[Fake Christ] – La « première image connue du Christ » (noir) est une icône post-byzantine du XVIIIe siècle !

Le nouveau racialisme BLM va vraiment se nicher où on l’attend le moins… Depuis quelques années, une peinture byzantine conservée au Musée Copte du Caire circule sur internet avec des légendes toutes plus invraisemblables les unes que les autres – par exemple ici dans la Dépêche d’Abidjan : « Fresque datant de -310 AV JC (Musée copte du Caire) on y voit le KER SESHETA (Christ) Issa qui est un négro-africain » (13/03/2018). Lol !

Depuis 2016 en effet, les partages pullulent sur Twitter, Facebook ou Pinterest (sans parler de tous les sites de propagande raciale), toujours sans la moindre vérification, ni même la moindre trace de doute – et dans une inculture artistique totale – afin de faire croire qu’il s’agirait de la plus ancienne représentation attestée du Christ : un africain à la peau noire, donc.

À l’origine de ce militantisme africaniste, on retrouve sans surprise l’historien sénégalais très controversé Cheikh Anta Diop, connu également pour avoir tenté de faire croire que les pharaons égyptiens anciens étaient des noirs africains : « Jésus-Christ est noir ». Ayant vu passer ce matin ce fake iconographique sur Facebook et ne trouvant rien en français pour le débunker d’un simple clic, j’ai pensé qu’il ne serait pas inutile de jeter les bases d’un petit point historiographique sur la question.

Que chaque peuple veuille s’approprier la physionomie, l’ascendance ou la généalogie du Christ, après tout, pourquoi pas… C’est ainsi que l’histoire des religions a toujours procédé : un peuple doit pouvoir, d’une manière ou d’une autre, s’identifier avec sa figure divine tutélaire. Que le Christ soit perçu comme un homme blanc, noir ou métis, avec des cheveux lisses, crépus, bruns ou blonds ne pose en soi aucun problème – et ce, d’autant moins que le christianisme a toujours porté un message universaliste. Par contre, j’ai un très gros problème avec la manipulation et la réécriture de l’histoire de l’art à des fins de propagande racialiste.

Voici donc le genre de légende que l’on trouve associée à cette représentation, toujours accompagnée de commentaires poussant à croire que l’on se trouverait devant un portrait copte original (Ve-VIIe siècles) du « Christ noir » :

La vraie légende est : Incrédulité de saint Thomas, icône du début du XVIIIe siècle, Musée copte du Caire (Égypte).

De quoi s’agit-il exactement ?

Comme on peut le lire dans cet article universitaire de Sherik SADEK EL GENDI, « Different Attitudes of Jesus Christ in Coptic Art », The Conference Book of the General Union of Arab Archeologists, 16 (2013), p. 209-246 (sp. p. 228), il s’agit en réalité d’une icône byzantine du début du XVIIIe siècle. Je traduis le paragraphe consacré à cette oeuvre :

« Dans l’épisode de l’Incrédulité de Thomas ornant une autre icône rare du Musée Copte du Caire, le Christ est debout sur une volée de marches, entouré de ses disciples (n°4871). Ses cheveux bruns mi-longs sont ornés d’un nimbe doré crucifère. Pieds nus, il lève la main droite pour montrer ses plaies. Sur son autre main, son flanc droit et ses pieds, d’autres blessures sont visibles. Portant barbe et moustache, Jésus est vêtu d’une tunique blanche sous un pallium [= un manteau] orange. Six disciples, dont Thomas, se tiennent à gauche de Jésus. À sa droite, cinq autres disciples sont présents, qui le désignent de leurs mains. Portant des tuniques et des pallia de différentes couleurs, ils ont les cheveux bruns ou gris, des barbes et des moustaches. Comme le premier disciple de droite, Thomas a un ruban rouge autour de son bras droit. Tous ont de petites têtes, des sourcils légèrement incurvés, de petits yeux et une petite bouche et un nez droit. La scène se déroule sous une arcade rouge-brun. À gauche et à droite de l’arrière-plan, les bâtiments sont représentés sous un ciel doré. Au-dessus des bâtiments, il est écrit: « Incrédulité de Thomas ». Sur le nimbe crucifère du Christ, on peut lire : « Celui qui est ». Datant du début du XVIIIe siècle après J.-C., l’icône est peinte sur une toile de lin fixée à un panneau ».

