[Anales de la Sorbonne] – Rachele Borghi

Rachele Borghi, « maîtr.e » de conférences en Géographie de l’Anus (je caricature à peine : dans ses travaux, elle voue un culte à l’anus, qu’elle qualifie de « laboratoire des pratiques démocratiques ») est un des fleurons de l’université Paris-IV Sorbonne. À ce titre, elle est encensée comme il se doit par ses semblables du CNRS : « En mars 2021, la section 39 (« Espaces, territoires et sociétés » du CNRS a adopté une motion de soutien à la géographe Rachele Borghi, victime « d’attaques indignes », soulignant notamment « la créativité, la rigueur et l’éthique scientifiques » de leur collègue, qui « ne font aucun doute pour celles et ceux qui, depuis le début de sa carrière, ont réalisé des évaluations véritablement scientifiques de ses travaux » » (Nathalie Heinich, Ce que le militantisme fait à la recherche, Paris, Gallimard, 2021, p. 11).

Sa « créativité » et son « éthique scientifique »… Je pense qu’il est donc temps de présenter à nouveau ce parangon de la rigueur intellectuelle, ce phénix de la construction et de la transmission des savoirs qui fait se pâmer aujourd’hui les hôtes des bois vermoulus de l’antique Sorbonne.

Je m’étonne de découvrir que l’on ait opportunément fait disparaitre de Dailymotion une vidéo pourtant fort instructive quant à la qualité et la créativité de son enseignement. Rachele Borghi participait alors, en février 2013, aux « Queer Days » de l’université de Bordeaux. En bonne néoféministe trash et victimaire et en illustration à son discours stéréotypé sur les « oppressions de genre-chatte-gneu gneu-ouin ouin », elle ne trouvait pas mieux, à l’image des néofem les plus bêtes et les plus moutonnières, que d’infliger à son auditoire la vue intégrale de ses bourrelets.

Celles qui veulent se faire recruter à Paris-IV Sorbonne savent donc ce qu’il leur reste à faire – mais attention, il faut impérativement être un repoussoir et pondre au kilomètre du galimatias avec des points au milieu ! Si jamais vous êtes jolie et sexy (et qu’en plus vous êtes blanche et hétéro), attendez-vous plutôt à être vouée aux gémonies. Et si par malheur ultime, vous êtes un homme, sachez que c’est une mise à mort sans pitié qui vous attend si l’idée saugrenue vous prenait de faire admirer votre service trois-pièces depuis l’estrade.

La vidéo a été supprimée de Dailymotion, mais elle est toujours visible ici. En voici également quelques unes de mes captures d’écran de l’époque. Il s’agissait d’une conférence publique, filmée et mise sur les réseaux sociaux car, pour ces universitaires-militantes, l’argent public servant à les rémunérer sert d’abord à diffuser leur propagande le plus largement possible.

Tout en parlant, et sans prévenir, Rachele Borghi nous gratifie donc, comme si de rien n’était, de sa plastique, euh, comment dire…

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« Mon anus doit être visible pour ne pas être caché par l’hétéronormativité », proclamait-elle fièrement. On attend donc avec impatience les images, si possible estampillées CNRS par son laboratoire de recherches. On lui signale tout de même que des anus de donzelles, hétéro, bi ou lesbiennes sont visibles en pagaille sur Youporn et que l’hétéronormativité n’y a pas tellement attendu ses pitreries pour les contempler… Le néoféminisme ou cet art consommé de réinventer l’eau tiède chaque matin…

Nul doute que « cellezéceux qui, depuis le début de sa carrière, ont réalisé des évaluations véritablement scientifiques de ses travaux » aient apprécié celui-ci à sa juste valeur et qu’il est ce qui lui vaut aujourd’hui ce soutien sans faille. Il était temps de toutes façons que l’université française « questionne » enfin cette définition obsolète de ce qui fut un jour la « science ».

