La femme est-elle une vulve sur pattes ?

La femme, non, mais la féministe, oui, si l’on en croit ses incessantes (mais incroyablement banales) « créations artistiques ».

Libération, 11 septembre 2018

Comme je l’ai déjà expliqué, la créativité féministe, aussi réduite que conformiste,  recycle sans fin une poignée de thèmes régressifs et pseudo-provocateurs, toujours les mêmes et quasiment toujours de la même manière :  le clitoris, la vulve, la chatte, les règlesla pisse (et accessoirement la merde) – tout cela ne volant pas très haut, on en conviendra, mais quand on n’a que ses ovaires comme siège de la réflexion, il ne faut pas trop espérer non plus.

Comme les clitoris géants, les vulves géantes pleuvent donc sans relâche depuis quelques années, en l’absence de toute inventivité. Nous allons en voir quelques exemples, avant d’essayer de comprendre ce que ces pauvres féministes essaient de nous dire.

  • Tout comme le clito, la vulve se doit d’être géante et répugnante, en aucun cas érotique.  Les féministes militantes étant de plus en plus ouvertement frustrées, haineuses et repoussantes, il faut que tout cela se voie, qu’elles puissent hurler à la face du monde qu’elles ne sont plus que d’horribles trous surdimensionnés désespérément ouverts sur le vide  :
Mimosa Pale, Mobile Female Monument, 2007
  • Cette « oeuvre » de 2007 ouvrira la voie à une incessante cascade de copies, plus ou moins réalistes. À Marseille cette année, ce sont de laborieuses et froides descriptions anatomiques qui ont été installées dans les rues par une féministe trop fière d’avoir découvert l’eau tiède – comme si en France en 2019, personne ne savait à quoi ressemblait une vulve et comme si le porno n’était pas omniprésent sur internet… Ici encore, la vulve est surdimensionnée, anatomique et anti-érotique. Comme pour le clitoris, le but est d’arracher la vulve à toute forme de « male gaze » (regard masculin désirant) et de la soustraire à l’attirance hétérosexuelle :
Marseille, janvier 2019
  • Les féministes ne voient pas qu’elles sont en réalité les seules à se soustraire à cette attraction, mais passons.  Les mêmes ridicules vulves géantes sont cousues, installées, portées en procession ou autour du cou en toute occasion, dans un conformisme aussi affligeant que jamais interrogé – le malaise, sûrement, à faire remarquer que les féministes sont le pire troupeau de moutons jamais croisé sur cette terre. Si les hommes n’osent pas se déguiser en têtes de bites, les féministes, elles, ne reculent pas à défiler partout dans le monde en têtes de con.ne.s :
USA, 2016
5 mars 2016, USA
France, 2019
  • Les vulves géantes sont tellement innombrables qu’il est décourageant de chercher à les recenser toutes. On mentionnera simplement les exemples de vulves sacralisées comme la Vierge Marie – un témoignage toujours parlant du vieux fonds de religiosité de la secte féministe (j’aurai l’occasion de revenir sur cet aspect) :
Madrid, mai 2018
Espagne, décembre 2013
  • Dans le même esprit de « sacré », des vulves géantes sont attachées sur des alignements de pierres dressées (Yverdon-les-Bains (Suisse),  juin 2019).  Il n’y a pas besoin de gratter bien longtemps dans la psyché féministe pour retomber sur leur folle « envie du pénis » : les pierres érigées, symbole phallique s’il en est, ne pouvaient qu’appeler dans leurs esprits torturés les bites qui leur manquent si cruellement :
Yverdon-les-Bains (Suisse), juin 2019
Yverdon-les-Bains, juin 2019
  • Le Planning Familial, lui-même aux mains des féministes radicales, quand ce n’est pas des féministes islamistes (ce qui est moins contradictoire qu’il y paraît), recourt à la même imagerie conformiste, réduisant à son tour la femme à un trou sur pattes dont les seules lèvres pour vociférer sont celles de son sexe :
Planning Familial français, 8 mars 2018
  • Rappelons au passage que l’art n’a pas attendu les féministes pour figurer des vagins ou des vulves surdimensionnées. C’était le cas de Jean-Honoré Fragonard dans son fameux tableau Le Verrou (v. 1777) : à gauche, les tentures cramoisies du lit à baldaquin dissimulent dans leurs plis des vulves et pénis géants. Mais c’était fait de manière subtile et érotique (à l’inverse exact des féministes, donc) :
Jean-Honoré Fragonard, LE VERROU (et pas le Viol !), 1774-78 (Paris, Musée du Louvre) {cliquer pour agrandir]

[Une analyse antiféministe de ce tableau de Fragonard est à retrouver ici.]

