[Warren Shibles] – « Tous les hommes oppriment toutes les femmes tout le temps »

« Tous les hommes oppriment toutes les femmes tout le temps » (Kate Millett 1971)

Dans un ouvrage paru en 2002, Humor Reference Guide: A Comprehensive Classification and Analysis, Warren Shibles, professeur de Philosophie à l’université du Wisconsin, revient sur le niveau affligeant, intellectuellement parlant, des Women’s Studies dans les universités américaines. Il présente dans l’extrait qui suit (traduit par mes soins) des paroles de féministes influentes – et pas seulement aux Etats-Unis. On est souvent consterné et incrédule à la lecture de ces sentences, et pourtant… les faits montrent que l’université française s’est couchée depuis longtemps et a fait siennes la plupart de ces absurdités.

Chapitre IX. L’ANTIPATRIARCAT : MODÈLE DE BASE DU FÉMINISME ET DES WOMEN’S STUDIES

Tous les hommes oppriment toutes les femmes tout le temps.

Introduction

Ce chapitre sur la philosophie et l’humour féministes est un exemple d’humour pénétrant, de philosophie de l’humour et surtout d’humour de la métaphore. Il commence par établir la métaphore de base ou le modèle de l’antipatriarcat qui caractérise à la fois le féminisme radical et antipatriarcal et les enseignements des Women’s Studies.  (…)  La métaphore farfelue de tout genrer peut également générer une réduction à l’humour absurde. Ce fut aussi le cas avec Freud, dans la mesure où il voyait tout en termes de sexe ou de libido. Le modèle féministe, par son expansion de la métaphore du genre, dépasse de loin Freud ; créant une expansion de l’humour métaphorique.

Les féministes développent dans les moindres détails la métaphore féministe de l’antipatriarcat. En pratique, toutes les causes sont déterminées, toutes les questions et tous les problèmes sont résolus en référence au modèle antipatriarcal. (…) En tant que modèle fondamentalement mythique et irrationnel, il trouve sa place aux côtés d’autres métaphores telles que la religion, l’astrologie, le militarisme et les institutions qui punissent au lieu d’amender et d’éduquer. En ce sens, il rencontre un certain attrait auprès du grand public et trouve également sa place parmi les autres philosophies qui ont porté préjudice à l’humanité. A l’instar de la religion, le féminisme antipatriarcal s’oppose à l’humanisme (Cf. John Dewey and pragmatism, Shibles 1995ij, 1998b). (…)

Le féminisme n’est présenté ici ni pour l’attaquer ni pour le soutenir, mais pour le décrire et pour montrer les nombreuses façons dont l’humour est impliqué dedans. Beard & Cerf (1995) ont fait un livre à la fois descriptif et satirique, simplement en laissant les féministes s’exprimer par elles-mêmes. (…)

La définition courante du patriarcat

Le « patriarcat » est une métaphore-racine développée dans le cadre d’une vision du monde et d’une philosophie de la vie selon ce point de vue : Tous les hommes oppriment toutes les femmes tout le temps (Kate Millett 1971; 1977: 24-25). On parle ici de féminisme antipatriarcal (voir Shibles, « Le mythe du patriarcat« , 1991).

« Les hommes gouvernent les femmes », « la domination sexuelle » (Kate Millett 1971: 24-25).

« Notre société… est un patriarcat.… Dans tous les domaines du pouvoir au sein de la société… est entièrement entre les mains des hommes » (Kate Millett 1971: 25 dans Kramarae & Treichler 1985: 323).

« Tous les hommes sont des violeurs et c’est tout ce qu’ils sont” (Marilyn French in Farrell 1993: 309) Dworkin (1983: 147-194) « Tous les hommes essaient de tuer toutes les femmes ».

L’utilisation d’énoncés erronés et de déclarations non fondées recourt à certaines des métaphores les plus fondamentales des féministes. Une formulation de la forme “x est y” est la suivante : « Tous les x (sociétés, logique, connaissances, langage, disciplines, écriture) sont masculins ». Ironiquement et humoristiquement, même la femme est masculine.

« Nous continuons à nommer [sic.] le patriarcat en tant que paradigme pervers et source des autres maux sociaux » (Mary Daly 1984: xii) [voir (1978: 30-31), l’attaque totale des hommes appelés les sept péchés capitaux].

L’index de Mary Daly (1984: 465) indique que « le patriarcat, comme paradigme perverti » se retrouve tout au long de son livre. Dans son livre de 1978, « patriarcal » apparaît treize fois avant même que la préface ne commence.

« Le patriarcat, c’est-à-dire la suprématie masculine institutionnalisée » (French 1992: 16).

Tous le savoir, les croyances, les institutions, la société, la langue, etc. sont masculins ; par exemple, le bien et le mal sont masculins et donc en eux-mêmes « mauvais » (Mary Daly 1978: 12). Les synonymes de « patriarcat » sont : masculin, dominer, opprimer, victimiser, haïr, etc.

« Un système d’autorité masculine qui opprime les femmes par le biais de ses institutions sociales, politiques et économiques » (Humm 1990: 159).

« Les femmes sont l’ennemi [sic.] contre qui toutes les guerres patriarcales sont menées ». (Mary Daly 1978: 31).

« Une forme d’oppression universelle et historique » (Zillah Eisenstein 1979: 17 dans Kramarae & Treichler 1985: 323-324).

« La structure politique universelle qui privilégie les hommes aux dépens des femmes ; le système social que le féminisme est déterminé à détruire. Ce terme est fréquemment utilisé par les féministes contemporaines, qui ne sont pas toujours d’accord sur ce qu’elles entendent par là » (Lisa Tuttle 1986: 242).

« La religion dominante de la planète entière et son message essentiel est la nécrophilie » (Mary Daly 1978: 39, dans Kramarae & Treichler 1985: 323).

« Selon la vision féministe radicale, la société contemporaine est un patriarcat… un système total de domination » (Jaggar 1983).

« Le patriarcat a commencé et s’est étendu comme une guerre contre les femmes » (French 1992: 14. Cf. S. Johnson 1989: 148).

« Pour le féminisme radical, le patriarcat existe toujours en tant que fait universel, multiculturel, en tant que description de toutes les sociétés humaines et explication de la raison pour laquelle chaque société est ce qu’elle est dans tous ses aspects » (Jean Elshtain 1981: 213).

« Le féminisme radical postule que le patriarcat est le puits empoisonné d’où s’écoulent toutes les maladies et les misères » (Sonia Johnson 1989: 148).

« Le modèle masculin dominant de l’antiféminisme est pratiquement partout » (Dworkin 1983: 210).

Selon le point de vue du féminisme antipatriarcal, la solution à tous les problèmes du monde est fort simple. La métaphore simpliste est développée dans le cadre d’un système élaboré. Nous pouvons simplement, en faisant des déductions à partir de la définition de base, générer sa structure et sa théorie de la manière suivante :

  1. Tout genrer.
  2. Tout analyser comme étant masculin.
  3. Juger que tout ce qui est masculin est mauvais. Ainsi, faire de « patriarcat » un terme péjoratif.
  4. Tout négativer. Tout voir en termes de victimisation, d’esclavage, d’oppression, de harcèlement sexuel et de viol.
  5. Attribuer la responsabilité de tous les problèmes du monde aux hommes.
  6. Sensibiliser sur cette vision des choses afin d’attiser la colère et la rage.
  7. L’étape suivante est de punir, imposer le politiquement correct, obtenir vengeance, afin de détruire la société patriarcale, l’université, la raison et toutes les autres institutions, car toutes sont masculines, pour mettre en place une gynocratie axée sur les femmes.

Le patriarcat est un mythe ; critique du terme « patriarcat »

Le prochain mouvement de cette critique est la suivante. Dans le but de démontrer que le mot « patriarcat » est à la fois un terme non scientifique et un jugement de valeur, il a été dit qu’il s’agit d’un terme abusif et du « sexisme inversé » (Farrell 1993: 16, et PK: 83). Cela a été démontré aussi dans « Le mythe du patriarcat » (Shibles 1991b). Alors une chose remarquable est arrivée récemment : un certain nombre de livres féministes sont parus, critiquant de manière juste et impressionnante les féministes antipatriarcales politiquement puissantes. Ce sont les livres de Christine Sommers, Daphne Patai et Noretta Koertge [PK], René Denfeld, Petra Kelly, Camille Paglia, Nadine Strossen, Ellen Klein et Katie Roiphe. Ce sont des livres courageux, car ils osent aller à l’encontre du vaste establishment féministe dans le monde universitaire.

« Utiliser le mot « patriarcat », c’est donner une distorsion de notre société et c’est une vision dogmatique » (Elshtain 1981: 216).

« Il n’y a pas de consensus sur ces questions et les féministes contemporaines utilisent le « patriarcat » de diverses manières. Certaines ont reconnu que les problèmes liés au concept sont si importants qu’il devrait être abandonné » (Pateman 1988) dans « Patriarchal Confusions »).

Ellen Klein (1996: 19) écrit : « L’argument opposé à la science traditionnelle et à la philosophie de la science, selon lequel ils seraient essentiellement biaisés en faveur des hommes, n’a pas été présenté ».

Le philosophe John Wilson (1980) a reproché aux féministes antipatriarcales d’être anti-humanistes et d’utiliser les méthodes de la force et de la coercition.

Supposons qu’en tant que femme, on vous dise : « Vous et toutes les femmes, vous opprimez tous les hommes ». Ou que les enseignants du primaire et les infirmières sont matriarcaux et donc oppriment tous les hommes, institutionnellement et personnellement. Ce serait une insulte grave.

Roiphe (1993: 46) parle de la paranoïa féministe antipatriarcale « qui croit que les hommes ne cherchent qu’à s’en prendre aux femmes d’une manière générale ».

« La présomption [est] que les hommes sont collectivement engagés pour maintenir les femmes dans le bas » (Sommers 1994: 21).

Le féminisme antipatriarcal est une « compréhension simpliste de la nature » (Elshtain 1981: 212).

Les études de genre sont du féminisme antipatriarcal

Le féminisme antipatriarcal est largement représenté, notamment à travers Andrea Dworkin, Catherine MacKinnon, Susan Faludi, Marilyn French, Monique Wittig, Gloria Allred, Andrea Nye, Alison Jaggar, Charlene Spretnack, Heilbrun, Susan McClary, Susan Harding, Adrienne Rich et Ann Ferguson.

