La terreur féministe à l’université

Pierre-Paul Prud’hon, La Justice et la Vengeance divines poursuivant le Crime, 1808 (Paris, Musée du Louvre)

J’observe depuis quelques années la montée d’une forme de totalitarisme intellectuel féministe au coeur de l’université française – en prolongement de ce qui se passe déjà aux Etats-Unis,  au Canada ou ailleurs en Europe.

Il règne désormais une véritable omerta dans bien des laboratoires de sciences humaines tant il est devenu risqué de s’exprimer en dehors des clous de la nouvelle doxa féministo-victimaire.

L’état des lieux n’a pas encore été fait, tant le néo-féminisme victimaire est l’axiome dominant, la doctrine obligatoire qui ne souffre aucun écart et tant l’antiféminisme est uniquement présenté comme une hérésie (l’horreur, quasiment le nazisme), afin de museler et disqualifier à l’avance toute pensée divergente.

Alors NON, dénoncer l’idéologie néo-féministe ne fait pas de vous de facto un(e) facho d’extrême-droite et non, la reductio ad lepenum, venant des petits soldats lobotomisés du post-marxisme, n’a pas valeur d’évangile.

Il ne s’agit en réalité rien d’autre que de passer au crible de la raison critique et de la démarche historique et scientifique les multiples assertions loufoques des tenants de l’idéologie du genre et de la victimitude féminine universelle, ce matraquage idéologique permanent qui s’exerce depuis l’ENS Lyon, Sciences Po ou l’EHESS avec le relais des médias d’extrême gauche tels que France Culture, le HuffPost, etc.

L’exemple du jour pourrait en être les divagations de Françoise Héritier sur fond de mensonges éhontés (Françoise Héritier : « Nous sommes les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles »). C’est faux, comme nous le démontrons ici.

L’intimidation féministe se rencontre particulièrement dans la recherche universitaire quand il s’agit d’aborder les violences conjugales. La thèse de la « domination patriarcale » interdit totalement d’aborder le sujet en dehors de cet axiome : « Très sévère avec les féministes, aussi bien dans les milieux de la recherche que dans les cercles militants, Murray A. Straus précise que, selon lui, l’explication principale de cette obstruction épistémologique est l’application des féministes à dissimuler, nier ou déformer les résultats des études, voire à user d’intimidation et de menaces, y compris dans les milieux scientifiques : « Je crois que la cause prédominante a été les efforts des féministes pour dissimuler, nier et déformer les preuves. Par ailleurs, ces efforts incluent intimidation et menaces, et ont été menés non seulement par des défenseurs féministes et des fournisseurs de services, mais aussi par des chercheurs féministes qui ont laissé leurs engagements idéologiques l’emporter sur leur engagement scientifique. » (Source Wikipedia)

La page Wikipedia sur l’antiféminisme cite alors les méthodes employées par le féminisme universitaire pour dissimuler la vérité, selon Murray A. Straus :

  1. Dissimulation de données: par militantisme ou par peur de représailles, des chercheurs et chercheuses dissimulent des données qui contrediraient l’axiome féministe.
  2. Évitement de données: le processus d’investigation est délibérément détourné de façon à éviter que soient enregistrées des données contrevenant à l’axiome. En particulier plusieurs études ne s’adressent qu’à des femmes ou évitent de poser des questions sur les actes violents commis par des femmes.
  3. Citation sélective: des auteurs ne citent que les sources montrant les perpétrations masculines ou qui alimentent des thèses féministes adjacentes pourtant contredites par une masse de preuves.
  4. Conclure que les résultats d’études corroborent les croyances féministes alors que ce n’est pas le cas.
  5. Créer des « preuves par citations »: s’appuyer sur des centaines d’études et de citations publiées dans des revues scientifiques avec comité de lecture, pour valider comme scientifiques des idées désavouées par d’autres35.
  6. Entraver des publications: faire obstruction à la publication de données qui contredisent l’axiome féministe, par exemple en refusant de financer des études de victimisation des hommes, ou des études basées sur l’idée que les violences conjugales ne sont pas spécifiquement liées au genre.
  7. Harceler, menacer et sanctionner les chercheurs qui produisent des preuves empiriquescontraires à l’axiome féministe.

Le problème est donc réel et déjà connu. Pour l’instant, cette page a vocation à recenser et compiler les témoignages sur cette terreur intellectuelle qui s’est installée progressivement et qui commence à affleurer de plus en plus visiblement. Elle sera amenée, dans un second temps, à de plus amples développements.

  • Bibliographie antiféministe :

L’absolue terreur qui règne sur les études de genre saute aux yeux quand on dresse la bibliographie antiféministe en français : AUCUN universitaire n’a à ce jour osé défier la dictature. Aucun. Ou plus exactement, les antiféministes n’existent pas, l’idée même de penser en dehors des clous valant peine de mort académique. Alors qu’aux Etats-Unis (Warren Farrel, Christina Hoff Sommers, Camille Paglia…) ou même au Canada avec Jordan B. Peterson ou Mathieu Bock-Côté, des universitaires ont encore cette possibilité – même si une chercheuse comme Debra Soh a dû quitter l’université suite à la campagne de calomnies qu’elle a subie en raison de ses positions critiques sur l’idéologie du genre.

Bibliographie critique sur le féminisme

  • Revue de presse sur les nouvelles terreurs intellectuelles :    

. Néo-féminisme et harcèlement :

Peggy Sastre – Quand des féministes harcèlent des scientifiques (Le Point, 14/03/2019)

Peggy Sastre – Quand l’université devient tribunal (Le Point, 10 juin 2019)

Safe spaces.  Des étudiants qui ne supportent plus la contradiction (France Culture, 16 novembre 2018)

. Décolonialisme et néo-féminisme :

Islamo-gauchisme, décolonialisme, théorie du genre… Le grand noyautage des universités (Le Figaro, 13/05/2019) (Article en lecture intégrale ici)

Le « décolonialisme », une stratégie hégémonique : l’appel de 80 intellectuels (Le Point, 4/12/2018)

Les décoloniaux à l’assaut des universités (L’Obs, 30/11/2018). (Cet article est en lecture intégrale ici )

. Néo-féminisme et déni scientifique sur le cerveau :

Le déni scientifique n’arrêtera pas le sexisme

  • Témoignages glanés sur internet :

 

[à suivre… ]