  • Ce déshabillage n’est en rien une « performance artistique » isolée, mais une pratique routinière chez elle. En 2018 par exemple, elle remet ça à Milan : « Norme eterosessuali, norme sacrificali. » – Festa antispecista 2018 – Sede USB Milano (vidéo pour les plus de 18 ans) :
2018 – Elle se met debout sur le bureau le temps de sa communication
  • On relèvera son rapport typiquement féministe à la nudité, de laquelle toute forme d’érotisme, même la plus infime, doit être radicalement évacuée. Les néoféministes ne supportent ni le désir, ni le regard érotisé, ni l’attirance entre les sexes, ni le plaisir des yeux. Seuls comptent l’exhibition sexuelle, l’agression visuelle et la réduction du corps féminin à un étalage obsessionnel et clinique de névroses et fixations régressives diverses. Rachele Borghi essaie désespérément d’affecter à son corps une raison d’être et de lui trouver une fonction intellectuelle quelconque car elle n’a toujours pas compris, et elle ne ne comprendra jamais, à quoi un corps peut bien servir et pourquoi les êtres humains ne sont pas de purs esprits. Le néoféminisme pourrait n’être dans le fond que l’exacerbation et la projection dans l’espace public de la profonde névrose de désespérées définitivement incapables d’assumer leur incarnation.

Rachele Borghi en 2011
  • Si l’on compare enfin l’évolution physique de Rachele Borghi entre les années 2010 et 2020, on est frappé par l’effet délétère du féminisme sur celle-ci. À l’origine, Rachele est une charmante jeune femme féminine avec de jolis seins, un corps et une intelligence lui mettant toutes les cartes en main pour réussir sa vie dans tous les domaines. Que s’est-il passé ? A-t-elle sombré dans le délire néoféministe suite à un chagrin d’amour mal géré, comme la plupart des membres de sa secte ? C’est une hypothèse plus que probable qui explique à elle seule la quasi totalité de ce type de parcours.

[à suivre…]

. Les vidéos:
https://gloria.tv/post/efJLoxkRYCMq4JSkSH4JWNc2x (2013)
https://www.youtube.com/watch?v=qVonX927VLA (2018)

. Le texte de son intervention aux « Queer Days », avec ce passage sur l’anus : « L’anus comme laboratoire. Le post-porno a mis l’accent sur l’anus comme laboratoire des pratiques. Un laboratoire des pratiques démocratiques. En effet, l’anus est cet espace où l’on ne peut pas différencier les individus « assignés femmes » ou « assignés hommes ». Aussi, les pratiques anales viennent défaire l’idée selon laquelle la pénétration est une pratique uniquement hétérosexuelle (homme qui pénètre la femme) et patriarcale. » LOL !

. Sur le féminisme anal :

. Sur la nudité néoféministe :

. Sur la fascination phallique chez les féministes :

. Sur le féminisme à l’université :

22 réponses sur “[Anales de la Sorbonne] – Rachele Borghi”