Dimensions : 43,9 x 59,1 x 1,8 cm.
Provenance : achetée à NICOLA KYRODOS le 26 juin 1939.
Bibliographie : V. GIRGIS, Icons from the Coptic Museum, Le Caire, 1965, p. 59, nº66, fig. 66 ; The Icons. Catalogue général du Musée Copte, par P. VAN MOORSEL, MAT. IMMERZEEL et L. LANGEN, avec la collaboration de A. SERAFEEM, Le Caire, 1991, pp. 108-109, nº 119, pl. 31/b.

Saint Thomas, vêtu d’un pallium jaune, touche de sa main droite la blessure au côté du Christ, seul moyen pour lui de croire en sa résurrection. Tout comme celle du Christ, la peau de son visage paraît très sombre.

Les premières représentations du Christ figurent-elles un homme noir ?

Bien sûr que non, et il n’est pas besoin de chercher très loin pour s’en apercevoir.

Rome, catacombe de Commodille, fin du IVe siècle : le Christ entre l’Alpha et l’Oméga.

Sur la fresque du cubiculum « des boulangers » de la catacombe de Domitille (fin du IVe siècle), le Christ qui trône entre ses disciples a les traits d’un jeune homme à la peau tout aussi claire que sur le portrait contemporain de la catacombe de Commodille, de même que sur l’ensemble de ses représentations dans les catacombes romaines.

Rome, catacombe de Domitille, cubiculum des Pistores, fin du IVe siècle: Le Christ trônant.

Sur les icônes coptes anciennes (les vraies), comme sur celle du Christ et de l’abbé Ména, provenant de Baouît au VIIIe siècle, Jésus a une peau relativement claire et un type méditerranéen (éventuellement basané ou moyen-oriental), à l’image des ethnies qui produisaient ces oeuvres :

Paris, Musée du Louvre : icône copte du Christ et de l’abbé Ména, VIIIe siècle. Encaustique et tempera sur bois de figuier.

Il est inutile de multiplier les exemples. Il est tout simplement, au vu, de l’histoire de l’art, IMPOSSIBLE de prétendre un seul instant que les premières représentations du Christ dans l’art puissent avoir fait état d’un noir africain. On se contentera de rappeler que l’iconographie du Christ, à l’origine de ses représentations, se rangeait grosso modo selon deux types physiques :

  • Le type dit « hellénistique » : le Christ est un jeune homme imberbe aux cheveux bouclés, de type Apollon, comme sur le sarcophage de Junius Bassus (359) :
Sarcophage de Junius Bassus, 359 : Le Christ de type hellénistique
  • Le Christ de type dit « syrien », du fait de ses occurrences au VIe siècle dans des manuscrits provenant de Syrie, tels le Codex rossanensis (Évangiles pourpres de Rossano), où il apparaît plus âgé, barbu, avec le visage émacié et des cheveux bruns mi-longs :
Rossano (Italie), Evangiles pourpres de Rossano, réalisés en Syrie ou Asie Mineure vers le milieu du VIe siècle. Le Christ (de type syrien) entrant à Jérusalem.

Mais comme on peut le voir avec l’exemple de la catacombe de Commodille ci-dessus, le type barbu était déjà présent dans la Rome de la fin du IVe siècle. Inversement, dans la Syrie du IIIe siècle, sur les fresques de Doura-Europos, on trouve la plus ancienne figuration datable du Christ (vers 232), où celui-ci apparaît jeune et imberbe (et blanc) :

Doura-Europs (Syrie), vers 232 : La Guérison du paralytique.

Quoi qu’il en soit, c’est le type physique barbu dit « syrien » qui l’emportera et sera majoritaire dans l’art byzantin puis médiéval. C’est également celui que l’on retrouve dans notre icône tardive du musée du Caire.

  • Et de toutes façons, pour mettre tout le monde d’accord, on rappellera que la plus ancienne représentation connue du Christ est le graffiti d’Alexamenos, que l’on situe entre le Ier et le IIIe siècles, et qui figure un homme crucifié avec une tête d’âne :
Rome, Musée du Palatin, graffiti (Ier-IIIe siècles) : « Alexamenos adore son dieu »

Il s’agit d’une caricature anti-chrétienne probablement réalisée par un jeune page d’origine grecque qui se moquait de la religion d’un de ses camarades de classe (tous deux étaient en formation dans l’école de pages du palais).

