on l’a bien compris, l’agenda à peine dissimulé derrière ce militantisme.

[à suivre…]

  • Voir aussi :

. Sur Cheikh Anta Diop et les « anciens africains noirs » :

[Real Life] – La domination féminine

Au fil des jours, je me propose de lister dans cet article les occurrences de la domination féminine, notamment dans les secteurs d’activité professionnelle ou dans la justice. L’objectif étant de démontrer que la complainte féministe victimaire tourne en réalité à vide.

Le monde de l’édition : un empire ultra féminisé

Comme cet intéressant article permet de s’en rendre compte, le monde de l’édition est devenu majoritairement féminin : 70% des éditeurs sont des femmes, pour un lectorat essentiellement féminin également : « Édition : l’empire des femmes » (L’Express, 03/03/20). L’article est à lire en intégralité ici.

Édition française : on n’est même pas surpris de retrouver en tête de liste la pleurnicheuse en chef Vanessa Spingora, incarnation même de la domination féministe victimaire.

L’école et l’université : conçues par et pour les femmes

Déjà en 2017 :

  • 44,4 % des diplômés supérieurs à bac + 2 sont des hommes.
  • 43,2 % des étudiants à l’université sont des hommes.
  • Les hommes représentent 47 % des effectifs du BAC général, contre 62 % pour les CAP, BEP et équivalents.
  • 85,6 % de réussite des garçons à comparer avec 90,1 % de réussite pour les filles au baccalauréat.
  • 6,2 % en faveur des filles, c’est l’écart entre les notes attribuées aux garçons et aux filles à performance égale en mathématiques en 6ème.
  • 84,4 % des élèves punis sont des garçons.

    (Liste complète des privilèges féminins avec les sources Insee à retrouver par exemple ici)

Les cadres de la fonction publique sont majoritairement des femmes

  • Selon le rapport de l’Insee 2017 (page 36), « le taux de féminisation varie fortement selon les catégories. Les jeunes femmes représentent ainsi 62 % des cadres hiérarchiques dans la fonction publique, 69 % parmi les professeurs et professions scientifiques, 62 % dans les professions de l’information des arts et des spectacles mais 46 % des encadrants parmi les cadres administratifs et commerciaux d’entreprise et seulement 22 % des ingénieurs et cadres techniques d’entreprise. Mais plus encore que parmi l’ensemble des cadres, les femmes encadrantes travaillent massivement dans la fonction publique : en 2013, près de 37 % d’entre elles y travaillent contre 15 % pour les hommes (respectivement 26 % et 14 % en 2001). »
  • En 2019, selon l’Insee toujours, « les deux catégories socioprofessionnelles affichant la part de femmes la plus élevée sont les professeurs et professions scientifiques (55 %) et les cadres de la fonction publique (50 %). À un niveau plus fin, « les professions les plus féminisées sont les professeurs de l’enseignement secondaire général et technique (60%), les médecins et pharmaciens salariés (59%) et les cadres spécialistes des fonctions administratives et financières (58%) » explique l’étude de l’Insee.
  • Le schéma qui suit illustre les récriminations féministes, venant essentiellement de femmes déjà favorisées sur le marché de l’emploi. Globalement, on les retrouve dans les professions intermédiaires, cadres moyens et supérieurs :

C’est une chose dont Camille Paglia parle également : « Le féminisme de deuxième vague s’est mis à privilégier les plaintes et préoccupations des femmes de carrière de la classe moyenne supérieure qui convoitent le statut enviable et les récompenses matérielles d’un système économique construit par et pour les hommes ». [Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres, Laval (Qc), 2019, p. 318].