  1. Voila une découverte édifiante !
    Son discours est un peu difficile à suivre dans sa construction, même à l’écrit, et manque de substance dans le fond, alternant affirmations péremptoires et enfoncement de portes ouvertes.
    On y retrouve tout de même un concentré de thèmes récurrents, et souvent contradictoires, des discours féministes; et je trouve assez frappant de constater certaines ellipses ou de savoureuses découvertes de l’eau chaude. Ainsi telle performeuse développe un discours autour de la sexualité, mais aussi, nous dit-on, autour du désir et du plaisir. Quelle audace ! Qui donc avant elle aurait-eu l’idée saugrenue de rapprocher les trois ? La même prophétise aussi que  » la solution à une pornographie de mauvaise qualité, ce n’est pas l’abolition de la pornographie » mais « produire une autre pornographie, c’est-à-dire celle qu’on désire ». Laissons lui suffisamment de temps et elle réinventera l’offre et la demande, le marketing et le capitalisme.
    Et bien sûr on savourera la révolutionnaire déconstruction de « l’idée selon laquelle la pénétration est une pratique uniquement hétérosexuelle (homme qui pénètre la femme) ». Déjà, a un postulat de départ imparable! J’imagine, mais c’est là toute la rigueur scientifique de son travail, qu’on doit exclure l’homosexualité masculine du champs d’interprétation de cette découverte; et que les éventuels couples hétérosexuels dans lesquels des pénétrations se font parfois dans l’autre sens sont priés de rester au vestiaire. Ils ne sont pas convoqués ici car en fait, même si c’est fait tout en pudeur ce qui est encore une fois le propre de la rigueur scientifique, il s’agit surtout d’exclure l’homme de cette réflexion, et en particulier son pénis qui sera avantageusement remplacé, on le voit plus tard dans son travail, par des prothèses.
    Donc je vois à cette présentation la conclusion suivante : on peut se passer de pénis; et il faut que ça se voit.
    L’évidence qui semble leur échapper c’est que cela ne s’entend que dans un contexte ou le pénis reste la référence et qu’il faut donc cautionner implicitement cette référence faute de quoi la belle « déconstruction » s’effondre.
    Enfin la réappropriation à travers l’exhibition rejoint exactement ce que vous dites bien dans un article : il s’agit d’affirmer tout en évitant de tomber dans le piège du désir hétérosexuel, c’est donc un cercle vicieux ou on est obligé d’invoquer la subversion pour chercher une forme d’approbation sociale. La encore ça ne vaut que dans un ordre établi sinon le château de carte ne tient plus.
    Sa démarche subversive (?) de se dénuder pendant la présentation tombe d’ailleurs un peu à plat et illustre bien la situation : la salle lui est plus ou moins acquise, l’effet subversif est largement atténué et la portée symbolique et sémantique aussi. Je l’ai donc vue comme une situation plus sociale de type naturiste et beaucoup moins militante.

    1. Merci et bravo pour cette analyse ! Je vous rejoins en tous points, particulièrement sur la fausse subversion. C’est tellement « subversif » que toute l’institution serre les coudes autour d’elle et entend bien user de tout son pouvoir pour imposer aux foules récalcitrantes et ignorantes la bonne parole venue d’en haut. En réalité, tous ses discours sont rebattus et ses idées n’ont rien d’original. Ce sont les vieilles lunes féministes pro-sexe des années 70, à base de provocations en peau de lapin, toujours les mêmes, qui font plus rire qu’autre chose et qui ne lui font prendre aucun risque. On a bien compris que son institution était derrière elle puisqu’elle incarne servilement l’idéologie du pouvoir en place. Plutôt que de s’illustrer dans ces pitreries, la Sorbonne gagnerait à redevenir un centre intellectuel historique, comme elle l’était lors de sa fondation. Robert de Sorbon doit se retourner dans sa tombe.

  2. Tiens tiens… la recherche et le militantisme. Ça me fait penser à une petite mésaventure que j’ai « vécu de loin » récemment via instagram (aucune envie de dialoguer avec des imbéciles pareilles même si l’envie de leur coller le nez dans leur merde et leur manque de jugeote me démange un peu).

    Je vous laisse un lien qui résume l’histoire, c’est quand même assez intéressant :
    https://www.numerama.com/politique/709236-comment-frapper-une-femme-recherche-sur-google-itineraire-dun-rate-mediatique.html

    Un raté médiatique, oui, mais avant tout une belle occasion pour Osez le féminisme (un des pires collectifs à mon avis) de baratiner sans le moindre scrupule des gens peu ou mal informés. Elles se sont emparées de cette étude foireuse et en ont fait un post, non sans écrire un petit édit pour préciser qu’il y avait des soucis dans la méthodologie, histoire de ne pas se faire accuser de propager des données mensongères … mais pas trop développé non plus pour pas perdre de nouvelles adeptes en cours de route. A vomir.
    (je vous laisse imaginer si on faisait la même chose avec une recette de cuisine…)

    La pensée critique et l’honnêteté intellectuelle sont sans nul doute le dernier souci de ces nanas qui se torchent allégrement le c.. avec.
    Une petite pensée affectueuse néanmoins pour cette pauvre Katerina Standish qui doit s’en mordre un peu les doigts maintenant.