Conclusion sur l’icône du Caire :

  • Le type physique du Christ y est le type dit « syrien » byzantin et médiéval ; c’est-à-dire un type physique indo-européen et/ou sémitique.
  • L’édicule architecturé qui le surplombe, avec ses colonnes de porphyre surmontées de chapiteaux corinthiens dorés et sa perspective maladroite ressortissent de l’art byzantin tardif influencé par l’art de la Renaissance – le premier art chrétien copte (Ve-VIIe siècles) ayant pour sa part renoncé à la perspective.
  • Le lieu de production de l’icône est inconnu, mais il pourrait d’agir d’une icône gréco-russe.
  • Le brunissement des visages du Christ et des apôtres de gauche (mais pas de ceux de droite) est un phénomène fréquent habituellement dû à la fumée des cierges, l’oxydation des pigments métalliques ou le vieillissement des huiles. Il n’atteste en rien d’un Christ de type négroïde.
  • Il est habituel que la physionomie du Christ s’adapte aux régions et aux peuples qui produisent ses représentations. On ne peut évidemment en tirer aucune espèce de conclusion quant à la physionomie réelle du Christ, surtout quand on essaie de faire passer une œuvre du XVIIIe siècle pour un portrait du IVe siècle après, voire même avant Jésus-Christ (comme dans la Dépêche d’Abidjan) ! Que des gens puissent prendre au sérieux de telles divagations (un portrait de Jésus-Christ réalisé 300 ans avant Jésus-Christ lui-même !) est aussi décourageant qu’alarmant quant au niveau de réflexion de ceux qui propagent de telles énormités.

Conclusion plus générale :

  • Il est d’autant plus aberrant de se lancer dans des récupérations identitaires et de vouloir assigner une couleur de peau au Christ qu’il n’a jamais été démontré qu’il ait eu la moindre existence historique – même le « Maître de Justice » des Esséniens, qui pouvait fournir un proto-Jésus historique (mis à mort 60 ans avant J.-C.) est aujourd’hui remis en question.
  • Le christianisme est un syncrétisme religieux tardo-antique qui mêle des influences égyptiennes, gnostiques, hébraïques, grecques et hellénistiques et dont le corpus de textes (le Nouveau Testament) n’a été définitivement fixé puis diffusé largement que sous l’empereur Théodose au début du Ve siècle. Auparavant, c’était une secte comme une autre et des dizaines d’évangiles, tout plus légendaires les uns que les autres (devenus par la suite les Apocryphes), pullulaient autour de la Méditerranée. Rechercher la véritable couleur de peau de Jésus au milieu de tout cela n’a donc aucun sens – sinon faire flamber les confits raciaux, ce qui est, on l’a bien compris, l’agenda à peine dissimulé derrière ce militantisme.

[à suivre…]

  • Voir aussi :

. Sur Cheikh Anta Diop et les « anciens africains noirs » :

14 réponses sur “[Fake Christ] – La « première image connue du Christ » (noir) est une icône post-byzantine du XVIIIe siècle !”

  1. Vous créez des contre vérités.L’ image qu’on voit c’est un jesus noir existant avant le jesus fabriqué par vos idéologues et racistes.Nous avons déjà tout compris les voleurs d’héritage.Le plus grand crime contre l’humanité,c’est de travestir et de déposséder un peuple de son histoire,de sa spiritualité et de sa culture.Arrêtez vos mensonges.

    1. Je publie votre comm juste que pour que les lecteurs réalisent à quel point certains peuvent dire n’importe quoi.
      On vous dit que c’est une icône russe du XVIIIe siècle, de style byzantin, dont les huiles ont noirci à cause de la fumée des cierges.
      Qu’est-ce que vous ne comprenez pas là-dedans ??

