Combattre le féminisme, oui. Sombrer dans la misogynie crasse, non.

Je viens de découvrir la « philosophie MGTOW » (Men Going Their Own Way), mouvement masculiniste très actif sur internet et qui, en réponse au féminisme tout puissant, invite les hommes à se retirer du jeu de la séduction et des interactions avec la gent féminine.

Alors après tout, pourquoi pas, chacun est libre de construire sa vie comme il l’entend, avec ou sans l’autre sexe. Ce sont bien les moines chrétiens qui, pendant des siècles et à la faveur de leur travail intellectuel, nous ont transmis l’héritage antique tout en bâtissant la civilisation intellectuelle moderne (même la théorie du Big Bang au XXe siècle est encore l’oeuvre d’un théologien). Se détourner des femmes n’est pas en soi un choix de vie critiquable.

MGTOW n’est toutefois pas une forme de monachisme, loin s’en faut – même s’il semble partager quelques traits communs avec certaines sectes radicales misogynes du christianisme primitif ; j’y reviendrai à l’occasion.

Car les choses se gâtent quand on découvre le montage théorique et idéologique qui justifie pour certains leur attitude envers les femmes (officiellement, ceux-là disent « femmes », mais en privé ou dans leur tête, ils pensent plutôt « femelles »).

Tout comme moi, MGTOW dénonce le néo-féminisme et s’intéresse à la psychologie évolutionniste, ou au néo-darwinisme – courant de pensée scientifique incarné en France par Peggy Sastre notamment.  C’est donc avec un a priori plutôt positif que je lance l’autre jour la première vidéo d’un dénommé Ralf, juriste de son état, qui nous expose de manière parfaitement claire et didactique les tenants et aboutissants de MGTOW :

Et là, très vite, des voyants rouges s’allument dans mon cerveau. Mes craintes sont largement confirmées à la seconde vidéo (« Une philosophie exclusivement masculine »), où l’on m’explique doctement que MGTOW méprise les femmes et n’entend aucunement collaborer sur quoi que ce soit avec elles (y compris, donc, sur l’antiféminisme).

La suite est à l’avenant ; mais c’est sur la quatrième vidéo, intitulée « La nature de la femme », que je vais m’arrêter plus longuement.

La vidéo débute par une longue justification (plus de 10 minutes) sur le fait que tout ce qui sera avancé par la suite est d’ordre scientifique et parfaitement démontré, dans des études si nombreuses qu’il n’est même pas besoin de les mentionner – puisque l’intégralité de la littérature scientifique irait dans ce sens.

Ralf opère ici un habile tour de passe-passe. Toutes les études scientifiques confirment la différence biologique des sexes, oui, jusque là nous sommes d’accord. Mais aucune ne valide les élucubrations misogynes que Ralf va nous servir de la 14e minute jusqu’à la fin de sa vidéo .

Ce n’est pas parce que nos cerveaux baignent dans des influx hormonaux différents, pilotés par nos différences génétiques, que cela induit que toutes les femmes (Ralf, qui essentialise toujours, ne connaît que LA femme) seraient des êtres amoraux, sentimentalistes, instables et calculateurs, assimilables, comme il le dit dans une autre vidéo, à des animaux domestiques ou des enfants sans cervelle. Quelle étude scientifique démontre cela ? Je serais curieuse de la lire 😉

La misogynie de Ralf et de ses adeptes, tout comme la misandrie des néo-féministes, repose sur le même principe que le racisme : l’essentialisation (la réduction d’une personne à son sexe ou son origine) et l’incapacité à envisager que si deux choses sont différentes (d’un point de vue biologique ou ontologique), cela n’implique nullement que l’une soit supérieure à l’autre.