  3. @eromakia Quand vous dites « puisqu’elle incarne servilement l’idéologie du pouvoir en place » je ne suis pas sûr de vous comprendre mais mon interprétation depuis quelques temps est qu’elles deviennent très clairement les idiotes utiles du patriarcat. Elles ne réalisent absolument pas le cynisme du système qu’elles prétendent dénoncer. Ce qui assez logique finalement puisqu’elles semblent ne pas en comprendre non plus les fondements, les enjeux, les ressorts. A certains détails près, toutefois, puisqu’on commence tout de même à les voir se hisser à des positions d’influence et de pouvoir; mais est-ce un hasard si cela se constate surtout dans les sphères politiques et universitaires là ou justement la déconnexion avec le peuple semble actée depuis déjà plusieurs mandats présidentiels et que les puissances d’argent semblent aujourd’hui plus influentes que les structures politiques classiques ?
    Bref tant qu’elles ne parviennent pas à mieux gérer leur visibilité, il est très utile pour le système qu’elles continuent à se donner en spectacle et construisent leur propre ghetto dont les contours et les codes se fossilisent déjà.
    Sans compter que le système, qu’elles n’ont en fait pas du tout l’ambition ni le pouvoir de renverser, en ferait ses choux gras sans état d’âmes quoi qu’il se passe. Au mieux ce sera à travers le marketing communautaire si d’aventure elles prenaient pieds significativement dans la société. Cela me fait penser à ce meme internet ou Trump disait « Boycott China » et ou la Chine produisait en masse les t-shirts « Boycott China ».
    Quelque chose d’éclairant pour moi dans la présentation de R. Borghi : je n’avais jamais pensé à faire le lien entre néofem et anarchisme punk.
    Pour moi cela discrédite la portée sociale de la démarche. Une démarche de ce genre ne vaut que dans un système stable, sinon c’est la loi du plus fort qui l’emporte. Allez organiser une université d’été Queer post-porn en mixité choisie en Syrie ou en Afghanistan…
    Ce qui fait d’ailleurs écho à vos articles sur les liens entre neofem et idéologies religieuses totalitaires mais c’est un autre débat.

    @Iris : ce nom me rappelle une personne qui m’avait fait découvrir les idées queer. Sait-on jamais 🙂

    1. J’ai remarqué aussi que le marketing et le business sont à fond dans le « femi-washing », ils repeignent leurs campagnes et leur communication en rose parce que c’est dans l’air du temps et surtout parce que ça leur ouvre des marchés. Les féministes sont des cibles idéales pour vendre tout et n’importe quoi. Leur suivisme, leur conformisme et leur rebellitude en carton sont une manne pour les petits malins du CAC 40. Il est bien possible en effet qu’elles soient plus des idiotes utiles qu’autre chose. C’est ce que j’appelle « les féministes et le coup d’après ». Elles vont encore se réveiller dans quelques années en hurlant au « retour de bâton » (« backlash ») quand elles réaliseront qu’elles se sont fait rouler dans la farine depuis le début par le féminisme, et sur tous les plans.

    1. LOL ! Et en quoi dire qu’on a un anus constitue en soi un programme d’enseignement à l’université ? Elle nous apprend quoi ? Si son trip, c’est juste de se prendre des bites en latex dans le c*l, ça n’intéresse personne, tout le monde fait déjà ça sur Youporn (et pas que) !
      Je propose d’ailleurs qu’elle anime des TD et des TP sur le sujet. La théorie, ça va 5 mn : qu’elle enfile son gode-ceinture et qu’elle encule elle-même ses étudiant.e.s, qu’on rigole un peu.