  2. Le problème va bien plus loin, on est en droit de se demander qui a copier qui ?, L’egypte est censé avoir reçu Jésus et les coptes vont allez copier l’art byzantin ?, Qui ne serait même pas d’eux pour les mettre dans un musée copte alors que l’oeuvre n’aurait que deux siècles ?. Le Christ était blanc et est devenu noir a cause des cierges ? Et les habits pourquoi n’ont ils pas noirci ?. Et ben heureusement que le ridicule ne tue pas tu serais déjà au cimetière… C’est bien ficeler mais pour des gens qui connaissent vraiment les écritures et de qui parle les écritures, c’est juste un ramassis d’aneries.. bien ficeler je te l’accorde. Et oui l’Egypte a répandu le culte isiaque d’où vient certainement le nom de Paris, on s’est bien qui officier ces temples… On s’est maintenant comment l’histoire s’est construite et qui a copier qui…

    1. Vous n’avez clairement aucune notion d’histoire de l’art.
      Ce qu’on appelle « l’art copte » va du IIIe au XIIe siècle.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_copte
      L’art byzantin va quant à lui du Ve au XVe siècle, avec plusieurs périodes, sur des territoires différents (Grèce, Turquie, Proche et Moyen Orient, Italie, Egypte, Balkans, Russie, etc.)
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_byzantin
      Votre phrase « les coptes vont allez copier l’art byzantin » ne veut rien dire. Les coptes du VIe-VIIe siècles faisaient de l’art byzantin directement puisqu’ils appartenaient à l’empire byzantin. Ils ont été influencés par l’art chrétien byzantin de l’époque de Justinien (VIe siècle).
      L’icône dont on parle ici appartient à l’art byzantin tardif qui s’est maintenu en Europe centrale, dans les régions d’influence grecques ou russes. Elle n’est donc pas égyptienne; elle n’est arrivée que tardivement en Egypte. Une icône, c’est une peinture sur bois de petite taille qui voyage très facilement.
      Si elle n’est pas entièrement noire, c’est à cause de l’emplacement des cierges ou des lampes à huile. Elle peut avoir été mise à côté d’un cierge.
      Mettez vous à l’histoire, la vraie, au lieu de vous intoxiquer le cerveau avec toutes les fakes news qui traînent sur internet.

      1. C’est vous qui êtes intoxiqués par les mensonges de wikipédia.. On connais très bien le site raciste wikipédia ou même cham est représenté blanc mdr!! Tout etait blanc!! Wonderful Wunderbar!!! Concernant l’histoire biblique, les Hébreux étaient des noirs, sa n’est même plus à prouver à part pour ceux qui vivent dans des grottes.. Donc un Jésus blanc mdr, déjà les sources coptes ou de qumran nous parle d’un Îsa et il était noir!! Votre Jésus est un personnage fictif que vous avez inventé ainsi que les monument allant avec depuis st Hélène et Constantin la bas. Quand les Hébreux ont quitté l’Égypte ils ont traversé la mer des roseaux qui est le Nil pas la mer rouge!! Les Hébreux n’ont jamais quitté l’Afrique !! Ils ont suivi le Nil dans sa descente.. Canaan en réalité était en Afrique du Sud terre des diamants lions métaux ect.. Du coup grâce à l’alliance des esclavages euro-faux Moyen Orient vous avez réussi a détourner l’histoire et la dupliquer sur ces des peuples autres qui n’ont rien a voir. L’histoire de la bible est l’histoire des noirs passé sur le continent Africain. Le problème quand on discute avec vous, soit vous êtes ignorants soit menteurs et avec le menteur c’est peine perdue, donc si vous êtes ignorants pas de soucis on va vous expliquer, et malheureusement c’est pareil avec l’égyptologie l’assyriologie l’ethnologie et j’en passe.. Peut être avez vous raison pour l’art comme vous pouvez également avoir été trompé, exemple le recentisme en histoire ou je ne suis pas totalement convaincu mais où je ressens la manipulation de la trame historiologique.. mais en tout cas le vrai, qui s’appeler Îsa comme l’écrit Blanchetière, était un homme noir, vos histoires de cierges c’est du pipo pleins gazs.

  3. Le peuple d Israël antique est noire. Moïse décrit comme un homme noir exode 4v6 , sa sœur aussi Myriam nombre 12, Amos 9v7 Israel comparé aux Ethiopiens qui sont noirs, cantique des cantiques ch 1 les filles de Jérusalem noires. Revelation 1v13-15 Christ noir. Le mensonge ne dura qu un temps.