Les femmes qui, dans le monde du travail, occupent la majorité des postes dans le tertiaire (ceux où il n’y a pas à se salir les mains ou à ruiner sa condition physique), laissant les « sales boulots » (égoutier, éboueurs, équarisseurs…) aux hommes, en veulent encore plus : elles ont l’oeil braqué sur la poignée de très hauts revenus qui leurs échappent encore mais ignorent volontairement, et même méprisent, la majorité silencieuse des hommes dont les emplois peu valorisés leur permettent pourtant de vivre confortablement – par exemple ces laveurs de vitres qui leur permettent de contempler la ville tout en récriminant, leur tasse de thé à la main, dans leurs réunions féministes…

C’est aussi ce qui ressort du Gender Pay Gap (les différences de salaire H/F) : les seules RÉELLES différences qui subsistent se situent tout en haut de l’échelle des revenus. Ceci s’explique surtout parce que les femmes ne savent pas négocier comme les hommes (elles sont moins combatives) et parce que leur personnalité et leurs choix de vie les poussent à privilégier d’autres formes de vie professionnelle :

[à suivre…]

[Festival de connes] – Les César 21 et les pompeuses cornichonnes

* J’ai fait une exception à mes principes et j’ai féminisé les « pompeux cornichons » de Noël Godin. J’aurais pu aussi écrire « festival de con.NE.s », seul emploi de l’inclusive que je m’autorise :

… mais je vais me contenter d’une discrète allusion à César et Pompée, aux nichons de l’héroïne de la soirée et à tous ces cornichons culturels qui nous pompent l’air.

Je suis en tout cas toujours aussi étonnée, pour ne pas dire agacée, de découvrir à quel point mes descriptions du néo-féminisme sont systématiquement mises en oeuvre et illustrées, avec une régularité de métronome, par celles-là mêmes que je visais. J’eusse pourtant préféré que cette réalité n’existât point, que tous ces tableaux consternants de la féministe d’aujourd’hui ne soient que de mauvais rêves ou des inquiétudes sans fondement. Hélas, trois fois hélas.

César 2021 : le festival de connes bat son plein

À quelques exceptions près, dont la majestueuse Fanny Ardant qui a su prendre le contrepied de l’armada de pleureuses subventionnées en robe Vuitton à plusieurs milliers d’€, quand celle-ci a déclaré : « C’est une joie de fêter les acteurs, de célébrer les hommes, leur dire qu’ils sont beaux, qu’ils sont braves, qu’on rêve de les connaître (…) Qu’on désire les revoir. Et que… on les aime… on les admire. Et que vivre sans eux ne serait pas tout à fait vivre », la cérémonie 2021 a été le pénible et attendu défilé de néo-féministes et de gauchistes « culturels » avec leurs postures rebellocrates et leurs blagues téléphonées plus affligeantes les unes que les autres.

D’autres ayant déjà brillamment commenté leurs célébrations de l’agresseur Adama Traoré (mais quand c’est un racisé, ce n’est pas du viol, voyons), leurs citations d’Hitler destinées à Polanski (Vincent Dedienne et son « césar de l’abjection »), leurs soutiens à Michel Zecler ou à Dieudonné, l’insulte à Nathalie Baye traitée de merde et j’en passe, je vais surtout revenir sur le spectacle offert par Corinne Masiero.

Masiero, c’est cette actrice de second rang connue pour avoir vécu de ses charmes dans sa jeunesse avant de se recycler dans une série TV dont j’ignore tout et surtout, de militer pour l’extrême gauche.

Elle est donc une synthèse parfaite de la féministe gauchiste et raciste sur le retour et de l’actrice-bobo pleure-misère qui, ayant compris que le 7e Art (le vrai) ne se risquerait pas de sitôt à lui servir de grands rôles, a fait le calcul, comme nombre de starlettes fatiguées, d’épouser la cause féministe, voiture-balai bien connue du cinéma féminin international. Elle est l’illustration même de ce que j’écrivais dans mon article sur le « cinéma des féministes » : le meilleur rôle pour une actrice sans personnalité et sans classe, c’est de nous la jouer néo-féministe revendicative, c’est-à-dire de servir urbi et orbi sa pleurnicherie victimaire, une fois que le « patriarcat » – dont elle a en général plus que largement profité – ne la laisse plus lui faire les poches aussi facilement :

