[Bouche d’égout] – Camelia Jordana se répand sur Deneuve et Bardot

Camelia Jordana ou la bêtise faite femme, pardon, féministe !

Commençons par rappeler que le propos de mon site est de dénoncer le féminisme et non pas les femmes. Camelia Jordana ne se répand pas en insanités dans les médias depuis des mois parce qu’elle est une femme, mais parce qu’elle est féministe. Les autres femmes n’auront donc pas à s’excuser dans leur ensemble pour la bêtise, le racisme et le sexisme de Camelia Jordana :

Je n’avais pas envie d’écrire sur Jordana car, bien qu’étant habituée aux bas-fonds de la « pensée » féministe, je n’avais pas le coeur de sonder un tel purin idéologique, encore plus malodorant que ce que je me coltine déjà habituellement ; j’avais donc choisi d’ignorer cette idiote :

Pascal Bruckner lui avait de toutes façons répondu de manière étayée : « La seule identité encore autorisée pour les blancs est l’identité de contrition » (Le Figaro, 22/01/21), recourant même à cette image si juste : « Camélia Jordana appelant à déconstruire le système masculin, c’est un peu « Martine fait de la trottinette en citant Jacques Derrida » ; je n’aurais pas dit mieux !

John Goetelen vient aussi de lui consacrer son billet du jour (« Camelia Jordana, si j’étais une femme »). Pas plus que lui, je ne comprends qu’elle ne soit pas attaquée en justice pour incitation à la haine raciale et pourquoi un tel sexisme décomplexé est toujours non seulement toléré mais encouragé. Qu’un média comme L’Obs présente ses scories intellectuelles comme s’il s’agissait d’une sociologue en dit long sur l’interminable descente dans les ténèbres de ce journal.

Abritée derrière sa couleur de peau, ses origines maghrébines et son sexe comme autant de boucliers d’impunité, Jordana peut donc dérouler tranquillement son puant marketing féministe afin de vendre sa prochaine daube musicale avec l’appui d’une presse de gauche qui n’est plus qu’une métaphore de la Cloaca Maxima des Romains (le grand égout de la ville).

Rome, Cloaca Maxima, IIIe siècle avant Jésus-Christ.

Catherine Deneuve, Brigitte Bardot et les déjections de Camelia

Mais puisque Camelia s’empare encore de sujets qui sont centraux pour moi, tels Catherine Deneuve ou l’antiféminisme, me voilà bien obligée de m’occuper de son cas, quoi qu’il m’en coûte, et donc de me farcir son babil dans cet article du Point : « Pour Camélia Jordana, Deneuve et Bardot incarnent « l’antiféminisme par excellence » (22/01/21). En même temps, que des débiles pareilles s’emparent du sujet, c’est un peu du pain béni pour moi.

Miss Begonia s’en prend donc à des femmes auxquelles son petit cerveau lavé à l’indigence du néoféminisme ne peut évidemment rien comprendre. Hortensia n’étant pas une foudre de guerre au point de formuler une pensée originale, elle se contente comme toujours de réciter tant bien que mal tout ce que les nunuches de MadMoiZelle et d’ailleurs craquettent et stridulent en choeur H24 sur les réseaux sociaux, tels des essaims de guêpes ou des nuées de sauterelles. Il est toujours fascinant de voir autant de pseudo-rebelles prendre des postures de contestataires alors qu’elles ne sont que le bras armé du conformisme et de la pensée dominante les plus absolus.

Je cite Le Point : « Une façon pour Camélia Jordana de rendre la monnaie de leur pièce à Bardot et Deneuve, qui, ces dernières années, n’ont pas caché leurs réserves ou leur hostilité au mouvement #MeToo. Les propos de la chanteuse répondent ainsi directement à une phrase prononcée par Bardot en décembre 2018, quand la star des Sixties critiquait les positions extrêmes des militantes féministes. « On n’a plus le droit de dire aux femmes qu’elles sont belles, de leur mettre la main sur les fesses, on est tout de suite envoyé au tribunal comme harceleur, déplorait-elle dans Le Parisien. Je trouvais adorable quand on me disait que j’avais un joli cul. J’allais pas porter plainte pour ça. Les mecs, ils ne vont plus avoir envie de faire la cour aux filles. Évidemment, je ne parle pas des excès, de la violence… ».