    1. Les israéliens anciens appartiennent aux « Peuples du Levant ».
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Levant_(Proche-Orient)
      Il ne s’agit pas d’africains car les sémites sont des peuples indo-européens.
      Je pense que vous faites partie de la mouvance américaine qui voudrait que les anciens hébreux aient été noirs, mais il n’y a pas grand monde pour accepter ça. C’est du racialisme à l’américaine, une forme de racisme inversé.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9breux_noirs

  4. Shabaland,
    Je publie encore un de vos messages pour que les gens qui passent sur cette page puissent voir jusqu’où peuvent aller les délires.
    Ce n’est pas la peine de répondre ou de me faire encore des messages avec des insultes ; vous avez tout internet pour dérouler vos fantasmes; ici c’est une page sérieuse. Je ne vous publierai donc plus et ne vous répondrai plus.

  5. Vous m’avez ‘publié’ je pensez pas.. bon vous le ferez pas ce coup ci donc gardez le pour vous, nous on l’enseigne ailleurs, désolé mais vous avez encore tort, les langues semitiques sont toutes ‘chamito-semitique’ ou appelé ‘afro-asiatiques’, c’est encore plus parlant, vous tapez ‘langue Hébreu’ wikipédia et direct dans le tableau ‘classement’ de famille vous verrez écrit ‘chamito-semitique’, ma langue l’ahmarique est également chamito-semitique comme l’akkadien l’arabe l’araméen le phénicien l’egyptien ancien hiéroglyphique et j’en passe…. Voilà pourquoi ils ne peuvent pas être indo-européens.. le pire c’est les langues bantu qui sont sémites et classé ‘nigero-congolaise’ c’est une aberration voulu.. Je vais vous terminer en ‘beauté’, Arthur de Gobineau, racialiste, dans son livre ‘inégalités des races’ a écrit : ‘toutes les langues africaines sont semitiques, dans un état de perfection plus grand que dans le groupe meme’. Allez sans rancunes, un jour vous saurez que vous avez été duper, ce n’est qu’une question de temps…

    1. Oui, l’égyptien ancien est une langue paléo-sémitique, qui a transmis pas mal de choses à l’arabe et à l’hébreu. D’ailleurs on note les voyelles de l’égyptien hiéroglyphique avec les voyelles de l’hébreu (aleph, yod, etc.). L’origine sémite des anciens égyptiens se voit même dans leur langue. Il y a forcément aussi des liens avec les langues locales africaines, ce qui est logique, puisqu’ils ont occupé les mêmes territoires. Il y a eu des métissages, des peuples et des langues. Les égyptiens anciens se sont petit à petit métissés avec les locaux. Mais si vous observez une des plus anciennes sculptures d’un dignitaire égyptien (le fameux scribe du Louvre), il est blanc au yeux bleus. Certains pensent qu’il s’agissait en réalité du fils du pharaon de l’époque. Les analyses génétiques ont aussi montré qu’il s’agissait (les égyptiens anciens) de peuples du nord (du proche-orient entre autres).

      1. J’ajouterai personnellement que descendre de Cham ne fait pas de vous un noir. Bibliquement, vu qu’on parle de christiannisme, ce seraient les descendants de Koush. Or, Cham a eut aussi Mistraim, Pount, et Canaan. De ce que j’ai compris de l’éxegèse, ils correspondraient à l’Egypte, la Lybie, et … les Cananéens. Les africains sont donc apparentés aux égyptiens, et autres peuples d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, mais ils ne sont pas leurs ancêtres. Je pense sincèrement que cette subtile différence devrait être prise en compte dans votre analyse, Shabaland. Dîtes-moi ce que vous en pensez.