Le féminisme radical est le féminisme » (MacKinnon 1989: 117).

Il est souvent dénié que les Women’s Studies soient radicales. Mais le problème est maintenant clair. Dans la mesure où son idéologie et ses productions utilisent le mot « patriarcat »,  il est radical et il s’agit de féminisme antipatriarcal. Ses productions contiennent le mot directement ou indirectement (par exemple à travers une paraphrase) dans pratiquement tous les livres, articles et conférences. Les auteurs mentionnés ci-dessus constituent la norme dans les bibliographies des Women’s Studies. Les études féministes ne peuvent échapper à la critique selon laquelle elles font essentiellement la promotion des principes du féminisme antipatriarcal.

Il y a beaucoup d’équivoque concernant le mot « féminisme ». Il est facile de se tromper. Je ferai en sorte que ce soit moins facile, moins facile de souiller le féminisme humaniste avec le féminisme antipatriarcal. La distinction entre féminisme humaniste et féminisme antipatriarcal caractérise le féminisme mieux que « féminisme radical », car tout peut être radical. Radical peut parfois être la bonne chose à faire. Les critiques des philosophes sont souvent radicalement appropriées.

« Les convictions féministes qui prévalent dans les écoles et universités des États-Unis aujourd’hui ont souvent des conséquences profondément subversives sur les meilleures traditions universitaires » (PK: 184).

« On apprend aux étudiants à haïr » (PK: 185).

« Je suis une féministe qui n’aime pas ce que le féminisme est devenu » (Sommers 1994: 18).

« Les programmes des Women’s Studies ressemblent beaucoup à des sectes religieuses » (PK: 190. Cf. Roiphe 1993: 150).

Denfeld (1995: 305-306) écrit que dans un cours typique de Women’s Studies, on enseigne aux étudiants « qu’ils sont non seulement censés rejeter les formes ‘masculines’ du raisonnement telles que l’objectivité, mais que leur note en dépend. Ils écrivent de manière radicalement subjective des journaux non universitaires composées de rêves, de gribouillis, de poèmes, etc., mais surtout de leurs actes de rébellion montrant comment ils s’opposent à la société patriarcale. Ce programme (d’un cours de Rutgers) est considéré comme un « programme modèle » par l’Association nationale des Women’s Studies » (ibid. 306).

“Ce que nous ne savions pas, c’était à quel point ces échecs [des Women’s Studies] étaient généralisés et profondément enracinés, ni à quel point leurs effets néfastes étaient graves” (PK: 194: xv).

La littérature anglaise et la critique littéraire sont soumises à l’idéologie antipatriarcale. Chaque cours est un cours “d’études des oppressions » (Kimball 1990: 16).

« Tout le savoir est patriarcal, alors l’étudiant n’a pas besoin d’apprendre autre chose que des études féministes » (PK: 142).

« Ce n’est pas le rôle de l’université de les parrainer [les féministes antipatriarcales]. » (PK: 214)

« Rien de ce que nous avons vu dans nos recherches sur les Women’s Studies ne suggère que les étapes les plus avancées du développement de l’identité, impliquant synthèse et intégration, se situent à l’horizon » (PK: 194).

« La majorité des cours de Women’s Studies […] sont non scolaires, intolérants à la dissidence et… une perte de temps » (Sommers 1994: 90).

« Les Women’s Studies sont gynocentriques et misandres » (Sommers 1994: 275).

« Les études féministes ne favorisent pas, et ne représentent en aucun cas une enquête ouverte, une exploitation critique de multiples perspectives (même menaçantes) » (PK: 1994: xvii).

« Le féminisme dans le monde universitaire devrait abandonner sa notion simpliste et dégradée du « politique »… et revenir à des pratiques professionnelles conformes aux principes de l’éducation libérale » (PK: 211).

« À l’université, l’une des raisons d’être des Women’s Studies est l’objectif politique d’éliminer les stéréotypes. Les cours doivent être dispensés de manière non sexiste, sans harcèlement sexuel. L’usage féministe du terme « patriarcat » dans les textes montre que les études féministes promeuvent plutôt le sexisme et les stéréotypes » (cf. Sommers 1994: ch. 5 « Le cours féministe »).

Déclaration d’un étudiant à propos d’un cours d’introduction aux Women’s Studies : « Le groupe faisait penser à un sketch des Monty Python, avec un jeu-questionnaire où la réponse à chaque question était « porc ». Et peu importe que l’animateur de l’émission de questions-réponses demande, par exemple : « Quelle est la capitale de la Pennsylvanie ? ». La réponse est « porc ». Dans le cours que j’ai suivi, la réponse était toujours « les hommes »… « Qui est responsable de tout ce que nous endurons ? » « les hommes » (PK: 83).

« Toutes les données sont conformes à la théorie de l’oppression patriarcale » (Sommers 1994: 96).

{à suivre…]

Féministes et pervers narcissiques, les liaisons dangereuses

Parmi les pathologies contemporaines de la relation, on ne peut que constater l’expansion croissante et parallèle du néo-féminisme et des « pervers narcissiques » (oui, je classe le néo-féminisme parmi les pathologies du lien, voir plus bas). Je pose alors la  question suivante : seraient-ils les deux faces de la même médaille ?

Jean-Honoré Fragonard, Le Verrou, 1774-78 (Paris, Musée du Louvre)

Les néo-féministes sont sur-représenté(e)s dans les générations X, Y et Z (de 15 à 40 ans), même s’ils débordent aujourd’hui sur tous les âges ; les « pervers narcissiques » sont une catégorie représentée sur toute la pyramide des âges.

La « perversion narcissique », une appellation contestée car issue du vocabulaire de la psychanalyse, ne renvoie pas moins à une réalité que l’on pourrait schématiser en parlant de profonde et définitive immaturité psychique. Qu’ils soient hommes ou femmes, les PN sont des personnes ayant développé d’efficaces techniques de manipulation et d’exploitation des autres ainsi que de puissants mécanismes de protection émotionnelle. Ils restent à vie des êtres souvent médiocres sur le plan personnel (ce qui ne les empêche pas d’être à l’occasion des génies dans d’autres domaines : les arts, la politique, la science, l’économie,….) et totalement indigents sur le plan interpersonnel : incapables d’éprouver de véritables sentiments ou émotions, ils passent leur vie à confondre les êtres humains avec des objets et sont irrécupérables. On dit qu’ils sont le reflet de notre époque individualiste, c’est possible, mais je remarque que ce sont des comportements également très répandus dans les sociétés archaïques, par exemple islamiques. Je mettrais donc plutôt cela sur le compte d’une immaturité psychique aussi bien transculturelle que générationnelle, transmise aux enfants par leurs parents – ou bien acquise par les enfants eux-mêmes au cours de leurs propres expériences de vie, car tout ne viendrait pas forcément des parents. La recherche ne proposant pour l’instant pas d’explication consensuelle au phénomène, je me garderai bien de conclure.

Les femmes narcissiques pathologiques pourraient être à ranger dans les anciennes classifications des « troubles de la personnalité histrionique » (anciennement « hystérique ») du DSM-IV, alors que les hommes se situeraient davantage dans les « troubles de la personnalité narcissique » du DSM-V (même si ces classifications et appellations évoluent constamment d’un DSM à l’autre) et ne semblent pas rendre compte de la réalité dans son ensemble.

Ce sont essentiellement des hommes PN dont les médias et les réseaux sociaux se font régulièrement l’écho, ce qui a tendance à invisibiliser les femmes PN, pourtant tout aussi nombreuses (si ce n’est davantage, car il semblerait que le féminisme en fabrique à la pelle au fil des générations). Ceci tient au fait que leurs modes d’expression ne sont pas les mêmes du fait de leur sexe : les hommes sont davantage dans la violence physique visible et les femmes dans la violence psychologique et verbale, plus invisible. Les meurtres masculins se voient facilement à cause de la violence physique alors que les meurtres féminins sont plus discrets – mais on peut supposer que beaucoup d’hommes sont poussés à la dépression, au déclassement, à la ruine et au suicide à la suite de violences et de harcèlements psychologiques féminins.

Ces différences de sexe sont valables aussi par exemple dans le repérage des HQI (haut quotients intellectuels). Chez les petits garçons, le surdouement saute souvent aux yeux dès le plus jeune âge, alors que chez les femmes, il peut ne jamais être dépisté sur toute une vie – c’est même très fréquent. Les femmes sont toujours plus aptes à se fondre dans la masse. Du fait de la testostérone, mais aussi des gènes, les hommes n’ont pas les mêmes comportements que les femmes ; une évidence que nos anciens comprenaient intuitivement, mais qu’il est aujourd’hui nécessaire de rappeler en raison du lavage de cerveau opéré par l’idéologie du genre.

La violence s’exprime différemment selon les sexes, ce que confirme une méta-analyse (sur 216 études) publiée par un chercheur en psychologie et présentée ici par Peggy Sastre, « Différences entre les sexes : Darwin avait raison » (Le Point, 12 juin 2019) : les hommes sont d’un point de vue évolutionnaire et biologique plus violents que les femmes et ces dernières sont davantage enclines aux ragots destructeurs qui les plombent elles-mêmes et les rendent dépressives:

« En ce qui concerne la violence, un fait des plus intéressants et somme toute contre-intuitif mis en lumière par l’étude d’Archer est le suivant : le gros de cette différence ne provient pas de la motivation à commettre des actes violents puisque la colère est un sentiment très bien partagé entre hommes et femmes. En revanche, si les hommes surpassent (et de loin) les femmes sur le plan de la violence létale, c’est parce qu’ils savent moins bien gérer leur impulsivité et canaliser leur colère, et l’expriment donc de manière plus dommageable pour eux-mêmes et pour autrui. Cette violence va d’ailleurs de pair avec la prise de risque. (…) En résumé, pour reprendre l’ancienne distinction aristotélicienne, la violence en puissance est équivalente chez les femmes et les hommes, mais, chez ceux-ci, la violence en acte bat tous les records. Cette asymétrie est le fruit de la sélection sexuelle : la balance coûts/bénéfices de la violence n’est pas la même si l’on est un homme ou une femme (…).