Cette forme radicale du masculinisme est strictement superposable au néo-féminisme (en inversant simplement les sexes) :

  • Chaque sexe est intimement convaincu d’être supérieur à l’autre
  • Chaque sexe se considère victime de l’autre
  • Chaque sexe s’invente un paradigme (une grille de lecture fantasmatique du monde) expliquant pourquoi il est obligatoirement la victime de l’autre : à la baudruche idéologique du « patriarcat » répond désormais la « matrice » MGTOW (en gros, le « matriarcat » actuel. Même si je reconnais que la féminisation de la société occidentale est une réalité, il y a une paranoïa excessive derrière la « matrice » et la « pilule rouge » – Ralf explique ce que c’est dans sa première vidéo).
  • Chaque mouvement se construit sur une idéologie « scientifique » radicale : Les études de genre féministes nient radicalement la biologie (une aberration), quand, à l’inverse, MGTOW fait du darwinisme une religion naturelle. Les unes sont « tout culture » quand les autres sont « tout nature ».
  • Chaque individu s’exonère de toute responsabilité dans ses malheurs et fait systématiquement porter l’intégralité des fautes à l’autre sexe. Lui est toujours un ange de perfection et l’autre un démon malfaisant.
  • Le narcissisme et le manichéisme sont leurs deux mamelles communes.
  • Les deux mouvements recrutent des personnes en détresse affective avec les mêmes méthodes de sectes : le  love bombing (« Nous vous comprenons, nous sommes une famille, des frères – ou des soeurs -, vous n’avez que des qualités, l’autre sexe n’en a aucune », etc.) et un évangile avec un credo extrêmement simple à assimiler et vendu avec beaucoup de talent (« Le bien, c’est vous et notre communauté ; le mal, c’est l’autre sexe »).
  • Les deux mouvements forment donc des adeptes auxquels ils retournent la tête et qui s’en vont ensuite répéter les éléments de langage  afin d’agrandir la secte (avec toutefois un bémol pour MGTOW : contrairement aux féministes, ce n’est pas un mouvement prosélyte et il ne bénéficie d’aucun appui institutionnel).
  • Les deux mouvements essentialisent leur haine : à la misandrie répond désormais la misogynie.
  • MGTOW rejette la parole des femmes parce qu’elles sont femmes de la même manière que les féministes méprisent la parole des hommes, même féministes.
  • Le parallélisme entre les deux mouvements va même jusqu’à une assonance involontaire : MGTOW prononcé comme un acronyme se dit  « Migtou », ce qui sonne étrangement comme « Mitou » (#MeToo)…
  • Etc. (Je développerai peut-être à d’autres occasions pour ne pas alourdir cet article)

Je reviens maintenant aux arguments misogynes de Ralf (14e minute à la fin, donc), en les reprenant un par un :

  • « La femme est prédictible ». Peut-être, mais l’homme l’est tout autant, n’en doutez pas. Et prédictible ne veut dire ni inférieur ni supérieur, contrairement à ce que vous croyez.
  • Le sentimentalisme : « La » femme est d’abord accusée de n’être « que sentimentale » avant d’être accusée d’être incapable de sentiments – il faudrait savoir. Cela revient dans d’autre vidéos : seul l’homme serait capable d’aimer. Ben voyons ! C’est absurde et incohérent.
  • « Sentimentaliste par essence, la femme n’a ni logique, ni raison, ni structure ». Gros lol.  Voir point suivant.
  • « Il ne faut pas essayer de débattre avec une femme ». Je comprends bien qu’il vaut mieux prendre la fuite que de se faire mettre le nez dans son caca 😉
  • « La femme, un être autocentré sur ses sensations, ne peut s’élever à l’échelle du concept, de la systématisation, de la généralité ». Vous n’avez jamais entendu parler des féministes ?  Elles ne conceptualisent et ne généralisent pas autant que vous, peut-être ?
  • « La femme est un être amoral (c.-à.-d. dépourvu de moralité) dont le comportement ne permet pas la vie en société ». N’importe quoi. Le sexe féminin a au contraire joué un grand rôle dans la socialisation des primates puis des premiers hommes, sans parler de toute l’histoire de l’humanité.
  • « La femme n’a pas accès au concept de vérité absolue ou de véracité ». Phraséologie sectaire radicale typique. Même les imams les plus salafistes n’oseraient pas aller jusque là.
  • « La femme a des sentiments changeants ». Tout le monde sait qu’un homme ne change jamais d’avis. Mais lol !
  • « La femme est incapable de développer des théories à  contre-courant ». Eh bien si, on peut être à la fois contre vous et contre les féministes, par exemple. La preuve.
  • Le hamster : « La femme récrit le passé et interprète ses actes pour les rendre socialement acceptables ». Lol. On voit que vous n’avez jamais vu un homme vous baratiner ad libitum pour justifier ses actes. On ne doit décidément pas vivre sur la même planète :p
  • « La femme rend ce qu’elle a fait logique, moral, bien et se  dégage de toute responsabilité ». Exactement comme vous dans cette vidéo.
  • « Elle n’est pas mythomane : elle se convainc de la vérité de ce qu’elle dit ». Exactement comme vous ^^
  • L’hypergamie : Vous savez parfaitement que l’hypergamie féminine a été mise en oeuvre par les hommes et dans l’intérêt des deux sexes ; chaque famille désirant confier la perpétuation de ses gènes au meilleur offrant.  N’en faites pas porter le chapeau aux femmes. Si vous avez une fille, vous serez certainement intéressé de savoir avec qui elle se reproduit.
  • « La femme est une calculatrice froide et cruelle ». Tellement outrancier que je ne commente même pas.
  • « Une femme ne vous aime jamais pour ce que vous êtes, pour vos valeurs humaines ». Toujours les généralisations. Comme si tous les hommes ne regardaient que ça, eux…