On croirait que Corinne Masiero est allée puiser son inspiration directement dans mon bréviaire de la néo-féministe en débine, ce catalogue de névroses et de revendications en carton pour bourgeoises occidentales désoeuvrées. Ou qu’elle a plagié les photos des « règles du dégoût », ces mises en scène déjà éculées mais toujours efficaces pour impressionner le chaland :

Elle incarne tellement le « féminisme trash et la haine de la beauté » que j’aurais pu écrire cet article rien que pour elle :

Quant au petit sac d’excréments promené par cette control freak revêche de Marina Foïs, tout est là :

Dans ce catalogue César 21 des postures féministo-régressives à base de pipi-caca-prout, elles ont juste oublié le pipi, semble-t-il. On notera également l’absence du clito, mais celle-ci pourrait s’expliquer par la prise en compte, il est vrai tout récente, qu’aujourd’hui, certaines femmes n’ont pas de clitoris mais un pénis et qu’il serait particulièrement malvenu de les offenser :

8 mars 2021

On relèvera par ailleurs une contradiction chez notre peau de fesse nationale : elle a pris soin de ne pas trop s’épiler la chatte (juste un ticket de métro) mais elle s’est quand même épilé les aisselles : bon, alors, c’est quoi cette demi-soumission au patriarcat ? Il fallait venir en poils et assumer ! Quand on milite pour la mort de l’érotisme et qu’on essaie de rivaliser avec un flacon de bromure pour être certaine de passer l’envie de baiser même à un bonobo en rut, on va jusqu’au bout de sa logique !

On pourrait bien sûr se demander en quoi le « combat pour l’égalité » serait défendu et l’image de la femme valorisée par ce triste spectacle ; en quoi des sacs de crotte en guise de sac à main, des tampax sanguinolants aux oreilles, des prouts et des bite-couilles-merde à tous les coins de phrases donneraient envie de défendre un sexe qui se présente hypocritement comme faible et opprimé mais qui vient de démontrer que Jean-Marie Bigard, en comparaison, c’était Pierre de Ronsard (l’humour en plus car lui au moins, il arrive à être drôle, ce qui n’est jamais le cas des féministes) :

Ce que l’on finit surtout par comprendre ici, c’est que la mascarade féministe n’a plus tellement d’autres fondements que la névrose personnelle, la haine de soi, l’immaturité sous toutes ses formes, la paranoïa et les postures régressives.

Mais pourquoi jeter ainsi la laideur féminine à la face du monde ?

Au-delà du contexte convenu et répétitif (« gneu gneu, je m’exhibe parce qu’on nous subventionne pas assez, ouin ouin »), le geste lui-même, associé ici au combat ridicule contre la pseudo-précarité menstruelle, nous renseigne aussi et surtout sur l’état psychologique de ces femmes. Quand Sébastien Thiéry venu aux Molières en 2015 dénoncer, nu lui aussi, la précarité de ses semblables, il était classe (et même sexy) :

Sébastien Thiéry, Cérémonie des Molières, 2015, avec la ministre Fleur Pellerin

Six ans plus tard, le gag est un peu essoufflé, alors elles vont prétendre que la nudité trash, c’est pour « libérer la femme des diktats de la beauté et du patriarcat », gna gna gna… Sauf que c’est faux. Déjà pour commencer, le « patriarcat » n’existe pas, il n’existe rien d’autre que la longue marche, souvent accidentée, de la civilisation humaine, portée et voulue conjointement par les deux sexes – car en période d’insécurité, seul le « patriarcat » pouvait permettre aux femmes de rester en vie. Aucune gynocratie faisant fi de la combativité des hommes ou de leur « art de la guerre » n’a jamais perduré, ja-mais. Aujourd’hui encore, face à Daesh, aucune société féministe ou matriarcale ne tiendrait deux secondes sans les bonnes vieilles recettes masculines : l’armée, la défense stratégique, l’ingénierie, le maniement des armes sur les terrains d’opérations militaires, le sang qui coule – et cette fois, pas le faux sang des règles de la comédie féministe ! –, etc.