Autre exemple de différence marquée : les troubles mentaux comme la dépression et l’anxiété, qui touchent en moyenne deux fois plus les femmes que les hommes. Les travaux analysés par Archer révèlent un lien avec l’importance accrue que les relations sociales revêtent pour les femmes. À l’adolescence, la dépression est aussi corrélée à l’agression indirecte (ragots, médisances, ostracisation), dont font davantage usage (et sont davantage victimes) les femmes. »

Mais alors, quels liens peut-on faire entre féministes et PN ?

Il faut savoir que le néo-féminisme recrute à plein régime chez les victimes de pervers narcissiques – avec la  fameuse technique du love-bombing, bien connue des sectes : « Nous te comprenons tellement, ma soeur, nous sommes-nous-mêmes victimes de ces salauds », depuis quoi l’on glisse très vite vers : « Tous les hommes sont comme ça, tous des salauds ! Masculinité toxique ! » et l’on retourne le cerveau de la malheureuse, l’emprisonnant à vie dans son statut de victime et lui interdisant d’observer objectivement et de manière lucide son environnement.

Car non, évidemment, tous les hommes ne sont pas comme ça. Ceux-là sont même minoritaires. C’est ce #NotAllMen que les féministes ne supportent pas – de même qu’elles ne supportent pas le NotAllWomen (moins connu) : toutes les femmes ne sont pas féministes.

On peut se tourner ici vers la psychologie évolutionniste. On sait que, en gros, 20% des hommes attirent 80% des femmes. Les fameux mâles alpha testostéronés jusqu’aux trous de nez, les bad boys, les gros bras, les séducteurs, les anciens Don Juan et autres Casanova, cette minorité d’hommes à femmes attire quasiment toutes les femmes à des degrés divers ; laissant les 80% d’hommes restant dans des difficultés plus au moins grandes car devant se partager les 20% de femmes restantes. Comme on peut s’y attendre, les PN prolifèrent dans la première catégorie, laissant des armées de féministes (puisque toute la génération des 15-40 ans au moins est féministe) sur le carreau, se demandant pour longtemps ce qu’il leur arrive.

Ces statistiques sur les 80%/20% sont résumées ici : « L’inégalité de beauté, la grande oubliée » (Le Point, 25 mai 2019) : « Si ces chiffres sont fiables, cela signifie que la grande majorité des femmes n’est disposée à communiquer amoureusement qu’avec une petite minorité d’hommes, tandis que la plupart des hommes sont disposés à le faire avec la plupart des femmes. » Comme l’explique cet article d’une grande profondeur, les nouvelles relations amoureuses instaurées notamment par le féminisme et l’individualisme contemporains nous renvoient directement à l’âge de la savane et à la sauvagerie : c’est la loi du plus fort et la violence qui s’imposent à tous les étages.

C’est toujours chez les PN version violente que l’on trouve les meurtriers conjugaux et chez les PN un peu plus subtils que l’on trouve ceux qui détruisent psychologiquement leurs compagnes avant qu’elles les quittent dans la douleur ou dans la maladie, mettant souvent des années à se remettre et grossissant par la même occasion les rangs féministes.

Mais pourquoi les femmes vont-elles si souvent se mettre dans ces situations ?

Une petite vidéo de Bhû répond indirectement à cette question :

«Mon esprit me dit que tu es un gars super mais…»

«Mon esprit me dit que tu es un gars super mais…»

Publiée par As-tu vu ? sur Mardi 2 avril 2019

 

Cette femme du XXIe siècle, pourtant évoluée, éduquée, moderne, continue contre toute attente et contre sa propre rationalité, à vibrer pour la brute épaisse capable de la protéger en distribuant des gnons, quitte à s’en prendre un à son tour quand son heure sera venue. La femme sait qu’elle prend des risques à préférer ce genre d’homme, qu’elle risque d’être maltraitée, battue, voire tuée. Et pourtant, elle le choisit. Des femmes plus intellectuelles ou plus prudentes se méfieront peut-être des montagnes de muscles, mais iront quand même se faire détruire psychologiquement par des pervers plus subtils,

Pourquoi ? Parce qu’elles tombent toutes dans le « piège » de la séduction, en particulier de la testostérone – très sexy, la testo – et là, c’est leurs hormones qui parlent, leur biologie. Les évolutionnistes expliquent que statistiquement, plus un homme est agressif et plus le nombre de ses expériences sexuelles est élevé. Or c’est la testostérone, justement, couplée à l’incapacité à gérer ses émotions et ses frustrations, qui peut déchaîner la violence masculine, que celle-ci soit physique ou psychologique.

Les mouvements d’hommes, que les féministes ont baptisés « masculinistes » uniquement pour les dénigrer – peut-être un souvenir inconscient du fait que le mot « féministe » renvoyait lui-même à l’origine à une pathologie médicale (liée à la tuberculose) puis à une pathologie sociale et politique (sous la plume d’Alexandre Dumas fils) –, les hommes en mouvement, donc, comme je préfère les appeler, font parfois l’hypothèse que les féministes d’aujourd’hui se comportent typiquement comme des perverses narcissiques. Je ne pense pas qu’on puisse dire cela de toutes, même s’il est vrai qu’elles sont continuellement poussées (on peut même dire forcées) à agresser les hommes, les insulter, les manipuler, les rabaisser, les humilier, les exploiter financièrement et humainement comme s’il s’agissait d’une sous-humanité méprisable.

Comme ils le font remarquer, les femmes jeunes, jusque 35 ans, sont toutes puissantes sur le marché de la séduction et sont encouragées par le féminisme à consommer sexuellement le maximum d’hommes et à les traiter comme des sex-toys ambulants. Mais plus les femmes mûrissent et plus les rapports de force s’inversent et c’est leur tour, tôt ou tard, de se faire croquer par un manipulateur ou de se rabattre sur un type d’homme qu’elles n’auraient jamais envisagé quelques années plus tôt (pas toujours pour le pire, d’ailleurs, bien au contraire).

Le féminisme apprend aux jeunes femmes qu’elles sont des princesses sacrées à qui tout est dû, qu’elles sont toutes puissantes et peuvent tout exiger – et il est vrai qu’objectivement à cet âge, elles le sont. Pour peu qu’elles soient capables d’exploiter savamment leur jeunesse et/ou leur beauté, elles ont le monde à leurs pieds et l’embarras du choix. Plus elles défilent avec des micros-shorts et des pancartes débiles dans les manifs féministes et plus leur pouvoir est à son maximum – et elles le savent. La pleurnicherie ordinaire qui les accompagne n’en est que plus grossièrement hypocrite. D’ailleurs il suffit de les observer dans les manifs : toute leur attitude montre que leurs revendications sont bidons, de la pure mise en scène : on voit toujours aux premiers rangs des collégiennes nanties et manipulées qui sèchent leurs cours ou des petites bourgeoises désoeuvrées de centre-ville qui n’ont rien, mais alors RIEN, de filles opprimées. Le féminisme, c’est l’art de prendre tout le monde pour des cons avec la plus grande indécence vis-à-vis des femmes réellement maltraitées sous d’autres latitudes.

Marche (hypocrite) pour le climat (Paris, 15 mars 2019)

Étant amenées à traiter les hommes comme des objets et à les prendre et les jeter sans états d’âme, au milieu du turn over, elles finissent immanquablement par faire le mauvais choix et tomber sur LE con prévu pour elles, le PN de service qui va les attirer comme le fromage (ou la merde) attire les mouches. Et petit à petit, au fur et à mesure qu’elles vont s’y engluer les pattes et les ailes, elles vont moins rire, d’autant que, les années passant, leur pouvoir absolu va aller s’amenuisant.

Statistiquement, il n’est donc pas faux de postuler que toute féministe ou presque soit amenée à croiser un PN un jour ou l’autre et à s’y brûler les ailes le cas échéant – puisque toute femme a une propension naturelle, quasiment biologique, à faire les mauvais choix (voir la vidéo plus haut et la théorie du 20/80%). De là à dire que tout homme est un PN, toujours pas, évidemment.

Quelles conclusions tirer de tout cela ?

Le message est simple et ressortit de la sagesse populaire : les femmes doivent appendre à considérer les 80% d’hommes normaux, pas forcément les plus tape à l’oeil, mais ceux avec une véritable richesse intérieure et de vraies qualités humaines qui les entourent ; au lieu de se battre comme des pintades dans une volière pour attraper les paons, les perroquets et les coqs qui leur en mettront plein la vue. Ou alors, une fois que ces derniers les auront bien plumées, admettre qu’elles avaient peut-être un peu manqué de jugeote et en assumer les conséquences – et sans hurler au viol juste par vengeance, comme le leur conseillent les féministes.

Nous en sommes là aujourd’hui avec la libéralisation sans frein du marché de la séduction : « Il est ironique de constater que les progressistes, qui se félicitent du déclin de la religion et d’institutions soi-disant « dépassées » comme la monogamie se comportent en réalité comme les derniers des réactionnaires en faisant revivre les structures sociales animales les plus ancestrales, les plus barbares et les plus inégalitaires qui aient jamais existé. À l’inverse, ce sont bien les conservateurs qui se font les hérauts d’un idéal progressiste de « redistribution des revenus sexuels » via une invention historiquement récente : la monogamie. » (« Les inégalités de beauté« )

À mon sens, la perversion narcissique et le néo-féminisme pourraient tous deux être envisagés comme des pathologies du lien, dans le sens où ils ont pour socle commun l’égocentrisme, le narcissisme, l’immaturité, le mépris et la haine de l’autre, le tout assaisonné d’une complainte victimaire en tous points comparable.

Les deux ont en effet un côté Caliméro assez prononcé : égotiques, obsédés sexuels, toujours dans la victimisation, à reporter la faute sur l’autre (le « patriarcat » et autres « oppressions systémiques »), affichant une très haute opinion d’eux-mêmes, incapables de se remettre en question, piétinant les autres, habiles à retourner toute situation à leur avantage, menteurs, manipulateurs, infantiles, régressifs, etc., on pourrait décliner les parallèles à l’infini.

Il reste enfin à soulever une dernière hypothèse : le féminisme « de libération » méprise la maternité, les mères au foyer et le soin porté aux enfants, allant jusqu’à obliger les femmes à travailler pour être respectables ;

B. Friedan, S. De Beauvoir, « Sex, Society and the Female Dilemma », Saturday Review, June 14, 1975, p. 18.

Des enfants, les garçons notamment, méprisés et traités comme des objets par des parents qui ne les envisagent que comme des fardeaux quand ce n’est pas comme des violeurs en puissance ou comme le « mauvais » sexe, n’ont-ils pas un grand risque de se construire des mécanismes de défense et de devenir des « pervers narcissiques » ? Qui oserait interroger la part du féminisme dans l’explosion de ces comportements ? Je me pose la question depuis un moment.