Bardot ne disait pourtant là que des choses sensées. Mais Camélia, comme ses consoeurs, n’a toujours pas digéré la fameuse « Tribune des 100 », cette « autre parole »– une vraie parole dissidente pour le coup – qui moi m’avait fait un bien fou. Car en Féministan, seules les lyncheuses et les misandres ont le droit de s’exprimer ; les autres femmes ont seulement le choix de se taire ou, comme Deneuve et Bardot, de se faire violemment attaquer par les nouvelles chaperonnes de la vertu. Ceci dit, que leurs prêches ne s’adressent pas à toutes les femmes (particulièrement les femmes fortes, libres ou de droite qu’elles ne supportent pas) est plutôt une bonne nouvelle. Personnellement, je n’accepterai jamais d’être embrigadée par ces régiments d’hystériques à qui je n’ai rien demandé et à qui je dois bien moins qu’elles se l’imaginent.

C’est pourquoi, à la surprise générale, je rejoins tout de même, mais pour des raisons inverses, Camélia quand elle babille que « ces artistes n’ont pas pour autant été des féministes avant l’heure. Elles n’étaient pas le symbole du féminisme, juge-t-elle. Elles incarnaient LA femme parce qu’elles étaient des muses, l’antiféminisme par excellence ».

Lol ! La formulation de Camelia ne brille pas par sa clarté, mais il ne faut sans doute pas chercher trop profond non plus. C’est aussi mal dit que mal pensé. Ce que Camélia ne semble en tout cas pas comprendre, c’est que si ces femmes vivant leur féminité en accord avec elles-mêmes, dans l’amour des hommes et sans craindre le « male gaze« , parce qu’elles n’avaient pas peur des relations hétérosexuelles, ne sont effectivement pas à l’image de son féminisme de cloaque, c’est tout à leur honneur ! Quand on respire les remugles malodorants, racistes et sexistes, du féminisme de Camélia, c’est un honneur et une fierté de ne pas être assimilée à ça, et mieux encore, de ne jamais l’avoir préfiguré !

Et c’est justement en cela que moi je les admire, ces femmes. Il n’est pas facile aujourd’hui de porter l’étiquette antiféministe, avec tous ces petits commissaires du peuple et ces procureurs du Moralistan perpétuellement à vos trousses ; c’est toute la grandeur de ces femmes d’avoir le courage, les couilles, comme on dirait aujourd’hui, de s’affranchir de cette nouvelle terreur intellectuelle.

Elles ne sont pas totalement seules à se dresser courageusement dans le monde du cinéma; il y a aussi Scarlett Johansson et Maïwenn, dont je salue la trempe et la beauté, entourées qu’elles sont de hordes de starlettes la bave aux dents :

Il est tout de même intéressant de relever que le féminisme d’autrefois s’appelle aujourd’hui de l’antiféminisme. C’est aussi ce qui est en train d’arriver à des féministes de formation telles que Camille Paglia, Peggy Sastre, ou même Élisabeth Badinter, ou encore moi-même. Jusqu’aux années 2010, je me croyais ordinairement pro-féministe, avant de comprendre non seulement ce qu’était devenu le féminisme, mais surtout quels ferments il portait en lui depuis le départ : les néo et post-féminismes racistes et misandres actuels ne sont pas complètement tombés du ciel. Quoi qu’il en soit, la guerre est déclarée entre les nouvelles et les anciennes féministes.

Camélia récite ensuite tous les poncifs de sa secte : « Elles ont aussi vécu avec l’idée que se prendre une main au cul était quelque chose de normal, voire de « sympathique ». Tout est là… ». Mais pauvre bêtasse, on n’a pas dit que c’était sympathique, on a juste dit qu’on n’en était pas mortes, parce qu’on n’est pas des pleurnicheuses en sucre, on en a sous la semelle, nous !

