[Festival de Connes] – Le cinéma des féministes

Pour qui veut appréhender la dialectique du féminisme et du cinéma, l’équation semble assez simple à résoudre. L’actrice (ou ex-actrice) féministe-victimaire est habituellement une comédienne dont l’industrie du divertissement aura – juste un temps – grassement rémunéré la jeunesse et la beauté. La force de sa personnalité/talent/créativité/capacité à durer malgré les revers de fortune étant en général inversement proportionnelle à sa naïveté (vraie ou fausse)/haine/jalousie/ressentiment, il ne lui reste alors, pour rester célèbre, qu’à entonner la fameuse complainte féministe-victimaire, de préférence sur le mode de l’agression sexuelle, de très loin la plus rémunératrice – tout au moins en termes de retombées médiatiques renarcissisantes.

Quand les actrices se la jouent féministes : leur meilleur rôle ?

Tout le monde sait – et les actrices les premières – que l’industrie du divertissement est un Moloch qui se nourrit de chair fraîche. Nul besoin d’y chercher un antique « complot du patriarcat » ou de pleurer toutes les larmes de son corps devant « l’oppression systémique » : le cinéma est tout simplement à l’image de l’humanité depuis la nuit des temps, où la jeunesse et la beauté féminines sont les valeurs les plus « bankables » de la planète – ainsi, les Vénus préhistoriques (des femmes nues et fortement sexualisées) furent-elles les premières réalisations humaines en 3D et un pubis féminin ornait-il déjà les parois de la grotte Chauvet près de 40 000 ans avant J.-C.

Cinéma paléolithique. Grotte Chauvet (Ardèche, France, vers 35 000 av. J.-C.), à droite, le Sorcier et la Vénus : pubis féminin et homme portant une tête de bison.

Nos actrices éplorées sont en réalité bien plus chanceuses que la quasi totalité des jeunes femmes de leur âge : ce que la nature leur a offert gracieusement leur a été rémunéré à hauteur de cachets faramineux, sans commune mesure avec ce que gagneront jamais leurs camarades, pourtant tout aussi jeunes, jolies et talentueuses pour une bonne part d’entre elles. Elles doivent en général cette chance à un abominable réalisateur/pygmalion/homme blanc de plus de 50 ans (parfois les quatre à la fois, l’horreur) qui a opportunément croisé leur route et dont le regard lubrique a su exploiter à fond leurs atouts naturels pour faire d’elles des stars (ou des starlettes) internationales.

Tant que l’argent rentre et que la célébrité, les flashs, les couvertures de magazines et leur ego se portent bien, elles ne trouvent rien à redire à leur situation et jouissent allègrement de leur notoriété tombée du ciel. Oui, mais… les années passent, leur beauté se fane, d’autres jeunesses tout aussi belles et sexy les remplacent pour nourrir le Moloch… et voilà qu’elles n’intéressent plus grand monde. C’est alors, 10, 15, 20, 30 ou 45 ans plus tard que leur mémoire se réveille subitement dans des affres insurmontables et les pousse à réécrire toute l’histoire autour de leur personne – devenue hostie consacrée ou victime expiatoire, au choix. Oublié(e)s les paillettes, la gloire, les sourires sous les sunlights et leur toute-puissance médiatique ; place aux détails crapoteux et à toutes ces choses qui jusque-là ne les avaient jamais vraiment empêchées de dormir…

Le féminisme victimaire post-Metoo est clairement apparu pour elles comme une occasion rêvée de revenir sur le devant de la scène – avec un texte très simple à apprendre et encore plus facile à jouer. Un petit numéro qui va leur permettre de libérer les torrents de ressentiment et d’aigreur accumulés au fil des années, d’assouvir leur désir de vengeance et surtout de faire sangloter le monde entier sur leur statut tout neuf de malheureuses Victimes du Patriarcat Cinématographique.

Quand Scarlett Johansson ou Catherine Deneuve défendent Woody Allen et Roman Polanski

Certaines actrices ont pourtant su être jeunes, belles, fatales, tout en construisant de longues carrières jusqu’à devenir de véritables icônes des siècles. Qu’est-ce qui peut bien les différencier des pleureuses MeToo ? Il vaut la peine d’y réfléchir un instant.