[à suivre…]

  • Pervers narcissique et féministe :

Yann Moix-Moi-Moi et le féminisme

 

 

 

L’islam ou les hommes ? Nos féministes ont choisi la soumission

La misandrie délirante des féministes occidentales est en train de faire le lit de la conquête islamique. Il devient urgent d’interroger l’effondrement intellectuel et la trahison de ce féminisme.

Depuis la mise en ligne de ma petite réflexion sur les convergences entre néo-féministes et islamistes (février 2018), les faits allant dans ce sens n’ont cessé de s’accumuler ; au point que pour ne pas alourdir ce premier article, je vais développer ici un aspect tout à fait  significatif du phénomène : tout à leur profonde bêtise et au nom de leur misandrie pathologique, les féministes occidentales préfèrent ouvertement l’islam aux  hommes et à la culture occidentale.

Plus les années passent et plus le féminisme s’enfonce dans la bassesse, entraînant symboliquement derrière lui l’ensemble des femmes, au gré de postures qui ne peuvent que faire profondément honte à toutes celles qui ont pour habitude d’utiliser leur matière grise.

De quoi retourne-t-il exactement ? Jour après jour, on voit opposer la culture occidentale, dite « patriarcale » (c’est-à-dire, en langage féministe, « patriarcale à abattre », une insulte qui ne repose sur aucune réalité historique) aux bienfaits de l’islam et de la charia.

Les féministes occidentales, qui doivent leur entière liberté de pensée et de mouvement aux acquis de leur civilisation – les fameux « patriarcats » grecs, médiévaux, humanistes, des Lumières et des sociétés industrielles et contemporaines –, n’ont de cesse de retourner la société des loisirs et de l’oisiveté, dont elles profitent grassement, contre les hommes – ceux-là mêmes à qui elles doivent leur vie confortable. Le féminisme semble vouloir incarner de plus en plus ouvertement une forme de bêtise féminine – dans le cas présent, le caractère moutonnier de femmes stupides instrumentalisées par des hommes de pouvoir (les islamistes).

  • En 2015, dans la société communautarisée de l’East London, il se trouvait des femmes en burqa pour poser la question : « Entre la charia et la loi faite par des hommes, laquelle est la mieux pour l’humanité ? » Il s’agissait d’une campagne islamiste en faveur de l’application stricte de la charia en Grande-Bretagne.
East London, 2015 : « La charia ou la loi des hommes, qu’est-ce qui est mieux pour l’humanité ? »

S’il est clair que pour des occidentales voilées jusqu’aux yeux, rien ne vaut la charia, on pouvait encore espérer que pour des féministes pas encore voilées, le choix serait différent.

  • Que nenni ! En juin 2019 en Suisse, voici ce ce que l’on a vu refleurir sur les murs de Neuchâtel à l’occasion d’une manifestation féministe : une affiche belge de 2014 produite par un collectif de féministes hystériques (Lilith’s Revolution) :
Affiche « Couilles », Collectif Lilith’s Revolution, 2014, Belgique

Une voilée européenne, donc, agressant violemment la masculinité à l’occidentale avec l’aval du « féminisme blanc », lequel, jour après jour, se convertit au féminisme dit « intersectionnel ». Le discours du collectif islamo-féministe Lallab va exactement dans le même sens : l’islam plutôt que l’homme blanc.

Les marques de cette capitulation en rase campagne sont innombrables. Car il n’y a pas que la rue, qui se convertit à la défense du voile ou de l’islam ; il y a aussi les intellectuelles « blanches » féministes, comme Annie Ernaux qui défend ouvertement l’islamisation des femmes, ou bien la grande prêtresse du néo-féminisme Judith Butler qui minimise le massacre du Bataclan avec son habituelle prose nébuleuse.

Mais surtout, le féminisme occidental, PARCE QU’IL EST ANTI-PATRIARCAL, n’a de cesse de démolir la civilisation qui lui a pourtant donné vie. Il le fait en rebaptisant bêtement toute l’histoire et la culture occidentales en « patriarcat à abattre » –  même l’évolution dans son ensemble, les processus d’hominisation puis d’humanisation, tout est retoqué en « patriarcat » – depuis que de pauvres intelligences féministes ont pris le pouvoir au coeur de la recherche scientifique. Ces esprits étriqués ne sont capables que de manipuler UN SEUL CONCEPT (qui plus est, bidon, car forgé par leurs propres gourous), qu’elles appliquent aveuglément à toute situation et à toute interprétation du monde.

Ces simplettes peuvent-elles seulement comprendre que pendant ce temps, d’autres – pourtant pas très malins non plus, mais la féministe est si conne que même un singe en ferait ce qu’il veut – tirent les ficelles et font progresser leur agenda ?

La nature a horreur du vide. Quand les féministes auront fini de saboter la culture occidentale, la place sera prête pour l’installation de la charia. Quelques générations de nunuches auront suffi à entamer profondément une civilisation. Se coucher devant l’islam et nous importer l’âge des ténèbres, voilà toute l’intelligence dont ces chèvres sont capables.

Il est un aspect supplémentaire à souligner. Les féministes occidentales, les Françoise Vergès et autres vendues qui poussent les voilées et l’islam par pur calcul misandre et pour assouvir leur haine de l’homme blanc, sont les pires lâches et collabos qui soient. Bien à l’abri au coeur de la société occidentale et de leurs universités, elles savent parfaitement qu’elles sont personnellement à l’abri du régime de la charia et que ce n’est pas leurs propres filles qui seront voilées et excisées.  Ces femmes cumulent définitivement les indignités.

P. S. : Parmi les réactions féministes à cet article, j’ai pu voir passer : « Entre deux soumissions, gna gna gna… », ce à quoi je coupe court et affirme clairement que choisir les hommes n’est PAS une soumission et choisir  la culture occidentale non plus ! On touche ici au noeud de la dégénérescence féministe : ne se voir que comme des victimes des hommes (ouin ouin) et cracher sur sa propre culture, faute de la connaître et de la comprendre. Le féminisme n’est qu’une entreprise de déculturation et d’abêtissement.

[à suivre]

. Sur le même thème :

Néo-féminisme et islamisme : les convergences

[Paula Wright] – Pour la défense d’un « patriarcat » réformé

La femme est-elle une vulve sur pattes ?

La femme, non, mais la féministe, oui, si l’on en croit ses incessantes (mais incroyablement banales) « créations artistiques ».

Libération, 11 septembre 2018

Comme je l’ai déjà expliqué, la créativité féministe, faute de pouvoir utiliser les deux lobes cérébraux (visiblement manquants chez ces malheureuses), en est réduite à recycler sans fin une poignée de thèmes régressifs :  le clitoris, la vulve, la chatte, les règlesla pisse (et accessoirement la merde) – tout cela ne volant pas très haut, on en conviendra, mais quand on n’a que ses ovaires comme siège de la réflexion, il ne faut pas trop espérer non plus.

Comme les clitoris géants, les vulves géantes pleuvent donc sans relâche depuis quelques années, en l’absence de toute inventivité. Nous allons en voir quelques exemples, avant d’essayer de comprendre ce que ces pauvres féministes essaient de nous dire.

  • Tout comme le clito, la vulve se doit d’être géante et répugnante, en aucun cas érotique.  Les féministes militantes étant de plus en plus ouvertement frustrées, haineuses et repoussantes, il faut que tout cela se voie, qu’elles puissent hurler à la face du monde qu’elles ne sont plus que d’horribles trous surdimensionnés désespérément ouverts sur le vide  :
Mimosa Pale, Mobile Female Monument, 2007
  • Cette « oeuvre » de 2007 ouvrira la voie à une incessante cascade de copies, plus ou moins réalistes. À Marseille cette année, ce sont de laborieuses et froides descriptions anatomiques qui ont été installées dans les rues par une féministe trop fière d’avoir découvert l’eau tiède – comme si en France en 2019, personne ne savait à quoi ressemblait une vulve et comme si le porno n’était pas omniprésent sur internet… Ici encore, la vulve est surdimensionnée, anatomique et anti-érotique. Comme pour le clitoris, le but est d’arracher la vulve à toute forme de « male gaze » (regard masculin désirant) et de la soustraire à l’attirance hétérosexuelle :
Marseille, janvier 2019
  • Les féministes ne voient pas qu’elles sont en réalité les seules à se soustraire à cette attraction, mais passons.  Les mêmes ridicules vulves géantes sont cousues, installées, portées en procession ou autour du cou en toute occasion, dans un conformisme aussi affligeant que jamais interrogé – le malaise, sûrement, à faire remarquer que les féministes sont le pire troupeau de moutons jamais croisé sur cette terre. Si les hommes n’osent pas se déguiser en têtes de bites, les féministes, elles, ne reculent pas à défiler partout dans le monde en têtes de con.ne.s :
USA, 2016
5 mars 2016, USA
France, 2019
  • Les vulves géantes sont tellement innombrables qu’il est décourageant de chercher à les recenser toutes. On mentionnera simplement les exemples de vulves sacralisées comme la Vierge Marie – un témoignage toujours parlant du vieux fonds de religiosité de la secte féministe (j’aurai l’occasion de revenir sur cet aspect) :
Madrid, mai 2018
Espagne, décembre 2013
  • Dans le même esprit de « sacré », des vulves géantes sont attachées sur des alignements de pierres dressées (Yverdon-les-Bains (Suisse),  juin 2019).  Il n’y a pas besoin de gratter bien longtemps dans la psyché féministe pour retomber sur leur folle « envie du pénis » : les pierres érigées, symbole phallique s’il en est, ne pouvaient qu’appeler dans leurs esprits torturés les bites qui leur manquent si cruellement :
Yverdon-les-Bains (Suisse), juin 2019
Yverdon-les-Bains, juin 2019
  • Le Planning Familial, lui-même aux mains des féministes radicales, quand ce n’est pas des féministes islamistes (ce qui est moins contradictoire qu’il y paraît), recourt à la même imagerie conformiste, réduisant à son tour la femme à un trou sur pattes dont les seules lèvres pour vociférer sont celles de son sexe :
Planning Familial français, 8 mars 2018

Mais alors, pourquoi les féministes veulent-elles réduire toute femme à un ridicule vagin géant sur pattes dépourvu de cervelle  ?