Ensuite, le désir de beauté est un invariant chez les deux sexes, une aspiration du cerveau profond. Nos gènes ne nous ont pas programmés pour être attirés par la crasse, la décomposition, les remugles, la laideur, l’urine ou même le sang des règles, que l’on associe inconsciemment à l’impureté. Aucune femme ne renonce volontairement à être attrayante, aucun homme hétérosexuel ne se détourne spontanément de l’appel érotique d’une femme. Les féministes livrent comme toujours un combat perdu d’avance ; combat qui, en vérité, dissimule bien mal leur profond désespoir – car je suis de plus en plus convaincue que ce néo-féminisme n’est qu’une expression de la dépression féminine.

L’enrôlement dans les falbalas féministes de toutes ces quinquas dépressives, ce baroud d’honneur consistant à jeter agressivement à la figure de ceux qui n’ont rien demandé leur corps vieillissant et désérotisé, cela révèle surtout qu’elles ont fait connaissance avec l’horloge biologique, avec Chronos, avec le temps… Or Saturne n’est pas tellement l’ami de la féministe écervelée, en règle générale. L’actrice féministe est l’archétype de la femme qui a perdu le seul capital sur lequel elle avait misé, sa jeunesse et/ou sa beauté, sans anticiper que son pouvoir s’amenuiserait en même temps que sa fraîcheur ; ce qui la rend toujours très amère. Le réveil est forcément douloureux quand on réalise qu’on a perdu la bataille de la compétition sexuelle sans avoir véritablement de plan de rechange – manque d’anticipation qui est dans les faits la principale marque de fabrique féministe, voir : [Échec et mat] – Les féministes et le coup d’après.

Nihilisme et désespoir, les deux mamelles du féminisme anti-maternel

Je le dis souvent, le néo-féminisme est fondamentalement une idéologie de femmes jeunes, inexpérimentées ou restées immatures qui s’imaginent, à l’heure où elles ont tous les pouvoirs, qu’elles pourront se comporter toute leur vie comme des impératrices, avec des hommes et une société à leurs pieds. Ivre de suprématie, leur féminisme triomphant se paie le luxe de cracher sans relâche sur tout ce qui jusque-là protégeait la femme vieillissante : la si décriée institution du mariage, par exemple, ou bien le rôle sociétal des femmes à la tête de leur maisonnée, sans parler de la maternité, des enfants… Passé 50 ans, dans les sociétés « traditionnelles », la mère de famille est toujours puissante et respectée, quoi que prétendent les féministes occidentales à qui il ne reste souvent que leurs yeux pour pleurer, l’âge venu – je suis convaincue qu’aucune de ces mères « old school » ne voudrait échanger sa place avec Miss Masiero. La question m’a effleurée un instant de savoir comment réagiraient les enfants de Masiero devant ce pitoyable spectacle… Mais comme je le soupçonnais, c’est une féministe radicale anti-gosses (elle-même est incapable de prononcer le mot « enfants », elle parle uniquement de « gosses »: « Pour rien au monde, je ne ferais un gosse »). Ceci explique cela… Elle prétend qu’elle ne veut pas avoir d’enfants dans ce monde, sans comprendre que ce monde est aussi ce qu’il est à cause des gens comme elle (et c’est bien ce qui désespère ceux qui justement ont des enfants). On rapprochera aussi ces postures de la sortie de Marina Foïs à Nathalie Baye : « Donc vous êtes une mère de… ». Cracher sur la maternité est encore et toujours le seul motto de toutes ces femmes en délicatesse avec la féminité et la santé mentale.

Je me demande aussi ce que pensent les jeunes musulmanes de France quand elles voient ce spectacle, si ça ne leur donnerait pas par hasard une furieuse envie de défendre encore plus fort le patriarcat islamique… Quand elles voient que la féministe libérée d’aujourd’hui, au même âge que leurs mères, à travers le modèle d’une artiste de second rang, n’a d’autre « créativité » que d’imposer la vue de ses bourrelets et de ses chairs affaissées au monde entier, peuvent-elles réellement croire que c’est ça, la libération de la femme qu’on essaie de leur vendre ?