  4. Décidément cet article me fait cogiter. Je me suis documenté sur le post-porn, ça ramène principalement aux travaux de R. Borghi avec les mêmes références mais certains articles sont plus complets que la présentation ci-dessus. Il y a cet article de Vice qui m’a aidé sur certains points https://www.vice.com/fr/article/ywqppb/le-post-porn-precurseur-de-la-porno-engagee
    Quelque chose qui m’a toujours gêné dans les démarches et discours queer c’est la prépondérance du non dit. Par exemple le queer voudrait faire sauter les étiquettes et en fait il met en place de nouveaux systèmes compliqués d’étiquettes, mais sans l’assumer donc ça rend certains terrains très mouvants. Le cas des trans reste un caillou évident dans leur chaussure, mais on peut aussi parler des notions de femmes et d’hommes qui prétendument n’existent pas sauf que que leur discours et leurs pratiques en sont truffés.
    Le non-dit permet de mettre la poussière sous le tapis.
    Dans le même esprit, certaines affirmations ont valeur de démonstration par exemple je cite l’article de Vice : « Le corps en post-porn devient le lieu principal des transgressions, encore plus critique et déstabilisant qu’un manifeste sur papier. « .
    Encore plus critique et déstabilisant qu’un manifeste papier ? D’ou vient cette affirmation ? Qu’est ce qui déstabilise quoi ? On peut retrouver ce fonctionnement à l’envi : les affirmations d’A. Coffin sur la violence systémique au sein du couple hétéro, le credo du collectif « La Barbe » qui prétend affirmer la gène et la remise en question que ses actions créent au sein des mâles dirigeants…
    Bref, premier point de compréhension : on n’a pas affaire à un mouvement universaliste, ni même à un mouvement politique; ou du moins pas plus que le punk peut être politique; c’est un mouvement identitaire qui pose des codes et des conditions de ralliement.
    Au CNRS, R. Borghi est géographe, pas sociologue. Elle le réaffirme régulièrement dans sa présentation et son travail s’oriente sur la réappropriation de l’espace public par l’identité queer. Pourquoi pas.
    Mon deuxième point de compréhension c’est de mettre en parallèle ce que les féministes dénoncent (avec raison, à mon avis) à savoir les agressions et micro agressions sexistes dans l’espace public avec les performances et happening queer/neo fem/post porn dans l’espace public.
    Dans l’esprit neofem il y a la perception que le patriarcat se maintient au pouvoir par l’agression systémique/l’oppression.
    Corolaire : le post-porn/le féminisme trash va donc revendiquer sa place par l’agression. Les happening et performances sont destinés à être des agressions, la volonté affichée est « critique et déstabilisante ». Ici le non-dit évite simplement d’utiliser le terme d’agression ni même d’assumer qu’on veut juste choquer le bourgeois.
    Mais étrangement le travail de R. Borghi n’éclaire rien de tout ça, je n’y vois même pas réellement une approche de géographe, on raconte « quoi » mais on dit à peine « ou » (tiens, pourquoi pas une étude géographique comparative sur la place du post-porn en occident et en dehors?), on ne mesure rien et on ne parle pas de territoire.
    Enfin son travail se garde bien de mesurer la portée des actions citées. Comme vous le dites dans votre commentaire ci-dessus, tout ça n’intéresse personne. Qu’un groupuscule féministe décide de chier devant une église, que R. Borghi décide de se déshabiller oklm pendant sa présentation, qu’une performeuse queer montre son col de l’utérus, rien de tout ça n’a d’effet critique ni déstabilisant. Le porno a largement pavé la voie de cette confusion entre l’intime et le public, c’est d’ailleurs maintenant un vrai problème de société et ce n’est pas le non-dit ni le neofeminisme qui le règlera.