Catherine Deneuve par Helmut Newton (Paris, 1976)

Refusant de se soumettre à la doxa dominante, Scarlett Johansson a eu le courage de témoigner sa reconnaissance à Woody Allen qui l’avait fait débuter et de lui renouveler sa confiance, au risque de compromettre sa carrière. Car elle est depuis sous le feu nourri des critiques des féministes totalitaires américaines, relayées en France, comme il se doit, par les peigne-culs des Inrockuptibles (« Johansson prend un parti risqué »). Elle inscrit en tout cas ses pas dans le sillage de la grande Catherine Deneuve qui à Deauville cette année, a dit la même chose que Johansson, à savoir qu’elle tournerait de nouveau  avec plaisir pour Woody Allen, pourtant totalement diabolisé aux Etats-Unis. Elle aussi s’est ramassé des seaux de purin sur les réseaux sociaux pour son courage et son honnêteté. Elles ont toutes deux mon admiration.

La vendetta en France

Chez nous, Philippe Caubère, Luc Besson, Gérard Depardieu, Christophe Ruggia…  La liste s’allonge sans cesse de tous ceux qui ont défrayé la chronique en 2019, tous accusés de manière déloyale – c’est-à-dire féministe.

Côté théâtre, Philippe Caubère a été traîné dans la boue par notre féminhystérique nationale, Solveig Halloin, ex-fan énamourée qui l’a accusé de l’avoir violée en 2010 – plainte classée sans suite, mais après une garde à vue, dix mois de cauchemar et une dépression provoquée par ces attaques. Le Huffington Post a été en dessous de tout en publiant la vidéo de cette affabulation. Caubère poursuit aujourd’hui en retour Solveig Halloin pour dénonciation calomnieuse. Lui qui se proclamait féministe, espérons au passage qu’il ait mieux compris de quoi il se revendiquait.

Gérard Depardieu a de la même manière été accusé de viol et d’agression sexuelle en 2018 par une actrice débutante de 20 ans, une de ces « ces apprenties comédiennes arrivistes » qui utilisent « la délation pour se faire connaître », comme l’a dit sans détour Dominique Besnehard. Affaire classée sans suite également.

Luc Besson est à son tour sous le feu des attaques d’une actrice passablement manipulatrice et affabulatrice, Sand Van Roy, qui l’accuse de viol en 2018 alors qu’ils avaient une relation consentie depuis deux ans (elle était « sous emprise », dit-elle – c’est un peu facile de se déresponsabiliser ainsi, j’aurai l’occasion d’y revenir). L’affaire est classée sans suite après 9 mois d’enquête.

Solveig Halloin en féminhystérique et Adèle Haenel en féminazie.

Ces derniers jours, ce sont les méthodes infâmes de la dénommée Adèle Haenel envers le réalisateur Christophe Ruggia qui appelleront à leur tour, je l’espère, une réponse ferme de la justice. L’actrice en débine l’accuse « d’attouchements » et de « harcèlement permanent » entre 2001 et 2004. Il a été son pygmalion quand elle était adolescente et elle tient 18 ans plus tard à le lui faire payer au prix fort. Non pas en déposant plainte devant la justice (car elle se doute qu’elle sera mise en défaut), mais en cherchant à le tuer professionnellement et socialement par des accusations gratuites dans la presse, à grand renfort de mise en scène mélodramatique. Cette fois, les basses oeuvres sont signées Mediapart (une de leurs spécialités). Méthodes qui choquent jusque dans les tribunaux, comme en témoigne cette avocate : « On n’a pas entendu le monsieur. Il y a un déséquilibre des armes. Et le résultat est quand même qu’on jette son nom en pâture. On le condamne à la mort sociale. » Le philosophe Radu Stoenescu (« #MeToo : l’avis d’Adèle. Lettre à une accusatrice abusive« ), revient très justement sur la falsification de la relation affective par l’emploi du mot-valise d’emprise, utilisé ici encore à l’heure de régler ses comptes (article en préparation sur le sujet).