Le féminisme régressif vieillit mal

Peau d’âne (versions 1970 et 2021)

Je ne suis pas en train de dire qu’il faut renvoyer les mauvaises actrices aux fourneaux, loin s’en faut ! Je rappelle juste que certaines comédiennes ont quelque chose de plus que d’autres – et ce n’est pas que le physique ! Car celles-là ont su gérer le fameux mur : elles s’appellent Nathalie Baye, Fanny Ardant, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert… elles sont même nombreuses, si nombreuses que je ne saurais toutes les citer. Et incidemment, elles ne se vautrent pas dans le néo-féminisme victimaire, elles… Leur capital-beauté naturelle résiste parfois mieux au temps, c’est un fait, mais il se trouve surtout qu’ayant une personnalité et un talent véritables, elles n’ont pas besoin de se perdre dans ces pleurnicheries et récriminations féministes à tiroirs. Ce ne sont pas Catherine Deneuve ou Brigitte Bardot qui, à l’âge de la ménopause, se seraient barbouillées de faux sang pour nous jouer le sketch de la « précarité menstruelle » aux César… Rien que ce détail montre d’ailleurs que la néofem est bien restée une adolescente incapable de s’inscrire dans le temps long de la vie d’une femme.

En bref, si les féministes étaient un peu moins « cancel culture », elles se souviendraient des petites fables morales de La Fontaine : « La cigale, ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue lorsque la bise fut venue », etc. Corinne Masiero n’est peut-être plus très bankable, tout simplement, alors, au nom de toutes les actrices féministes de son âge, celles qui n’ont plus rien à perdre parce qu’elles n’ont plus rien en magasin, elle jette en pâture son corps sans charme, encore enlaidi par le faux sang et ces inscriptions de vieille punk décatie, fautes d’orthographe comprises (« Rend l’art », franchement… Pas de « s », et prononcer le mot « art », lol, j’aurais plutôt parlé de « lard », moi…). On comprend aussi que le « no future » inscrit sur son ventre est surtout pour elles, ces féministes no-kids qui ont mal calculé et se retrouvent gros jean comme devant passée la cinquantaine.

Des féministes de la Mairie de Paris avaient demandé en 2018 le retrait de cette pub Aubade

Ce féminisme trash qui cultive la haine de la beauté et la haine de soi en croyant éradiquer le « male gaze » (le regard masculin désirant) livre un combat dans lequel peu de femmes équilibrées peuvent réellement se retrouver. Vouloir exclure l’image de la femme du champ de la séduction, de l’esthétique, de toute forme d’art autre que les pires productions de l’art contemporain (avec ses impératifs ultra-conformistes de transgression, de laideur, de culte du vomi, etc.), est un petit jeu qui plait beaucoup à la « gauche culturelle » (ou « inculturelle »), certes, mais à elle seule. Et son champ se rétrécit de jour en jour : les César 2021 ont connu le pire flop d’audience de toute leur histoire. Ils ont beau avoir tout misé sur le buzz médiatique de leurs provocations, le résultat sera le même : le 7e Art s’est fait cracher dessus l’autre soir et les français sont désormais plus nombreux que jamais à rêver de les voir tous disparaître. Beaucoup ne sont pas à la veille d’acheter un ticket pour retourner s’assoir dans une salle obscure (surtout pour se taper un de leurs navets moralisateurs à base de féminisme, gauchisme, racialisme, lesbianisme à toutes les sauces et autres niaiseries sans cesse recyclées). Adieu, les fossoyeurs !