    1. Tout à fait. Mais il faut bien comprendre que derrière leurs apparentes provocations, ces féministes sont en réalité les pires BIGOTES et COINCÉES DU CUL que cette terre ait jamais porté. Il est là, le non-dit. Tout leur discours ne dit en réalité qu’une seule chose : le sexe hétérosexuel doit être détruit, éradiqué à tout jamais de ce monde et leur corps de femmes ne doit plus jamais être approché, touché ou même désiré par un homme. Ce sont simplement de très grandes névrosées, de véritables cas psy en pleine dissonance cognitive. Le fond du problème des néoféministes, je pense, c’est que les hommes ne veulent plus d’elles et qu’elles n’arrivent plus à se faire aimer, désirer et garder par quiconque. Elles s’enfoncent alors dans ces délires désespérés parce qu’elles savent qu’elles ont perdu la guerre de la séduction et qu’elles finiront toutes seules avec leur chat, sans enfants, sans vie de famille et sans personne dans leur vie. C’est très cruel à décrire mais c’est malheureusement à cela que mène le néoféminisme : une solitude et un désespoir irrémédiables. J’en ai fait un article récemment : https://eromakia.fr/index.php/desespoir-et-solitude-le-feminisme-en-echec/
      J’ajoute que quand l’hétérosexualité en arrive à rendre parano à ce point, c’est qu’on a grandement besoin de soins psychiatriques.

  5. Coincées du cul, oui, et pour ce qui est du non-dit, il y a une étrange pudeur dans tout ça autour de la sexualité lesbienne. Je crois que la dissonance cognitive caractérise effectivement ces postures mais tout comme elle est solidement ancrée dans la religion pour tout ce qui concerne la sensualité.
    Pour en revenir à la sexualité lesbienne, c’est très étonnant : autant le neofem va conspuer en public le pénis, la pénétration berk c’est bien mieux avec du latex, le zizi c’est caca -transcription quasi fidèle de « patriarcaca »-; autant la présentation de la chatte c’est complètement froid et clinique. Encore un point saillant dans le discours de R. Borghi : on parle de s’approprier l’objet médical et ne pas le laisser aux experts; donc hop speculum et, regardez, j’ai un col de l’uterus et je fais la nique aux docteurs.
    Mais… ca mène ou ? Pourquoi « post porn » ? Le porno est un objet masturbatoire assumé, la masturbation vise un plaisir sexuel et personnel assumé; ou trouve t’on la notion de plaisir dans quoi que ce soit de post-porn et de queer militant ?
    On y trouve des normes, des injonctions (parlons de dissonance cognitive!), on y trouve, nous dit-on, des performeuses qui « travaille sur la sexualité mais aussi le désir et le plaisir », grand bien lui fasse, que raconte t’elle sur le plaisir? Quelles conclusion en tirer sur le rapport entre l’intime et le public?
    Le sort du sexe hétéro est scellé par le post-porn, ça c’est clair, mais ce qui l’est moins c’est quelle est l’étendue du sexe lesbien autorisé par ces doctrines. Parce que de prime abord comme ça, l’érotisme, la séduction et l’intimité ne sont quand même pas très en odeur de sainteté.
    C’est bien commode de déclarer la séduction hors la loi quand, comme vous le dites, on a perdu cette guerre.
    Mais ça laisse quand même le gros pavé de la misère sexuelle dans la mare du non dit. Je reprend ici l’exemple que vous pointez dans un article : des salles calins et sexes prévues dans certaines manifestations néofem.
    J’avais lu l’article sur le désespoir et la solitude il fait beaucoup réfléchir aussi. Vous dites que la description est très cruelle, je pense justement que la perception de cette cruauté est centrale dés le départ dans le découragement de certaines -et de certains, n’oublions pas les incels et d’autres de tous sexes et de tous bords- et les engagements extrémistes.
    On retrouve en point commun un sentiment de discrimation et pour citer une connaissance qui m’a beaucoup appris sur le milieu féministe « le désir est discriminatoire ».