« Il y a encore des mecs qui pensent que, parce qu’ils sexualisent une femme, elle doit se sentir flattée. Le regard de l’homme est censé être la seule chose après laquelle elle court… ». Et revoilà le « male gaze » et l’abominable « sexualisation » des femmes… Camélia la bigote n’est pas loin de promouvoir le voile, avec ce discours, comme le font déjà ses copines néoféministes : le voile, c’est la pudeur, et l’islam aussi, pas vrai ? On vous voit venir, avec vos petits sabots… « Le voile facial de la femme orientale, de fantasme colonial à objet de résistance » (Slate, 22/01/21). Le propos de cet article est très clair : contre la sexualisation des femmes orientales et le « male gaze » occidental, seul le voile est la bonne option ! On sait très bien que c’est aussi ce que pensent Camélia et ses inspiratrices, pour qui seul le « male gaze » de l’homme blanc est à combattre. Les naïfs qui ne comprennent toujours pas cette convergence des nouvelles bigotes, néoféministes et islamistes. se préparent des réveils très brutaux.

Et Bégonia de conclure avec l’habituelle exhortation des gauchistes et des control freak réunies : « Aujourd’hui, il faut déconstruire beaucoup de choses, il faut éduquer aussi. » Éduquer, rééduquer les hommes… J’ai déjà évoqué cette obsession propre à toutes les néoféministes :

Et gneugneugneu, il faut déconstruiiiire, on vous diiit ! Il faut tout déconstruiiire, surtout les zhoms, hein ! Maintenant, quand j’entends le mot déconstruire, je sors mon revolver ; c’est vraiment le mot magique pour repérer le gogol postmoderne (France Culture n’a bien sûr que ce mot à la bouche).

En attendant de les déconstruire eux-mêmes (ou plus exactement qu’ils se déconstruisent tous seuls en s’effondrant sous le poids de leurs propres couches de bêtise), je relève quand même à quel point ce genre de petite rate (je parle de Camelia et rappelle que nous sommes dans les égouts du féminisme) sème les graines de la haine et de la division. Car que fait-elle, sinon provoquer les hommes blancs gratuitement pour qu’ils sortent de leurs gonds devant ces flots répétés d’insultes, au risque de se fâcher vraiment ? C’est le but de la manoeuvre, on l’a compris, pour pouvoir entamer aussitôt la suite de la complainte sur les fameux « suprémacistes blancs ». Le piège est parfaitement réglé. Et c’est ce qui m’est le plus insupportable, cette manière de provoquer délibérément le conflit – sans raison, puisque elle est une grande bourgeoise qui gagne grassement sa vie – juste pour servir de porte-drapeau à tous les groupes indigénistes et décoloniaux en embuscade derrière elle, qui lui soufflent ses provocations car ils n’attendent que de ramasser la mise de la discorde. C’est en cela qu’elle est définitivement pour moi la madone des égouts.

[à suivre…]

  • Sur Catherine Deneuve, voir aussi :

7 réponses sur “[Bouche d’égout] – Camelia Jordana se répand sur Deneuve et Bardot”

  1. En réponse à votre allusion aux Monty Pythons, je ne suis pas allé au bout de mon ressenti, si je puis me permettre : le féminisme actuel, en termes de simplisme idéologique, est comme le communisme avec une paire de nichons (voilà, c’est dit, j’irai au bûcher peut-être).
    C’est vrai après tout : les méchants riches contre les gentils pauvres, remplacez riches par « hommes » et pauvres par « femmes », et le tour est joué.

    Permettez-moi de vous faire remarquer que votre article ici ressemble, en partie et en structure, à la récente tribune de Me Goldnadel.

    En somme :
    1) Intro : Pourquoi je perdrais mon temps à parler de, et à remuer la « merde » people ?
    2) Annonce du plan : mais après tout, tout le monde m’en parle et me demande ce que j’en pense…
    3) Développement : donc j’en parlerai…
    4) Conclusion : c’est un nouveau racisme que l’établissement ne punit pas car sous-tendu par moult financements et influences de lobbies.