La guerre du néo-féminisme aux femmes

Ces tendances vues aux César sont probablement aussi à mettre en lien avec l’émergence d’une nouvelle ligne chez les néo-féministes, une ligne qui, après voir déclaré la guerre à la masculinité, la déclare désormais ouvertement à la féminité. Car le néo-féminisme n’aime ni les femmes ni la féminité ; il ne veut d’ailleurs même plus prononcer le mot « femme » : une femme est aujourd’hui seulement une « personne qui menstrue ». Un professeur de genre au Canada s’est faite attaquer récemment parce qu’elle avait prononcé en cours les mots « homme » et « femme ». On se souvient également de ce genre d’affiches pour un week-end néo-féministe l’automne dernier : du gras, des poils, du muscle, des looks hommasses. Exit toute forme de féminin ou de féminité, des concepts en passe de devenir définitivement tabous :

J’avais évoqué cet événement dans cet article : [Désespoir féministe] – Incelles et vénères, les néofems nous font visiter leur enfer.  Il fait assez peu de doutes pour moi que sur le fond, toutes ces tendances s’inscrivent dans la même ligne désespérée.

[à suivre…]

  • Voir aussi :

. Sur Catherine Deneuve :

[« Féminité toxique » ?] – Harcèlement scolaire : la part des filles

La tragédie qui fait l’actualité ces jours-ci, le meurtre prémédité de la petite Alisha, 14 ans, par un couple de jeunes barbares (un garçon dont on a vu la malheureuse mère à la TV et une fille dont on protège soigneusement l’identité), 15 ans tous les deux, jette une lumière crue sur le harcèlement scolaire et la part qu’y prennent les filles. Mais avec, comme toujours, un traitement différencié : on glose à n’en plus finir sur la toxicité des garçons tout en prenant soin de balayer sous le tapis celle des filles. C’est le cas d’Anne-Liz Deba, brillante jeune femme qui parle très bien du harcèlement qu’elle a subi, mais qui curieusement, ne mentionne le sexe de ses harceleurs que pour parler d’un groupe de garçons en 3e. Son harcèlement a cependant commencé en 6e, puis s’est poursuivi en 5e, puis en 4e, etc., mais il ne s’agissait toujours que de « personnes » : à aucun moment, l’intervieweuse de BFMTV ne lui demande non plus de préciser le sexe de ses harceleurs. J’ai trouvé cela un peu curieux. Il est vrai que, au lendemain de la Journée de la Pleurnicherie Universelle, cela aurait fait un peu tache, après avoir été bien obligés d’ouvrir les journaux du 8 mars par les aveux du scandaleux mensonge de la collégienne qui a abouti à la décapitation de Samuel Paty, de poursuivre dès le lendemain en examinant l’implication d’une fille dans l’assassinat d’une autre fille ou sur la part féminine, non négligeable, du harcèlement scolaire.

Les filles sont aussi des harceleuses

Je vais commencer par mon témoignage personnel, puisqu’il se trouve qu’en classe de 5e (j’avais 11 ans), j’ai eu à subir des violences de ce type. Tout était parti d’une broutille sur le chemin du retour de l’école, lorsqu’une fille, plus âgée que moi et inconnue (elle devait être dans une classe supérieure et de toutes façons, je ne connaissais personne, étant arrivée quelques mois plus tôt dans cette ville où mon père s’était fait muter pour un an) ; cette fille, donc, m’avait provoquée en me demandant de porter son cartable. J’avais refusé. Il s’en est alors suivi une traque qui a duré des semaines : au retour du collège et alors que je devais emprunter des sentiers de traverse dans un quartier en construction pour rentrer chez moi, elles me tombaient dessus en bande et nous nous battions à coups de poings, de pieds et de cheveux arrachés. Une fois, elles m’ont même capturée et entraînée dans un terrain vague, une sorte de no man’s land où elles m’ont bandé les yeux et attachée à une carcasse de landau. Je les entendais glousser et s’activer, puis j’ai senti une énorme brûlure sur mon visage : elles y faisaient couler de la cire fondue au moyen d’une bougie – on notera le raffinement, tout féminin, du supplice. Elles ont continué à rire puis sont parties en courant, me laissant me dépêtrer seule du landau et rentrer chez moi. C’est un souvenir brûlant et je n’ai aucun besoin d’une Muriel Salmona pour le faire remonter de ma mémoire. Bon, je m’en suis remise (j’ai quand même redoublé ma 5e ; je m’étais laissée couler en classe, pour diverses raisons, alors que j’étais jusque là une plutôt bonne élève) et peut-être en ai-je gardé la conviction, encore inconsciente à l’époque, que la « sororité » était une bonne blague – pour ne pas dire un tas de merde (je conchie vigoureusement ce concept, comme je l’écris régulièrement sur ce site).

