[Idéologie de la domination] – La supercherie du « patriarcat »

« La rhétorique du féminisme de deuxième vague fit porter l’entière responsabilité de la condition de la femme aux hommes, ou plus spécifiquement au « patriarcat », un terme rebattu et nébuleux qui peut bien s’appliquer à la Rome républicaine ou à l’Angleterre victorienne, mais qui est historiquement spécieux et qu’il faudrait abandonner »
[Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres, Laval (Qc), 2019, p. 189].

Le « patriarcat » en tant que système oppressif et misogyne est une pure création du féminisme radical de la fin des années 1960. Il n’existe pas en tant que tel et il est démenti par la biologie évolutionniste, l’histoire et l’anthropologie dès lors que l’on se fonde sur des données factuelles et non sur l’idéologie déconstructiviste des études de genre. Le « patriarcat oppressif » est une mystification que les articles qui suivent explorent chacun à leur manière.

. Le « patriarcat » est une invention récente du féminisme victimaire :

[Imposture féministe ] – Le « patriarcat » est né en 1970

Le Mythe du « patriarcat »

. Les études de genre, entièrement construites sur le féminisme antipatriarcal, dispensent des contre-vérités et des aberrations au coeur des universités et au-delà :

[Warren Shibles] – « Tous les hommes oppriment toutes les femmes tout le temps »

. Paula Wright, chercheur en anthropologie évolutionniste, explique que le « patriarcat » n’est rien d’autre que le « terrain de notre succès reproductif » (fitness landscape).

[Paula Wright] – Quand une féministe n’est-elle pas féministe ?

[Paula Wright] – Pour une défense du « patriarcat » réformé

. Les sociétés archaïques montrent que le prétendu « patriarcat » est un système voulu et maintenu autant (sinon plus) par les femmes que par les hommes :

[Féminisme islamique] – Et si l’islam était autant un matriarcat qu’un patriarcat ?

Les françaises voilées sont des militantes, pas des victimes

Le viol est-il une affaire de sexe ou de pouvoir ?

. Les sociétés modernes ont déjà aboli le « patriarcat » fantasmatique des féministes victimaires :

Fin du patriarcat : Les hommes font l’expérience d’une forme de déclin

Le « mâle blanc » occidental est-il vraiment l’ennemi des femmes ?

Laetitia Strauch-Bonart – Pourquoi « patriarcat » ne veut plus rien dire (Le Point, 15/09/20)

. L’Obs se donne beaucoup de mal pour nous faire croire à la « domination masculine », mais… les faits résistent !

[Patriarcat imaginaire] – Les féministes du Mandar’Obs actionnent leur bouclier psychique anti-lémuriens

. Sur la sociologie bourdieusienne devenue un facteur d’abêtissement  : « Mais lorsque le concept de « domination » devient un mantra qu’on récite d’article en article et de livre en livre, ce n’est plus un concept heuristique – qui aide à comprendre – mais juste un slogan permettant de partager les troupes entre «nous» et «les autres». Et lorsque, en outre, il est utilisé dans une visée militante, il tend à alimenter une culpabilisation plus ou moins explicite des «méchants» (les dominants, bien sûr), assortie d’une victimisation des «gentils» (les dominés), sans aucune contextualisation, aucune relativisation, aucune prise en compte de la façon dont les acteurs perçoivent les choses. Il devient alors un outil de règlements de comptes qui peut être dangereux, et aboutir à des absurdités ou à des injustices criantes – par exemple lorsqu’un historien ayant travaillé sur les traites intra-africaines est traîné en justice au motif qu’il tiendrait un discours colonialiste… » (« Nathalie Heinich : La sociologie bourdieusienne est devenue un dogme de la gauche radicale », Le Figaro, 04/08/2017).

. Que la pleurnicherie féministe n’est que mise en scène et fausse paranoïa, les statistiques le démontrent depuis longtemps : 

« Quand les femmes dépassent les hommes en 12 chiffres », Le Figaro, 5/03/2015.

. L’emploi du concept de « patriarcat » comme marqueur ultime de la stupidité :

C’est imparable. Qu’il s’agisse d’universitaires de haut vol, de journalistes ou de féministes de la rue ou des réseaux sociaux, le recours au « patriarcat » est toujours le voyant rouge qui s’allume pour vous avertir que vous êtes face à un sectateur féministe ou une dinde crédule juste bons à bêler du discours stéréotypé et débiter des concepts qu’ils seraient bien en peine de définir.

Le « patriarcat », comme l’explique le philosophe Warren Shibbles, n’a jamais eu de définition scientifique précise. Les idéologues lesbiennes en ont d’abord fait l’autre nom de leur haine, ou plutôt leur jalousie pathologique à l’égard de la masculinité. Les féministes historiques dites universalistes (mais hélas « antipatriarcales »), de même que les nouvelles féministes indigénistes, en ont fait l’autre nom de leur haine de la civilisation occidentale. Car le « patriarcat à abattre », dans les faits, n’est jamais rien d’autre que l’histoire et la civilisation occidentales dans leur entier, qu’en bonnes gauchistes, elles veulent toutes voir détruire et remplacer au plus vite. Aujourd’hui, le concept se décline d’ailleurs plus précisément en « blantriarcat », « hétéro-patriarcat » ou « hétéro-blantriarcat » afin que sa cible exacte soit parfaitement entendue : l’homme blanc occidental et lui seul.

D’une manière générale, le féminisme antipatriarcal est toujours le lieu attendu des idées convenues et l’écho du conformisme ambiant – des troubles de la personnalité régressive, également (voir par exemple le féminisme colorectal) :

Féministe du XXIe siècle bien dans sa peau combattant son ennemi imaginaire.

Le concept de patriarcat est même devenu à lui tout seul un indicateur fiable de glissement dans le délire paranoïaque :

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. Une citation de Camille Paglia pour finir :

« L’un des réflexes irritants du féminisme est son dédain de bon ton envers la « société patriarcale », à laquelle il ne reconnait jamais rien de louable. Mais c’est la société patriarcale qui m’a libérée en tant que femme. C’est le capitalisme qui m’a donné tout le loisir de m’asseoir ici à ce bureau et d’écrire ce livre. Cessons de nous montrer étroites d’esprit à propos des hommes et reconnaissons franchement tous les trésors que leur caractère obsessionnel a versés dans la culture.

Nous pourrions faire un catalogue épique des réalisations masculines, que ce soit les rues pavées, les installations sanitaires, les machines à laver ou encore les lunettes de vue, les antibiotiques et les couches jetables.(…) Si la civilisation avait été laissée aux mains des femmes, nous habiterions encore des huttes de paille. (…) Il est hypocrite pour les féministes et les intellectuels de jouir des plaisirs et des commodités du capitalisme tout en les dénigrant. (…) Rendez à César son dû. » (in Introduction à Personas Sexuelles, Laval : Hermann, 2017, p. 113-114)

En résumé, ce que les stupides féministes ont renommé le « patriarcat » n’est rien d’autre que la civilisation qui leur a permis d’être suffisamment libres pour pouvoir lui cracher dessus aujourd’hui. Qu’elles appellent à sa destruction n’en est que plus symptomatique ; le déconstructivisme de gauche n’étant rien d’autre qu’une forme de nihilisme et de suicide civilisationnel.

[à suivre…]

  • Image de couverture : King Kong, 1933. La féministe se voit comme une pauvre créature sans défense aux mains d’un abominable et gigantissime homme des bois, un probable fantasme sexuel refoulé dont j’aurai l’occasion de reparler. 

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