  6. Bon, vous m’avez publié donc j’en déduis que vous êtes ‘honnete’ dans votre démarche et que c’est par ignorance que vous pensez cela…
    Je suis désolé mais vous avez encore en grande partie tort.. Les Egyptiens ou africains antiques qui ont ‘forgés’ ces langues étaient strictement des noirs tel les natoufiens que l’on considèrent a l’origine du ‘proto’…, soit de type ‘negroide’ soit de très ‘fin’ tel nous les éthiopiens somaliens ect..
    L’haplogroupe des Egyptiens antiques était soit E3a soit E3B..
    Il existe encore en Somalie une langue hiéroglyphique appelé ‘sumado’… Il n’existe rien de tel dans le ‘pseudo’ Moyen Orient.. On sait aujourd’hui que les égyptologues eurocentrée mentent sur les noms des pharaons (comme sur le reste, spiritualité ect..) car nous avons nos propres égyptologues qui savent lire les hiéroglyphique et les noms des anciens Egyptiens était du style ‘ouattara’ ‘kamara’ et j’en passe… ( Je vous conseil par exemple la chaîne yt de Thomas Sidwayan ‘afrique supreme’..). Les actuels égyptiens sont en grande partie ‘ottomans’ et n’ont rien a voir avec la ‘culture’ égyptienne antique… C’est flagrant et si c’était leurs ‘ancetres’ ils leur aurait léguer le ‘savoir’.. alors qu’ils sont là a le chercher…
    Cham et sem étaient des noirs, d’ailleurs le nom de Sem a donné le mot ‘shems’ ‘soleil’ qui signifient que ces enfants sont les enfants du soleil, c’est a dire les noirs…
    Bon je vais vraiment vous terminer car on va pas y passer l’année…
    Le mot ‘hebreu’ et ‘arabe’ comporte tout deux les ‘consonnes’ ‘br-rb’ (br-hebreu/arabe-rb), étant des langues ‘consonnantiques’ sont basés sur des ‘racines’, cette racine ‘br-rb’ (descendant du hiéroglyphique peut se lire dans tout les sens) signifie qu’un hébreu ou un arabe originel est un homme strictement noirs, nos ancêtres qui ont forgés ces langues ont ‘fixés’ le sens des choses dans les mots, donc en arabe, un arabe-rb, ghurab-grb(le corbeau), Maghreb-mgrb( nom de la prière quand vient le noir de la nuit) exprime la négritude, quand on parle de café 100% ‘arabica’ on parle de café bien noir, un homme blanc qui se prétend hébreu ou arabe est une ‘aberration’. Les juifs auxquels vous faites allusions sont ‘japhetites’, allez lire genèse 10.2/3, ils ne sont donc pas ‘semites’.. Si un jour vous lisez la bible vous verrez que les femmes qu’épouse les Hébreux en dehors de femmes Hébreux sont toujours ‘chamites’ soit égyptienne (de mistraïm fils de cham), soit ‘cananeenes’ ( de Canaan fils de cham) ou encore ‘koushites'(de koush fils de Cham), normal étant eux même noirs, il n’y a aucun blanc ou Moyen Orientaux dans cette histoire la.. a part chez les méchants qui mentent et falsifie l’histoire.. (Ne le prenez pas pour vous, vous vous êtes ignorants..)
    Bon je vais vous révélez quelque chose dont vous n’avez sûrement même pas conscience, Jérusalem n’a jamais été la bas en Palestine actuelle, la bible parle de girafe de lions autruches diamants ivoire ect..
    Voilà pourquoi issa d’où est en partie tirer l’histoire de Jésus était un homme noir!! L’histoire des cierges est du pipo!! Il a en réalité vécu 1500ans avant l’invention de Jésus, son nom Issa a donné le nom de la ‘secte’ des esséniens (ou ‘issens’ comme dirait ‘blanchetiere’..) du groupe des nazaréens qui descendent aussi de ces enseignements et qui s’eteindront comme par hasard aux alentours de la création du faux Jésus europeens, il était le fils de Maryam soeur de Moïse et Aaron comme le dit le coran…
    En tout cas oui les Hébreux israélites antiques comme les arabes étaient strictement noirs et bravo en tout cas pour votre honnêteté intellectuelle malgré tout.

    1. Quelle bouillie, c’est lunaire. Franchement on n’a guère envie de lire tant c’est pénible à
      Sinon, vous vous rendez compte que vous tentez de prouver vos théories fumeuses en interprétant des textes et des contes mythologiques (tout sauf historiques, donc). La Bible, ce grand témoignage de l’antiquité…
      J’ai l’impression de relire l’ésotérisme nazi sur l’Hyberporée, Thulé, etc. C’est amusant de voir que les suprémacistes raciaux de tous bords se rejoignent – notamment sur leur principale motivation, « terminer » les « ignorants » pour bien établir leur domination sur tout le monde. Enfin, au moins on rigole.

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