Eromachies

Poème anopnyme non daté comportant le mot « éromachie »

Sui vostri seni
Segni della mia ultima suzione
Come livide impronte già pallide
A perpetuare riti di eromachia

Sacra liturgia della sopraffazione

(Sono le impronte del nostro tempo –
Preso a morsi)

Il buio non si cerca
Ti sceglie

E non ha piedi,
solo branchie
che si (s)gonfiano in cadenze
di respiri umidi,
poi acquosi,
mentre mi raggiunge a nuoto
attraverso il letto

[Glielo insegnasti tu
Quando mi odiavi –
Solo ieri]

Sono pugni insanguinati
A picchiare sui vetri
Della finestra
Addormentando la notte
Con la nenia di echi
Infantili

Nudo, sulla strada
Il bambino sconta
L’eterna penitenza
Della vecchiaia

« … E LASCIA LE TUE MANI IN CASA PRIMA DI ANDARE »

[Traduction :

Sur vos seins
Les marques de ma dernière succion
Comme de pâles empreintes déjà livides
Afin de perpétuer les rites d’éromachie
Liturgie sacrée de la vexation

(Ce sont les empreintes de notre temps – ses morsures)

L’obscurité ne se cherche pas
Elle te choisit

Et elle n’a pas de pieds
Seulement des branchies
Qui se gonflent en cadence
De souffles humides
Puis aqueux
Alors qu’elle m’atteint à la nage
À travers le lit

[Je te l’ai enseigné
Quand tu me détestais
– Hier encore]

Ce sont des poings ensanglantés
À taper sur les vitres
De la fenêtre
À s’endormir la nuit
Avec la berceuse des échos
De l’enfance

Nu, sur la route
L’enfant paie
La pénitence éternelle
De la vieillesse

« Et laisse tes mains à la maison avant de partir… »]

(Je ne suis pas très sûre de ma traduction, aussi toute aide sera la bienvenue 😉 )

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