Même si leurs relations étaient complexes, consenties et suivies dans trois des cas et non avérées dans l’autre, on sent bien que les accusations reposent toujours sur des relectures à fins de vengeance personnelle de la part des plaignantes. Cela fait longtemps que le trauma (s’il a jamais existé) de la relation sexuelle, pour autant qu’elle ait été réellement agressive, à disparu et qu’il a laissé place place à un tout autre agenda : celui de la vendetta féministe.

Les affaires Polanski

Mais c’est surtout autour de Roman Polanski que se cristallise l’hystérie féministe depuis 45 ans, en France comme aux États-Unis. J’ai déjà évoqué l’affaire Samantha Geimer, en rappelant qu’elle est instrumentalisée par les féministes et que la supposée victime de Polanski est surtout aujourd’hui victime du harcèlement féministe :

Samantha Geimer : Que les féministes la laissent tranquille !

Samantha Geimer, qui vient justement de réitérer son soutien et d’apporter ses félicitations à Polanski pour l’obtention du Grand Prix du jury de la Mostra de Venise.

J’accuse, son dernier film, est également en passe de devenir un succès international : c’est déjà un classique, comme l’écrit Philippe Labro (8/11/19). Comme les italiens, les français ne semblaient donc pas décidés à sombrer dans la terreur féministe à l’américaine et la promo du film suivait son cours. Situation insupportable pour la féminazie qui, comme le bouledogue, ne lâche jamais sa proie : un homme blanc hétérosexuel de plus de 50 ans – c’est-à-dire le Diable en personne – ne pourra jamais prétendre à la rédemption, ni à aucune forme de vie normale, jamais !

Féministe entendant parler des succès artistiques de Roman Polanski

C’est ainsi que se réveille le même jour, le 8 novembre 2019, Valentine Monnier, une ancienne starlette de 18 ans à l’époque, 63 ans aujourd’hui, qui vient nous raconter, 45 ans après une rencontre avec Polanski, que bla bla bla, elle a été violée et que ouin ouin, elle en souuufffre tellement encore, mais ouiiiinnn… La seule chose dont elle souffre objectivement, et elle ne s’en est même pas cachée, c’est de l’aigreur et de la jalousie féroces de voir les succès professionnels de Polanski (alors qu’elle-même n’a pas su rester sous les projecteurs).

Polanski a travaillé dur pendant des années pour faire ce film, sous les crachats permanents des féministes et de tous ceux à qui elles retournent le cerveau en continu. Le film est salué par les critiques pour sa qualité artistique et une exploitation gagnante était à prévoir – mais c’était sans compter sur les furies du néo-puritanisme qui ramènent toujours tout à leurs procès en sorcellerie ; autant de néo-bûchers qu’elles allument aujourd’hui pour une nouvelle race de sorciers : les hommes blancs hétéros.

Je traduis ici un extrait de l’interview conduite par Pascal Bruckner et figurant dans le dossier de presse de J’accuse :

« – P. Bruckner : En tant que juif pourchassé pendant la guerre et cinéaste persécuté par les staliniens en Pologne, survivrez-vous au maccarthysme néo-féministe actuel qui, tout en vous poursuivant dans le monde entier et en empêchant la projection de vos films , entre autres vexations, vous a exclu de l’Académie des Oscars ?

– R. Polanski : Travailler et faire un tel film m’aide beaucoup. Dans cette histoire, je trouve parfois des moments que j’ai vécus moi-même, je peux voir la même détermination à nier les faits et à me condamner pour des choses que je n’ai pas commises. La plupart des personnes qui me harcèlent ne me connaissent pas et ne savent rien de la situation. »

Le maccarthysme auquel fait référence Pascal Bruckner était une « chasse aux sorcières » envers les supposés soutiens américains du communisme soviétique pendant la guerre froide. Aujourd’hui, le mouvement est reparti en sens inverse et ce sont les féministes néo-marxistes (les « nouvelles communistes ») qui imposent à la société leur chasse à l’homme avec le bras armé des réseaux sociaux et des médias d’extrême gauche.  Et désormais, c’est sur Facebook et Twitter que les bûchers sont allumés et où l’on retrouve le Sorcier et la Vénus des origines – sauf qu’ici, ce sont des Vénus enragées qui commandent aux foules d’exécuter sans procès les sorciers qu’elles leur jettent en pâture.