    De mon point de vue, je vois la chose par-delà le seul problème de la guerre de sexes, mais de la Sagesse et l' »Autorité », et ceci me fait pas mal réfléchir. L’an dernier, avant Camélia Jordana, c’était Corinne Masiero qui, très courageusement, invectiva la mainmise des « hétéros-catholiques de droites » (je ne sais plus l’expression exacte tant c’était débile) sur le cinéma, au beau milieu de l’affaire Polanski. Je remercie, à nouveau, Me Goldnadel de l’avoir sportivement « étrillée », comme si les milieux de l’art étaient droitards et chrétiens intégristes en France… Euh, elle se fout de nos gueules ou, plus bêtement, le parti communiste est resté bloqué 50 ans en arrière ? Ou peut-être sait-elle plus simplement que personne ne l’attaquera car ces cibles sont des communautés « autorisées » à être insultées. Je remercie donc un Goldnadel, et méprise un peu plus tous les jours un Télérama de ne pas avoir un peu « honte » de la réputation de ses colonnes lorsqu’ils laissent passer de telles choses, mais après tout, les Point et Marianne pour Camélia oublient, eux aussi, de se poser les bonnes questions au nom de la liberté d’expression.
    Je ferme la parenthèse sur cette affaire et cerne ce phénomène avec inquiétude : être chercheur de sagesse, de connaissance, de vérité n’a de nos jours que peu d’intérêt, l’accès à un média « viral » (comme on dit) offre à chacun la possibilité de s’exprimer, dire des bourdes immenses et lancer des salves d’insultes sans être nullement inquiété. On se focalise sur la « merde » (permettez-moi à nouveau), on vous oblige à donner votre avis là-dessus, plutôt qu’à vous encourager à parler de choses plus intelligentes… Ainsi, l’intelligence collective prend un sérieux coup de massue, la parole de CJ ou CM est glosée au même titre que celle d’un sociologue, chercheur émérite, bref, d’une personne d’autorité. A quand un commentaire de texte de celles-ci au bac au motif que lire Victor Hugo sera devenu impossible ? Je m’égare, mais je pense très réellement que cette « libération sociétale » est en réalité une tueuse d’intelligence, de sagesse, de paix sociale (ça c’est évident)… Je crains de voir à quoi ressembleront les schémas moraux des jeunesses actuelles dans un tel monde.

    1. J’ai mes raisons de commenter la dernière déclaration de Jordana, car elle parle d’antiféminisme et elle soulève (malgré elle, car elle n’a pas conscience de ce qu’elle jacte) une chose qui se répand : la déclaration de guerre des néoféministes racisées indigénistes aux féministes blanches. C’est une guerre raciale qui s’installe au coeur du féminisme et ça sent de plus en plus mauvais. Jordana est une fouteuse de merde à tous les niveaux : elle s’en prend non seulement aux hommes blancs mais aux femmes (et féministes) blanches. Les vendues d’OLF et NousToutes sont prêtes à la suivre dans cette sale guerre. Donc je pense qu’il y a ici des choses qui se mettent en place, toujours plus clivantes.

  2. Je ne suis pas capable de m’en rendre compte car ne me documente pas assez sur ces choses… Oui, c’est un peu de la merde, je préfère muscler l’intelligence esthétique et morale à vidanger les frustrations.
    Je vous crois toutefois sur parole sur ce qui se trame avec une complicité couarde des médias. Tout ceci pue, et me fait craindre pour l’intelligence, car on n’en arrive pas là quand on est pourvu d’un peu de cerveau et quand on est capable d’éprouver un peu de bonheur malgré les coups de boomerang de la vie, j’en suis (naïvement peut-être) convaincu.

  3. Décidément… Marianne aussi « aurait préféré ne pas avoir à écrire son article » 🙂 (j’ai beaucoup aimé le sien sur CJ)
    Personnellement j’ai ressenti beaucoup de soulagement à la lecture de votre article. Je me suis disputée avec un proche (mais où va t-on?) qui ne voyait pas le racisme dans ses propos.
    Les « il vaut mieux ignorer », « ça ne vaut pas la peine de s’y attarder » et désespérants « il y a pire que ça » me désolent.
    Je pense que vous avez eu raison d’écrire là dessus, je trouve ça profondément grave, et que ses propos soient tenus par une chanteuse, une actrice, une danseuse étoile ou ma boulangère ne change rien au problème (même s’il est vrai que CJ se baigne depuis un bon moment dans les bas fonds de la nunucherie et qu’on a pas envie de lui faire davantage de publicité)

    Quant à cette injonction puante de condescendance à « déconstruire », j’en ai les dents qui baignent depuis un bon moment (pardon). Ça, et le « ouin ouin » moqueur chéri des féministes sur les réseaux sociaux…
    Bref, cela mérite de sortir son revolver, et ses meilleures réparties.
    Merci à vous

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