De fait, mon histoire de harcèlement est tout à fait classique, puisqu’elle coche les cases les plus caractéristiques du genre : enfant isolé qui vient d’arriver dans un nouveau collège, petit côté intello, âge de 10-11 ans et surtout, du côté adverse, profil de la « cheftaine de bande », récurrent dans les témoignages.

Des années plus tard, j’ai vu mes propres enfants, une fille et un garçon, subir eux aussi des actes de harcèlement et de moqueries, tous deux vers l’âge de 10 ans ; actes impliquant aussi des filles. Il va de soi que les garçons harcèlent aussi et je ne doute pas que ce soit un comportement partagé à égalité par les deux sexes – avec peut-être même une prévalence féminine, mais on ne le saura jamais, car on peut compter sur les féministes pour minimiser et occulter l’implication des filles… quand ce n’est pas la retourner complètement et prétendre que si elles sont harceleuses, c’est forcément de la faute des garçons ou du « patriarcat ». C’est faux, mon seul témoignage démontrant le contraire : il n’y a jamais eu le moindre garçon dans cette bande de pisseuses et je doute, vu leur niveau de violence, qu’elles les craignaient particulièrement. Il semble assez récurrent de toutes façons que les filles harcèlent majoritairement des filles et les garçons des garçons, le harcèlement scolaire étant une forme assez primitive de compétition intra-sexuelle.

Selon cette fiche, en matière de cyber-harcèlement, la parité est quasiment respectée : les victimes sont autant des hommes que des femmes, tous âges confondus (49% des victimes de cyber-harcèlement sont des hommes, 51% sont des femmes).

La réalité du harcèlement féminin

Le sujet du harcèlement féminin est évoqué au détour d’un paragraphe dans cet article, « Différences entre les sexes : Darwin avait raison » (Le Point, 12 juin 2019) et j’espère que c’est un sujet qui sera amené à être exploré plus avant, malgré la doxa féministe victimaire : « Autre exemple de différence marquée : les troubles mentaux comme la dépression et l’anxiété, qui touchent en moyenne deux fois plus les femmes que les hommes. Les travaux analysés par Archer révèlent un lien avec l’importance accrue que les relations sociales revêtent pour les femmes. À l’adolescence, la dépression est aussi corrélée à l’agression indirecte (ragots, médisances, ostracisation), dont font davantage usage (et sont davantage victimes) les femmes ». J’avais vu passer il y a un an ou deux ans un article d’un journal canadien sur ce phénomène du harcèlement féminin, mais impossible de le retrouver (si quelqu’un le connaît, merci de me le signaler 😉 ).

« Quand c’est une fille qui harcèle une autre fille, c’est forcément qu’elle est victime du patriarcat » (ben voyons)

C’est pourtant l’angle souvent retenu pour relater ces affaires : « En primaire, j’ai frappé une fille de mon école pendant un an », se souvient Emma, qui travaille aujourd’hui dans la haute couture. « Je l’injuriais, je la bousculais, je lui donnais des claques. Elle était toute petite, elle avait de l’argent, des fringues de marque. Cela a suffit pour faire d’elle mon défouloir ».  Et l’article de tout mettre quand même sur le dos du père d’Emma: « Son père est parti, la laissant seule avec sa mère et son grand frère. Les temps sont durs : l’argent manque, la maman, souvent absente, travaille beaucoup, et Emma s’enfonce dans la dépression, sans que personne ne s’en aperçoive. » Ben oui, une fille ne peut pas être foncièrement méchante, sa nature étant le bien par définition. Sauf que ce n’est pas aussi simple que cela.