    1. Je vous rejoins en tous points. Et en effet, il serait temps d’aborder le lesbianisme sans oeillères et sans tabou. Le néoféminisme est une théorisation et même une théologisation du lesbianisme, présenté comme la planche de salut obligatoire pour toute femme, qui ne souffre aucune critique ni même la moindre mise en perspective. Alice Coffin avec son « génie lesbien » était totalement ridicule. La réalité du lesbianisme, sa misère sexuelle, ses troubles mentaux, ses violences conjugales, son prosélytisme insupportable, son sexisme et sa misandrie, ses injonctions et diktats continuels, ses privations de liberté, personne n’ose en parler. C’est aussitôt la terreur qui s’abat avec les habituelles accusations de lesbophobie. Mais je connais peu de femmes statistiquement aussi malheureuses que les lesbiennes. Les féministes ne vendent que des mensonges et du vent.

    2. Et il y a en effet cet aspect qui ressort continuellement: les néoféministes et les lesbiennes prétendent aimer le corps féminin, sauf qu’elles le salissent, l’enlaidissent, le rendent repoussant, trivial, vulgaire chaque fois qu’elles le peuvent. En tant que femme, je me sens continuellement agressée par leurs étalages névrotiques et au final carrément sexistes et misogynes (voir par exemple comment elles traitent la vulve : https://eromakia.fr/index.php/2019/06/13/la-femme-est-elle-une-vulve-sur-pattes/). Elles veulent détruire tout ce qui fait l’humanité, non seulement la masculinité mais aussi la féminité. Je ne vois plus ce féminisme que comme une forme de pathologie mentale.

  6. Justement je me demande dans quelle mesure un des problèmes structurels du néoféminisme, en particulier lesbien, n’est pas qu’il se heurte à la réalité concrète des constructions de genre qu’il prétend dénoncer.
    Exemple simple : la compétition intra-sexuelle ne s’arrête pas avec l’hétérosexualité et les postures néofem mettent en perspective les différences de nature de la compétition au sein de chaque sexe, donc font caisse de résonance aux différences entre les sexes.
    Et puis tout simplement le lesbianisme n’est pas du tout une conquête récente du féminisme, c’est au contraire une réalité qui a su de tout temps tirer partie du pouvoir des femmes dans un monde hétérosexuel. Or ça devient maintenant dans le discours neofem une injonction hors-sol.

    Sur la vision du corps féminin, je suis entièrement d’accord avec vous. A un petit détail près tout de même ! « les néoféministes et les lesbiennes prétendent aimer le corps féminin », pour les lesbiennes, oui, on en lit et on en entend qui le revendiquent. Mais chez les néoféministes et dans les manifestes post-porn, j’ai beau chercher, au mieux il n’est question que de le retirer aux hommes, mais l’aimer on n’en parle pas.

