Le fantasme de la « culture du viol »

Jean-Honoré Fragonard, LE VERROU (et pas Le Viol !), 1774-78 (Paris, Musée du Louvre)

Comme l’explique Warren Shibles quand il analyse le discours féministe, « tout voir en termes de victimisation, d’esclavage, d’oppression, de harcèlement sexuel et de viol » consitue le coeur de la matrice néoféministe.

Pour mémoire, les sept étapes de la démarche féministe qu’il décrit sont les suivantes :

  1. Tout genrer [= tout rapporter au sexe] .
  2. Tout analyser comme étant le fait des hommes.
  3. Juger que tout ce qui est masculin est mauvais. Ainsi, faire de « patriarcat » un terme péjoratif.
  4. Tout négativer. Tout voir en termes de victimisation, d’esclavage, d’oppression, de harcèlement sexuel et de viol.
  5. Attribuer la responsabilité de tous les problèmes du monde aux hommes.
  6. Sensibiliser sur cette vision des choses afin d’attiser la colère et la rage.
  7. La dernière étape consiste à punir, imposer le politiquement correct et réclamer vengeance afin de détruire la « société patriarcale », l’université, la raison et toutes les autres institutions, car toutes sont masculines, pour mettre en place une gynocratie axée sur les femmes.

  • La « culture du viol », dont Marlène Shiappa s’est elle-même fait le héraut en France, relayée par des militantes radicales telles que Muriel Salmona ou Valérie Rey-Robert (« Crêpe Georgette »), déferle depuis une dizaine d’années en provenance des États-Unis et de tout ce que le féminisme radical et puritain y a produit de pire.
  • Il s’agit d’une idéologie fallacieuse, conformiste et jamais questionnée ; toujours reprise en choeur par les apôtres du féminisme – suivant le principe du suivisme, du panurgisme et de la paresse intellectuelle qui les caractérisent ordinairement.
  • C’est ce prêchi-prêcha devenu totalitaire et envahissant qui a justifié l’orientation donnée à ce site, dont le premier article était précisément mon témoignage sur le viol (février 2018, voir plus bas).
  • Cette page renverra à d’autre pages et articles du site qui aborderont et remettront en question tout à la fois la ligne officielle du parti (le féminisme étant une sorte de « nouveau communisme ») et le dogme de cette « sainte Église de la Victimisation Perpétuelle ».

  • C’est en réaction aux tombereaux d’injures déversées sur Catherine Millet et Brigitte Lahaie quand elles avaient rappelé deux vérités, à savoir « je peux témoigner que du viol, on s’en sort » pour la première et « on peut jouir lors d’un viol » pour la seconde, que j’ai mis en ligne mon témoignage :

Je peux témoigner que du viol, on s’en sort

Quand Claire Bretécher prophétisait la « culture du viol »

Le viol est-il une affaire de sexe ou de pouvoir ?

  • Le témoignage de la « victime perpétuelle assignée » de Roman Polanski :

Samantha Geimer : Que les féministes la laissent tranquille !

  • Quelques réflexions surprenantes d’une féministe historique qui rappelle une chose exacte : un pénis ne tue pas.

Germaine Greer demande à ce que la peine pour viol soit réduite

  • Réponse aux idéologues féministes qui s’en sont prises au Verrou de Fragonard :

Le Verrou de Fragonard ou l’équilibre asymétrique des désirs

. Voir aussi :

Coming soon :

. Une réponse aux « stéréotypes sur le viol » dénoncés par Muriel et Laure Salmona et leurs acolytes

  • Articles en ligne contestant la « culture du viol » ou critiquant son usage à l’université :

. Peggy Sastre, « La notion de culture du viol n’est absolument pas démontrée »Le Figaro, 4/10/18

Jérôme Blanchet-Gravel, « L’invention de la culture du viol », Causeur, 18/01/2018

. Marion Coquet, « MeToo : Faut-il reguillotiner André Chénier ? », Le Point, 26/07/19

. Isabelle Barbéris, « Polémique contre un poème du dix-huitième siècle : quand les féministes cherchent à imposer un ordre autoritaire« , Marianne, 13/08/2019

[à suivre…]

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