Une imagerie, comme on le voit,  reprise à l’identique  des deux côtés de l’Atlantique ; la rédaction gauchiste de Libération  s’empressant comme toujours de calquer servilement ce qui vient des Etats-Unis :

Illustration féministe parue dans Libération, 11 septembre 2018

Les féministes occidentales vont bien sûr se cacher derrières leurs pseudo-revendications pour des combats tous remportés depuis longtemps (l’égalité des droits) quand ils ne sont pas inventés de toutes pièces (« l’oppression patriarcale« ).

L’explication à ce marécage obsessionnel, sexuel et régressif tient davantage, à mon sens, aux problèmes personnels, psychiques et relationnels, de plus en plus lourds, auxquels sont confrontées les générations successives de féministes : de plus en plus mal dans leur peau, dépressives et incapables de développer des relations saines avec l’autre sexe, il ne leur reste qu’à hurler leur rage, leur haine et leur désespoir sexuel à la face du monde – lesquels ne peuvent évidemment que s’aggraver suite à cela.

Car derrière ces vagins ouverts surdimensionnés,  métaphores démultipliées de leurs appels désespérés – mais refoulés – à une pénétration qu’elles craignent autant qu’elles la désirent, c’est toujours leur inconscient qui parle. Et ce qu’il exprime aussi puissamment, c’est  :

L’envie du pénis chez les féministes

Mais pourquoi ce besoin d’embrigader toutes les femmes et de les faire toutes passer pour des trous sur pattes avec un clitoris à la place du cerveau ?

Le clitoris ou la femme-sexe en tchador rose bonbon (Boutique en ligne les Folies Passagères), 2019

Prétendre parler au nom de toutes les femmes est la marque de la tentation totalitaire féministe. Le féminisme est une idéologie hégémonique qui prétend toujours « penser » à la place de toute femme –  c’est un des aspects les plus insupportables de ce gloubi-boulga mental et de cette prise d’otage idéologique.

Il s’agit ensuite pour la féministe d’entraîner toute femme dans son rapport pathologique au monde et dans sa propre haine de soi. Les militantes féministes, de plus en plus visiblement affectées de troubles psychiques et relationnels, ne supportent plus d’être seules à patauger dans leur marasme et à se voir comme de pitoyables obsédées sexuelles incapables d’exprimer autre chose que des jérémiades paranoïaques et des imprécations haineuses. Il leur faut donc rabaisser toute femme pour ne pas passer pour la plus basse d’entre elles. Cela fait en réalité partie des stratégies de la compétition intra-sexuelle (le vrai visage de la pseudo-« sororité ») : les femmes sont des louves entre elles et salir la concurrence (quitte à se salir soi-même) est un puissant mobile inconscient chez ces esprits tourmentés.

  • On comprend dès lors toute l’hypocrisie féministe quand elle s’offusque de la couv de Charlie du 12 juin 2019. Le seule raison de cette colère, c’est que ce sont des hommes qui cette fois dépeignent les féministes en trous sur pattes – et là, tout d’un coup, elles trouvent ça beaucoup moins drôle ! Moi c’est le contraire 😀
Charlie Hebdo, 12 juin 2019

[à suivre]

. Retour vers l’univers néo-féministe :

L’univers néo-féministe

 

[Paula Wright] – Quand une féministe n’est-elle pas féministe ? Féminisme contre égalitarisme

Traduction  de l’article  « When is a feminist not a feminist? Feminism vs. Egalitarism », de Paula Wright, publié en décembre 2015 par Psychology Today et repris sur son propre site.

Header du site internet de Paula Wright

« Féminisme : Plaidoyer pour les droits des femmes sur la base de l’égalité des sexes. »

« Égalitarisme : Doctrine selon laquelle tous les gens sont égaux et méritent l’égalité des droits et des chances. »

Les deux citations ci-dessus proviennent de l’Oxford Dictionary. À première vue, féminisme et égalitarisme semblent converger. Et en effet, il n’est pas inhabituel d’entendre les féministes faire appel à cette définition du dictionnaire chaque fois qu’elles sont critiquées. J’appellerais cela la défense de la « personne raisonnable », p. ex. : « Quelle personne raisonnable pourrait être en désaccord ? » L’idée étant qu’ils ne le peuvent pas s’ils veulent rester raisonnables aux yeux des autres.

De même, quelle personne raisonnable pourrait être en désaccord avec l’égalitarisme ? Les deux prémisses sont parfaitement raisonnables. Mais, comme l’ont démontré de nombreuses études et enquêtes, une majorité de personnes soutenant les valeurs égalitaires ne s’identifient pas comme féministes. [1] [2] [3] [4] Que se passe-t-il ? Ces gens sont-ils embrouillés, ignorants ou les deux ?

Ni l’un ni l’autre.  Il semble que la majorité non féministe (et non pas antiféministe) en faveur de l’égalitarisme connaisse ou soupçonne intuitivement la différence cruciale entre les objectifs de l’égalitarisme et du féminisme. Malheureusement, regarder les définitions du dictionnaire ne nous aide pas à articuler ces différences.

Un regard dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy nous offre une description plus détaillée des deux concepts. Le préambule d’ouverture de l’entrée sur l’égalitarisme [5] s’accorde bien avec la définition du dictionnaire ci-dessus. L’entrée sur le féminisme, cependant, s’éloignant rapidement de la définition du dictionnaire, se divise en différents domaines où le thème principal est le désaccord interne au sein du féminisme sur ce qu’est le féminisme. Il faut un peu plus de 3 000 mots avant que le terme patriarcat n’apparaisse pour la première fois, et quand cela arrive, il n’est ni problématisé ni critiqué.

« Le féminisme, en tant que lutte de libération, doit exister indépendamment et dans le cadre de la lutte plus large pour éradiquer la domination sous toutes ses formes. Nous devons comprendre que la domination patriarcale partage une base idéologique avec le racisme et d’autres formes d’oppression de groupe, et qu’il n’y a aucun espoir qu’elle puisse être éradiquée tant que ces systèmes resteront intacts. Cette connaissance devrait constamment informer la direction de la théorie et de la pratique féministes. (hooks 1989, 22) »[6]

Voici le premier indice de ce qui différencie le féminisme de l’égalitarisme. Vous remarquerez qu’il n’y a aucune mention de l’égalité chez hooks ; l’objectif est la « libération » de la « domination patriarcale ».

Demandez à une féministe « orthodoxe » (constructiviste sociale) ce que signifie le féminisme et vous obtiendrez probablement l’une des deux réponses. La défense de la « personne raisonnable » est l’une d’elles, tandis que l’autre est ce que j’appellerais « l’esquive atomistique ». Cela signifie que la féministe affirmera que le féminisme n’est pas un mouvement monolithique, ses objectifs étant trop complexes pour être définis [7]. Cette position incarne le féminisme intersectionnel. Notez comment les descriptions se contredisent. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe ambigu.

Donc, plutôt que d’essayer de discerner les différences entre les factions féministes, j’ai recherché ce qu’elles avaient en commun. Les résultats nous aideront à cerner la différence entre égalitarisme et féminisme.

En 1963, la féministe libérale Betty Friedan publiait un livre à propos d’un « problème sans nom ». Sept ans plus tard, les féministes radicales l’appelaient « patriarcat ».

Le patriarcat était conçu comme la structure sous-jacente facilitant l’oppression des femmes par les hommes : « Un système caractérisé par le pouvoir, la domination, la hiérarchie et la concurrence, un système qui [ne pouvait] pas être réformé mais qui devait seulement être extirpé de la racine à la branche ». [8]

Ce moment marqua un changement fondamental dans la stratégie, dès lors que les féministes passèrent d’une politique libérale de l’égalité par la réforme à une stratégie radicale consistant à essayer de démanteler le patriarcat. À cette époque, Friedan fut expulsée sans ménagement de l’organisation qu’elle avait fondée parce qu’elle n’était pas assez radicale [9].

Depuis ce temps, le patriarcat est resté au centre de toutes les vagues de féminisme suivantes. S’il est vrai que les différentes factions des féminismes ont des conceptions légèrement différentes du patriarcat, elles sont toutes d’accord quant aux trois prémisses suivantes:

  • Le patriarcat est un phénomène socialement construit qui applique les notions de sexe et de genre qui correspondent à la suprématie masculine et à l’infériorité féminine [10] [11].
  • Le patriarcat est le mécanisme par lequel tous les hommes oppriment institutionnellement toutes les femmes [12].
  • Tous les féminismes sont unis dans la lutte contre le patriarcat (à défaut d’autre chose) [13].

Ajoutez à cela la théorie du genre post-moderne et vous avez les quatre piliers de tous les féminismes. Même ceux qui se saisissent à la gorge les uns les autres.

Le fait que ces prémisses fondatrices soient fausses n’est jamais envisagé. Ce sont des lois naturelles axiomatiques féministes. L’existence et l’origine du patriarcat sont présupposées par les féministes orthodoxes plutôt qu’explorées. Partant, la logique circulaire défectueuse de ces trois prémisses forme le socle idéologique de tous les féminismes – du radical à l’intersectionnel – et de la « justice sociale » d’aujourd’hui.

Mais qu’est-ce que le patriarcat ? Est-ce qu’il existe même ? Il y a une pénurie de recherche sur les prémisses féministes qui valoriserait la pensée critique par rapport à la théorie, bien que cela commence à changer. [14]

Le concept féministe de patriarcat est inspiré par l’observation anthropologique selon laquelle, dans de nombreuses cultures, les hommes semblent détenir davantage de « pouvoir » social, économique et politique que les femmes. Les féministes supposent que les hommes recherchent le pouvoir et les ressources pour dominer les femmes parce qu’ils les détestent (misogynie). Mes recherches suggèrent que le patriarcat est beaucoup plus complexe que ce que les féministes ont pu imaginer et que les femmes ont autant d’influence que les hommes sur sa structure et son maintien.