Grotte Chauvet : le « Pendant au Sorcier ». Pubis féminin et avant-main de bison.

Delon-Laforêt-Serreau et autres psychodrames médiatiques. Mais de quelle maladie du siècle le féminisme est-il le nom ?

Il reste cependant à déterminer ce qui s’est réellement passé pour ces starlettes éplorées et à analyser les ressorts de ce déferlement continu de revanche et de haine. #MeToo n’a jamais été qu’un canon à merde. Comment en est-on arrivés là ? Comment, en 2019, une actrice peut-elle prétendre ne jamais pouvoir se remettre d’un attouchement ou d’une relation sexuelle vécus 20 ou 40 ans plus tôt ? Pourquoi se repaît-on à ce point de traumas aussi insignifiants que le SMS reçu par Sandra Muller (« Tu as de beaux seins ») ou de la blague macho d’Alain Delon adressée à Marie Laforêt dans un ascenseur (« Tu veux que je te saute ») ?

Alain Delon et Marie Laforêt dans « Plein Soleil » de René Clément (1960)

Il y a bien des années, dans une ruelle d’Ibiza, un sémillant jeune homme que je connaissais vaguement m’avait dépassée sur le trottoir et en arrivant à ma hauteur, m’avait glissé dans l’oreille : « Si quieres hacer amor conmigo, se puede » (« Si tu veux faire l’amour avec moi, ça peut se faire »). J’avais adoré sa formulation, je l’avais même apprise par coeur et j’en souris encore aujourd’hui. Si Delon m’avait posé la même question qu’à M. Laforêt, nul doute que cela m’aurait aussi beaucoup amusée, nonobstant le côté malotru – mais il n’y avait quand même pas de quoi en faire un cake.

Que s’est-il passé pour que des femmes qui ont bien mieux connu que moi la libération sexuelle (je parle ici de Marie Laforêt ou de Valentine Monnier car je n’étais moi-même pas active sexuellement dans les années 70) ou qui doivent l’essentiel de leur carrière cinématographique aux coucheries qu’elles ne se privaient sûrement pas de solliciter, viennent aujourd’hui nous jouer les novices de couvent traumatisées ?

Il y a deux options à envisager : soit le traumatisme est réel (quelle que soit la gravité des faits, y compris pour un simple « attouchement » dans le cadre d’une relation consentie) et elles en souffrent toujours réellement des décennies plus tard ; soit elles n’ont pas le moindre traumatisme, juste de vagues souvenirs qu’elles réchauffent pour des raisons stratégiques de retour gagnant sous les projecteurs.

Dans les deux cas, les féministes sont à la manoeuvre. Dans le second cas, elles ont simplement de bonnes soldates à disposition, trop heureuses de faire avancer la « Cause », tout en vomissant sur ceux à qui elles doivent leur carrière sans avoir le courage de l’assumer et en se faisant offrir gracieusement une couverture médiatique internationale. Il s’agit là de l’habituel cinéma féministe, la seconde carrière de comédiennes qui n’intéressent plus tellement le Moloch ou qui ont envie de se reconvertir à peu de frais, comme Emma Watson, une fois leur compte en banque bien garni. De toutes façons, leurs grimaces haineuses et leurs crachats ne devraient plus guère leur ouvrir que les portes du « cinéma féministe » (voir plus bas).

Actrices et comédiennes féministes

Dans le premier cas, celles qui souffriraient réellement (je garde le conditionnel car si au fond de moi, je n’y crois pas tellement, il faut quand même considérer cette hypothèse), il faut comprendre comment et pourquoi on peut ruminer 45 ans plus tard une expérience sexuelle brutale quand on a soi-même été actrice de la libération sexuelle (je pense ici à Valentine Monnier).

Plusieurs choses.