En conclusion, pourquoi suis-je aussi agacée par ces outrances ? Eh bien parce qu’elles mettent de l’eau au moulin des féministes misandres qui n’attendent que cela pour dire que les hommes sont des crétins et justifier leur combat contre eux.

Et parce que si j’ai rejeté le féminisme à cause de sa misandrie et de ses généralisations sur les hommes – indignes d’un esprit formé à la philosophie et à l’humanisme –, je ne veux surtout pas que mon antiféminisme soit rapporté à ce genre de dérive misogyne. En diffusant ces idées indéfendables, vous jouez contre votre camp et vous jouez contre le mien. Ce faisant, vous nourrissez le féminisme, ce qui ne devrait pas être l’objectif du masculinisme. Ne mettez donc pas votre intelligence au service de la guerre de sexes, ou bien tout le monde sera perdant…

[à suivre…]

  • Voir aussi :

Féministes et pervers narcissiques, les liaisons dangereuses

 

 

 

 

 

 

 

21 réponses sur “Combattre le féminisme, oui. Sombrer dans la misogynie crasse, non.”

  1. Le masculinisme est aujourd’hui la seule option à moins que vous soyez des lécheur de pieds professionnels, ces putes pour qui ont a tout donné et qui ne doivent leur émancipation que par l’évolution de la vision de l’homme sur sa misérable condition inférieure (voir 12è siècle), vont payer très cher leur arrogance !!!!!!!

  2. PS: en lisant les com des masculistes je m’aperçoit que, contrairement aux argument aberrants des femen, il s’agis que de vérité fondamentale et irréfutable a part par un crétin dans le déni de réalité………..
    Tout ce qui st dit est la pure et simple vérité sur la femme, c’est même ce qui la définie.

  3. « La femme n’a pas accès au concept de vérité absolue ou de véracité » ; en effet la femme est dotée d’un cerveau basé sur l’émotion, ce qui la guide automatiquement vers la subjectivité. La femme ne réfléchie pas, elle aime à croire, car doté d’un grand cœur elle refuse d’être en conflit émotionnel avec les personnes qui l’entoure.
    (Le fait de ne pas posséder l’intelligence nécessaire pour comprendre les arguments aussi vrais qu’effrayants ne signifie pas qu’ils soient faux, contrairement aux débilité bavé par les féministes en vue de détruire l’essence féminine et la conduire dans une guerre des sexe perdue d’avance….)

  4. N’importe quoi. Votre masculinisme est aussi stupide que le féminisme : il en est le décalque exact. Vous êtes haineux et méprisant envers les femmes. Moi, je déteste le féminisme, mais je ne déteste pas les femmes. Si vous êtes incapable de distinguer entre ces deux choses, c’est qu’il vous manque des cases.

  5. mgtow n est pas la haine des femmes, c est l émancipation de l homme, le moment ou il dit stop, je ne joue plus a un jeu ou il n y a plus rien a gagner, je me consacre a moi meme et je fuit la société dans sont ensemble

    1. Si MGTOW est anticapitaliste, alors cela le rapproche encore plus des féministes : tous gauchistes ! Le gauchisme crasse est une des plus grosse tares du néo-féminisme. Quand je dis que vous êtes les mêmes… 😉