Comme Mary Wollstonecraft l’a noté :  « Les femmes ne craignent pas de conduire leurs propres carrosses aux portes des hommes rusés. » [15]

J’affirme que les patriarcats existent sur un vaste continuum allant du malin au bénin. J’ai nommé ces deux aspects « le patriarcat réformé » et « le patriarcat non réformé ». Le patriarcat réformé (démocratique occidental) semble faciliter le choix des femmes ; le non réformé (du type de celui qui apparaît dans les théocraties) semble le supprimer. Plus important encore, le patriarcat réformé semble également protéger contre le patriarcat non réformé. Si les féministes orthodoxes réussissaient jamais à « briser le patriarcat » en Occident, les conséquences imprévues pourraient être catastrophiques pour la civilisation telle que nous la connaissons.

Le patriarcat est un vaste système adaptatif qui peut à la fois opprimer et libérer hommes et femmes. Il est en grande partie déterminé par les pressions écologiques locales, c’est pourquoi nous en voyons autant de versions différentes. Au centre, il y a le fait que l’homme est une espèce à reproduction sexuelle. Les hommes et les femmes se sont formés, physiquement et psychologiquement, au cours de millions d’années via le processus de sélection sexuelle et le choix mutuel d’un partenaire.

À notre tour, nous créons la culture appelée « patriarcat » en tant que terrain de notre succès reproducteur (fitness landscape). Les féministes veulent donc détruire la culture. C’est beaucoup plus facile à comprendre. Et c’est là que réside le problème des féminismes orthodoxes épris de patriarcat et de théorie du genre aujourd’hui. Les hommes et les femmes hétérosexuels sont attirés l’un par l’autre précisément à cause de leurs traits sexuels stéréotypés. En fait, ils ne sont pas stéréotypés, ils sont archétypaux. La dynamique est simple : les hommes veulent du pouvoir et des ressources parce que les femmes veulent des hommes qui ont du pouvoir et des ressources.

Ce n’est pas parce que les femmes seraient des chercheuses d’or égoïstes (comme beaucoup de masculinistes l’affirment) ou les hommes des esthètes superficiels (comme beaucoup de féministes le prétendent). Le dimorphisme sexuel et la division sexuelle du travail ne sont pas des tyrannies imposées par le patriarcat. Ils constituent une solution élégante et pragmatique pour une espèce dont les nourrissons sont particulièrement démunis et ont une enfance d’une durée sans précédent. Cette dynamique entre les sexes, de travail d’équipe et de liens de couple forts, est l’un des fondements de notre succès en tant qu’espèce. La survie de la progéniture est au centre de tout cela, que nous choisissions d’avoir des enfants ou non. Les sexes ne peuvent tout simplement pas être compris si ce n’est à la lumière l’un de l’autre et selon la raison pour laquelle nous avons évolué pour coopérer : la progéniture. Ce sera ainsi aussi longtemps que nous resterons humains.

L’héritage des féminismes orthodoxes consiste à transformer la bataille capricieuse, délicieuse et parfois cruelle des sexes en une guerre d’usure. La logique circulaire a conduit le féminisme à se dévorer de l’intérieur.

L’année dernière, l’une des femmes les plus emblématiques du 20ème siècle, la féministe et intellectuelle radicale Germaine Greer s’est vu refuser une tribune pour parler dans une université britannique [16]. Son crime ? Greer est ce que les féministes intersectionnelles appellent une TERF, ce qui signifie qu’elle ne rejette pas la biologie dans son ensemble et que, tout en respectant les droits égalitaires des hommes qui veulent faire la transition et vivre et aimer en tant que femmes, elle insiste sur le fait que cela ne fait pas d’eux des femmes biologiquement ; ils restent trans-femmes. Pour cela, elle a été dépouillée du droit de parler, verbalement maltraitée et traitée de bigote. La féministe socialiste Laurie Penny est allée jusqu’à mettre Greer dans le même sac que ceux qui veulent assassiner les homosexuels.

Pourquoi les femmes – ou les hommes pour le coup – devraient-elles faire attention ? En 2014, une femme transsexuelle aux États-Unis s’est vue décerner le titre de « mère au travail de l’année », alors qu’elle n’a pas donné naissance à ses enfants ou ne s’est pas occupée d’eux en premier lieu [17]. Cette année, en 2016, Caitlyn Jenner, qui vit en tant que femme depuis quelques mois, se verra décerner le titre de « femme de l’année » devant d’innombrables femmes de talent qui ont accompli des choses extraordinaires tout en faisant face à des pressions de sélection propres à leur sexe biologique. Les hommes aussi ont leurs pressions de sélection tout aussi intenses, mais particulières. Les personnes trans ont aussi les leurs propres et particulières.

Les activistes trans sont en train de faire pression pour que les sages-femmes changent de langage pour désigner les personnes qui accouchent en tant que « personnes enceintes » et non pas « femmes » [18].  À une époque où les gens se demandent si une femme qui boit un verre de vin pendant sa grossesse est maltraitante vis-à-vis de l’enfant, une femme trans utilise des hormones puissantes (non construites socialement) pour stimuler la lactation [19]. (…)

Les féministes orthodoxes affirment souvent que nous vivons dans une culture du viol, alors même que le viol et tous les crimes violents en Occident sont en déclin constant et que les statistiques sur les accusations de viol sont au même niveau que les autres crimes à plus de 50% [20]. [21] Aux États-Unis, il existe un mouvement « progressiste » sur les campus universitaires pour abaisser le seuil de preuve dans les procès pour viol. Il est stupéfiant de penser que ces personnes éduquées ont oublié de terribles leçons de la mémoire vivante ; la récolte amère de fruits étranges suspendus aux peupliers.

Rejeter cela n’est pas de la haine ou de la phobie, mais un scepticisme sain. Nous sommes tous égaux devant la loi sous le libéralisme classique et l’égalitarisme. Ce n’est pas le cas avec le féminisme orthodoxe. Il place l’idéologie et les identités de groupe minoritaires avant les individus. Les droits et les choix individuels sont « problématiques » [22]. Les femmes comme moi qui soulignent les incohérences logiques et la dérive missionnaire totalitaire du féminisme sont qualifiées d’anti-féministes et d’anti-femmes, comme si « féministe » et « femme » étaient synonymes. Ils ne le sont pas. Les féministes sont identifiés par leur politique et non par leur sexe ou leur genre. Ils ne parlent pas pour les femmes ou la majorité des égalitaristes dans la société, ils ne parlent que pour eux-mêmes. La définition du féminisme dans le dictionnaire a sérieusement besoin d’être réécrite.

***

  • Paula Wright est une chercheuse indépendante dans le domaine des études sur le sexe et le genre basées sur les données factuelles de la biologie de l’évolution, la psychologie, l’anthropologie et l’écologie. Pour faire court, elle se rattache aux « études de genre darwiniennes ». Elle a récemment co-écrit deux articles publiés dans le Journal of Evolutionary Behavioral Sciences et a travaillé avec Roy Baumeister. Griet Vandermassen, Helena Cronin et Daniel Nettle ont été parmi ses anciens mentors. En outre, comme actrice professionnelle, Paula interprète et développe actuellement son spectacle féminin « Sexy is not sexist » qui allie science et humour dans une célébration sans tabous de la sexualité humaine et de ses caractéristiques sexuelles secondaires, c’est-à-dire les seins !

. Retour vers la supercherie du « patriarcat » :

La supercherie du « patriarcat »

 

[Paula Wright] – Pour la défense d’un « patriarcat » réformé

Traduction de l’article « In Defence of Reformed ‘Patriarchy’ », de Paula Wright, chercheur en anthropologie évolutionniste et antiféministe.

Header du blog de Paula Wright

Pour commencer, je vais décrire aussi brièvement que possible les raisons fondamentales pour lesquelles, en tant que chercheur en évolutionnisme, je combats le féminisme, dans l’espoir que tous les lecteurs comprennent immédiatement le propos. Il s’agit entièrement du patriarcat – ce qu’il est et ce qu’il n’est pas.

Comme je l’ai écrit ailleurs, le féminisme n’est pas un combat pour l’égalité entre les sexes, mais un mouvement pour « détruire le patriarcat ». Cela aurait pu être une noble entreprise si les féministes avaient jamais eu recours à une théorie du patriarcat pouvant commencer à être contredite. Ce qui suit sont les prémices d’un modèle évolutionniste de patriarcat.

La définition féministe du patriarcat fait cruellement défaut [voir un article précédent ici (trad. française)]. L’examen du patriarcat par le biais de la théorie de l’évolution qui inclut, sans pour autant s’y limiter, l’écologie, la biologie, l’anthropologie et la psychologie, révèle un tableau bien plus fascinant et complexe. Dans cette optique, le « patriarcat » est notre fitness landscape (= le terrain de notre succès reproducteur). Celui-ci varie d’un endroit à l’autre en fonction des contraintes écologiques. Ces contraintes sont innombrables mais non infinies et peuvent donc être tracées. Ces différences ne sont pas non plus arbitraires, elles « dansent autour d’un feu » constant évolutionniste.

J’affirme que le « patriarcat » s’étend sur un continuum allant du malin au bénin. Des patriarcats forts (malins) apparaissent dans les zones de contrainte écologique et semblent limiter le choix des femmes car la concurrence entre hommes est féroce et les femmes sont souvent prises entre deux feux, bien qu’elles soient rarement la cible principale : c’est ce que j’appelle un patriarcat non réformé.

Les patriarcats non réformés sont des lieux de vie dangereux pour les hommes et les femmes, mais surtout pour les hommes. Les patriarcats non réformés pratiquent souvent une polygynie institutionnelle qui contribue à la compétition intrasexuelle masculine lorsque le sex-ratio opérationnel (OSR) est asymétrique (les hommes de statut élevé ont davantage d’épouses, les hommes de statut inférieur n’en ont pas.) Nous reconnaissons ces cultures dans les théocraties strictes du monde.

Dans les cultures occidentales, nous vivons principalement en liberté écologique, à la fois par chance géographique et par innovation technologique humaine. La compétition entre les hommes n’est pas aussi féroce (même si c’est le cas dans certaines enclaves pauvres). Les hommes coopèrent en général et la société est stable et sûre – sûre comme jamais dans l’histoire de l’humanité. La monogamie institutionnelle contribue à cette stabilité et le RSO est en équilibre la plupart du temps (encore une fois, sauf dans les enclaves à forte criminalité et à forte mortalité masculine) bien que des changements de partenaires se produisent encore. Ces sociétés occidentales et bienfaisantes semblent faciliter le choix des femmes dans ce que j’appelle le patriarcat réformé.