Mais alors, pourquoi les féministes veulent-elles réduire toute femme à un ridicule vagin géant sur pattes dépourvu de cervelle  ?

Une imagerie, comme on le voit,  reprise à l’identique  des deux côtés de l’Atlantique ; la rédaction gauchiste de Libération s’empressant comme toujours de calquer servilement ce qui vient des Etats-Unis :

Illustration féministe parue dans Libération, 11 septembre 2018

Les féministes occidentales vont bien sûr se cacher derrières leurs pseudo-revendications pour des combats tous remportés depuis longtemps (l’égalité des droits) quand ils ne sont pas inventés de toutes pièces (« l’oppression patriarcale« ).

L’explication à ce marécage obsessionnel, sexuel et régressif tient davantage, à mon sens, aux problèmes personnels, psychiques et relationnels, de plus en plus lourds, auxquels sont confrontées les générations successives de féministes : de plus en plus mal dans leur peau, dépressives et incapables de développer des relations saines avec l’autre sexe, il ne leur reste plus qu’à hurler leur rage, leur haine et leur désespoir sexuel à la face du monde – lesquels ne peuvent évidemment que s’aggraver suite à cela.

Car derrière tous ces vagins ouverts surdimensionnés,  métaphores démultipliées de leurs appels désespérés – mais refoulés – à une pénétration qu’elles craignent autant qu’elles la désirent, c’est toujours leur inconscient qui parle. Et ce qu’il exprime aussi puissamment, c’est  :

L’envie du pénis chez les féministes

Mais pourquoi ce besoin d’embrigader toutes les femmes et de les faire toutes passer pour des trous sur pattes avec un clitoris à la place du cerveau ?

Le clitoris ou la femme-sexe en tchador rose bonbon (Boutique en ligne les Folies Passagères), 2019

Prétendre parler au nom de toutes les femmes est la marque de la tentation totalitaire féministe. Le féminisme est une idéologie hégémonique qui prétend toujours « penser » à la place de toute femme –  c’est un des aspects les plus insupportables de ce gloubi-boulga mental et de cette prise d’otage idéologique.

Il s’agit ensuite pour la féministe d’entraîner toute femme dans son rapport pathologique au monde et dans sa propre haine de soi. Les militantes féministes, de plus en plus visiblement affectées de troubles psychiques et relationnels, ne supportent plus d’être seules à patauger dans leur marasme et à se voir comme de pitoyables obsédées sexuelles incapables d’exprimer autre chose que des jérémiades paranoïaques et des imprécations haineuses. Il leur faut donc rabaisser toute femme pour ne pas passer pour la plus basse d’entre elles. Cela fait en réalité partie des stratégies de la compétition intra-sexuelle (le vrai visage de la pseudo-« sororité ») : les femmes sont des louves entre elles et salir la concurrence (quitte à se salir soi-même) est un puissant mobile inconscient chez ces esprits tourmentés.

  • On comprend dès lors toute l’hypocrisie féministe quand elle s’offusque de la couv de Charlie du 12 juin 2019. Le seule raison de cette colère, c’est que ce sont des hommes qui cette fois dépeignent les féministes en trous sur pattes – et là, tout d’un coup, elles trouvent ça beaucoup moins drôle ! Moi c’est le contraire 😀
Charlie Hebdo, 12 juin 2019

[à suivre]

. Retour vers l’univers néo-féministe :

L’univers néo-féministe

. Vulves et pénis chez Fragonard :

 

 

 

2 réponses sur “La femme est-elle une vulve sur pattes ?”

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