L’Éternel masculin

 

La vidéo confronte l’éternel masculin de la beauté grecque antique – la danse des hommes nus de la pièce de théâtre Mount Olympus de Jan Fabre (2015) est une véritable ode au corps masculin érotique – avec le Japon moderne privé de sexe.

Ce qui me frappe le plus dans les témoignages d’hommes vivant avec une poupée sexuelle, c’est le glissement de l’objet à la personne.  Ces hommes, qui ne semblent plus distinguer très clairement entre un objet inanimé et un être humain, investissent affectivement leur poupée,  lui parlent, la mettent en scène, l’emmènent en vacances, voire même l’épousent ou s’auto-persuadent qu’elle est vivante. Pour autant, ils sont sains d’esprit et restent lucides quant à leur comportement.

La situation du Japon – même si la vie de couple avec une poupée y reste un phénomène marginal – est en tout cas révélatrice de la crise mondiale de la masculinité (et du désir masculin) : manque  de partenaires, de moyens financiers pour entretenir une femme, culpabilité d’aller voir des prostituées, entre autres . Elle est aussi  une conséquence du féminisme (des femmes hyper-exigeantes qui paralysent les hommes) et un avatar post-moderne de la guerre des sexes – puisque ici, le combat n’a plus lieu, la femme étant totalement remplacée.

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