Dans ces deux types de sociétés, le « patriarcat » semble se manifester chez des hommes surreprésentés dans des positions de pouvoir, or ce n’est pas le cas. Ils sont surreprésentés dans les positions de concurrence la plus féroce, ce qui a pour effet de les élever vers le pouvoir (comme Jordan B. Peterson l’analyse correctement) ou dans la hiérarchie des compétences. Les hommes veulent du pouvoir et des ressources non pour dominer les femmes mais pour les attirer.

Les femmes participent à la mise en place et au maintien de ces systèmes pour des raisons liées à leur propre condition physique. Elles n’en sont pas les victimes. Elles sont en concurrence avec d’autres femmes aussi férocement que les hommes sont en concurrence avec d’autres hommes pour les ressources dont elles ont besoin pour rester en vie, trouver les meilleurs partenaires et se reproduire avec succès. Elles le font en revanche de manière très différente des hommes et ce sera l’objet d’un autre essai (qui est déjà abordé ici).

Selon ma thèse en faveur du patriarcat réformé, il est crucial que le patriarcat réformé protège contre le patriarcat non réformé. Si le féminisme devait atteindre son objectif déclaré de « briser le patriarcat » en Occident, le patriarcat non réformé se précipiterait inévitablement pour combler le vide laissé et la civilisation occidentale chuterait.

Par conséquent, il est essentiel que nous combattions le féminisme. Pour la défense du patriarcat réformé *.

[*Ndlt : Je partage le même point de vue et considère que le néo-féminisme anti-patriarcal prépare le terrain et sert de marchepied à la conquête islamique de l’Occident : Néo-féminisme et islamisme : les convergences] 

***

. Sur le « patriarcat », voir aussi :

Le Mythe du « patriarcat »

[Imposture féministe ] – Le « patriarcat » est né en 1970

[Féminisme islamique] – Et si l’islam était autant un matriarcat qu’un patriarcat ?

[Paula Wright] – Quand une féministe n’est-elle pas féministe ? Féminisme contre égalitarisme

[Imposture féministe ] – Le « patriarcat » est né en 1970

Il faut le dire et le redire : le paradigme victimaire voulant que l’histoire des relations hommes/femmes s’inscrive dans un rapport vertical de domination masculine est une imposture intellectuelle et une construction idéologique issue du féminisme radical de la fin des années 60.

Avant les années 1960, le concept de patriarcat n’existait pas, tout au moins pas dans l’assertion que lui ont donnée les féministes, à savoir une inégalité et une injustice de situation au désavantage des femmes.

Comme le rappelle Paula Wright dans « When Is a Feminist Not a Feminist? Feminism vs. egalitarianism« , dans Psychology Today, 2018 : « En 1963, la féministe libérale Betty Friedan publiait un livre au sujet d’un « problème sans nom ». Sept ans plus tard, les féministes radicales l’appellaient « patriarcat ». » Le patriarcat en tant que racine de tout le mal dans le monde et genèse de la prétendue oppression des femmes depuis la  nuit des temps est donc né officiellement autour de 1970.

Mais ce concept n’est absolument pas issu de la démarche scientifique ; c’est même tout le contraire : il n’est né que de la névrose et de la rage de féministes universitaires d’extrême gauche souvent lesbiennes, toujours haineuses, qui ont extrapolé leurs propres turpitudes à l’humanité toute entière – Andrea Dworkin en étant un des meilleurs exemples.

Le patriarcat à la sauce féministe est indémontrable scientifiquement et il ne sera jamais démontré – ne serait-ce que parce que ses zélatrices méprisent la démarche scientifique en elle-même (une « invention patriarcale », justement, donc pourrie par nature).

Le féminisme antipatriarcal se situe ouvertement en dehors de la démarche scientifique, notamment de la biologie et de la psychologie évolutionnnistes, et même de l’histoire et de l’anthropologie, quoi qu’il prétende (Françoise Héritier en est une bonne illustration pour l’anthropologie) .

Toutes les assertions du féminisme antipatriarcal ne reposent en effet que sur des postulats jamais démontrés issus de raisonnements circulaires et de tactiques contre-objectives (Wikipedia) . La domination masculine et son corollaire l’asservissement de la femme ne sont que de purs fantasmes issus du déconstructivisme et de l’idéologie très marquée à gauche de la French Theory.

Alors que dans la réalité, tout montre le contraire, comme le rappelle Paula Wright : « Mes recherches suggèrent que le patriarcat est beaucoup plus complexe que ce que les féministes ont pu imaginer et que les femmes ont autant d’influence que les hommes sur sa structure et son maintien. (…) Le patriarcat est un système qui peut à la fois opprimer et libérer hommes et femmes. (…) La dynamique est simple : les hommes veulent du pouvoir et des ressources parce que les femmes veulent des hommes qui ont du pouvoir et des ressources.  » C’est aussi ce que je mettais en avant dans mon article sur les sociétés archaïques : Féminisme islamique : Et si l’islam était autant un matriarcat qu’un patriarcat ?

In fine, le « patriarcat », pour autant qu’une domination de l’homme sur la femme autre que physique et musculaire ait jamais existé, n’a jamais été perçu négativement par les femmes. Bien au contraire, de tous temps, ce sont elles qui ont voulu, mis en place et préservé cette seule manière de survivre dans des environnements le plus souvent hostiles. Même la féministe universitaire d’ultra-gauche, quand elle a une fille, sera la première à refuser que celle-ci fasse des enfants à un clochard ou un junkie et sera la première à se réjouir d’avoir un « gendre idéal » le cas échéant, capable d’assurer la subsistance et le développement optimal de ses petits-enfants. Car c’est connu : plus les féministes vocifèrent contre le « patriarcat » et plus les mêmes pleurent à chaudes larmes pour en palper les bénéfices matériels (financiers, principalement). Hypocrisie quand tu nous tiens…

[à suivre…]

. Sur le même thème :

Le Mythe du « patriarcat »

La terreur féministe à l’université

[Paula Wright] – Pour la défense d’un « patriarcat » réformé

 

[Féminisme lacrymal] – Quand Françoise Héritier débloque (encore)

On se souvient des divagations de Françoise Héritier sur le « patriarcat du steak » heureusement (et brillamment) démontées par Peggy Sastre.

France Culture nous ressert régulièrement un autre de ses marronniers racoleurs par le biais de cette accroche accusatoire  : Françoise Héritier : « Nous sommes les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles« .

Partant de là, on glose doctement sur l’antenne, ou plus exactement on pleurniche en choeur sur son statut de victime, accablant à qui mieux mieux la gent masculine, ravalée plus bas que la plus indigne créature animale. Rendez-vous compte, ma bonne dame, même un cloporte, même un ver de terre, il ne tue pas sa femelle, lui !  Et d’illustrer le tout avec la photo d’une pauvrette éplorée :

OUUIIINNN !!!! OUUIIINNN !!!! Bouhouhou, les hommes sont si méchaaants !!!

Sachant que les féministes mentent comme elles respirent (le Gender Pay Gap ou mythe de l’écart salarial étant un des meilleurs exemples des mystifications dont elles sont capables), j’ai tout de suite eu des doutes quant à la véracité de l’affirmation de Madame Héritier.

N’étant pas éthologue (spécialiste du comportement animal) de formation, je me suis dès lors contentée (pour l’instant) de faire une petite recherche sur Google. Et que trouve-t-on relativement facilement sur Google ?

Bref. La fieffée idéologue nous a encore monté un bateau. Mais pourquoi donc ? Vous l’aurez compris. Il faut marteler un message, un unique message, tellement simple à comprendre : le mâle humain est le pire criminel de toute la création. Le pire. Et c’est nous, pauvres fâââmes, qui en sommes les victimes depuis la nuit des temps et pour l’éternité. Amen.

***

Pour mémoire, Françoise Héritier, c’est aussi ce genre de déclaration :

Oui oui, la différence sexuée est un scandale, bien sûr et la différence des sexes dans la reproduction aussi, on avait compris. A qui doit-on envoyer sa réclamation pour se plaindre et obtenir réparation ?

***

. Quelques rappels statistiques pour finir :

. Près de 80% des homicides commis par des hommes dans le monde concernent d’autres hommes.

. 80% des homicides commis par des femmes (en France dans cet exemple) concernent aussi des hommes.

. Les meurtres d’enfants sont à 70% commis par des femmes.

Il est donc malhonnête de vouloir prétendre que la violence masculine soit une violence misogyne par essence. De même, celle-ci n’est pas liée à « l’éducation genrée, gna gna gna », puisqu’elle est la même dans tous les pays du monde (le sex ratio des victimes est même plus élevé en défaveur des femmes dans les pays où l’égalité des sexes est actée) et qu’elle se rencontre de la même manière  dans le règne animal. Les idéologues du genre sont donc comme toujours à côté de la plaque.

(1) On pourrait arguer que plusieurs des mâles de la liste tuent des femelles dans des conditions exceptionnelles de stress ou de captivité, ou parce qu’ils sont influencés par l’homme (dans le cas du chien, voire de l’ours – et encore). Peut-être… Mais il en va de même pour l’homme, qui peut lui aussi tuer en condition de stress, de maltraitances anciennes non surmontées, ou coupé de son état « naturel », etc. L’homme tue probablement pour les mêmes raisons que ces animaux : parce que dans des situations de stress, il n’arrive pas à contrôler ses bouffées de violence et/ou sa force musculaire (« hypothèse de la testostérone »)..

Cette objection ne s’applique cependant pas aux insectes (araignées, scarabées…) qui ne vivent pas en captivité et n’ont pas été domestiqués. Les féministes ont-elles songé à introduire une éducation non genrée auprès des scarabées misogynes qui butent leurs femelles non consentantes ? Ont-elles un programme pour leur faire prendre conscience qu’ils ont mis en place une culture du viol ? Parce que tout est dans les stéréotypes de genre, comme chacun sait.

[à suivre…]

. Sur le même sujet :

[Violence masculine ] – Repenser le genre, la sexualité et la violence

 

[Féminisme islamique] – Et si l’islam était autant un matriarcat qu’un patriarcat ?

Quand on observe les sociétés islamiques (1), on remarque assez vite que derrière la vitrine du « patriarcat à abattre » dénoncée avec vigueur par les féministes occidentales, transparaît une toute autre réalité.