Une autre fille témoigne avec honnêteté que son comportement de harceleuse était seulement lié à sa personnalité dominante et très sûre d’elle : « Je chantonnais aussi à tue-tête au milieu de la cour un chant raciste à l’intention de mon camarade Mohammed… En CM2, j’ai pris le soin de voler l’amoureux de ma meilleure amie. Pour passer le temps, je liguais mes copines les unes contre les autres. (…) J’ai aussi, pour le plaisir, giflé si fort Louis, un amoureux, que ses lunettes en sont tombées de son nez en pleine classe. Là, l’enseignante m’avait remise à ma place. Toutes ces choses, je les ai faites juste pour le fun. Harceler était mon hobby. Et même quand une amie m’a dit qu’une de mes cibles pleurait la nuit à cause de mes remarques, je n’ai pas changé de comportement ». Le « patriarcat » a bon dos…

Autre exemple, dans cet article : « Ma fille est accusée de harcèlement scolaire », où l’on a affaire à une famille parfaitement équilibrée, avec la présence d’un père. La gamine harceleuse, 10 ans, explique : « J’avais l’impression que Marie allait me voler Suzanne, alors j’ai pensé que le plus simple c’était de l’éloigner de la bande. » Marie termine à l’hôpital, complètement détruite pour de banales histoires de jalousie et de possessivité, donc, comme c’est hélas fréquent chez les filles. Filles que l’on retrouve encore dans l’exemple tragique relaté par la mère : « À la télé, les reportages passent en boucle avec le témoignage poignant de cette mère qui a créé une association parce que sa fille Margot s’est pendue après avoir été moquée pendant des mois dans son école par sa rivale, à la tête d’une bande de trois harceleuses. » 

Et c’est en effet une réalité bien connue, y compris des tribunaux : « Harcèlement scolaire : « Elles lui ont écrit qu’elles allaient la tuer », et de fait, les deux collégiennes de 11 ans sont mises en examen : « tout s’est passé dans l’enceinte d’un collège mosellan, dans une classe de sixième, à l’intérieur d’un groupe de filles qui n’a pas accepté l’arrivée d’une élève qu’elles ne connaissaient pas ». Tout simplement. Les témoignages de harcèlement féminin ont beau être légion sur internet (« Enjoy Phoenix : ses harceleuses refusent de s’excuser » ; « La réponse parfaite d’une petite fille à ses harceleuses »; « Harcelée au collège, Élisa, 15 ans, souffre d’anorexie : « J’ai failli y passer »: « Mes amies, qui n’étaient en fait pas mes amies, passaient leur temps à me dire que j’avais un physique disgracieux, que j’étais grosse, que je ne trouverais jamais de petit copain », raconte la jeune fille », etc., malgré tout, rares sont ceux qui osent vraiment travailler le sujet.

À ma grande surprise, MadMoiZelle livre un article plutôt objectif sur le sujet, ses auteurs n’ayant pu trouver, malgré tous leurs efforts, le moindre angle pour blâmer le patriarcat : « Harcèlement scolaire : parole aux ‘harceleuses' » (elles ont quand même mis des guillemets à « harceleuses », tant c’est une réalité difficile à accepter pour elles). Mais la neutralité de l’article est d’autant plus appréciable que cette production « scientifique » (« Harceleurs et harcelés : des expressions du mal-être différentes », 2016) fait pour sa part une conclusion nettement plus polluée par les études de genre et qui a va à l’opposé de leurs propres chiffres. Alors que ceux-ci montrent que les garçons sont davantage victimes de harcèlement que les filles, ils concluent quand même que ce sont ces dernières qu’il faut davantage protéger, même quand elles sont harceleuses… Il y a donc encore du boulot…

[à suivre…]

=> Sur les nouvelles formes de harcèlement – notamment le cyber-harcèlement sur les réseaux sociaux –, une fiche d’infirmation à lire et diffuser : Le cyber-harcèlement : le prolongement du harcèlement scolaire (8/11/20)

  • Voir aussi :

. Peggy Sastre – Conflans, Argenteuil : deux cas de « féminité toxique » (Le Point, 12/03/21)