    1. Oui, les lesbiennes et les femmes tout court ont toujours su tirer leur épingle du jeu au cours de l’histoire et exercer un véritable pouvoir. C’est là la principale névrose féministe et son principal aveuglement, celui de ne pouvoir envisager la femme que comme une esclave de l’homme depuis la nuit des temps. C’est d’un ridicule et d’une méconnaissance de l’histoire et de l’anthropologie achevées. Mais les féministes sont de grandes incultes. Elles ne lisent que leurs propres pleurnicheries et ignorent tout ce qui en est extérieur. Que cette ignorance soit aujourd’hui enseignée à la Sorbonne et dans toutes les universités est proprement scandaleux.
      L’idéologie du genre des Queer et autres folles neofem ne repose que sur des constructions mentales qui ne résistent pas à la réalité. Ce sont les mêmes qui clament que le sexe est une construction sociale mais qui se bourrent de testostérone à s’en rendre malades pour devenir des hommes. La biologie des hormones sera toujours plus forte que l’idéologie néoféministe.
      Je n’ai pas encore fouillé les manifestes post-porn, je suis déjà saturée des délires féministes, je n’ai pas encore eu le courage de me taper cette daube. Je pense avoir déjà compris que leur problème à toutes, c’est, comme je l’écris dans mon article, leur incapacité à assumer leur incarnation. Ces féministes sont surtout des intellos, petites ou grandes, qui n’arrivent pas à gérer le fait qu’elles soient aussi des êtres biologiques. Je pense que, d’une certaine manière, leur féminisme est une réactualisation des vieilles doctrines dualistes (les Manichéens, les Bogomiles, les Cathares…) qui encensaient l’esprit et dépréciaient la chair. Ce qui explique leur bigoterie, leur puritanisme, leur bitophobie, leurs diatribes contre l’hétérosexualité ou contre toute forme de désir et de plaisir de la chair.

  7. Je vous suis tout à fait. Effectivement la « culture » neofem fonctionne relativement en vase clos, là encore on peut invoquer A. Coffin qui tourne le dos officiellement aux productions mâles. On trouve aussi une forme de clôture cognitive qui limite grandement la portée intellectuelle de leur démarche.Quand R. Borghi parle des activistes qui s’approprient la technologie (parce qu’ils tiennent des blogs!) ou qui s’approprient le geste médical pour ne pas le laisser aux experts, ça sent fort la pensée magique. J’ai tiqué aussi sur la formule « elle utilise le pouvoir performatif des mots » à propos d’une performeuse, ça m’a aussi renvoyé à une pensée magique du même niveau que le « pouvoir performatif » des formules du type « nous sommes subversifs », « nous sommes déstabilisants ».
    La cancel culture participe du même principe : ce que j’exclue n’existe plus.
    Je pense qu’il doit y avoir une base de trauma dans laquelle les partisan-point-e-point-s les plus virulant(etc)s se retrouvent. Le rejet de son incarnation je pense que vous êtes complètement dans le vrai, j’ai la flemme de retrouver ou mais j’ai vu un article a propos de post-porn qui concluait noir sur blanc par une formule ou il était question de sortir de l’état naturel. Ce qui m’avait fait réagir puisque ce serait d’une part en complète contradiction des théories sur la « construction » du genre, d’autre part en parfait résonnance avec la dénonciation de l’homosexualité « contre nature ». Par contre c’est en complète cohérence avec le gavage aux hormones et l’usage de prothèses.
    Et forcément, le rejet de son incarnation ne peut pas vraiment s’accommoder de l’amour du corps, quel qu’il soit.

    1. Toujours aussi d’accord avec vous ! Votre concept de « clôture cognitive » est excellent. Je soupçonne également un trauma à l’origine de tout cela ; trauma qui peut d’ailleurs être infime, car les néoféministes sont toujours des petites bourgeoises universitaires fragiles que la moindre déconvenue amoureuse jette dans des affres dont elles ne se remettent jamais. Je pense que le noeud de leur problème se trouve souvent là. En petites filles gâtées toutes puissantes, elles n’acceptent pas la confrontation avec le réel et en particulier avec ce qui leur échappe chez les hommes. Elles ne peuvent pas les mettre en couple réglée comme elles l’avaient imaginé. Ils ne marchent pas à la baguette et continuent à les tromper et pour elles, c’est insupportable. Alors dès que ça coince, elles sombrent dans les excès du féminisme, du post-porn, d’une forme d’expression qui les pousse à se flageller physiquement, à s’afficher les plus laides et revêches possibles, excluant ainsi toute possibilité de vivre un jour heureuse avec un homme. En se faisant croire qu’elles l’ont choisi alors qu’elles se sont simplement pris un gros vent dans leur vie. J’ai rajouté une photo ancienne de Rachele Borghi pouvant expliquer cela.

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