      1. le féminisme réclame des droits, des avantages, des lois, des aides etc.., le mgtow ne réclame rien , il estime que la majorité des femmes sont devenu un danger pour lui donc il prend sont propre chemin
        le féminisme est une idéologie qui a été mise en place par une minorité d homme pour permettre une forme de castration de la majorité des hommes pour maintenir leurs pouvoir capitaliste sur l ensemble de la société, les femme consomment en moyenne 4 fois plus qu un homme, c est tout bénef pour eux

        1. Je ne crois pas qu’il y ait un complotisme masculin capitaliste derrière l’idéologie féministe de la seconde moitié du XXe siècle. J’y vois plutôt le résultat d’une forme de bêtise et de naïveté post-soixante-huitarde. L’idéologie du gender feminism est sortie du cerveau de gens à l’extrême gauche : les déconstructivistes français et les campus californiens des 70’s. Le néo-féminisme est un gauchisme. Ce n’est pas par hasard si les Insoumis et toutes les cliques d’extrême gauche défendent le féminisme…

          1. Mélenchon est un franc macon, il est féministe mais ne remet pas en cause le fait que les femmes soit interdite dans la plupart des loge maconique
            la droite n est pas mieux, ont la vu avec l election de macron et meme déjà avec sarkozy

          2. Si le féminisme est bien une création du grand Capital.. Crier sur tous les tois que c’est du gauchisme ne mène nulle part ! Vous ne savez tout simplement pas faire la différence entre le Gauchisme societal et les vrais analyses du fonctionnement du Capital ! Marx n’a jamais prôné le féminisme, au contraire, dans le tome 1 du Capital, il explique bien qu’il a été l’outil comme l’immigration pour faire avaler le dumping salarial: »2 femmes pour 1 homme », « 3 chinois pour un yankee »!

            Par ailleurs, écouter l’interview du réalisateur américain décédé Aaron Russo, il était l’ami du riche financier Nicolas Rockefeller.

            Au court d’une conversation entre eux, celui-ci lui demanda: »Aaron, que penses tu du féminisme ? », il lui répondit que c’était un progrès humaniste et que c’était bien !

            L’autre lui répondit qu’il était idiot, ne comprenant pas la réponse, il lui demanda pourquoi ? Rockefeller lui répondit que c’était eux qui avaient financé les premiers mouvements féministe.. D’ailleurs une des égéries des premiers magasines féministe était un agent de la CIA !

            Et pourquoi financaient-t-ils le féminisme et l’on mit en avant ?

            Parce que de 1, seul la moitié de la population (les hommes) travaillaient et donc payaient des impôts et des taxes..
            Ce qui n’arrangeaient pas les banquiers internationaux, les femmes devraient s’intéresser à comprendre le fonctionnement du Capitalisme financier et le système du service de la dette.. Donc sous prétexte de liberté, ils ont mit les femmes au travail dans le seul but de pouvoir les taxer et qu’elles paient des impôts aux banquiers !

            La deuxième raison, cela éloigne les parents des enfants puisqu’ils sont occupé à travailler la journée.. On remarquera par ailleurs qu’avant le salaire d’un homme suffisait pour tout un foyer, maintenant deux salaires suffisent tout juste..

            Donc les enfants laissés seuls, sont assidus de la télé (contrôlé par les mêmes familles Capitalistes) suffit de regarder, pratiquement tous les groupes médiatique appartiennent aux milliardaires et à la banque et donc ils seront plus facilement modulable et programmable pour le système, hors de l’influence de leur parent !

            Et oui, le féminisme est bien l’idiot utile du Capitalisme et en est sa création direct !

            1. Faut arrêter avec cette parano anticapitaliste et antisémite. Si vous croyez vraiment que le marxisme est la solution, allez vivre dans les dictatures communistes ou chez les arriérés anticapitalistes comme Daesh et vous reviendrez en pleurant ! Je n’en ai rien à foutre de ces délires marxisants (au coeur de démocraties qui vous permettent au passage de râler H24). Allez tester le stalinisme de la Corée du Nord et venez nous reparler de la liberté de pensée là-bas !

  6. ont entend dans les médias des pros féministes et d autres qui sont plus ou moins contre mais ont entend jamais l avis des hommes sur le sujet, au par peu etre zemoure qui le dénonce desfois mais est il vraiment bien placer pour représenter se que pense la majorité des hommes?