  • D’abord, la libération sexuelle elle-même. Exigée, imposée par les féministes post-soixante-huitardes, elle s’est révélé être un attrape-nigaudes de première pour beaucoup de femmes. Si les féministes savent brandir leur petit poing rageur, elles oublient en général de réfléchir aux conséquences. Les structures traditionnelles de la société, validées depuis des siècles, étaient justement des garde-fous pour les plus fragiles ; elles avaient entre autres pour fonction de protéger les femmes de la consommation sexuelle effrénée des hommes. Las, ces nunuches ont jeté leur soutien-gorge et leur culotte dans les fourrés pour réaliser juste après qu’elles avaient simplement servi de trous ambulants pour des hommes qui n’en demandaient pas tant. D’où le retour en force du puritanisme féministe au début des années 80 dans les universités américaines.
  • La mauvaise influence des féministes s’est alors poursuivie en direction des femmes telles que Valentine Monnier. D’abord sommée par ses consoeurs de se livrer sans réfléchir au sexe sans lendemain (« Wouéé, je fais ce que je veux avec ma chatte, haan »), la voilà ensuite bassinée avec la « culture du viol » : « Oooh, mais ma pauvre, c’était du vioool !!! C’est horriiible !!! Bouhouhou ! On s’est fait avouaaaar par le Patriarcat, les zhoms y sont trop méchaaants ! Tu ne t’en remettras jamais ! Un sexe masculin qui te pénètre, c’est une horreur dont tu ne te remettras jamais de toute ta vie ! ».

Raymonde, ex-femme violée et Sabine la sociologue féministe (Claire Bretécher, « Les deux orphelines », in Les Frustrés, 1973-1981 : planche à retrouver ici).

On connaît le résultat : des Sandra Muller « tombées dans une faille spatio-temporelle » parce qu’on leur a fait un compliment un peu lourd, des Marie Laforêt ressassant toute leur vie une blague lourdingue, des Coline Serreau tapant sur Delon sur des ouï-dire parce qu’il aurait été vilain avec des femmes, des Valentine Monnier ressortant opportunément un très mauvais plan cul, etc.

Je ne nie pas dans ce dernier cas la violence sexuelle, tout à fait envisageable – je dis seulement que moi, je me suis parfaitement remise de choses similaires, et que je n’en ai même jamais souffert parce qu’à un moment, on est aussi responsable des images qu’on ressasse sans fin : on peut choisir d’être traumatisée à vie par un coup de poing ou un coup de bite ou de ne pas l’être. J’ai déjà abordé ces questions dans cet article car il s’agit exactement du même sujet :

Je peux témoigner que du viol, on s’en sort

Il y a deux sortes de femmes. Celles qui se laissent manipuler et instrumentaliser par le féminisme et ses injonctions contradictoires : « Les hommes sont juste des bites sur pattes, utilise-les comme des sex-toys, ma soeur ! », suivi de : « Oooh, mais tu as été touchée par une bite ! Mais c’est un viooool !! Va vite porter plainte et demande réparation à la justice et la société toute entière, ma soeur ! ».

Et il y a les femmes qui se responsabilisent et assument leur liberté avec les risques qui lui sont inhérents. Ce ne sont pas des immatures comme ces féministes incapables de grandir, enfermées dans leur monde imaginaire de licornes arc-en-ciel, de Bisounours un peu simplets et de cucks émasculés. Ce sont des femmes fortes qui connaissent le prix de leur liberté, savent que le monde est dangereux, que même dans les contes de fées, les relations hommes/femmes n’ont jamais été un champ de roses et qui gèrent leur vie en conséquence.

Il est clair, à voir défiler ces vraies ou fausses traumatisées (ou les deux à la fois), que le féminisme fabrique des victimes à la pelle – car sans victimes, c’est lui-même qui disparaîtrait, ainsi que les subsides de ses myriades d’associations –  et qu’il manipule les femmes pour les besoins de sa chasse à l’homme. Il leur interdit de passer à autre chose en leur faisant croire qu’on ne peut jamais se remettre d’un viol ou d’une expérience sexuelle difficile avec un homme. Alors que c’est faux, archi-faux. On peut tout à fait remettre sa vie sur les rails sans avoir besoin d’enfourcher le mauvais cheval de la guerre des sexes. Ces féministes ne cherchent pas à panser leurs plaies, c’est un faux prétexte ; ce qu’elles veulent, c’est détruire des hommes et simplement jouir de cette destruction.