L’islam apparaît plutôt, en effet, comme un système archaïque mais puissant de pouvoirs partagés et de domination tout autant matriarcale que patriarcale (2). Ce que ne peuvent pas voir les féministes occidentales aveuglées par leur grille de lecture misandre (mais que les féministes islamistes voient, elles, parfaitement bien), c’est que l’islam est aussi un système « matriarcal » où les femmes trouvent bien plus leur compte qu’on ne le croit. C’est certainement une des raisons pour lesquelles le féminisme indigéniste, bras armé de l’expansion islamique en Occident, a autant le vent en poupe et que sa force de frappe est totalement sous-estimée.

Car que voit-on dans le modèle islamique ?

  • Des hommes soumis jusqu’aux tréfonds de leur être à la toute puissance maternelle, fusse-t-elle une forme violente de maltraitance infantile. Henda Ayari, quand elle témoigne avec sincérité des souffrances que lui a infligées sa mère tout au long de son enfance, se voit furieusement prendre à partie par des musulmans : dénoncer sa mère ferait d’elle un larbin de l’Occident et une traîtresse à sa culture. La violence maternelle se voit légitimée et la violence féminine en particulier devient un impensé et un tabou absolus.
  • Des mères qui aujourd’hui en France, choisissent de voiler leurs fillettes ou créent des sites et des magasins de vente de voiles islamiques pour tous les âges.
  • Des mères qui demandent l’excision pour leurs filles, voire l’imposent contre l’avis du père et la pratiquent à l’occasion quand elles sont elles-mêmes exciseuses (une activité essentiellement féminine dont les hommes sont traditionnellement exclus).
  • Des mères qui élèvent leurs fils comme des enfants-rois et piétinent leurs filles.
  • Des mères qu’on n’entend jamais quand les grands frères harcèlent leurs soeurs pour qu’elles sortent voilées dans la rue. La raison est facile à deviner : leurs fils sont leurs marionnettes depuis leur naissance et ils sont exactement comme elles les ont élevés.
  • Un système de sororité de voilées (voir l’argumentaire des féministes islamiques de Lallab) qui participe activement au contrôle social et à la mise en oeuvre de l’ordre moral dans la sphère publique. Et ces « soeurs » sont autrement plus actives et efficaces que les « grands frères » pour imposer le voilement.
  • Des mères qui comme la mère de Mohammed Merah élèvent leurs fils dans la haine et l’antisémitisme les plus virulents.
  • Des mères qui décident elles-mêmes des mariages arrangés pour leurs filles. C’était le cas pour Henda Ayari et c’est un comportement ancestral relatif à ce qu’on appelle l’hypergamie : la volonté (ou la nécessité) pour les femmes de s’unir avec un homme plus élevé qu’elles dans l’échelle sociale, ou plus riche et protecteur.
  • Des femmes et des mères fanatisées parties rejoindre les rangs de Daesh en toute connaissance de cause et légitimant leur violence.
  • Etc.

En islam, les femmes sont les gardiennes du temple et les garantes de la tradition dite patriarcale : ce sont elles qui de tous temps ont exigé et formé des hommes tout à la fois dominateurs, violents et totalement soumis à la figure maternelle.

Cette soumission/dévotion à la mère s’illustre parfaitement par l’insulte ultime en islam, le fameux « Nique* ta mère ». On se souvient aussi de Zinedine Zidane prêt à tout sacrifier, sa carrière et la victoire de l’équipe de France en finale de Coupe du monde en 2006, avec les enjeux que cela représentait, pour une supposée allusion à sa « putain de mère » ou sa « putain de soeur »… Ce qui en dit long sur le pouvoir symbolique des mères et des soeurs en islam.

Zizedine Zidane et le coup de boule à Marco Materazzi le 9 juillet 2006 à Berlin. Tout ruiner plutôt que d’entendre plaisanter sur une femme. Il est où, le patriarcat ?

Bref. Tant qu’on ne comprendra pas que la grille de lecture anti-patriarcale et misandre du néo-féminisme n’est pas la bonne pour aborder la question de l’expansion islamique fulgurante en Europe et dans le monde, on lui déroulera le tapis rouge, tout simplement. Il est urgent de questionner les ressorts du féminisme islamique au lieu de faire servilement la promotion de Lallab et du voile, comme cette semaine encore sur France Inculture ou comme chez Madmoizelle avec la reprise de « Balance ton Quoi » par les Molem Sisters, encensée jusque chez LCI le 25 avril 2019 dans la matinale de Pascale de La Tour du Pin.

* Petit aparté linguistique au sujet de « Nique ta mère » : on ne le sait pas forcément, mais le verbe français « niquer » vient de l’arabe (nik dans le sabir de l’Afrique du Nord), lequel pourrait le tenir de l’égyptien ancien. En égyptien hiéroglyphique en effet, le verbe nk (prononcer nek ou nik) signifiait déjà niquer, forniquer…. Qui sait, peut-être que l’insulte ntm remonte elle aussi à la nuit des temps ?

(1) J’évoque ici l’islam dans son aspect social/sociétal et non en tant que corpus doctrinal. Il est intéressant de noter, cependant, qu’une religion dite « patriarcale » n’implique pas nécessairement une organisation sociale ou anthropologique similaire (comme le prétendent pourtant les raccourcis féministes un peu faciles). Il en allait de même pour les sociétés très anciennes, lorsque le culte des déesses n’impliquait nullement une organisation matriarcale de la société. Mais bien que cette hypothèse romantique de J. J. Bachofen ait été rejetée, elle continue de faire fantasmer les féministes.

(2) J’emploie par défaut les images simplificatrices de « patriarcat » et de « matriarcat » , mais dans les faits, je ne crois pas plus à la réalité d’un système qu’à l’autre.  Ces deux constructions idéologiques reposent en effet sur le même postulat de départ, à savoir qu’un sexe devrait nécessairement dominer et opprimer l’autre de manière « systémique » . Alors oui, les sexes se font bien de petites (ou de grosses) guerres internes, ce qui fait au passage le sel de la vie, mais en aucun cas la vision pseudo-marxiste d’une « lutte des sexes » implacable, sur le modèle de la lutte des classes, n’a de sens. Que le « patriarcat à abattre » soit devenu le seul horizon de lecture des néo-féministes ne fait pas une réalité de ce qui n’est qu’une condamnation fantasmatique du seul mode de vie possible et de tous temps plébiscité par les deux sexes.

[à suivre…]

. Sur l’alliance du néo-féminisme et de l’islam pour abattre l’homme blanc : 

Néo-féminisme et islamisme : les convergences

. Sur le féminisme islamique :

Les françaises voilées sont des militantes, pas des victimes

. Sur le « patriarcat » dans les sociétés archaïques et modernes :

[Paula Wright] – Pour la défense d’un « patriarcat » réformé

 

 

 

 

Le féminisme castrateur et les poupées sexuelles

Les femmes ne sont pas des poupées sexuelles. Mais les poupées sexuelles sont-elles des femmes ?

Non, évidemment. Les poupées sexuelles ne sont pas des femmes : ce sont des objets inanimés. Pour autant, dans la cervelle embrumée de certaines féministes, il semble s’opérer le même type de confusion que chez ces japonais qui épousent leur sex doll : tout à leur chasse à la sexualité masculine, elles viennent d’attaquer et de vandaliser une maison close de poupées – peut-être pour délivrer les malheureuses de l’enfer de la prostitution ?  « Ni à vendre, ni à prendre, on est pas des poupées (sic) », ont-elles fort intelligemment tagué sur la devanture de « l’espace de divertissement » Les Marquises Dolls près du Mans. Allô, l’hôpital Sainte-Anne ? Je crois que j’ai encore quelques bonnes clientes pour vous…

« Les Marquises Dolls » : la première maison close de poupées au Mans taguée par un commando féministe (mars 2019)
« Les Marquises Dolls » : la première maison close de poupées au Mans taguée par un commando féministe (mars 2019)

Ce mouvement anti-poupées est parti de Suède, comme tout ce que le féminisme gauchiste produit de pire. Là-bas, les Torquemada en jupons ne s’en prennent pas seulement aux maisons closes de poupées, mais au principe même de la poupée, qualifiée de « dangereux robot ». « Une femme-robot ne peut pas dire non à quelque chose que l’homme veut, si elle n’est pas programmée pour le faire », se plaignent-elles dans la presse. S’ensuit l’habituel concert de lamentations à base de sexisme, objectivation, prostitution, viol, gna gna gna… Litanie victimaire encore plus mécanique que les poupées elles-mêmes.

Mais dans le fond, pourquoi les féministes confondent-elles sciemment des objets inanimés avec des êtres vivants? Parce qu’elles sont givrées, certes, mais aussi et surtout parce que leur misandrie acharnée et leur bitophobie incurable leur rend insupportable l’idée que des hommes aient des relations sexuelles pouvant échapper à leur mise en coupe réglée. Qu’un homme ne se mette pas à genoux devant elles pour demander la permission d’utiliser son sexe ou pour manger dans leur main en récitant sa profession de foi féministe, et les voilà folles de rage.

Jusque-là, j’étais plutôt interdite et assez intriguée par le succès des love dolls, en particulier au Japon, où des hommes apparemment sains d’esprit préfèrent s’engager auprès d’une poupée que d’une vraie femme, phénomène certainement appelé à se développer en Occident. Mais quand je vois l’attitude des féministes, j’ai désormais envie de défendre les poupées.

Si les japonais en sont là, c’est entre autres à cause du féminisme, justement ; idéologie qui pousse les femmes à rejeter, mépriser et faire les poches des hommes. Et c’est le même féminisme qui accable encore ces hommes quand, à cause de lui, ils préfèrent les poupées aux véritables femmes.

Le plus amusant est que le féminisme finit par tellement dégoûter les hommes des femmes que ces dernières, délaissées, en arrivent comme ici à s’identifier aux poupées, les plaindre, voire qui sait, les jalouser. Ou encore, comme la féministe hollywoodienne Charlize Theron, à se lamenter que les hommes les fuient. On se demande bien pourquoi…

L’amour avec une sexdoll au XVIIIe siècle

C’est ce que Federico Fellini a imaginé pour son personnage de Giacomo Casanova vieillissant (Il Casanova di Fellini, 1976).

Cette scène d’anthologie dans laquelle Casanova fait l’amour à un pantin de bois (la seule femme qu’il ait vraiment aimée, selon le script) est ici mise en musique sur des paroles qui parlent du même sujet :