  7. Article intéressant qui met en évidence l’écueil du temps présent.
    Le féminisme, historique et sociale, a existé jusque dans les années 90. Les femmes ayant gagné l’égalité en droit, la chose en pratique réclamant un peu de temps pour s’installer dans la société. Mais cette période est aussi marquée par la fin exiger des idéologies pour laisser s’installer un pragmatisme économique (dont nous mesurons les conséquences sociales en ce moment).
    Mitterrand l’avait compris en dernier président des idées (même si son action est très discutable sur ce plan).
    La fin de ideos marque aussi l’introduction des idées sont la pierre angulaire est sociétale. C’est ainsi que la gôche ( à ne pas confondre avec le socialisme libéral du XIXe ou du début du XXe) a introduit les réformes sociétales pour occuper le terrain électoral.
    Le féminisme, néo, pouvait alors être ressorti de son placard et justifier que la société s’en occupe enfin.
    Qu’importe les mises en garde de la très courageuse Mme Badinter ou les pamphlets du regretté Murray, l’acharnement pouvait être lancé dans notre monde post-moderne où les idiots du village décérébrés se présentent comme des victimes du Bled. L’inculture allant de paire avec la sottise, les ambitions féminines polito-mediatiques voyant dans le neo-feminisme une opportunité de carrière.
    Forcément, notre monde plus binaire que manichéen ( non?) a engendré son miroir masculin tout comme les Abominations l’ont exigé en leur temps. Question préalable de survit : pour vendre du mort au rat, il faut qu’ils soient nombreux.
    A l’auteure, méfiez-vous des trompe-l’oeil, c’est souvent une impasse.
    🙂

  8. Il y en a ras le bol du féminisme. Je suis une femme et j’en ai marre d’entendre parler sans arrêt des droits des femmes, de l’égalité des sexes, des femmes maltraitées ou des règles douloureuses. Je trouve que c’est ce genre de blabla de féministes qui ont du mal à assumer leur condition qui détruit l’image de la femme. Aujourd’hui 8 mars : journée de la Femme !!! Mais c’est quoi ce délire ?? Les autres jours pas de femme ? Et depuis que la « parole s’est libérée », je vous plains les hommes. Réfléchissez à 2 fois si vous ne voulez pas être trainés devant les tribunaux ou dénoncés de harcèlement. C’est lamentable et très contre productif pour les femmes.

  9. L’auteur de ces vidéos, Ralf Athoustra, a une définition hétérodoxe de MGTOW. Ainsi, il a dit que MGTOW est une vision de droite, or non seulement la droite est un terme flou (il y a une grande différence entre la droite tendance Le Pen et la droite tendance Wauquiez), mais en plus c’est une erreur d’analyse lourde étant donné que MGTOW est une philosophie apolitique centrée sur l’individu.
    De toute façon, l’auteur de ces vidéos ne se considère plus comme un MGTOW à l’heure actuelle.

    Sinon, l’observateur a un point de vue bien plus orthodoxe sur la nature MGTOW:
    https://www.youtube.com/watch?v=A01aPX3xuEY

    1. Oui, je sais que le mouvement MGTOW est très divers et qu’il ne se résume pas à cette approche. J’ai juste pointé ce qui à mes yeux pourrait être un gros écueil, à savoir essentialiser les femmes de manière méprisante (« Toutes des connes », en résumé). On ne pourra rien résoudre avec un tel postulat de départ, au contraire. C’est juste un décalque du « Tous violeurs » des féministes.

      1. A mon sens, essentialiser une catégorie ou une population est une erreur, notamment pour le masculinisme (donc MGTOW): si le sort de l’homme battu par sa femme n’est pas enviable, le sort de l’esclave émasculé par un homme esclavagiste ne l’est pas non plus.
        En vérité, il ne s’agit pas de catégoriser les hommes en victimes et les femmes en bourreaux, mais de comprendre qu’il y a des bourreaux, des victimes et des sauveurs des deux sexes.
        Et comme il y a des multi-millionnaires des deux sexes, il y a des smicards des deux sexes.

        En tout cas, je lis avec attention vos articles.

        1. Nous sommes d’accord ! Je pense la même chose. Hommes et femmes disposent de leur libre arbitre pour incarner leur sexe de la manière la plus noble possible. Tout le monde ne le fait pas, ce qui fait qu’il y a des salauds d’un côté et des connasses de l’autre. Et des gens bien des deux côtés aussi ^^

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