Dans ce débat sur l’affaire Polanski qui oppose Yaël Mellul et Maître Florence Rault, « Faut-il boycotter « J’accuse », le film de Polanski ? » (12/11/19), on a l’illustration parfaite de cet argumentaire radfem complètement hystérisé qui prend les femmes en otage et les manipule grossièrement pour en faire des victimes à vie. Yaël Mellul fait sans cesse référence à Muriel Salmona et ses tartes à la crème de « stress post-traumatique » et de « sidération psychique » censés concerner « TOUTES LES FEMMES » (Yaël le hurle carrément). Alors que c’est faux, c’est une mystification ! La plupart des femmes ne sont PAS traumatisées par un coup de bite et continuent parfaitement leur vie sans avoir besoin d’être ramenées continuellement à ça et d’être instrumentalisées par le féminisme victimaire.

On peut choisir d’être une pleureuse #MeToo et rejoindre la secte féministe pour tirer des traites à vie sur un mauvais plan cul vécu dans sa jeunesse ; c’est aussi le meilleur moyen de finir sa vie seule, aigrie et profondément malheureuse, noyée dans la haine et le ressentiment. Le féminisme est un très grand pourvoyeur de dépression. En cela, il est le symptôme d’une société malade, incapable de nouer des rapports constructifs entre les sexes.

Pour aller plus loin, on peut se demander si ce féminisme vengeur, punitif et haineux qui se répand partout en Occident n’aurait pas des causes plus profondes, pas encore envisagées. Je propose l’hypothèse suivante :

Ce féminisme négatif et guerrier pourrait être la conséquence d’un déséquilibre entre les sexes en faveur des femmes. Trop de femmes face à trop peu d’hommes répondant à leurs critères de sélection – des critères de plus en plus contradictoires et exigeants jusqu’au délire. Plusieurs générations de féministes ont achevé d’écoeurer et de démobiliser les hommes. Il y a de moins en moins de candidats à l’engagement, de moins en moins d’hommes prêts à se battre pour elles, les épouser, rester avec elles, élever leurs enfants, les entretenir… Alors il ne reste plus aux féministes dépitées et aigries qu’à passer leur colère sur les hommes et entraîner dans leur détestation le plus grand nombre de femmes possible, histoire d’être moins seules à patauger dans leur marasme. Elle est là, la « sororité ».

Le cinéma féministe

J’aurai certainement l’occasion de revenir sur les jérémiades féministes dans le milieu du cinéma et notamment leur ambition de faire des films « autrement ». Pour l’instant, ce n’est pas très concluant – même Soeurs d’armes, le film de propagande féministe de Caroline Fourest n’a pas été jugé convaincant et les critiques sont acerbes. Aux États-Unis, les réalisatrices sont actuellement de moins en moins nombreuses malgré #MeToo ; ce que déplore Geena Davis, sans pour autant se poser les bonnes questions – car pleurnicher et cracher du venin sur les hommes n’a jamais constitué la recette d’une bonne histoire ; la vie est un peu plus compliquée que cela, les filles… « Dans les écoles de cinéma, la répartition hommes/femmes est pourtant de 50/50, a précisé Geena Davis. En France la proportion de femmes y est même légèrement supérieure, selon Sandrine Brauer. » Et de rager que le méchant patriarcat du cinéma ne propose pas spontanément 50% des places aux femmes. Beaucoup de paramètres semblent donc encore échapper totalement aux féministes geignardes… Voici un petit dessin pour les éclairer :

L’avenir serait-il au cinéma féministe ? (gros LOL)

[à suivre]

  • Voir aussi :

[Culture du voile] – En défense de Catherine Deneuve

[ + Article en préparation sur « L’homme et l’artiste »]